samedi, 19 avril 2014

PEGI enfin obligatoire ? [Jeux Vidéo/Société]

42560 gb news POLITIQUE. Le système PEGI reconnu officiellement

La nouvelle est tombée il y a quelques jours : notre assemblée nationale a voté un amendement pour reconnaitre officiellement la classification PEGI et ses vertus, seul (faible) rempart entre des jeux vidéos de plus en plus adultes et accessibles dans leur contenu et des joueurs de plus en plus jeunes et tentés d'y poser les yeux (évidemment).

Ce qui n'était jusqu'alors qu'une simple recommandation deviendrait de ce fait obligatoire puisque désormais  sous couvert de la loi ? Les articles me paraissent encore trop flous à ce sujet. Mais c'est pourtant ce qu'il importe de savoir et d'énoncer clairement.

En relisant un article, j'ai compris que le PEGI sera obligatoire dans le sens où la France n'acceptera de vendre des jeux que s'ils sont estampillés PEGI et que le contenu sensible y est clairement affiché. Mais il demeurera visiblement qu'une simple recommandation en ce qui concerne l'âge des joueurs, ce qui est d'une absurdité totale. Pourquoi faire les choses à moitié ? Pourquoi ? Parce qu'on a des années de retard, parce qu'on ne prend pas le taureau par les cornes, on brode, on temporise, on fait dans la symbolique, mais personne n'ose mettre les pieds dans le plat. Le réalisme et la violence des jeux sont en train de monter un cran au-dessus et pendant ce temps les politiques se félicitent d'avoir assimilé le PEGI. C'est à pleurer, mais pas de rire !

Voici les textes de loi, un grand merci à Shiva pour ses éclaircissements et ses recherches ci-dessous :

L'article du SEll

Amendement N°68

Amendement N°344

Extrait de l'amendement N°68 :

Ainsi, la loi du 17 juin 1998, relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs, a prévu que ces supports fassent l’objet d’une signalétique spécifique. Il était prévu que l’administration fixe les caractéristiques de cette signalétique – ce qui ne s'est pas fait de façon satisfaisante.

Le paragraphe souligné explique bien la raison de ce choix : l'administration avait la possibilité de faire quelque chose mais elle n'en a jamais eu les moyens. Du coup, on laisse le privé endosser le rôle d'un service public... (Shiva)

Autre changement annoncé : une signalétique plus claire et détaillée sur les jaquettes comme en magasins, ce qui ne serait évidemment pas du luxe, les parents étant encore bien trop ignorants à ce sujet.

La signalétique elle-même sera intégralement gérée par les éditeurs de jeux eux-mêmes, ce qui peut paraître peu objectif et risqué. L'assemblée a visiblement misé sur la confiance. Espérons qu'elle sera méritée et pas l'origine de nouveaux débordements qui viendraient saboter cette prise de conscience.

Mais quoi qu'il en soit, il demeure une problématique de taille qu'on ne mentionne nulle part : la sensibilisation et la responsabilisation devant nécessairement accompagner cette volonté de mieux protéger les mineurs. Parce que faire l'apologie d'un système alors que rien ou presque auparavant n'a facilité son assimilation relève de l'hypocrisie.

Le rôle des vendeurs est primordial dans cet enjeu. Pourtant il n'apparaît nulle part dans cette évolution. Si le PEGI est effectivement obligatoire, il apparaît inconcevable que les commerçants les plus laxistes continuent à respecter la signalétique selon leur bon vouloir en dépit de leur indéniable responsabilité à ce niveau. La présence d'un parent aux côtés de l'enfant et son accord ne devrait plus également de ce fait être un argument suffisant pour ignorer la classification.

Et si aucune campagne de sensibilisation digne ce nom à l'échelle nationale via tous les médias disponibles n'est pas mise en place, encore une fois, les intéressés passeront à côté et cette victoire se transformera vite en poudre aux yeux. On garde encore en mémoire le notoirement désastreux spot du PEGI pour se valoriser auprès des familles qui au lieu de décrypter son système et faire reconnaître ses bienfaits, ne faisait que creuser le fossé des générations en caricaturant l'aspect geek et élitiste du jeu vidéo. Ou comment se tirer une balle dans le pied. Plus maladroit, tu meurs !

