Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 19 août 2018

Mission Impossible Fallout [Cinéma/Critiques]

https://www.ecranlarge.com/uploads/image/001/021/mission-impossible-fallout-affiche-tom-cruise-henry-cavill-1021623.jpg

Non, Tom Cruise ne fait pas l'ascension de la Tour Eiffel à mains nues, mais il vous donnera une large compensation. Il a même payé de sa personne lors d'un saut. 

Suite directe de Rogue qui nous avait laissé un excellent souvenir, l'épisode Fallout a pour lui un certain nombre de particularités. Des particularités autres heureusement que celles dont le marketing nous a assommé telles que Tom fait ses cascades et Superman quand il a une moustache, et bah il est pas très gentil. Oui parce que Tom lui-même a tenu à spoiler son film pour éviter toute illusion au spectateur. 

Ces particularités plairont ou pas, mais elles ont le mérite de donner une identité et de nombreuses thématiques à ce sixième opus qui semble vouloir (enfin) clore un chapitre entamé avec le 3ème film.

En effet, l'ex Madame Hunt sera de retour et si on pouvait craindre un peu trop de sentimentalisme, l'équilibre est plutôt bien trouvé avec un discours de la sus-nommée qui évite les clichés et qui redéfinit intelligemment leur couple et l'importance d'Ethan Hunt dans celui-ci.

Au rayon des bonnes choses on peut ajouter un travail d'équipe à la hauteur avec un Ving Rhames loin de jouer les figurants, bien au contraire. C'est le seul membre de l'équipe avec Tom Cruise à être au générique de tous les épisodes. Il connait donc bien Ethan et il le rappelle d'une bien belle façon lors d'une conversation avec Ilsa Faust et non sans humour à la fin.

Il y a donc une volonté d'humaniser dans ce Fallout, Ethan Hunt étant affiché comme un agent faillible par sa volonté de ne sacrifier aucune vie innocente même si c'est pour en sauver beaucoup plus, un trait de caractère présenté de telle façon qu'il semble avoir toujours été indissociable de sa personne. Là où ça coince, c'est que c'est bel et bien le premier épisode où l'on en parle et pour le spectateur pourtant fidèle à la licence, cette évidence sonne comme une nouveauté, d'où une impression étrange de grosse ficelle scénaristique pour relancer l'intérêt. Il eut été peut-être plus cohérent via un montage de scènes-clés de nous montrer cet aspect visible au travers des différents opus précédents. Après, libre à nous de les revisionner pour constater (ou pas) cet état de fait, ça fera toujours une bonne raison de les revoir.

Cela dit, le concept donnant davantage de profondeur à un héros qui nous est si familier (Hunt devant assumer plus d'une fois les conséquences de cette idée fixe), on ne fera pas trop la fine bouche.

Henry Calvill avait tout pour rappeler le personnage de Lupus de la série. Mission ratée ! On lui préfèrera un figurant asiatique beaucoup plus convaincant dans ses prouesses physiques.

Là où par contre, la digestion est nettement plus difficile, et ce sur le long terme, c'est sur le personnage incarné par Henry Cavill. 

Présenté comme un tueur redoutable, August Walker peine dès le début à convaincre (le combat dans les toilettes). Le summum étant quand le secrétaire de la FMI, Alan Hunley (incarné par William Baldwin), le met gravement en difficulté lors d'un affrontement. Comment dans ces conditions rendre le personnage un tant soi peu crédible ? Un défaut qui rappelle la tueuse interprétée aussi maladroitement par Léa Seydoux sur Protocole Fantôme. On ne comprend pas comment deux réalisateurs aussi talentueux que Brad Bird et Christopher McQuarrie puissent laisser filtrer des erreurs aussi grossières qui plombent le sérieux et le soin global. Quant au spoil sur la nature du personnage, s'il n'est pas grave étant donné qu'il dévoile son jeu assez tôt, il nous prive en revanche dans le même temps d'avoir de sérieux doutes sur la nature même de Ethan Hunt lors d'un sournois bilan sur ses agissements.

https://kinepolis.fr/sites/kinepolis.fr/files/styles/slider_16_9_960/public/stills/Mission_Impossible_1.jpg?itok=JAmoiQI0

Le film a beau valoriser Tom Cruise de toutes les façons, il reste pas mal de place pour les femmes et c'est tant mieux. Bon il y en a quand même trois sur les quatre qui succombent à à Ethan Hunt.

Alignant allègrement cascades en moto, en voiture, course et sauts sur les toits de Paris et un numéro d'équilibriste en hélico avec en bonus le spectateur comme co-pilote (filmée depuis le cockpit la poursuite est sacrément immersive !), Tom Cruise se la joue bébel et on ne peut évidemment qu'apprécier l'engagement du comédien présent sur tous les fronts.

Mais est-ce d'avoir perdu l'habitude de voir autant d'action épurée made in 80's sans gros trucages ou est-ce le choix de l'action centrée sur le point de vue de Tom négligeant du coup le spectaculaire associé à des éléments extérieurs intenses (poursuivants, foule réactive, fusillade), mais je m'attendais à quelque chose de plus percutant, de plus éclatant au niveau de la mise en scène et de ses effets.

Peut-être sent-on aussi davantage la volonté d'exhiber les talents de l'acteur/cascadeur (comme ce fut le cas souvent avec Bébel) plutôt que de justifier pleinement l'action par le scénario.

Fallout est indéniablement fait pour sacrer Tom Cruise, l'immortaliser comme l'acteur qui s'investit corps et âme à 100%, prêt à prendre tous les risques pour ses fans. Une pub de 2h30 pour prêcher les convertis et convaincre les réticents. A vous de voir de quel public vous faites partie. Mais au vu du succès du film et des réactions, les réticents ne sont pas nombreux.

En conclusion, un épisode généreux qui met autant en évidence les défauts et les qualités inhérents à la saga, qu'il s'agisse de prendre dans les vieux pots (best-of des épisodes précédents, action so 80's-90's : Cliffhanger, sors de ce film !) ou de relancer l'intérêt (Ethan défini en tant qu'être humain va pouvoir roucouler et faire son boulot en même temps !).

 http://digitalspyuk.cdnds.net/18/28/980x490/landscape-1531329915-mission-impossible-fallout-2.jpg

Si vous allez plus voir mes films, je vous préviens, je saute. Non, non, c'est pas du chantage affectif !

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

lundi, 13 août 2018

Best of Michael Giacchino [Musique/cinéma]

 http://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2018-04/michael_giacchino.jpg

Best of Michael Giacchino

C'est en découvrant que l'on devait à Michael Giacchino la dernière version du thème de Marvel (que j'adore) que je me suis dit qu'il était temps de rendre un petit hommage à ce grand artiste.

Indissociable de J.J Abrams avec lequel il a connu la popularité sur les séries Alias puis Lost, Michael s'est rapidement vu associé à d'autres réalisateurs de génie (Brad Bird, Matt Reeves) et des films de grande envergure (Disney/Pixar notamment) qui lui ont permis de faire la démonstration de tout son talent.

Je tiens à préciser car c'est important que le thème ci-dessus est une réorchestration de Michael Giacchino d'un thème original crée spécialement par Brian Tyler pour Marvel et dont on peut apprécier l'intégralité ci-dessous. Je ne manquerais d'ailleurs sûrement pas de consacrer aussi un article à Brian car il le mérite également.

Avec ses sonorités très jazzy et ses cuivres bondiens dans l'âme, le compositeur livre une partition d'une énergie folle qui parfaire de donner aux Indestructibles une force et une identité vraiment unique !

La tension très réussie de ce troisième opus doit beaucoup au score de Michael, notamment avec le leitmotiv lancinant du duo cordes/cuivres qui ouvre ce thème.

L'une des particularités de Cloverfield, outre son usage du Found Footage dans un film catastrophe/de monstre, est son absence totale de musique pour renforcer l'immersion au maximum. Aucune, hormis une symphonie grandiose pour accompagner le générique de fin et restituer toute l'émotion du film, d'autant plus mémorable. 

Michael passe de Star Trek à Là-haut, ce qui en dit long sur sa polyvalence et son inspiration puisqu'il remportera au passage un oscar. L'occasion de revoir une séquence vraiment émouvante qui a fait pour beaucoup le succès et la renommée de ce Pixar.

Un autre morceau riche en émotions.

 

Michael n'aura pas composé le Star Wars de son copain J.J., pas de problème, il intègrera quand même la franchise avec ce spin-off et cela d'une bien belle façon.

Comme bon nombre de compositeurs populaires (Hans Zimmer, Brian Tyler), Michael Giacchino s'est illustré sur des jeux vidéo d'action (la série Medal of Honor en particulier) ce qui, dans son cas, lui a ouvert les portes d'Hollywood.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

vendredi, 10 août 2018

Red Dead Redemption 2 [Jeux Vidéo /Aperçus]

  

Ca y est, le premier trailer de gameplay tant attendu de Red Dead Redemption deuxième du nom a débarqué et a globalement mis tout le monde d'accord : le jeu devrait faire le même effet que son prédécesseur en son temps, la "petite" révolution de l'open world espérée et j'ajouterai même espérée sur GTA V.

Mais en même temps je me dis non, car j'ai compris que les deux licences de Rockstar ne sont pas synonymes au point où l'on voudrait le croire, en tout cas moi je les dissocie définitivement et j'espère que cela continuera.

D'ailleurs ce trailer confirme ma position. Il est indéniable que sur les RDR, l'éditeur développe énormément plus les interactions et la dynamique de son open world, particulièrement en ce qui concerne les évènements aléatoires, l'aspect vivant et les PNJ qui seront à n'en pas douter plus que de simples figurants comme on a pu le constater dans GTA V. Le simple fait de pouvoir les aborder comme on veut dans différentes situations rassure, on évitera l'effet GTA V où dès que l'on s'approchait d'un passant, il avait la fâcheuse manie de s'énerver, d'appeler les flics ou de s'enfuir sans demander son reste.

Dans RDR II, nos actions détermineront vraiment comment les autres se comporteront avec nous. Et ça, ça fait rudement plaisir.

Et puis autant les GTA malgré de nombreux thèmes abordés peinent considérablement à se renouveler (drogue, violence, sexe et argent), autant je trouve que dans les RDR, Rockstar s'intéresse et nous intéresse davantage à tout ce qui concerne l'époque, l'univers, le monde.

Le passé semble les inspirer de meilleure façon, en tous cas, moi je me sens plus intéressé par leur narration dans ce contexte. J'espère seulement que le fait qu'on sera membre du gang de Dutch ne nous enfermera pas trop dans l'esprit d'un GTA justement avec des missions type embuscade ratée comme Rockstar nous en a abreuvé et des engueulades à foison avant, pendant et après les missions (mais là ça me paraît encore une fois incontournable).

Ce qui m'a bluffé le plus ?

L'animation des chevaux. le premier opus avait pourtant déjà mis la barre très haut, mais il apparait que Rockstar a réussi à pousser le détail encore plus loin au niveau des mouvements et du lien qui unira Arthur (le héros qu'on incarne) et sa monture.

Ravi de constater que le cheval sera encore plus exploité au point de pouvoir être customisé (les selles) pour pouvoir transporter plus d'équipement et même les gibiers comme on l'espérait. On pourra donc changer d'arme avant une mission selon ce qu'on aura rangé dans les sacoches de notre destrier.

Cela permet d'enchainer avec la possibilité confirmée (et je l'espérais fortement) de pouvoir passer du colt au fusil (et inversement) sans passer par le menu radial puisque cette fois on pourra porter une arme dans chaque main. 

red-dead-redemption-2

Cliquez sur l'image pour voir le teaser

So far away from L.A.

Really so far from Rockstar

En matière de jeux vidéo je n'ai pas trop l'habitude de coller à l'actualité, de faire dans la hype générale voire mondiale. Mais là ça me prend, comme une envie de teaser. Non pas que je l'attendais comme un fou, même s'il a des raisons de m'intéresser, mais parce que c'est l'occasion de m'interroger sur ce qui pourrait faire qu'il attise ma curiosité, mon intérêt, Rockstar ayant une année pour le promouvoir avec une économie qui a fait sa marque et son succès.