Oeuvrant personnellement et énergiquement depuis l'année dernière pour une meilleure reconnaissance du PEGI aux yeux de tous (politiques compris) je ne peux que me féliciter de cette avancée. Il serait prétentieux de ma part de penser que j'ai pu y jouer un rôle, mais ayant reçu une réponse positive et encourageante d'un courrier alarmant envoyé à la ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol Touraine, j'aime à penser que mon initiative a pu nourrir d'une manière ou d'une autre la réflexion et la faire progresser dans le bon sens.

Mais triste consolation quand on constate le décalage entre les besoins réels et les actes. Moi qui avais remis à plus tard un projet de pétition en ligne, il va sans doute falloir remettre ça au goût du jour...

 

Lire mes articles précédents à ce sujet

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

jeudi, 17 avril 2014

All of Me par John Legend [Vidéos/Clips]

Si vous espérez une petite chute originale, je vous rassure, elle est présente, ce qui ne fait que sublimer cette chanson déjà puissante au demeurant.

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

dimanche, 13 avril 2014

Week-end Vert au Parc de la Rabière [Photos]

Bon on reprend les bonnes vieilles habitudes avec une série de dix clichés triés sur le volet et l'inévitable photo bonus, tout cela pris dans le magnifique Parc de la Rabière à Joué-Les-Tours lors du week-end vert. Enjoy !

PICT0268.JPG

PICT0247.JPG

PICT0279.JPG

PICT0256.JPG

PICT0278.JPG

PICT0271.JPG

PICT0291.JPG

PICT0293.JPG

 PICT0280.JPG

PICT0302.JPG

La Photo Bonus

PICT0269.JPG

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

samedi, 12 avril 2014

Facebook vu par Southpark [Vidéos/Séries]

Si la série est surtout connue pour son goût de la provocation, de l'absurde, sa vulgarité et son humour pipi-caca, elle l'est sans doute moins aux yeux des profanes pour sa critique sur des sujets d'actualité comme nos modes de vie. L'épisode ayant pour thème facebook est en l'occurrence une excellente illustration de la capacité des auteurs à allier humour, divertissement, créativité et sujet de fond. Après ça, gageons que vous regarderez facebook et vos habitudes liées d'un nouvel oeil !

 

 Southpark Saison 14 Episode 4 : Vous avez 0 amis

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

vendredi, 11 avril 2014

Mon iPhone me harcèle ! [Société]

 img0116.png

Si comme moi vous êtes du genre à utiliser votre portable au minimum de ses fonctions (ce qui en soi représente déjà pas mal de fonctions) et que vous vous passez allègrement d'Internet sur ce support, vous avez sans doute souscrit à un forfait vous octroyant peu de mémoire gratuite pour cet usage.

Ce mois-ci, mon iPhone m'avertit que je suis à 15 mo sur 20 et que si je dépasse cette limite j'aurais droit à une facturation en règle. Comme je l'ai précisé, ne surfant jamais sur le web depuis mon portable et n'utilisant aucune application, je reste perplexe devant cette annonce. A peine ai-je vérifié l'info sur mon compte que je me vois passer de 15 mo à 17 mo. Et là je commence sérieusement à voir rouge. A ce train-là c'est sûr je vais avoir droit à des coûts supplémentaires très fâcheux d'autant qu'ils sont injustifiés.

Comme je veux me convaincre qu'il y a une raison à cela, autre que celle de l'honnêteté discutable de l'opérateur, je fais des recherches et j'apprends qu'il est nécessaire de désactiver certaines options dans les réglages (voir le lien plus bas).

Mais à peine soulagé d'avoir évité le pire, je subis un effet secondaire inattendu : l'intervention systématique de mon iPhone, décidément très prévenant, qui me rappelle que les données cellulaires sont désactivées (bah, oui, crétin, je le sais , c'est moi qui les ai désactivées !!! Tu devrais le savoir quand même !!! T'es mon iPhone, ou t'es pas mon iPhone ???)

J'avoue que quitte à être harcelé, j'aurais préféré que ce soit avec la voix de Scarlett Johansson comme dans Her (oui pub complètement gratuite pour un film génial !)

Nouvelle recherche qui m'apprend qu'il faut télécharger une application (Popup Blocker) qui ne peut fonctionner que si l'appareil est jailbreaké (débridé). Il y avait une solution plus simple qui consistait à supprimer les notifications dans les réglages, mais ça je l'avais déjà fait. Si vous avez d'autres solutions, témoignages et éclaircissements à apporter à ce sujet, n'hésitez surtout pas. Merci d'avance.

 

iPhone et iPad (modèles Cellular) : réglages des données cellulaires et utilisation de celles-ci

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

jeudi, 10 avril 2014

Wasting My Young Years [Vidéos/CLips]

 Si vous aimez, vous aimerez peut-être aussi :  Seven Devils et Breath of Life par Florence and The Machine

 

En bonus une magnifique version au clavier :

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

mardi, 08 avril 2014

Django Unchained [Cinéma/Critiques]

django_unchained.jpg

Auréolé d'un énorme succès autant critique que publique, le dernier Tarantino a semblé faire l'unanimité. Pour autant, il est toujours intéressant après un tel raz de marée médiatique qui laisse peu de place à la nuance de se pencher sur l'oeuvre avec un regard vierge et un esprit simplement curieux.

Après un Boulevard de la Mort excessivement lent, poussif et bavard où l'on sentait clairement que Tarantino cherchait avant tout à se faire plaisir et un Inglorious Bastards plus roboratif et inspiré, mais loin du western de la 2nde guerre mondiale annoncé (quasiment aucune scène d'extérieur, le concept des Bastards devenant anecdotique), Tarantino nous livrait cette fois un véritable western, toujours gorgé de références à ces amours cinéphiles de jeunesse en l'occurence le Django original.

Django.jpg

Le film contient de bonnes idées comme cette improbable collaboration d'un chasseur de primes/dentiste et d'un esclave/tueur né. Mais diluées dans une mise en scène paresseuse, on les oublie très vite.

Sur le papier l'histoire a tout pour séduire : Un esclave libéré par un chasseur de primes devient mercenaire à son tour et ensemble ils décident de libérer la femme du premier retenue captive dans la propriété d'un esclavagiste sans pitié.

Lorsqu'on sait que la dite histoire va être dirigée par Tarantino et incarnée par un casting en or, impossible de se dire que le film va passer à côté de son potentiel. C'est malheureusement le cas.

Pour commencer, parlons du héros, le fameux Django dont le D ne se prononce pas. Et bien le premier défaut le concernant qui saute aux yeux c'est que rien n'est fait pour le rendre attachant, crédible. C'est le héros, on le sait, c'est évident, mais son combat ne suscite jamais ou presque l'émotion encore moins la révolte. Le personnage est vide, creux. Il passe du statut d'esclave à celui de pistolero à la vitesse d'une balle. Là où on aurait pu espérer une forme d'apprentissage qui aurait permis de donner une épaisseur, une proximité au personnage on a droit à une formule expéditive, symptomatique de la simplicité qui caractérise l'ensemble de l'oeuvre. 

django-unchained-4.jpg

Jamie Foxx (Amazing Spiderman 2) aux côtés de Franco Nero (méchant dans 58 Minutes pour Vivre), le Django original.

Même l'évocation du passé du couple est ratée car réduite à sa plus simple expression. En fait le problème est simple : Tarantino n'a mis de l'émotion nulle part. On ne croit pas au couple car leur amour n'est jamais représenté à l'écran, et comme on ne croit pas au couple, on ne se sent pas concerné par leur histoire pourtant dramatique. Kerry Washington qui joue la femme de Django a beau être malmenée, on ne souffre pas pour elle ni à la place de Django, témoin forcé. On regarde passivement les scènes clés comme autant de tentatives vaines de la part de Tarantino de susciter un trouble, une tension, de construire un climax comme il avait réussi brillamment dans Inglorious Bastards. On comprend toutes les intentions, mais il n'y a aucune âme dans ce que l'on voit. Tout reste désespérément vain. La magie n'opère pas, on voit trop les ficelles. Tarantino se contente de filmer, de raconter. Il ne parvient pas à insuffler l'énergie, le feu qui caractérisent ses oeuvres passées.