Déjà Red Dead Redemption c'est l'un des meilleurs jeux Open World crées sur old-gen et qui demeure toujours une référence que ce soit en matière d'environnement, de gameplay, de dynamique, d'animation, de narration et de graphismes. Moi qui suis très dur à contenter niveau scénario (la plupart du temps je le fais mécaniquement pour débloquer du contenu) le premier opus m'a vraiment passionné parce qu'il faut le dire aussi le far-west a rarement été exploité dans les jeux vidéo surtout à ce niveau d'ambition. J'ai même oublié que c'était un jeu Rockstar et ça m'a fait énormément de bien, car l'éditeur, aussi doué soit-il, a aussi ses tares comme de nous mettre toujours dans la peau d'un voyou qui gravit les échelons en tuant, dealant tout ce qui bouge. Bon on échappait pas aux dialogues sous-titrés à lire pendant les trajets (mais pas traduits lors des conversations aux feux de camps, alors que là on avait tout le temps de les lire snif !), et au héros qui accepte tout et n'importe quoi (j'ai pas trop digéré son laxisme devant la violence faite à une femme), mais globalement, les personnages et les situations permettaient vraiment à Rockstar de se renouveler, de sortir de l'emprise identitaire de GTA sans pour autant renier leur savoir-faire. Et puis cette fin dantesque (rappelant la fin d'un illustre western) et cette continuité narrative jamais vue allant jusqu'à modifier le jeu lui-même, une fois l'épilogue bouclé !

RDR est d'ailleurs tellement abouti qu'il surpasse des jeux récents sur la crédibilité de son univers comme le fait que les passagers des trains descendent aux arrêts, chose que l'on ne voit pas dans AC Syndicate et dans Watch_Dogs avec le métro. Pour rester sur la comparaison avec Syndicate, dans RDR on peut voyager en diligence, se laisser conduire en tant que simple passager alors que dans Syndicate, on peut se cacher dans une voiture ou en prendre le contrôle, pas d'autre option.

- Bien sûr, techniquement, ça va grave assurer, pas trop de suspens quand on a vu ce que Rockstar a réussi à faire avec GTA V. Mais ce qui compte aussi c'est le fond. L'éditeur semble vouloir mettre en avant l'aspect collectif : sous forme d'un gang ? D'un groupe de mercenaires ? Possible en solo comme en multi ? Aura-t-on droit à la présence d'indiens si l'époque choisie est plus ancienne ?

- Le multi, c'est justement ma première crainte et la raison pour laquelle le jeu ne m'emballe pas. Quand on voit la priorité qu'il a eu dans GTA V au détriment du solo et du contenu apportant un réel enrichissement (pas d'extension comme pour GTA IV), on peut être certain que Rockstar va poursuivre dans cette voie, chose qu'il a d'ores-et-déjà annoncé, même avant la diffusion du teaser.

- Pour la dynamique, très importante pour faire vivre un monde ouvert, là je suis plus réservé. Si je ne me bile pas trop sur l'écosystème, je me fais plus de soucis sur les évènements aléatoires, GTA V ayant sérieusement fait régresser l'open world à ce niveau. J'ose espérer qu'on aura droit à des évènements vraiment aléatoires donc variés dans leur forme et à de nombreux endroits, et pas des scripts figés dans l'espace attendant bêtement notre passage à la bonne heure.

- Il y a également l'intérêt de la map. Si je ne doute pas que l'exploration vaudra le coup, si c'est pour se taper des pérégrinations interminables vides de sens, j'ai déjà donné avec GTA V. Moi les cartes postales, j'adore tout comme j'adore faire des captures d'écran, mais bon, j'attends autre chose d'un monde ouvert que de me montrer de jolis effets de lumière à travers les arbres (oui on y a droit dans le trailer, faut croire que ça fait vendre encore un tel poncif !)

- Pour revenir à quelque chose de plus positif, on peut espérer évidemment de nouvelles choses en terme de gameplay. Ce qu'on voit dans le trailer est évidemment à considérer avec beaucoup de précaution car on ne sait évidemment pas comment l'interpréter. On voit un homme transporter le cadavre d'un animal sur sa monture. On aimerait évidemment pouvoir le faire aussi tout comme on aimerait pouvoir capturer et livrer des criminels rencontrées au hasard indépendamment des avis de recherche placardés, et que si on peut à nouveau se déguiser pour se fondre dans un gang et bien que la furtivité soit réellement prise en compte, cette fois. Il y a également ce canoë qu'on aimerait pouvoir utiliser pour traverser les rivières, chose que Assassin's Creed III nous a privé injustement alors qu'une image l'annonçait.

- Certaines améliorations pourraient être apportées comme inclure la nourriture (pour le héros et son cheval) et le matériel (campement, bandana, jumelles) dans le menu radial des armes. Pouvoir dégainer alternativement son pistolet et son fusil sans passer par le raccourci serait également un plus.

- Et je pense aussi aux joueurs PC (hein, mon véver !) qui n'ont pas pu toucher le premier et qui, je l'espère pour eux, pourront cette fois être contentés. Des pétitions circulent déjà !

 Afficher l'image d'origine

Comme un air de ressemblance, non ?

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

lundi, 06 août 2018

Traffic [Cinéma/Critiques]

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/91uK8hKaoDL._SL1500_.jpg

Steven Soderbergh (Piégée, Contagion) est décidément un réalisateur que j'affectionne.

Cherchant visiblement à se renouveler sans cesse, en tout cas y parvenant, il construit une filmographie assez exemplaire, abordant toutes les thématiques sous des formes diverses, son cinéma mutant en permanence sans que sa maîtrise en souffre.

Avec Traffic, il jette son dévolu sur la drogue, mais dans sa globalité.

Des étudiants en perte de repères, proies toutes désignées, aux plus gros cartels, producteurs intouchables, en passant par ceux qui traquent et combattent ce poison omniprésent à l'image d'une hydre dont les têtes coupées repousseraient sans cesse.

https://www.popoptiq.com/wp-content/uploads/2013/12/Screen-Shot-2013-12-03-at-11.41.45-PM.png

Michael Douglas (Chute Libre, Basic Instinct, Ant-Man) campe un juge tout prêt à faire le ménage. Il ignore qu'il devra commencer par le faire beaucoup plus près qu'il ne le pense. Le réalisateur a choisi des tons bleus, froids pour illustrer l'univers de ce personnage.

https://cdn3.whatculture.com/images/2013/01/url-116.jpeg

Benicio Del Toro (Les Gardiens de la Galaxie) va se retrouver au coeur d'un conflit externe autant qu'interne. Dans Sicario, l'acteur faisait de nouveau de la lutte contre la drogue sa croisade, mais à un autre niveau. Le réalisateur a choisi des tons chauds, jaunes pour illustrer l'univers de ce personnage...

https://seetimaar.files.wordpress.com/2014/02/tmd.jpg

...et quand Michael Douglas intègre l'univers cotoyé par Del Toro, magie du cinéma : il passe du bleu au jaune. Un effets simple, sans transition, mais diablement efficace et qui donne une identité visuelle forte au film, même si au début il peut paraître trop appuyé.

La construction du film est remarquable à plus d'un titre. On voyage, on passe de personnages à d'autres sans au début mesurer les liens qui les unissent. Et progressivement, les différentes connexions apparaissent, tout fait sens et l'on réalise que la vision artistique du film épouse totalement l'impact souhaité par le choix du sujet.

On voudrait voir les choses simplement, mais elles ne le sont pas, pour aucun des personnages. Il y a des choix à faire, des efforts, des sacrifices, des dilemmes, des actes et leurs conséquences et des dommages collatéraux qu'ils ne voient  pas venir, trop occupés à gérer leur propre survie.

https://i.kinja-img.com/gawker-media/image/upload/s--NvlWbVFN--/c_scale,f_auto,fl_progressive,q_80,w_800/n4fkhpn4wamyzliypqyb.jpg

La drogue va entrer dans la vie de Catherine Zeta-Jones d'une manière qu'elle n'aurait jamais soupçonné. Et elle réagira à cette intrusion dans son quotidien d'une manière tout aussi surprenante.

http://i.imgur.com/QyLa3.png

Heureusement elle pourra compter sur le soutien de Dennis Quaid en échange d'une absolue discrétion.

 https://www.dvdizzy.com/images/t/traffic-06.jpg

Don Cheadle (Iron Man 2, Collision) et son équipier Luis Guzman apportent une légèreté bienvenue. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils seront épargnés par les évènements.

Car loin de botter en touche aux moments les plus délicats, Soderbergh nuance au maximum les réflexions, les arguments, évitant toute facilité manichéenne. La drogue c'est le mal, mais comme l'argent, comme le pouvoir, elle révèle tout aussi bien le mal qu'il y a en chacun, ses faiblesses, ses tentations, ses illusions.

Et dans le même temps, elle sera aussi l'occasion de (re)définir ses idéaux.

Comme un miroir, elle reflète la conscience et la moralité (nuancée) des personnages, les poussant dans leurs retranchements en leur posant cette question fatidique : Jusqu'où es-tu prêt à aller pour moi ?

Soderbergh donne une vraie leçon de cinéma. Une de plus.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

http://fr.web.img4.acsta.net/medias/nmedia/18/85/31/66/19802301.jpg collision.jpg

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

dimanche, 05 août 2018

Prey 2/Rune Ragnarock [Jeux Vidéo/Aperçus]

bounty-hunter-in-prey-2-wallpapers.jpg

C'est officiel, le jeu Prey 2 est annulé, faute de...standard de qualité ?

Petite mise à jour du 5 août 2018 car je viens d'apprendre via cette vidéo :

qu'en vérité si le jeu a été annulé c'est parce que le studio développeur Humanhead avait refusé de faire partie intégrante de Bethesda, il voulait travailler pour l'éditeur, mais garder son indépendance, ce qui n'a pas plu à Bethesda qui a gelé le budget, obligeant Humanhead à abandonner le jeu malgré le travail déjà fourni. Décidément Bethesda me répulse.

En tout cas pour ma part c'est un crève-coeur car ce jeu était vraiment séduisant dans son concept et il était manifestement déjà bien avancé. On incarnait un chasseur de primes dans une ville ouverte peuplée d'aliens façon Coruscant dans Starwars. Ouais, ça fout un coup ! On peut toujours espérer qu'il puisse sortir plus tard sur les consoles nouvelle génération, à la hauteur des ambitions de ses développeurs.

La verticalité de la ville semblait bien exploitée avec du free running à la clé ! Niveau visuel, ça souffle le chaud et le froid, effets et couleurs un peu trop tape-à-l'oeil par moments. A ce stade du développement les PNJ semblaient peu animés. Si le jeu venait à sortir dans plusieurs années on aurait peut-être enfin droit à quelque chose de plus vivant que les cités de Mass Effect et Deus Ex en termes de mouvements de foule et d'interactions avec les citoyens. Mais d'ici là gageons que Mass Effect 4 aura franchi ce palier.

J'en profite pour balancer le trailer épique de leur prochain jeu, rebaptisé depuis Rune, tout court :

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

lundi, 30 juillet 2018

Musiques Elémentaires [Musiques/Cinéma]

Musiques Elémentaires

Juste pour me plaire (c'est le compositeur de la chanson d'Hellblade)

(et parce que c'est une putain de bonne intro qui fait grave planer !!!)

De l'air et de l'eau

 

Du feu aux étoiles (Dragonheart)

Du feu dans l'air (Dragons)

Une terre menacée par des Dragons (oui, encore eux !)

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

samedi, 28 juillet 2018

Les Indestructibles 2 [Cinéma/Critiques]

https://www.sortiraparis.com/images/2/69688/346847-les-indestructibles-2-decouvrez-la-bande-annonce-5.jpg

Il y a 14 ans (déjà !), Pixar nous balançait un uppercut avec Les Indestructibles, un super film d'animation sorti de l'esprit très inventif de Brad Bird (Mission Impossible : Protocole Fantôme, A la Poursuite de Demain, Le Géant de Fer vu dans Ready Player One, c'est lui aussi).