Car Django Unchained est une histoire de vengeance et le thème est loin d'être inconnu au cinéaste qui nous a régalé avec son diptique Kill Bill. Si Django avait été tourné avant Kill Bill, on aurait pu être plus clément à son encontre. Mais ce n'est pas le cas. Et au moment où on s'attend à voir le génie d'un passionné imbiber la pellicule avec autre chose que de grosses giclées de sang qui finissent par faire sourire, on assiste, perplexe, à une sorte de démo de luxe. On a l'impression de voir ses débuts. Oui on croirait que Tarantino, vidé lui-même de sa substance, nous ressert ses anciennes recettes, nous pond un best of déguisé, tourne en rond car il n'a finalement rien à dire de nouveau. Jusqu'à s'auto-plagier ? Oui, carrément.

do-johnson-django-unchained.jpg

Don Johnson, méconnaissable, compose un riche maître de plantation qui va apprendre à composer justement.

Le mercenaire joué par Christoph waltz ressemble trop à son personnage de Nazi de Inglorious Bastards. Il est peut-être du bon côté cette fois, mais cela devient un détail en regard des manières et des discours empreints de la même onctuosité qui finit par agacer. Mais la ressemblance ne s'arrête pas là. Car Tarantino se permet même de reprendre une astuce narrative de Inglorious Bastards : le changement de langue. Et pour les mêmes fins. Empêcher d'être compris par un tiers caché à proximité. C'est quand même un signe qui ne trompe pas.

Et comment ne pas voir dans le repas emblématique réunissant tous les personnages, une tentative de reproduire maladroitement l'intensité crescando de Inglorious ? Sauf que le résultat est non seulement prévisible, comme tous les rebondissements du film d'ailleurs, mais infiniment moins percutant. Une sorte de version allégée.

En gros, si vous n'avez jamais vu un Tarantino,  Django Unchained est idéal. Vous apprécierez ou non le style de l'auteur, mais vous ne souffrirez pas d'y voir un manque évident d'inspiration et de saveur.

django-unchained-2.jpg

Dicaprio : look dément, mais interprétation bridée par un scénario qui manque de souffle.

Vous me direz : Et Dicaprio (Les Noces rebelles) en méchant, ça doit le faire quand même ! Ca c'est une putain de bonne idée qu'on peut pas lui enlever ! Effectivement, c'était d'ailleurs le premier argument qui me donnait envie de découvrir le film. Mais même à ce sujet, impossible de ne pas ressentir une certaine frustration. L'acteur donne toute la mesure de son talent, allant jusqu'à continuer une scène malgré une blessure, mais à l'image du film on sent bien que son personnage est réduit, limité et qu'il n'exprime pas totalement sa folie.

Heureusement, la folie et la surprise sont quant même bel et bien au rendez-vous ? Où donc ? Et bien sur le visage et dans la voix de Samuel Jackson (Avengers, Iron Man 2, Incassable), qui, s'il n'avait pas le CV qu'on lui connait, pourrait faire figure de véritable révélation. C'est bien simple, il est méconnaissable à tous points de vue, on ne l'avait jamais vu ainsi. Non seulement, il est incroyablement crédible dans ce contre-emploi de serviteur totalement servile et corrompu, mais son interprétation offre le seul véritable intérêt du film. La seule chose qu'on ne regrette pas, c'est lui. Il est parfait. C'est à se demander si Tarantino n'as pas construit un scénario prétexte autour de lui tellement il sublime tout le reste. Pour se faire pardonner de l'avoir sous-employé dans Kill Bill 2 ? En tout cas une initiative salutaire à plus d'un titre.

samuel-l-jackson-django-unchained.jpg

Appréciez ce regard noir de Samuel Jackson, c'est là seules que résident le génie et la folie, grands absents de ce Django Unchained, qui n'a de déchaînée que l'ambition.

 

Dédicace et remerciements à Rémy/Mémoires de Joueurs sans qui, sans doute, cette critique serait restée dans... ma mémoire !

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

jeudi, 03 avril 2014

Facebook, Oculus Rift, Kickstarter et Internet [Société]

 facebook,oculus rift,kickstarter,internet,google,youtube

Tout ce qui s'achète, Mark le guette !!!

 

Depuis la nouvelle du rachat de l'Oculus Rift par facebook, tout le monde y va de son petit coup de gueule et de son analyse. A raison. Ce rachat est symptomatique de la manière dont la société fonctionne et fonctionnera encore plus dans les années à venir. Le succès entraîne le pouvoir et le pouvoir entraîne la corruption, celle des hommes et aussi des idées.

Personnellement, étant gamer, mais assez peu porté sur la technologie dernier cri, j'ai suivi l'évolution de l'Oculus Rift avec curiosité, mais sans grande passion non plus même si à une époque je rêvais qu'une telle technologie voie le jour.

Le problème avec la technologie, c'est qu'elle a une fâcheuse tendance à échapper au contrôle, à commencer par celui de ses créateurs. Et une fois de plus la réalité rejoint la fiction.

Si l'on parle ici du rachat d'une technologie Hi-tech au service du divertissement, donc à priori raisonnablement problématique, c'est ce qu'elle sous-entend pour son utilisation à venir et le rachat à venir d'autres technologies plus sensibles encore qui portent vraiment à conséquence et a de quoi inquiéter. Car ce n'est évidemment que le début. Qu'est-ce qui pourrait arrêter Zuckerberg et consorts sur leur lancée puisque tout le monde semble vouloir leur manger dans la main, puisqu'on sait qu'aujourd'hui l'argent achète tout : raison, morale, conscience.  Tel des enfants-rois, ces nouveaux nababs s'approprient une technologie destinée à la base au grand public et lié à un autre secteur que le leur.

Tout le monde ou presque semble vouloir boycotter le nouveau et très incertain projet lié à l'Oculus Rift en dépit des démarches pour rassurer faites par Zuckerberg et Carmack dont on peine également à se fier étant donné qu'une preuve a été rapportée comme quoi Zuckerberg a été vue dans les locaux de la société un mois avant le rachat.

Mais est-ce que le problème ne remonte pas dès la mise en place du Kickstater du projet ? Bah oui, parce que comme je l'ai dit précédemment, le succès engendre la corruption. Dès qu'un système a prouvé son efficacité, il attire invariablement la convoitise et le profit plus que de raison. Les sociétés et les individus qui resteront intègres seront pollués, éclipsés par les autres. Cela se vérifie partout. Et quand cela ne se vérifie pas, c'est que c'est encore plus vicieux.

Les campagnes Kickstarter peuvent générer des montants exorbitants. Mais qui nous dit que le budget requis pour le projet n'est pas déjà en possession des sociétés dans certains cas et que l'argent obtenu ira bel et bien intégralement où il est censé aller ? Nous ne sommes pas dans les coulisses, nous ne pouvons que faire confiance aveuglément. Et faire confiance aveuglément dans la société qui est la nôtre c'est un véritable luxe surtout lorsque de l'argent est en jeu. Nous ne savons jamais ce que nous finançons. Et le pire dans tout ça c'est que lorsque nous savons que nous avons été trompés, trahis, volés, nous continuons à cautionner, à encourager nos tortionnaires comme si de rien n'était. Ce n'est donc pas près de s'arrêter.

facebook, Google, Youtube et j'en passe, ils ont été reconnus coupables d'une manière ou d'une autre d'avoir abusé de notre confiance, d'avoir caché des informations les concernant et exploité des informations nous concernant. Google a même été contraint de le préciser sur sa page d'accueil. Nous avons tous vu ce message. Nous ne pouvons pas prétendre l'ignorer. Et pourtant, est-ce que nous avons changé nos habitudes, est-ce que nous avons décidé pour leur rendre leur monnaie de leur pièce de les boycotter, de cesser d'alimenter leur fortune en dollars et en vies privées ?