Pixar a sagement attendu pour nous proposer cette suite au premier Indestructibles. Un temps de conception qui rassure d'emblée.

Mais rien n'est jamais certain dans le domaine de l'art surtout quand la réécriture imposée de Toy Story 4 a précipité la sortie de cette sequel.

Et le résultat pour moi est sans appel : j'ai eu l'impression de voir le premier opus sous un autre angle, un peu différent certes, pas inintéressant, mais clairement pas suffisant pour compenser l'absence d'effet de surprise.

Bah oui parce qu' à peine la super famille a retrouvé sa légitimité que les dégâts occasionnés contre le Démolisseur font reperdre tous leurs droits d'exercer aux super. Retour à la case départ. Comme si le premier film n'avait servi à rien. Hum, c'est quand même un peu facile pour commencer. De là à dire que cette suite est un reboot déguisé, bah y a pas des kilomètres, d'autant que la rencontre ré-imaginée de Violet avec Tony accentue cette impression.

http://mindster.mx/wp-content/uploads/2018/02/Los-Increibles-2-Bob_Mr-Incre%C3%ADbles_Jack-Jack_padre-e-hijo.png

Une séquence mignonne et drôle à la fois !

Tout le long l'univers évolue très peu (Jack-Jack + quelques super) et la narration colle au plus près du premier film, on inverse seulement les rôles : papa à la maison, maman en mission secrète commanditée alors qu'elle ne devrait pas à cause de la loi, papa qui va faire un costume chez Edna pendant que maman opère et toute la famille réunie pour le combat final.

La fin justement est même carrément identique à part que la menace sur la ville n'est pas aérienne, mais aquatique (le bateau).

Cela dit, c'est très plaisant à suivre et on retrouve avec bonheur les personnages doublés efficacement (Hélène et Edna). J'aurais juste préféré qu'il garde la voix d'Emmanuel Jacomy - entendue dans le trailer - pour la voix de Bob qui colle mieux que celle de Gérard Lanvin à mon goût. Sinon Louane s'en sort plus que bien, j'ai trouvé sa voix et sa prestation très proches de celles de Lorie qui avait fait un super taf.

http://s1.lprs1.fr/images/2018/04/14/7663704_5937529-jpg-r-1920-1080-f-jpg-q-x-xxyxx_940x500.jpg

Hélène et Jack-Jack se lâchent pour notre plus grand plaisir

https://actu-geek.com/wp-content/uploads/2017/12/incredibles2.jpg

Visuellement c'est soigné rien à redire aussi, l'animation est maîtrisée à la perfection, mais pour autant rien ne m'a profondément marqué niveau mise en scène. C'est ce qu'on pouvait en attendre au minimum. J'ai trouvé l'ensemble beaucoup trop sage, il manque un gros zeste de folie.

La seule chose qui aurait pu faire la différence ce sont les motivations du méchant. La séquence lors de laquelle l'Hypnotiseur dénonce le laxisme des gens, leur facilité à vivre l'héroïsme par procuration, affalés sur leur canapé, je l'ai trouvé vraiment percutante, surtout balancée sur les ondes à la portée des intéressés et au moment où Elastigirl tente de le localiser (l'effet m'a rappelé le discours de Matthew Mcconaughey dans Contact, son message sur la société de consommation se répercutant dans l'espace).

Mais malheureusement, cela n'ira pas plus loin (comme d'hab, faut pas perdre les gosses !) on retombera bien vite dans une banale histoire de vengeance, donc comme dans le 1.

Sans doute le choix surprenant d'avoir fait de cette suite une suite directe a-t-il sauvegardé l'esprit de la franchise, mais a aussi conditionné sa forme et son fond au point de la placer trop dans l'ombre de son prédécesseur.

Nul doute que de futurs visionnages me la feront juger moins sévèrement.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mercredi, 25 juillet 2018

Ant-Man et la Guêpe [Cinéma/Critiques]

http://img.over-blog-kiwi.com/0/93/17/83/20180430/ob_2d398a_poster-antmanandthewasp-580x865.jpg

Quand l'humour pèse trop dans la balance

Va y a voir du spoil

Ant-Man avait su crée la surprise avec des enjeux moins ambitieux, mais un excellent cocktail entre comédie et action, gorgé d'effets spéciaux ébouriffants. 

Evidemment, il aurait été idiot de penser que sa suite allait changer son fusil d'épaule. Mais pour autant l'équilibre est-il aussi réussi ?

Malheureusement non.

L'histoire de base est simple : Hank doit acheter un composant pour achever un appareil quantique capable de le propulser dans la dimension où sa femme Janet est semble-t-il toujours prisonnière.

Au moment où le deal semble se résoudre, deux intrigues secondaires vont être brutalement ajoutées.

La première avec Sonny Burch, un trafiquant de technologie qui désire récupérer le labo de Hank Pym pour un mystérieux commanditaire (dont on ne saura rien au final). Ce méchant pour le moins insignifiant ne fait que courir après nos héros pour faire avancer artificiellement l'intrigue.

https://i.kinja-img.com/gawker-media/image/upload/s--sJp_Esyl--/c_scale,f_auto,fl_progressive,q_80,w_800/mk3clsl010dmabhrspom.jpg

La seconde avec le personne de Ava/Ghost, une méchante très relative (donc très intéressante) dont l'histoire et les motivations vont être clairement sacrifiées au profit de l'orientation comique du film (bah oui faudrait pas perdre les enfants). Les films de super héros avec plus d'un méchant fonctionnent rarement sinon jamais, c'est pourtant pas les exemples qui manquent.

http://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2018-05/ant-man_and_the_wasp.jpg

Dommage que le costume aperçu dans la scène post-générique d'Ant-Man ait été modifié pour la suite. Je le trouvais plus esthétique. Il rappelait celui du comics et davantage l'insecte qui lui est associé.

http://img.lum.dolimg.com/v1/images/101_video_template_wasp_b4004e28.png

https://www.ecranlarge.com/uploads/image/001/024/ant-man-et-la-guepe-photo-michelle-pfeiffer-1024046.jpg http://lestoilesheroiques.fr/wp-content/uploads/2018/06/ant-man-wasp-poster-hank.jpg

Michelle Pfeiffer revient sur le devant de la scène depuis quelques années et on ne s'en plaindra pas, bien au contraire.

Après un rôle marquant dans Le Crime de L'Orient-Express, elle sera prochainement la méchante de Maléfique 2, elle qui avait déjà joué avec humour une sorcière maléfique en quête de jeunesse éternelle dans le savoureux Stardust.

Patrick Floersheim étant malheureusement décédé en 2016, Michael Douglas a perdu sa voix française, une voix que j'appréciais énormément (elle était aussi celle de Robin Williams) et qui lui collait à la perfection. Bien que très différente, on se fait doucement à celle de Hervé Jolly, peut-être parce qu'elle nous est familière (VF de Jean-Claude Vandamme, de Clint Eastwood et de William Baldwin).

Mais il y a un autre élément très important du film qui va être réduit à peau de chagrin à cause de cette priorité : la fameuse dimension sub-atomique.

Je savais qu'elle serait très peu exploitée et cela m'allait très bien car je craignais justement à la base que la suite se déroule uniquement en ce lieu. 

Reste que tout était là pour élargir considérablement le background et donner encore plus d'identité à l'univers d'Ant-Man.

La présence de Michelle Pfeiffer est donc de courte durée, au moins a-t-elle un impact conséquent sur le destin de Ghost, ce qui compense un peu. Mais Janet Van Dyne aurait sûrement des choses fascinantes à raconter sur son expérience de survie dans un milieu hors normes aussi beau que menaçant. Son duo avec Hank aurait pu donner lieu à quelques bonnes scènes d'aventures et de comédie et leur âge respectif aurait donné de l'originalité de surcroît au genre super-héroïque.

Il est un fait que dès que le film devient sérieux au-delà de quelques minutes, les blagues ringardes (les noms des fourmis, le wazaaa de Luis) ou les éléments de distraction (le coup de téléphone bien relou lors du récit de Bill Foster) abondent jusqu'à s'éterniser (le sérum de vérité).

Comme dans les Gardiens de la Galaxie 2 la nature des gags n'est pas foncièrement mauvaise, c'est leur durée qui les rend indigestes.

Malheureusement les potes braqueurs de Scott reconvertis en hommes d'affaires (une intrigue secondaire dont on se serait encore clairement passé là aussi) vont se faire un devoir de rappeler que le film doit être drôle (enfin en théorie) et que pour chaque minute bien posée il y aura cinq minutes de vannes.

https://i2.wp.com/www.desdehollywood.com/http://desdehollywood.com/wp-content/uploads/2018/07/Ant-Man-and-the-Wasp-MichaelPena-Luis.jpg?resize=750%2C400

Attention, Luis, moi aussi je peux être super drôle : Sur ce film, Michael peina beaucoup à me faire rire.

A ce titre Michael Pena (Luis) en fait des caisses et des caisses et on lui doit un paquet de HS qui plombent l'intérêt telles des pages de pub en plein milieu d'un bon programme (dès que ça commence, on a hâte que ça se termine !). Son personnage était clairement mieux employé dans le premier opus, son humour plus maîtrisé et donc plus appréciable.

Il y a donc un moment où quand l'action se repose et que les enjeux dramatiques flottent, on commence à trouver le temps long et à se dire que le combat avec la Guêpe dans la cuisine du restaurant (une dinguerie visuelle !) nous manque cruellement.

Car autant Hope et son père Hank viennent rappeler régulièrement les enjeux et les priorités (parfois ils ne sont même réduits qu'à cela) autant Scott et sa bande se font un malin plaisir de les oublier, ce qui crée véritablement deux camps incarnant chacun une polarité du film.

Personnellement j'ai choisi mon camp : je fais clairement partie des spectateurs qui apprécient l'humour par petites doses bien réparties dans l'action et le drame plutôt que par pelletées pour s'imposer.

http://www.premiere.fr/sites/default/files/styles/scale_crop_1280x720/public/2018-06/ant-man.jpg

- Et attendez je vais dire un truc, ça va être trop drôle, c'est moi le plus drôle, je suis encore plus drôle que Luis, vous allez voir !

Paul Rudd déploie une énergie monstre sur ce film, il faut lui reconnaître cela, mais c'est parfois au détriment de la narration, comme s'il craignait parfois qu'on ne le remarque plus.

La bonne nouvelle c'est que quand l'action et les effets spéciaux sont de nouveau au rendez-vous, le film nous envoie de grosses baffes avec encore plus de surprises et de folie visuelle que le premier si tant est qu'on a pas vu le trailer, bien entendu.

Le dernier tiers du film réussit donc à nous faire oublier les lourdeurs et les maladresses (Scott mimant Janet, au secours !) grâce à des courses-poursuites endiablées rythmées par des changements de taille bluffants et des disparitions-réapparitions qui laissent sans voix.

Au final se refusant de manière évidente à développer ses deux meilleurs axes narratifs (Ava/Ghost, la dimension/Janet) de peur d'être beaucoup trop sérieux et adulte, le film se vautre dans du remplissage comique bas de gamme en se sauvant de l'échec grâce à son imagerie unique qui vaut le détour à elle seule.

Le film a un autre gros atout : les nouvelles compositions de Christophe Beck qui apportent beaucoup de fraîcheur et de dynamisme.

 http://img.filmsactu.net/datas/films/t/r/trop-jeune-pour-elle/xl/4d4842e848ca1.jpg

Michelle Pfeiffer et Paul Rudd avaient déjà partagé l'affiche d'une comédie romantique dans la veine de 20 ans d'écart.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mardi, 24 juillet 2018

La Communauté de l'Anneau [Cinéma/Critiques]

https://www.sortiraparis.com/images/2/63637/336164-le-seigneur-des-anneaux-en-version-longue-dans-les-cinemas-gaumont-pathe.jpg

En portant à l'écran en 2001 le premier tome du Seigneur des Anneaux, Peter Jackson a réalisé sans doute l'un de ses rêves, mais évidemment aussi celui de millions de lecteurs, moi inclus.

Découverte par hasard au CDI de mon collège, la trilogie de J.R.R Tolkien a représenté pour moi un tournant culturel.