Quand youtube nous a contraint à lier notre compte à Google pour pouvoir continuer à commenter, combien avons-nous été à refuser cette dictature ? (je suis heureux de faire partie du lot)

Malgré les contestations et les annulations de précommandes, si demain facebook lie l'Oculus Rift à son réseau social, nous permettant par exemple de visiter des "amis" n'importe où dans le monde en 3D pour une somme raisonnable, est-ce que pour autant la majorité d'entre nous refusera ce "service" ?

facebook nous promet qu'il sera toujours gratuit à ses utilisateurs, mais en même temps on a rien signer, et puis s'il change de nom ou si le projet Oculus Rift qu'il peut lier à facebook porte un autre nom...Il y a tellement de façons de retourner sa veste...Le projet Oculus Rift en est d'ailleurs une belle preuve !

Nous aussi nous somme des enfants-rois qui une fois que nous avons goûté à une technologie, un service, ne pouvons plus nous en passer, et tant pis si le prix à payer est de devenir les complices soumis des architectes de notre propre ruine.

Si nous étions aussi révoltés que nous prétendons l'être, aujourd'hui personne ou presque n'utiliserait facebook & Co. Nous aurions effacé nos comptes parce que ce serait la meilleure manière de protester (Je viens d'ailleurs de lancer la procédure, ouf !).

Internet a eu du succès, beaucoup de succès, et la corruption fonctionne bien...

 

Bonus : La vraie raison du changement de design de facebook

 

Parce que notre présent c'est déjà de la science-fiction : Beyond Humanity 2 : Un Cadeau Empoisonné

 

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

lundi, 31 mars 2014

Captain America : The Winter Soldier [Cinéma/Critiques]

captain-america-the-winter-soldier-international.jpg

Après avoir réuni avec un brio incontesté tous les super héros dans Avengers et donné une suite plus sombre aux aventures de Iron Man et Thor, Marvel continue sur sa lancée en élaborant simultanément le devenir de Captain America et du Shield. Alors ce second opus de Captain America, simple suite surfant sur le succès ou véritable tremplin de la saga ?

captain-america-2-photo-scarlett-johansson-chris-evans-630x419.jpg

Cap est toujours aussi solide et intègre, mais cela ne l'empêche pas d'être encore paumé dans notre société et tiraillé par les tragédies de son passé. Heureusement il pourra compter sur Natasha Romanoff pour l'épauler dans les moments difficiles. Après Iron Man 2 et Avengers, La Veuve Noire continue d'être très bien exploitée, à tous points de vue. Les fans seront aux anges. 

Anthony-Mackie-still-doesnt-know-if-hes-in-Avengers-Age-of-Ultron-.jpg

Un nouveau venu : Sam Wilson alias Le Faucon, interprété par Anthony Mackie, qui saura trouver et prouver son utilité au moment le plus crucial.

Très difficile de parler du film sans spoiler outrageusement. Autant vous dire que c'est la première et pas la moindre preuve que la qualité est bel et bien au rendez-vous. Pour faire simple, non seulement on est pas déçu, mais le plaisir qu'on reçoit va bien au-delà de ce qu'on pouvait en attendre, même en étant exigeant. L'action et le scénario sont si équitablement gorgés de morceaux de bravoure et de coups de théâtre qu'il n'est pas exagéré de dire qu'on a carrément l'impression d'assister à la projection de Avengers 2. Oui, rien que ça. Hormis le fait que tous les super héros ne soient pas présents, le film est d'une telle générosité qu'il égale au moins l'oeuvre de Joss Whedon. Surpasse ? Je serais presque tenté de le dire. En fait, votre appréciation dépendra, il est vrai, de plusieurs paramètres à commencer par ce que vous saurez du contenu du film. Un conseil : évitez un maximum de vous faire spoiler inutilement. Ensuite, les références étant nombreuses aux films précédents comme à l'univers des comics, si vous connaissez bien les premiers, mais beaucoup moins les seconds, vous serez en quelque sorte le spectateur idéal puisque les multiples rebondissements feront leur effet sur vous tout en ne vous perdant pas en cours de route. C'est là qu'on se dit que la connaissance de tous les films devient quasi-obligatoire. Car plus que tous les autres films avant lui, The Winter Soldier donne la vision d'un puzzle scénaristique immense qui repousse sans cesse ses limites. Rien n'est laissé au hasard. Les interactions présentes et futures entre les différents protagonistes et leurs retombées deviennent dès lors de plus en plus passionnantes, annonçant un Avengers 2 de folie.