Familiarisé avec la Fantasy grâce aux Livres dont Vous êtes le Héros, je n'avais pas encore vraiment goûter au genre de manière plus approfondie. Ce fut chose faite avec ces trois romans qui laissèrent en moi une empreinte durable.

A l'époque, internet n'existant pas, je ne mesurais pas la popularité de l'auteur comme de son oeuvre, ce qui rendait mon attachement pour elle plus important encore puisque né sans le moindre conditionnement.

Ce n'est que des années plus tard que je pus réaliser l'ampleur du phénomène autour de cet univers crée de toutes pièces par Tolkien à partir "simplement" du langage elfique.

Et c'est par hasard également que je découvris la venue de l'adaptation cinématographique via un teaser sur grand écran introduit par un extrait de la célèbre citation inscrite sur l'anneau unique par rien moins que la voix de Richard Darbois, s'il vous plait (VF d'Harrisord Ford, de Patrick Swayze et du Génie d'Aladdin entre autres).

Et là forcément un engouement sans précédent m'a gagné. J'allais enfin pouvoir voir en chair et en os les héros de ma jeunesse et arpenter avec eux les splendeurs et ténèbres des légendaires Terres du Milieu.

Non seulement le film ne m'a pas déçu à la première vision, mais il a réussi à me donner l'illusion que les personnages avaient littéralement jailli du livre tellement ils étaient conformes à l'image que je m'en étais faite. Tant et si bien que j'ai revu le film deux autres fois au cinéma, comme pour mieux retrouver de vieux compagnons d'aventures et savourer encore le privilège de profiter d'une adaptation jugée impossible jusqu'alors.

Le réalisateur Ralph Bakshi, malgré toute sa passion et sa bonne volonté, n'avait pu accoucher que d'une oeuvre très inégale et inachevée. Cela dit, cela n'a pas empêché Peter Jackson de s'en inspirer fortement, notamment pour une scène à Bree, sans pour autant l'avouer. La vidéo ci-dessous explique plus en détails cette anecdote qui égratigne quelque peu l'aura du réalisateur néo-zélandais.

Quant à George Lucas, qui n'avait pu acquérir les droits auprès des héritiers, il s'était consolé en écrivant et produisant Willow (lequel devrait connaître une suite toujours dirigée par Ron Howard !)

Il faut dire qu'en acceptant de produire trois films, le studio New Line Cinema permettait à Peter Jackson de pouvoir pleinement satisfaire sa vision autant que celle des fans et respecter au mieux l'esprit de la saga qui nécessitait beaucoup de temps et d'argent pour être immortalisée sur pellicule.

Le résultat a été un succès monstre, tant publique que critique, amplement mérité par l'engagement profond de tous les artistes et artisans ayant contribué de près ou de loin à l'existence de cette adaptation si longtemps fantasmée.

https://pmcvariety.files.wordpress.com/2016/12/lotr.jpg?w=1000

Des guerriers humains, des elfes, des nains, des orques, des Trolls, de la magie blanche et noire, des démons, des spectres : Le Seigneur des Anneaux offre un contenu de rêve pour tout amateur de Fantasy classique.

En ce qui concerne le fond, Jackson met bien en valeur le pouvoir corrupteur de l'anneau, mais aussi la fragilité et les tentations inhérentes à chaque peuple et personnage emblématique, de Bilbon (encore très visiblement sous son emprise) à Boromir (qui dévoile sans doute trop tôt son côté obscur au point qu'on se demande comment Elrond peut le laisser rejoindre les neuf ) en passant par Galadriel qui profite de la venue de l'unique pour tester sa propre fragilité face à la création de Sauron. Il est un fait que plus un personnage est puissant, plus il est apte à devenir un mal incarné. Ce n'est pas pour rien que Gandalf fait tout pour pour éviter son contact quand bien même il a plusieurs occasions d'en devenir le propriétaire.

https://i.pinimg.com/originals/02/ae/18/02ae18a570fc32e9b1db6cbf6ff2412b.jpg

Boromir va prouver à quel point les hommes sont faillibles face à l'anneau donnant raison aux inquiétudes d'Aragorn. Sean Bean (Le Ned Stark de Game Of Thrones) a avoué que la mort de Boromir était sa mort préférée, lui qui en a expérimenté pas moins de vingt-cinq au cours de sa carrière. Jackson permet au héros du Gondor de prolonger davantage sa rédemption en témoignant de manière plus explicite son admiration pour Aragorn et sa confiance en son destin de roi.  A noter que dans les livres cette scène se trouve non pas à la fin du premier tome du Seigneur des anneaux, mais au début des Deux Tours.

La symbolique de l'anneau est très forte et permet de faire un parallèle intéressant avec notre société dépendante et même esclave d'un système monétaire qu'elle a elle-même crée.

Ce qui me plait énormément dans La Communauté c'est que l'aspect fantastique est introduit très progressivement dans l'aventure pour finir par éclater magistralement dans les Mines de la Moria du coup mon plaisir vient en partie du fait que je l'anticipe à chaque fois sur ce qui arrivera ultérieurement, sur la montée en puissance de la Fantasy pure et dure.

http://www.thelandofshadow.com/wp-content/uploads/2014/08/GandalfStaff4.jpg

Ian Mckellen (le Magneto des X-Men) incarne Gandalf à la perfection. Sage, cultivé, combatif, colérique, malicieux, sans cesse préoccupé, le comédien nous livre une performance mémorable. Il faut dire que le magicien est central à l'histoire. Il fera tout pour préserver Frodon des affres de son possible destin, mais le destin sera plus fort.

http://geekcity.ru/wp-content/uploads/2014/07/Hobbit-battle-of-Five-Armies-Gandalf.jpg

On le retrouve dans le Hobbit où il apparait paradoxalement plus vieux alors que l'action se déroule avant Le Seigneur des Anneaux, un problème parmi tant d'autres sur cette deuxième trilogie qui prendra bien des libertés et ira un peu trop loin dans l'action WTF en voulant faire d'un simple conte une nouvelle épopée épique indissociable de la première trilogie.

https://www.picclickimg.com/d/l400/pict/273210999514_/The-Lord-Of-The-Rings-Funko-Mystery-Mini.jpg

C'est grâce à la figurine de Gandalf de la série Mystery Minis que j'ai appris que le célèbre magicien planquait sa pipe dans son bâton quand il ne la fumait pas.

https://vignette.wikia.nocookie.net/lotr/images/2/2e/Durin%27s_door.png/revision/latest?cb=20140113142736

A noter que dans la séquence des portes de La Moria, contrairement au livre c'est Frodon et non Gandalf au final qui trouvera la solution. Pas bien grave, en revanche on regrette que le magicien n'ait pas précisé pour la bonne compréhension du spectateur qu'au lieu de traduire la phrase elfique par Parlez ami et entrez, il fallait lire Dites ami et entrez ce qui permet d'apprécier la subtilité de l'énigme.

Après une intro, certes épique, le film démarre gentiment chez les Hobbits où la plus grande menace ne semble être que le harcèlement constant dont Bilbon fait l'objet. Autrement ce n'est que quiétude, plaisanteries, fête et camaraderie.

Collé aux basques de Frodon, on découvre en même temps que lui un monde de plus en plus grand et dangereux, aussi fourbe que séduisant.

Jonglant habilement avec tous les types d'effets spéciaux mis à sa disposition (rétrécissements, doublures, incrustations, effets numériques, décors de taille variée, montage), Peter Jackson réussit le pari de rendre crédible toutes les scènes impliquant les hobbits incarnés par des acteurs adultes (exploit qui sera efficacement réitéré avec les nains de Blanche-Neige et le Chasseur).

Encore aujourd'hui le film fait complètement illusion et ceci est valable pour l'ensemble de l'univers que le cinéaste est parvenu à rendre tangible principalement en utilisant au maximum les décors réels et ô combien somptueux de la Nouvelle-Zélande, sa patrie.

https://i.pinimg.com/originals/5d/85/e4/5d85e493867d519de1871e72ae04ae05.png

Sam et Frodon, inséparables complices, incarnation d'une amitié solide qui saura braver maints dangers tout en étant mise à mal par la malignité de Gollum.

Elijah Wood était né pour incarner Frodon Sacquet. Son visage hautement expressif  fait merveille dans ce rôle. Loin de vouloir s'enfermer dans des rôles de gentils, le comédien a joué par la suite les tueurs sanglants dans Sin City et Maniac.

Sean Astin, lui, est bien connu pour son rôle de Mickey Walsh dans les Goonies, puis plus récemment pour celui de Bob Newby dans Stranger Things.

L'esthétique globale du film est léchée, beaucoup de plans sublimes grâce à une caméra qui semble totalement libre, une reconstitution criante de vérité (Hobbitebourg) et des effets multiples pour matérialiser des éléments iconiques (La Moria, La Lothlorien, L'Argonath : Les Statues du fleuve Anduin) sans oublier les créatures (Les orcs, le Balrog, les Nazgûl) tenues et armes qui ont toutes bénéficié d'un soin évident.

Dommage que la surabondance de ralentis classiques auxquels s'ajoutent des ralentis vraiment pas esthétiques made in Jackson (lors de l'arrivée des Uruk-Ai près du fleuve et qu'on retrouvera dans King Kong) dessert quelque peu la beauté des images offertes.

http://fotogalerie.herr-der-ringe-film.de/data/500/Lurtz_2.jpg

Jackson a compris qu'il fallait des ennemis plus présents et identifiables que dans les romans pour rajouter des enjeux et de l'émotion. Dans Le Seigneur des Anneaux il y a aura Lurtz, dans Le Hobbit, il y aura Azog. Christopher Lee en Saroumane Le Blanc, c'est évidemment un choix très appréciable, mais pour ceux qui ne connaissaient rien du personnage, c'était peut-être un indice trop évident sur son changement d'allégeance.

D'autant plus dommage que lorsque l'action est présentée à vitesse réelle (les combats dans La Moria, le duel entre Aragorn et l'Uruk-Ai Lurtz), elle est autrement plus intense et immersive pour le spectateur. Un mal hélas devenu omniprésent au cinéma comme à la télé où l'émotion assistée (regarde bien comme c'est triste, regarde bien comme c'est badass) semble de plus en plus incontournable sans que le ridicule qui en résulte bien souvent ne semble décourager les réalisateurs.

Un autre travers discernable qui ne fera que s'accentuer par la suite, un aspect théâtral et larmoyant dû à la relation contrariée entre Aragorn et Arwen notamment (auquel va s'ajouter un triangle amoureux avec la blonde Eowyn). Bon cela nous permet de profiter de la douce sonorité du langage elfique (qui a été pour Tolkien le point de départ de la création de tout son univers, je vous le rappelle) alors on leur pardonne un peu.

https://photos.lci.fr/images/613/344/aragorn-arwen-f6b1aa-0@1x.png

Arwen et son histoire avec Aragorn ont plus d'importance que dans les livres de Tolkien (taxé de sexisme), afin de coller aux tendances de notre époque. Jackson réitérera cela en créant l'elfe Tauriel pour le Hobbit (bonne idée) et en lui collant une idylle avec l'un des nains (pas bonne idée !).

https://m.media-amazon.com/images/M/MV5BMTk0ODcwMjc2OF5BMl5BanBnXkFtZTYwODUzNzY5._V1_.jpg

Arwen s'apprête à faire déferler la magie elfique sur les Cavaliers Noirs. Dans le roman, C'est Glorfindel qui prête main forte à Aragorn et Frodon pour faciliter leur fuite vers Fondcombe. Liv Tyler campe avec conviction la fille d'Elrond et promise d'Aragorn qui désespère d'entendre ce dernier accepter leur union. Il faut dire que ce faisant, Arwen deviendrait mortelle et donc plus tout à fait elfe. Une sacrée responsabilité pour un homme qui se fait fort déjà de refuser un héritage pesant.

http://lesanneaux.free.fr/image/Frodo_Aragorn.jpg

Si Aragorn peine à faire son choix en ce qui concerne Arwen, son dévouement envers Frodon, lui, est certain du début à la fin.

Peu connu, Viggo Mortensen a profité du rôle très convoité de Grand-Pas pour faire éclater son charisme. Le comédien s'est beaucoup investi physiquement dans les combats jusqu'à recevoir des blessures comme une dent cassée qu'il demandera à être recollée.

A noter que la première saison de la série d'Amazon portera justement sur la jeunesse d'Aragorn. En espérant qu'elle ne connaisse pas le même sort que le film consacré à Ian Solo.

http://www.comicsplace.net/wp-content/uploads/2011/05/Legolas.jpg

Bien qu'en retrait, Orlando Bloom est marquant car totalement crédible en Legolas, l'un des personnages sans doute les plus difficiles à représenter, les elfes étant à cette époque peu visibles surtout dans des films de grande envergure (Spock ça ne compte pas !). Le comédien a particulièrement soigné sa gestuelle féline. Ses tirs à l'arc rapides comme l'éclair sont encore plus appréciables dans la version longue. Dommage que son agilité devienne excessive dans les films suivants et dans Le Hobbit.

https://i.pinimg.com/736x/b0/a5/cd/b0a5cdf00200ba73661d74fcc7ef299d--lord-of-the-rings-the-lord.jpg

Cate Blanchett (Thor Ragnarock) majestueuse dans les habits éthérés de la Dame Blanche. Un personnage pour le moins énigmatique qui va apporter son soutien à la Communauté tout en lui faisant affronter ses plus grandes peurs.

On apprend dans le making-of que les oreilles elfiques sont conçues en gélatine, fragiles, mais d'une crédibilité exemplaire. Cate Blanchett avoue même que porter ces oreilles a été l'une des raisons qui l'ont poussé à accepter le rôle de Galadriel.

https://theredlist.com/media/database/films/cinema/2000/the-lord-of-the-rings-the-fellowship%20of-the-ring/022-the-lord-of-the-rings-the-fellowship%20of-the-ring-theredlist.jpg

Gimli, interprété par John Rys-Davies, va prouver que les Nains respirent encore dans Les Terres du Milieu. Elément comique régulier du film, on aurait aimé le voir davantage actif au combat.

Si le choix de Howard Shore en tant que compositeur pouvait apparaître au début comme étrange puisque plus habitué aux thrillers (Le Silence des Agneaux, The Cell, Seven), il s'avéra particulièrement judicieux. Là où un autre artiste aurait pu réutiliser facilement des motifs identifiables de son répertoire, Howard Shore crée un score totalement inédit qui donne une identité très forte au film en variant énormément les instruments, les ambiances et les mélodies. Tour à tour mystérieuse, délicate et tonitruante, la musique de Shore sublime totalement les images de Jackson et finit de parachever le rêve. Mais comme si cela ne suffisait pas on a droit au concours de la chanteuse Enya (dont je suis très fan) et qui a représenté un fantasme inespéré. Une adaptation décidément bénie.

Une version que j'apprécie énormément et qui tout en respectant le matériau original parvient à le sublimer !

Version Longue 

https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/4187QW3314L.jpg

C'est peu dire que la version longue de La Communauté de L'Anneau est indispensable aux fans du film et/ou du livre. Profitant d'un nouveau et très habile montage supervisé par Peter Jackson, cette version allongée colle beaucoup plus à l'oeuvre littéraire en proposant un contenu substantiel dont nous avions été privé au cinéma.

On découvrira entre autres des scènes supplémentaires à Hobbitebourg (avec Bilbon) et à la Lothlorien (les cadeaux de Galadriel à la Communauté). Environ 30 minutes supplémentaires qui attestent davantage de la fidélité de Peter Jackson à l'oeuvre de Tolkien.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

vendredi, 20 juillet 2018

Lego Le Hobbit [Jeux Vidéo/Critiques]

 http://image.jeuxvideo.com/medias/149302/1493019244-8568-jaquette-avant.jpg

Si les adaptations vidéoludiques des films et films d'animation sont connues moins pour leur opportunisme commercial que pour leurs qualités créatives, on peut regretter qu'au fil du temps elles aient disparu. Un mal pour un bien ? Peut-être, en tout cas la porte est plus que jamais ouverte pour la licence Lego (leader du genre désormais) qui n'en finit pas de transposer les sagas les plus populaires avec un savoir-faire certain même si la formule évolue très lentement.

Après avoir pris beaucoup de plaisir sur Lego Avengers et Lego Le Réveil de la Force, mais pris une bonne douche froide avec Lego Jurassic World (je n'ai même pas eu envie de faire la critique, c'est pour dire !), j'ai attendu avant de me jeter sur Lego Le Hobbit.

Et il semble bien que cet opus soit l'un des plus équilibrés et le plus riche en terme de gameplay.

 

Points Positifs :

 

+ Décors soignés et immersifs

+ Voix et musiques tirées des films

+ Excellente variété dans les niveaux

+ Les screens de chargements dessinés

+ La présence et la variété des énigmes

+ Les niveaux secrets dans certains chapitres

+ Intérieurs de certains bâtiments accessibles

+ Du loot, du craft et un inventaire pour chaque personnage, l'épisode le plus RPG dans l'âme !

+ Des niveaux qui exploitent bien le level-design et le scénario comme la bataille des géants (on pense au premier God of War)

+ Le voyage rapide en Aigle géant, très RP pour le coup !  (disponible après la mission Tomber de Charybde...)

+ Certaines mécaniques de jeu plus explicites et accessibles (quel personnage peut faire quoi, le personnage requis est sélectionné automatiquement quand on appuie pour changer de personnage)

+ un monde ouvert vaste et varié, enfin accessible en permanence et très bien imbriqué avec le mode scénario (quêtes annexes). Il bénéficie de plus d'une météo en certains endroits (pluie, neige) et d'un cycle jour/nuit modifiable selon les besoins (missions annexes) ou l'envie du joueur (intérêt contemplatif)

 

+/- Le menu de démarrage qui change d'animation selon notre progression dans l'histoire. Dommage que l'on ne puisse pas le choisir car personnellement je préfère le premier niveau ambiance, dans la maison de Bilbo.

 

Points Négatifs :

 

- Humour anecdotique

- Encore quelques soucis de jouabilité et de caméra (espace étroit)

- Monde très peu animé (peu de PNJ, pas de combats et de missions dynamiques comme dans Avengers)

- On reste encore parfois bloqué sans comprendre ce qu'il faut faire par manque de visibilité de certains éléments ou d'informations.

- A chaque chargement de partie ou après avoir fini un niveau en mode libre (une fois le scénario terminé) on se retrouve systématiquement devant le souterrain de Smaug et non où on était auparavant.

- La taille des personnages n'est pas pris en compte pour l'exploration. N'importe lequel va se noyer dans une flaque d'eau et ne pourra traverser un cours d'eau à pied, que ce soit un Hobbit ou un Troll.

- Scénario inachevé, La Bataille des Cinq Armées n'ayant jamais été inclus dans le jeu même sous forme d'extension contrairement à ce qui était prévu. L'ultime épisode se résumant à une série de batailles, il eut été respectueux de mettre au moins une mission ou une cinématique pour bien clore l'histoire.

 

 En Lien

 

Le Seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord

 Afficher l'image d'origine

http://image.jeuxvideo.com/medias-sm/151782/1517818861-9795-jaquette-avant.jpg

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mardi, 17 juillet 2018

Les Aventures Extraordinaires de Captain Spirit [Jeux Vidéo/Critiques]

http://n-gamz.com/wp-content/uploads/2018/06/les-aventures-extraordinaires-de-captain-spirit-test-logo.jpg

Retour réussi en Enfance

Pour le pire et pour le meilleur

Connu pour Remeber Me, Life is Strange, et plus récemment Vampyr (que je suis très curieux de découvrir), le studio Dontnod (oui c'est un palindrome) a eu la gentillesse de nous proposer gratuitement un spin-off de Life is Strange à télécharger.

Si Les Aventures Extraordinaires de Captain Spirit a sa propre identité il permet clairement de teaser Life is Strange 2 puisque Chris, le héros, fait partie du même univers et sera jouable dans cette suite. 

Frustrant évidemment étant donné la fin présentée et sachant qu'on ignore encore quelle importance aura Chris par la suite.

Mais moi qui ne connaissais pas cet univers, je suis totalement séduit.

On est clairement dans du point and click en environnement 3D ouvert (c'est déjà bien), genre auquel je suis peu familiarisé et pas très amateur de par sa rigidité.

Heureusement, la simplicité du gameplay, qui au départ perturbe le joueur habitué à jongler avec tous les boutons de la manette pour une orgie d'action, va rapidement être apprivoisée grâce à un remarquable travail d'écriture et de mise en scène qui va justifier totalement cette délicieuse sobriété. 

Ce qui est très fort c'est qu'on s'identifie rapidement à Chris, grâce à lui on retombe directement en enfance, quand notre imagination rythmait notre quotidien, autant pour simplement s'amuser, s'occuper que pour oublier les problèmes et notre impuissance à les résoudre (ça marche d'ailleurs toujours une fois adulte, les jouets ont juste changé).

http://cdn1-www.playstationlifestyle.net/assets/uploads/2018/06/082118-555x312.jpg

Chris et son père, une relation d'amour/haine. Quand les problèmes des parents créent les problèmes des enfants.

Les actions (que l'on choisit et dans l'ordre que l'on veut) font de nous autant le héros que le metteur en scène si bien qu'en vertu d'un gameplay épuré au maximum, on se sent étonnamment libre.

Tout est revu sous une autre échelle. Habitué à parcourir des mondes ouverts immenses, j'ai pourtant adoré fouiner dans une simple maison à la recherche de secrets sur Chris, son père et sa mère. D'autant que, et c'est un autre point fort, selon nos découvertes notre perception du père va s'altérer influençant nos futures actions, nous permettant de ce fait, suite parfois à un geste complètement anodin mais plein de sens pour Chris, de trouver un objet important qui nous serait complètement passer sous le nez autrement. Objet grâce auquel notre perception du père sera encore une fois modifiée.

Et puis le simple fait de sortir de la maison pour gambader au dehors dans la neige fait figure de grandes aventures, comme lâché en pleine nature, alors qu'on fait rapidement le tour de la cour. Mais chaque possibilité d'exploration et de trouvaille prend une dimension incroyable dans la peau de Chris qui n'a que 10 ans. 

https://gameplay.tips/uploads/posts/2018-06/1529950824_the-awesome-adventures-of-captain-spirit.jpg

Chris peut utiliser ses super pouvoirs à certains moments choisis par le joueur. C'est beau l'imagination, c'est gratuit et c'est sans limite. Comment ne pas en abuser ?

La narration scriptée est très intelligemment intégrée au jeu et nous offrent à des moments judicieux de véritables instants contemplatifs et cinématographiques à souhait (encore une fois qu'on peut interrompre à tout moment pour parfaire notre émotion), sublimant encore davantage les personnages et l'atmosphère grâce aussi à une BO en adéquation.

Tant que l'on ne réveille pas le père de Chris, on peut jouer à loisir, mais même une fois la fin découverte, le jeu vous ramène en arrière afin que vous puissiez compléter les objectifs de Captain Spirit et par la même occasion expérimenter des choix différents.

Les défauts sont peu nombreux au final. Techniquement, c'est très épuré, très propre et agréable, mais les visages manquent d'expressivité parfois et certaines textures apparaissent pixelisées (nos traces dans la neige). Le plus gros souci : la gestion de l'inventaire dont on ne nous rappelle pas le fonctionnement. A part l'afficher en haut à droite de l'écran, impossible de faire autre chose. Problématique.

Avec ce jeu et la démo de Detroit : Become Human de David Cage (dont je parlerai peut-être car elle le mérite aussi) me voilà enfin prêt visiblement à me lancer dans des aventure vidéoludiques plus à même de me faire vibrer la corde sensible et je m'en réjouis !

https://i.imgur.com/cNrZOa4.png

L'incontournable cabane dans le jardin !

J'ai enfin de nouveau ressenti de l'émotion dans un jeu et ça fait beaucoup de bien car c'est quand tous les aspects d'un jeu vidéo sont maîtrisés qu'on se rend compte à quel point ce média, cet art en l'occurrence peut avoir un impact puissant et durable sur l'esprit : la fusion d'un film, d'un livre et d'un jeu.