hvad_1395167558.jpg

Nick Fury/Samuel Jackson (Incassable, Iron Man 2, Avengers) est au coeur même de l'histoire et va connaître bien des mésaventures. A ses côtés, rien moins que Robert Redford éternellement charismatique, dans le rôle d'une tête pensante du Shield lequel va être particulièrement mis à mal, on en dira pas plus. La présence d'un acteur aussi prestigieux démontre le sérieux apporté tout du long par Marvel à sa franchise.

Sans même parler des surprises liées à la présence de certains personnages, le scénario en lui-même est déjà largement ponctué de ces renversements de situations, du côté des gentils comme des méchants. Ainsi même si certains seront plus faciles à deviner que d'autres voire carrément évidents, il y en a tellement qu'il y a fort à parier que vous ne pourrez pas tous les voir venir. On peut même dire que le film repose énormément sur ces effets, au point peut-être d'en faire trop, il est vrai, mais comment le lui reprocher lorsque d'autres blockbusters au budget comparable se contentent encore aujourd'hui du minimum syndical en matière d'écriture. Impossible donc de ne pas voir en The Winter Soldier un exemple à suivre pour certains cinéastes.

1370596659_Captain-America-2-The-winter-soldier.jpg

Le Winter Soldier du titre. On avait pas vu un méchant aussi stylé depuis un moment. Puissant et tenace, il est un adversaire redoutable même pour Cap. C'est dire s'il est dangereux. Ses apparitions et les combats qui s'ensuivent sont délectables. Finalement, le film comme le personnage méritent peu le titre de Winter Soldier tant ils réchauffent tous deux le coeur du spectateur. On apprécie d'autant plus ce bad guy mystérieux comparé au classicisme de Loki, tout en sourires et ricanements et qui au final ne fait jamais peur.

Avengers a posé de précieux jalons et l'on sent que Marvel a eu à coeur de reprendre la recette en la poussant un peu plus dans différentes directions. Résultat: beaucoup de personnages et de situations, mais encore une fois un excellent équilibre entre tous les éléments réunis. Tout y est : action à cent à l'heure, spectacle, humour bien dosé et même cette fois une ambiance de thriller politique pour le moins intéressante qui finit de persuader, si besoin était, que les comics sont très loin d'être des divertissements insipides et tape-à-l'oeil si tant est qu'on en prend soin. Comme vous l'avez compris, c'est nettement le cas ici, avec derrière la caméra deux réalisateurs jusque-là inconnus, deux frères, Anthony et Joe Russo, qui devraient, après cette belle réussite, se voir confier d'autres projets d'envergure. On l'espère pour eux et pour nous aussi, surtout si c'est de même qualité.

NB : Une fois n'est pas coutume, restez jusqu'au bout du générique de fin pour apprécier non pas une, mais deux scènes bonus !

scarlett-johansson-iron-man-2-black-widow-2.jpg scarlette-johansson-avengers-1.jpg

       Iron Man 2                       Avengers

Et vous, vous la préférez comment ?

                            Captain America : The Winter Soldier                            

Pourquoi je termine par cette image ? Et bien sachez-le, une scène importante du passé de Cap est visible dans le jeu vidéo et fait le lien avec le film. Mais ce n'est pas la seule raison de découvrir cette adaptation qui mérite beaucoup mieux que son anonymat.

Lire la Critique de Captain America : Super Soldier.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air

Iron Man 2 [Cinéma/Critiques]

ironman21.jpg

Ce deuxième opus se fait un devoir d'étendre les enjeux amorcés dans le premier tout en levant le voile sur un pan de l'héritage familial Stark.