Bon c'est pas tout ça, mais en tant Captain Spirit j'ai encore du boulot : finir mon costume, trouver encore quelques secrets sur mon père, traverser le Labyrinthe de la Mort, vaincre quelques monstres et trouver comment jeter des boules de neige dans les vitres.

Et accessoirement révéler à ma chère voisine que mon père est bourré du matin au soir et peut avoir la main lourde. Dur dur d'être un enfant...

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

jeudi, 12 juillet 2018

Epic [Cinéma/Critiques]

http://fr.web.img6.acsta.net/medias/nmedia/18/91/58/29/20492868.jpg

Connu pour sa série L'Age de Glace, le studio d'animation Blue Sky avait profité de ses succès pour concevoir un ambitieux film à univers.

Les Minipouces, Chérie, J'ai rétréci les gosses, les Minimoys, cela fait longtemps que l'infiniment petit nourrit l'imaginaire collectif que ce soit à la télé ou au cinéma. Epic en est une démonstration de plus.

Et si la forêt près de chez vous abritait dans le plus grand secret une véritable civilisation lilliputienne œuvrant sans cesse pour préserver la nature de la pourriture élevée en déesse par un peuple miniature rival ?

http://www.adventuresbydaddy.com/wp-content/uploads/2012/06/epic-dd_030_180_153_rgb.jpg

Epic aurait pu se contenter de cette simple équation, mais l'intérêt c'est d'y avoir ajouter une jeune héroïne de notre taille, ayant récemment perdu sa mère, ainsi que son père, inventeur aussi génial qu'obnubilé. Obnubilé par quoi ? Et bien par le peuple des hommes-feuilles justement, auquel il a consacré toute sa vie, récoltant jour après jour d'innombrables indices afin de prouver leur existence.

https://www.iamag.co/wp-content/uploads/2013/05/epic-preview.jpg

Mary Katherine va fatalement être bien placée pour vérifier les théories de son père qu'elle jugeait si farfelues.

Si l'on ne peut nier un évident classicisme dans les personnages et l'évolution de l'intrigue, Epic séduit d'emblée par la richesse visuelle de son univers, son dynamisme et sa volonté de réunir intimement un drame familial et un cadre très fantaisiste.

http://1.bp.blogspot.com/-x2Z4JqMIPsc/UbOOBfNVo0I/AAAAAAAABcw/jz2O1PpraeA/s1600/epic_kingdom_queen.jpg

Le rendu des images est époustouflant que ce soit les couleurs ou le design inspiré des personnages et la mise en scène bénéficie d'autant de soin, qu'elle soit contemplative (La cérémonie du bourgeon, la rencontre avec le cerf) ou effrénée (les batailles et les course-poursuites).

Le rythme est soutenu, l'humour efficace, l'action inventive, le tout servi par un doublage français très appréciable avec entre autres les voix de Mélanie Laurent, Jérémy Rénier (Cloclo) et Garou. Sans oublier une partition de qualité signée Danny Elfman et une chanson de Beyoncé qui prête sa voix à la Reine Tara en VO. On retrouvera par ailleurs la chanteuse dans le casting vocal de la prochaine adaptation du Roi Lion de Disney.

Si le film est prévisible sur certains points, il a en revanche le mérite de nous surprendre sur son final (Non, ça ne finit pas comme Avatar !)

Pas de message écolo lourdingue, et pourtant il est indéniable qu'Epic est une belle ode à la nature et un encouragement à sa préservation.

A l'heure où l'on voit toujours des monceaux de déchets sur les bords des rivières et dans les espaces verts (la pourriture en vrai c'est l'être humain), à l'heure où de plus en plus d'espèces disparaissent de la surface de la terre ou sont menacées d'extinction (c'est au tour du hérisson), on se dit que de telles oeuvres ont encore plus d'importance.

BONUS

https://78.media.tumblr.com/81ac7549bfed7e2fca79d77c0a2eb6ae/tumblr_n1j2wg8h961sbifhvo2_1280.jpg

https://78.media.tumblr.com/953d0c44afc2c063843de105b212eb59/tumblr_n1j2wg8h961sbifhvo1_1280.jpg

https://i.pinimg.com/originals/3b/fc/02/3bfc02fafc6c3a453194081f5f976c00.jpg

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

jeudi, 28 juin 2018

Objecteur de Croissance [Société/Jeux Vidéo/Cinéma]

Objecteur de Croissance

En parlant du réchauffement climatique ainsi que d'autres conséquences catastrophiques liées au problème de la croissance aveugle, ce youtubeur, également gamer, est parvenu naturellement à  parler de ce que coûte aussi la technologie du jeu vidéo et à quel point la course au progrès dans ce domaine nuit à l'avenir de notre société et de notre planète.

Sujet plus que jamais d'actualité alors qu'on parle de plus en plus de la prochaine génération de consoles en sachant que l'actuelle n'a même pas dix ans. 

A défaut d'être rassurant, il est édifiant et donc indispensable !

Il est un fait que l'être humain court droit à sa perte en voulant à tout prix :

- bénéficier toujours de la meilleure technologie (qui se renouvelle de plus en plus vite)

- préserver son confort de vie (qui coûte de plus en plus cher à la planète)

- se reproduire pour laisser un héritage de lui-même sur cette terre.

Mais quel héritage pourra-t-il bien laisser, en dehors d'un avenir bien sombre, à des enfants qui participeront eux-mêmes, sans l'avoir décidé, à l'extinction de leur espèce et de leur monde en le sur-peuplant davantage et en le vidant encore un peu plus de ses ressources naturelles ?

https://img3.elleadore.com/var/elleadore/storage/images/4/5/45874/535252-1/Seven-Sisters-sort-aujourd-hui-au-cinema_exact1024x768_l.jpg

Le lien est tout trouvé pour parler du film Seven Sisters que j'ai revu récemment avec grand plaisir, un excellent film d'anticipation qui tout en nous offrant un solide divertissement porté par une Noomi Rapace (l'héroïne de Millenium) au talent démultiplié, pose la question de la surpopulation de manière plus subtile qu'il n'en a l'air.

Car si les méthodes du personnage de Glenn Close apparaissent pour le moins radicales, il est un fait que ce qui pourra sauver l'humanité (le mérite-t-elle ? c'est une autre question) est sans doute une solution brutale qui bouleversera nos habitudes et ne fera donc pas l'unanimité. Le temps étant plus que jamais compté, en prendre encore et toujours pour éviter tout sacrifice, ne revient-il pas à une condamnation pure et simple ?

Et si l'on commençait par voir certains sacrifices comme des libérations, afin de changer les choses à notre échelle, afin de choisir la décroissance et non la subir.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mercredi, 27 juin 2018

World War Z [Cinéma/critiques]

https://str01-m.dpstream.media/m/17909/world-war-z-5981509305647.jpg

Que ce soit en jeux vidéo, en séries ou en films, on peut dire que les Zombies sont devenus LA poule aux oeufs d'or. Les amateurs s'en lèchent sans doute les doigts, les autres essaieront de passer au travers de cette manne financière avec plus ou moins de succès.

Il reste que le zombie est un puissant vecteur émotionnel et thématique. Spectaculaire ?

C'est la direction prise par ce World War Z en nous proposant des séquences fortes où les zombies apparaissent extraordinairement rapides, kamikazes, parfaite incarnation de l'avidité qui les caractérise.

World War Z commence d'ailleurs très bien avec une manière subtile d'introduire les morts-vivants au milieu d'un bouchon en plein centre-ville d'une mégalopole. On les repère fugitivement du coin de l'oeil, un visage suspect, un membre qui se tord étrangement à travers un pare-brise, comme une menace latente camouflée au milieu de ses futures victimes (tel un terroriste plastiqué ?) toute prête à exploser. La tension est très réussie et augure du meilleur pour la suite.

Sauf que c'est sans doute le meilleur moment du film, le plus maîtrisé.

Car après World War Z se résume à cela :

https://www.lacritiquerie.com/wp-content/uploads/2013/07/world-war-z-critique-du-film-marc-forster.jpg

En famille : Salut, je suis Brad Pitt, c'est moi le héros du film.

https://img1.telestar.fr/var/telestar/storage/images/media/images/2016/photos/20160603-world-war-z-tf12/brad-pitt-face-aux-autorites-dans-world-war-z/1357523-1-fre-FR/Brad-Pitt-face-aux-autorites-dans-World-War-Z_width1024.jpg

Au boulot : Salut, je suis Brad Pitt, c'est moi le héros du film.

http://cdn1.sciencefiction.com/wp-content/uploads/2018/03/world-war-z-e1519975620279.jpg

En vacances en Ecosse : Salut, je suis Brad Pitt, c'est moi le héros du film.

il y a bien quelques scènes pour tenter de nous montrer le personnage de Brad Pitt sous un jour plus vulnérable (le chantage pour rester sur le bateau, sa blessure dans l'avion, le contrôle d'identité dans le labo), mais en regard de toutes les épreuves qu'il traverse avec un confort et une assurance de plus en plus risibles, c'est hélas bien trop peu pour équilibrer.

Et surtout le fait que la narration tourne autour de lui uniquement saute tellement aux yeux, que les originalités du scénario (et il y en a pourtant) sont plombées une par une. L'un des meilleurs exemples est sans doute son arrivée au mur de Jérusalem (l'une de ces originalités, justement). A peine lui (nous) a-t-on montré les lieux que les zombies décident de sauter le mur pour une raison évidente, mais que seul Brad Pitt réalise, évidemment !

Un moment de tension complètement raté du coup. Heureusement que la mise en scène choc des Zombies en action fait grave le taf, mais ça ne suffira jamais à corriger les énormes tares du film qui ne feront que se répéter jusqu'à la fin.

La présence de l'acteur devient un running gag permanent puisque sa présence seule suffit à déclencher des rebondissements en chaîne. C'est très bien pour le rythme (on ne voit pas passer les 2 heures), mais c'est très mauvais pour la crédibilité.

Car dès qu'un autre personnage est censé cohabiter avec lui et partager les solutions, il est systématiquement mis hors service, parfois de manière sidérante (le scientifique), Brad redevant en moins de temps qu'il ne faut pour le dire le seul véritable héros légitime qui passera donc son temps à agir de manière héroïque parce que...c'est écrit dans le scénario.

Oui le problème c'est que son personnage est tellement peu approfondi, nuancé et expressif qu'il est très vite réduit à une figure, un avatar dans un jeu vidéo où les niveaux de difficulté se succèdent pour se terminer en apothéose (le labo !).

Comble de l'ironie, au moment de faire quelque chose de très simple, à la portée du premier venu (se baisser pour passer devant un zombie et éviter d'être vu) Brad sèchera méchamment et quand on lui montrera l'exemple, il s'exécutera de manière très maladroite.

En tant que comédie, World War Z aurait pu se hisser à des sommets du genre, au premier degré il est un parfait exemple de ce qu'il ne faut pas faire au cinéma.

On lui préférera autrement La Guerre des Mondes de Spielberg avec Tom Cruise pour le traitement très réussi du personnage central et même Je Suis une Légende avec Will Smith, Warm Bodies pour sa relecture du film de Zombies aussi délicieusement décalée que pertinente et enfin Contagion pour sa maîtrise de la tension et du film choral malgré un casting de stars qui aurait pu détruire l'intention.

Bard Pitt est la seule star de World War Z et là où cela aurait pu être une excellente idée pour immerger complètement le spectateur, cela dessert entièrement le film tant son étiquette VIP semble diriger les évènements et les personnages autour de lui. Un beau gâchis.

Le pire dans tout ça ? Le film a tellement cartonné (merci le marketing) que c'est devenu le plus grand succès mondial de Brad Pitt et qu'une suite est en préparation. Ce n'est pas comme si l'acteur nous avait bluffé bien avant dans Seven, Fight Club ou Snatch !

Oui triste, très triste !

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

lundi, 25 juin 2018

Top of Trailers [Cinéma]

On le sait depuis longtemps, les bandes-annonces ou trailers sont le véritable fer de lance du marketing hollywoodien, leur influence sur les entrées est si importante qu'elles requièrent des professionnels et un langage bien spécifique qui a ses codes et son rôle à jouer vis à vis du public. Certaines sont même considérées comme des oeuvres à part entière, parfois supérieures au film qu'elles vendent de par l'émotion qu'elles suscitent.

Certains groupes orchestraux très connu sur le net, comme Immediate Music, sont d'ailleurs spécialisés dans l'élaboration de la musique visant à illustrer les images choisies et montées selon un rythme stratégique qui aujourd'hui est devenu passablement banal car très uniforme. 

Retour sur quelques-unes de ces petites perles qui m'ont fait forte impression et que je me plais toujours à revoir.

Novateur à l'époque de sa sortie puisque mélangeant animation traditionnelle et images de synthèse, Titan A.E. (pour After Earth) fut un (injuste) échec commercial cuisant qui entraîna la fermeture du studio d'animation de la Fox. Parmi les scénaristes on retrouve un certain Joss Whedon qui connaîtra heureusement la consécration avec Buffy, puis Avengers. A noter que la chanson Higher du groupe Creed qui illustre la bande-annonce ne fait pas partie de la BO officielle du film, mais je l'ai pourtant totalement associée au film tant elle le met en valeur sur ces images, et vice versa.

Sur le thème Building the Deathcoaster de Joseph LoDuca (Le Pacte des Loups), extrait de Evil Dead III - l'Armée des Ténèbres, le film L'Ile aux Pirates fait bonne figure, mais concrètement il assurait aussi. Cela ne l'a pas empêché, lui aussi, de bider méchamment et de provoquer lui aussi la fermeture d'un studio, en l'occurrence, Carolco. Appréciez le fait qu'on entende aucun dialogue, aucune voix virile martelant quelque slogan alléchant : seulement des bruitages savamment placés : une autre époque, quoi ! Aujourd'hui le DVD est tellement rare qu'il s'arrache à prix d'or sur le net ! Le paradoxe !

J'ai découvert ce trailer à la télé à l'époque où les dinosaures étaient encore une de mes passions, encore chamboulé par l'expérience Jurassic Park, et autant vous dire qu'avec de telles images et la musique grandiose de James Newton Howard par-dessus, ça m'a foutu des frissons partout ! D'ailleurs le film m'a comparativement procuré beaucoup moins de sensations. Le fait est que dans le trailer les dinosaures ne parlent pas et l'immersion s'en ressent forcément !

 

Bien que me considérant comme un détracteur de Michael Bay et de son cinéma, il y a deux films de ce réalisateur qui trouvent grâce à mes yeux : The Island et Pearl Harbor, sans doute parce que l'histoire et les personnages arrivent à dépasser le spectacle codifié et imposé. Le trailer de Pearl harbor vend particulièrement bien le film : la musique mélancolique extraite du film The Crow, le plan de la bombe (un money shot imaginé par Bay longtemps auparavant) et le montage bien sûr.

La Planète des Singes de Tim Burton est l'exemple même de la bande-annonce qui se serait suffit à elle-même. Bourré de clichés hollywoodiens, le film met à mal l'esprit de la saga et l'intégrité artistique du réalisateur et ne vaut finalement que pour les maquillages de Rick Baker. Je me souviens avoir guetté et enregistré cette bande-annonce à la télé lors de la sortie du film en la regardant en boucle après, la musique et le montage provoquant chez moi une euphorie démesurée. L'effet d'un bon clip en somme !

Cette bande-annonce de Watchmen me fait toujours autant d'effet car non seulement elle est très réussie en tant que telle, mais aussi et surtout parce qu'elle ne trahit ni ne survend le film, elle est son parfait reflet, mélangeant différents ambiances et thèmes, le tout sublimé par la voix off inoubliable de Rorschach et le son de Muse absent du film. On espère qu'un jour ce groupe pourra véritablement s'associer de manière officielle à un projet cinématographique d'envergure.

Le trailer de l'adaptation d'un classique de la fantasy qui a enchanté mon adolescence. Epique, dramatique et envoûtant ! Les personnages semblent jaillir directement de l'oeuvre de Tolkien et ce n'est pas pour rien que la distribution a reçu maintes récompenses.

Le trailer de La Belle et la Bête est aussi réussi que le film qu'il annonce avec un mixage de la chanson-thème particulièrement mélodieux.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mercredi, 20 juin 2018

Tatanique et autres Galères [Game of Thrones]

Game of Thrones

TATANiQUE

et autres galères...

http://oohlo.com/wp-content/uploads/2016/06/Dany-Ships-4.gif

- Pas de conneries, Dany, hein ?

- De quoi ?

http://oohlo.com/wp-content/uploads/2016/06/Dany-Ships-5.gif

http://nerdist.com/wp-content/uploads/2017/08/Jon-and-Dany-Game-of-Thrones.gif

- Je sens qu'on fait une énorme connerie, pas toi ?

- De quoi ?

https://78.media.tumblr.com/10acdb2b670a97574914c38cee11294f/tumblr_o4g7eigc6E1qd4rf5o1_r1_500.gif

Pas cap de lancer par-dessus le mur ?

https://thumbs.gfycat.com/BowedGiddyBoaconstrictor-size_restricted.gif

Chiche !

https://media.vanityfair.com/photos/5995da9848c6ee2c1bfe9d3e/master/w_690,c_limit/hound-kick.gif

Boum !

https://m0.joe.co.uk/wp-content/uploads/2017/08/28213444/WallFall.gif

http://oohlo.com/wp-content/uploads/2017/08/HoundFuck.gif

https://i.gifer.com/5OS1.gif

https://www.dailydot.com/wp-content/uploads/2fa/a6/47a50180251fe35f.gif

Iceberg, droit devant !

https://68.media.tumblr.com/9663194b471a0c7a71ec9987ea9dcf6c/tumblr_otm0xk9Xqo1vwux1xo4_500.gif

https://s.yimg.com/ny/api/res/1.2/jPBAt4AtjirpCTcUrqso1g--/YXBwaWQ9aGlnaGxhbmRlcjtzbT0xO3c9NzUyO2g9NDAy/http://media.zenfs.com/en-US/homerun/hello_giggles_454/a13e70426b10b53224d798782b553368

Give your tata a kiss

http://data.whicdn.com/images/56619723/original.gif

https://i.imgur.com/hRqK13t.jpg

https://m0.joe.co.uk/wp-content/uploads/2017/07/25114647/Jump.gif

Les femmes et les enfants d'abord !

https://media.vanityfair.com/photos/598784fb06b081104fc6b75c/master/w_690,c_limit/tyrion-drown.gif

http://www.alien-covenant.com/aliencovenant_uploads/tumblr_m22dikuhws1qi74guo4_500.gif

https://fsmedia.imgix.net/00/d6/b2/87/5f98/4b91/ae56/120cb6500f6c/nah-hell-be-fine.gif

https://78.media.tumblr.com/9fd1ff2f6b8ecd0e20f8a53f9e7fdf23/tumblr_inline_ozd748I0fS1ts1xwi_540.gif

https://uproxx.files.wordpress.com/2015/06/game-of-thrones-lifeboats.gif?w=650

https://78.media.tumblr.com/26d02659f782812a8dc3bf5e6ddb24e5/tumblr_mvwk3h6KrH1rhmne4o1_500.gif

https://tribzap2it.files.wordpress.com/2014/11/gendry-still-rowing.gif?w=480&h=270

Non, moi c'est Gendry !

https://i.pinimg.com/originals/1c/21/93/1c2193003c191d3e8d89056744b433d7.gif

Les cons, au moins ça fera une bonne histoire à la Moby Dick !

https://media.giphy.com/media/A48EKVUub6muA/giphy.gif

https://media1.popsugar-assets.com/files/thumbor/dZLnb5cdO6HfJvPsIcxRBaPmoZ4/fit-in/1200x630/filters:format_auto-!!-:strip_icc-!!-:fill-!white!-/2016/12/28/798/n/41306527/25491a3c212227e8_melisandre/i/Melisandre.gif

N'empêche, tous ces morts, juste pour un bijou...

https://i.pinimg.com/originals/4a/10/af/4a10af17322ee95625265cf2da7eaa97.gif

et une vieille qui n'en voulait même plus !

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

jeudi, 14 juin 2018

2018 : L'année Spidey !

2018 : L'année Spidey

http://entrefamosos.com/wp-content/uploads/2017/03/spiderman-homecoming-trailer.jpg

Bon, il a pas l'air comme ça, l'ami Spidey, mais il est surbooké cette année !

Après son retour au cinéma via le MCU dans Homecoming et Avengers Infinity War, Spider-Man n'a pas fini de tisser sa toile.

En effet Sony et Insomniac Games nous balancera le 7 septembre un nouveau jeu en open world qui fait saliver les mordus de l'homme-araignée et sur lequel l'E3 2018 nous a récemment livré plus d'infos, une exclu PS4 qui je l'espère me plaira car niveau exclus, j'ai du mal à trouver joystick à mon pouce !

En fin d'année, Spidey reviendra au cinéma sous les traits de Miles Morales (qu'on devrait retrouver aussi dans le jeu d'Insomniac en guest) coaché par Peter Parker himself, le tout dans un style animé du plus bel effet!

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mardi, 12 juin 2018

E3 2018 [Jeux Vidéo/Articles]

https://www.pcgamesn.com/sites/default/files/E3_0.png

Ca y est toutes les grosses conférences sont passées : de Sony à Microsoft en passant par Ubisoft et Bethesda.

Et bien le moins qu'on puisse dire c'est que la hype n'est pas vraiment au rendez-vous, loin de là.

Bien sûr, les infos sont encore loin d'être complètes sur chaque jeu annoncé, mais bon le but de l'E3 c'est déjà de susciter l'intérêt, or là j'avoue que c'est pas trop le cas vu le catalogue pourtant conséquent.

L'impression de voir des redites à gogo, le même jeu avec un habillage différent qu'il s'agisse d'une licence ou d'une autre, des licences qui surfent sur la mode, parfois tout ça en même temps, beaucoup de suites beaucoup trop tôt et des studios qui se font racheter comme des équipes de foot (Ninja Theory, créateur de Hellblade, passe chez Microsoft).

Entre un Rage 2 qui mixe Mad Max et Borderlands et un Fallout 4bis très orienté multi en passant par un The Division 2 sans grande originalité comparé à son prédécesseur et un Just Cause 4 dont je me fiche complètement après la vanité du 3, je ne me suis pas senti très concerné, c'est le moins qu'on puisse dire.

Et ce n'est clairement pas l'annonce de TE6 qui a changé la donne (on a rien vu, en fait, on sait juste que c'est vraiment pas pour tout de suite !). Bethesda modifiant drastiquement ses priorités depuis quelques années concernant les licences que j'appréciais beaucoup, je n'ai guère envie de me laisser aller à une fébrile attente malgré ma passion pour Skyrim.

Même AC Odyssey me laisse assez perplexe et dubitatif quant aux réelles nouveautés et à l'exploitation de celles-ci.

Beauté, immersion et intensité

Heureusement quelques autres jeux m'ont fait de l'oeil, connus avant l'E3, et dont on a pu en voir et en apprendre davantage :

L'avantage c'est que cela m'a permis de m'intéresser à nouveau à une licence, celle des Metro, dont le premier opus m'avait laissé un excellent souvenir grâce à son immersion maximale. Ce nouvel opus baptisé Exodus reprend visiblement ce qui fait la marque et le succès de la série avec quelques environnements plus ouverts, sans tomber dans la facilité de l'open world, afin de garder l'intensité et l'intérêt de la narration, un choix très appréciable.

J'aime particulièrement le fait de devoir poser son sac à dos pour crafter et modifier notre équipement. On voit aussi que tous les objets utiles au cours de l'aventure seront visibles entre ou sur nos mains : montre, masque à gaz, jumelles, briquet pour s'éclairer, de quoi doper l'immersion et les sensations de jeu.

La manière dont on peut convertir nos armes en temps réel rappelle énormément Homefront The Revolution.