Disons-le d'emblée, cette suite ne joue clairement pas dans la même cour que son prédécesseur. Là où le premier volet était centré sur la naissance du super héros et surtout sur l'évolution d'un homme, ici il sera essentiellement question d'un bras de fer entre l'intégrité de la technologie Stark et les ambitions personnelles de l'armée avec en filigrane la vengeance d'un ingénieur russe pour le moins polyvalent. On évitera donc une comparaison simpliste et on appréciera donc différemment les ingrédients réunis.

Si à première vue, le contenu peut paraître un brin trop roboratif, surtout comparé au caractère épuré du premier, on réalise au final que le scénario est assez bien équilibré et plutôt malin de surcroît. Chaque personnage trouve naturellement sa place parmi les autres et les différentes intrigues se nourrissent entre elles sans se bouffer.

Robert Downey Jr excelle dans ce personnage à l'ironie mordante toujours sur le fil du rasoir. Son allergie aux compromis et aux responsabilités  lui vaut d'ailleurs ici d'être régulièrement la cible de ses ennemis comme de ses amis. Parmi ces derniers, on retrouve l'énergie et le charme de Pepper Potts incarné par Gwyneth Paltrow, toujours aussi maternelle avec Tony au point de prendre du galon malgré elle, ainsi que James "Rhodey" Rhodes, cette fois sous les traits de Don Cheadle, qui va étoffer le personnage en s'immisçant lui aussi davantage dans la vie de Tony et aussi celle d'Iron Man. Au point de voir leur relation souffler le chaud et le froid.

Côté bad guys, Sam Rockwell (Cowboys et Envahisseurs) nous gratifie d'une prestation encore une fois jubilatoire et s'autorise même un petit pas de danse à la Charlie et ses Drôles de Dames.

MickeyRourkeIronMan.jpg

Et puis il y a évidemment Mickey Rourke qui revenait sur le devant de la scène après des interprétations mémorables dans Sin City et The Wrestler. L'originalité de son personnage de Vilain est qu'il est tout à la fois muscle et cerveau, redoutable en face à face comme à distance. Sa discrétion par moment dans le film le sert plutôt bien puisqu'à chaque fois qu'il refait parler de lui ce n'est pas pour rien.

_-2010-iron-man-2-076-1349879099-1350477326.jpg

"Je vous ai à l'oeil , Tony !"

L'occasion est aussi donné à un tandem, et pas des moindres, de faire son entrée. Nick Fury/Samuel Jackson (Incassable, Avengers), qui était déjà apparu à la fin du premier volet, revient surveiller de près les agissements de Tony, mais cette fois en compagnie de Natasha Romanoff/Scarlett Johansson (Avengers, Her) alias La Veuve Noire. Laquelle va pouvoir exercer ses talents de diplomate comme de combattante. En préparation du futur Avengers, le Shield montre cette fois un peu plus que le bout de son nez. Un atout indéniable de cette suite.

image.jpg

Une pose qui assure le fan-service.

Iron Man est une adaptation de comics et reste à ce titre un divertissement calibré pour les fans d'action et d'effets spectaculaires. De ce côté le film assure, notamment avec une course de Formule 1 explosive et l'attaque de drones armés jusqu'aux dents en pleine exposition sans compter une soirée qui tourne au règlement de comptes.

En fait le seul véritable reproche qu'on puisse faire au film c'est ce choix scénaristique concernant le père de Tony. Il eut été plus intéressant et original de conserver sa réputation initiale de père égoïste et de ce fait son apport scientifique à la santé de son fils aurait été moins délibéré et plus ironique. En accord même avec la personnalité du héros et de son univers, ni tout blanc, ni tout noir.

Iron-Man-2-Jon-Favreau-Security-Mark-V.jpg

Jon Favreau, le réalisateur, s'octroie dans ce deuxième volet un rôle plus consistant que celui de simple chauffeur.

 

 

Ce blog c'est pas juste un passe-temps
j'y bosse dur tous les jours
Je ne te demande pas d'argent
mais juste en retour
un petit commentaire
Ce sera mon salaire
C'est plus précieux que ça en a l'air