Poids lourd annoncé et très attendu : le prochain jeu de CDProjekt Red, les papas de Witcher III. Adapté d'un jeu de rôle papier, Cyberpunk 2077 nous place dans la peau d'un héros à créer (youpi !) et dans une mégalopole futuriste gangrenée par les gangs et les méga-corporations.

Le fan de Gunnm que je suis devrait y trouver son compte. Dans le trailer on voit un cyborg se faire arracher un oeil ce qui doit donner lieu à des trafics lucratifs auxquels on pourra certainement participer ou mettre un terme. 

En espérant que le studio parvienne à proposer une liberté au joueur sur la narration même afin qu'il puisse vivre son propre scénario et que le monde soit plus dynamique que celui de Witcher III puisque l'on incarnera pas un héros avec une mentalité et une profession déjà définies, donc moins de limites logiquement dans ses actions et répercussions sur l'univers.

Un titre qui ne me préoccupait pas du tout vu que je ne me suis pas encore vraiment penché sur le premier opus (oui la honte, je sais !), mais en voyant cette vidéo je suis resté bouche bée. C'est d'une audace et d'une intensité hallucinantes. Un vrai film, les frontières sont totalement gommées, si l'on excepte bien sûr l'apparition du viseur et des icônes d'interaction (que personnellement je désactiverai pour ne pas casser l'immersion). Tout semble si fluide, naturel et spontané...J'avais vraiment peur pour l'héroïne. Je n'imagine même pas le ressenti une fois aux commandes !

Ceux qui attendent fébrilement un AC au japon médiéval vont sûrement se jeter sur ce nouveau titre de Sucker Punch (pas le film !), le studio créateur de la série Infamous. Des duels au sabre sur fond de pluie de feuilles d'érables, ça ne se refuse pas !

On peut noter qu'un musicien jouait en direct sur scène pour accompagner les images, ce qui a été plusieurs fois le cas lors de l'E3 qui commence nettement à prendre la forme d'un gros show à l'américaine, pour le pire et le meilleur.

Un petit jeu que je n'aurais pas le loisir de connaître, exclu Microsoft oblige, mais qui a de quoi séduire avec sa patte graphique sublime digne d'un Trine.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

Assassin's Creed Odyssey [Jeux Vidéo/Aperçus]

https://pbs.twimg.com/media/DfcVYMMVAAAEVd-.jpg

La conférence d'Ubisoft s'est achevée sur le prochain Assassin's Creed. La grèce antique et ses deux protagonistes (au choix) nous ont été présentés, notamment Kassandra via une vidéo de gameplay.

https://www.gamepur.com/files/images/2016/assassins-creed-origins-e3-2018.jpg

La lance de Leonidas (nous incarnons ses petits-enfants !) semble remplacer la lame d'Assassin et on note le retour des batailles navales (déjà teasées via quelques missions dans Origins).

La grosse nouveauté : des choix dans les dialogues, afin de mériter encore plus l'appellation de RPG ? Hum, attendons de voir la nature des quêtes, car Origins de ce point de vue n'a guère briller, il faut le rappeler.

La fin du trailer de gameplay annonce clairement l'exploitation de la mythologie comme ce fut raisonnablement le cas dans Origins.

Il n'aura fallu que cette photo de porte-clés pour enflammer le net en quelques minutes.

http://cdn1-www.playstationlifestyle.net/assets/uploads/2018/05/Assassins-Creed-Odyssey-details-keychain-greek-greece-555x328.png

A moins de deux semaines de l'E3, les annonces officielles s'enchaînent. Après l'annonce officielle de Bethesda sur la sortie de Fallout 76, dont certaines sources l'identifient comme un jeu de survie potentiellement multi/coop (genre très tendance), en voici une autre de taille, celle du prochain Assasin's Creed, officialisé cette nuit par Ubisoft itself via un bref teaser :

Ca vous rappelle rien ?

https://media.giphy.com/media/czMq0X7aqCEVy/giphy.gif

Voici déjà une liste de détails qui ont de quoi émoustiller les afficionados de la série dont je fais partie :

 

- Crafting largement amélioré

- Retour de la roue des armes

- Sortie prévue 5 ocotobre 2018

- Retour des bombes fumigènes

- Retour du système de confrérie

- Retour du système de rénovation

- Le combat naval sera de retour en force

- Combat contre des créatures mythologiques

- Retour de la possibilité de se cacher dans la foule

- Assassin's Creed Odyssey se déroule en Grèce durant les guerres péloponnèses

- Tombes qui proposent un mélange entre escalade et exploration comme dans Origins

- Le système de customisation vu dans Unity est reconduit avec de grosses améliorations

- Deux personnages sont jouables mais il faudra choisir l'homme ou la femme au début, et il ne sera plus possible de changer après. Chaque personnage ayant une histoire, des skills et une vision d'aigle différente.

Spartan warriors

Ceci n'est pas un visuel issu du jeu et pourtant, remarquez le symbole sur les boucliers, le symbole des hoplites de Sparte, à s'y méprendre !

Je me réjouis énormément du choix de l'époque. Même si la Rome Antique était logique et sera probablement exploitée plus tard, la Grèce Antique est tellement plus séduisante à mes yeux. Dans Origins, on avait déjà un aperçu de cette culture à certains endroits de la map, notamment à Alexandrie et Cyrène, avec des statues et une architecture typique.

Avec le retour de la création de la confrérie, ça sent les escarmouches façon 300 ! Vivement d'autres news, en tout cas !

https://media.giphy.com/media/hM6RKCmOIhzRC/giphy.gif

Prêt à vous prendre pour Leonidas...

https://78.media.tumblr.com/tumblr_lgyzabSxxN1qackjfo1_500.gif

 ...ou pour Achille ?

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

dimanche, 10 juin 2018

Game of Thrones : The Touring Exhibition 2018 [Festivals]

 http://geeko.lesoir.be/wp-content/uploads/sites/58/2018/04/exhib.jpg

Hier, Samedi 9 juin, nous nous sommes rendus à The Touring Exhibition, l'exposition (ultime ?) officielle de la série phare de HBO, Game Of Thrones.

Pour sa deuxième édition, l'expo s'est vu alloué une plus grande surface et donc naturellement plus de costumes à voir. 

Si vous voulez avoir une idée de la tête qu'on a fait en découvrant cette expo, vous n'avez qu'à voir la réaction de Bran et Arya durant cette séquence, ça revient au même !

D'emblée, il faut être prévenu, si vous venez contenter votre passion pour les costumes, armes et accessoires de la série, allez-y les yeux fermés (enfin, pas trop :-), l'expo est tout simplement incontournable et inoubliable : toutes les familles sont représentées (les Tyrell un peu moins il faut le dire), quasiment tous les personnages importants et certains secondaires, quelques éléments inattendus (dont un de taille) sont également au rendez-vous, tout cela avec suffisamment de proximité pour qu'on puisse s'abreuver de mille et un détails qui font honneur au travail de fourmi des artistes et artisans ayant oeuvré sur la série et qu'on a pas eu le loisir d'apprécier en visionnant même plusieurs fois la série.

Voici quelques photos prises sur place, permettant de se faire une idée tout en laissant beaucoup de surprises aux futurs visiteurs :

1528573466053.JPEG

La tenue emblématique des Immaculés

1528573450699.JPEG

Les oeufs de dragons de Daenerys.

1528573433692.JPEGhttps://vignette.wikia.nocookie.net/game-of-thrones-le-trone-de-fer/images/5/59/Daario_Naharis.png/revision/latest/scale-to-width-down/350?cb=20170424095629&path-prefix=fr

La tenue de Daario Naharis que j'apprécie beaucoup pour son design très japon médiéval dans l'âme.

game of thrones touring exhibition paris 2018

La faux de Daario dont le manche est une véritable sculpture tout comme sa dague, présente également. Mais du côté de Dorne, c'est pas mal non plus dans le genre...

1528573360105.JPEG

Les Greyjoy sont rarissimes en produits dérivés, on a du coup peu l'occasion d'admirer de près leur blason iconique. Ici, on retrouvera avec plaisir des tenues et accessoires leur appartenant. Les amateurs apprécieront également d'apprendre qu'un t-shirt avec leur magnifique emblème est dispo à la boutique.

1528573432504.JPEG

La Maison du Noir et du Blanc, QG des Sans-visages, donne lieu à une animation ludique appréciable : voir son propre visage intégré au mur. Encore faut-il le repérer avant que celui d'un autre visiteur ne prenne sa place.

1528573392991.JPEG

Les armes des Enfants de la Forêt ainsi que des armes en obsidienne et une épée de Marcheur Blanc.

1528573358849.JPEG

On peut apprécier à quel point la robe du couronnement de Cersei (l'une de mes tenues préférées avec ses superbes épaulettes) est un hommage à la tenue de feu Tywin.

Ajouté à cela un environnement musical adéquat dès l'entrée, des écrans diffusant des séquences avec les personnages représentés, un peu de décor et des effets de lumière sympathiques pour sublimer la mise en scène et vous savourerez en continu l'immersion dans cet univers médiéval de haute volée.

1528573565083.JPEG

Les épées de Brienne dont la magnifique Féale, Oathkeeper en VO. J'ai beau savoir que le pommeau est une tête de lion, j'y vois toujours une tête de dragon, forcément, ça me fait kiffer.

A l'instar de la plupart des armes, la lame a bénéficié d'une attention particulière qu'on est pas en mesure d'apprécier en vidéo, de même que le fourreau. Pas besoin donc d'être un fan de la série pour admirer un tel rendu. Si vous aimez le moyen-âge et/ou la fantasy, vous y trouverez facilement votre compte.

A noter que l'armure de Brienne n'est hélas pas visible sans doute parce que l'actrice la porte encore dans la saison 7.

https://i.imgur.com/D70jcPP.jpg

1528621286992.JPEG

Oathkeeper que j'ai acquis à la boutique pour 15 euros en miniature. Vu la fidélité et le degré de détails, c'est un prix très raisonnable. D'autant qu'en plus du présentoir est fourni l'emblème de la maison Torth avec au verso l'emblème de la maison Lannister.

1528621278832.JPEG

game of thrones touring exhibition paris 2018

La version miniature du casque du limier (ici avec une bague à son effigie achetée par ma moitié sur internet) a un rendu convaincant également. Il s'ouvre et se ferme comme dans la série, au prix également de 15 euros.

En revanche, si vous espérez plutôt une sorte d'attraction spectaculaire, d'expo très dynamique et interactive, mieux vaut passer votre chemin.

Même si le descriptif de l'expo comprend quelques mentions sur une forme d'interactivité, il faut savoir qu'en dehors du fait de pouvoir se photographier avec 3 épées de la série et poser sur le trône (attention il y a un trône payant et un trône libre), les autres "activités" sont payantes.

A la sortie de la file d'attente, on se pressera de vous faire poser sur un fond vert afin d'apparaitre en face de Drogon. Une idée plutôt séduisante quand on est fan (comme moi) des dragons. Sauf que c'est au prix de 15 euros (version papier) et 12 euros (version numérique hum... 3 euros de différence seulement !) que vous pourrez acquérir le résultat que de surcroît vous ne pourrez juger qu'à la toute fin de l'expo, ce qui signifie se retaper une file d'attente. Si l'intégration en elle-même est bien faite, l'éclairage des visiteurs ne trompe pas sur la nature de l'incrustation et si vous êtes habillé comme tous les jours, autant dire que cela relève plus du gadget qu'autre chose.

L'ascension du mur qui dans la première édition consistait en une expérience de réalité virtuelle est ici reléguée à une simple photographie (payante encore une fois) cette fois dans l'enceinte de l'expo, mais au vu du résultat (vous êtes "accroché" devant un simple bout de mur blanc), on ne saurait trop vous conseiller de garder votre argent pour la boutique, véritable expo à elle tout seule, nettement plus honnête niveau qualité/intérêt/prix et faite davantage pour toutes les bourses et tous les goûts.

 https://www.noticiasenserie.com/wp-content/uploads/2017/09/001-9.jpg

Si vous aimez cette affiche espagnole de l'expo, vous serez ravi d'apprendre qu'un T-Shirt à son effigie est disponible à la boutique, au prix de 25 euros, arborant les épées emblématiques de la série.

game of thrones touring exhibition paris 2018

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air