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vendredi, 26 août 2016

The Witcher 3 [Jeux Vidéo/Critiques]

http://digiato.com/wp-content/uploads/2016/01/the_witcher_3_wild_hunt.jpg

Critique en cours sur la dernière version du jeu

Je peux le clamer maintenant haut et fort, The Witcher 3 est le jeu qui m'a donné envie d'avoir une PS4 ! Je voulais commencer par celui-là sur la dernière génération de consoles. Mes moyens ne me le permettant pas, j'ai dû patienter. Maintenant que toutes les conditions sont réunies (merci mon Viking et ma moitié !), me voilà  - plus tardivement que les autres, mais avec le plein de mises à jour - dans la peau de Geralt de Riv, Sorceleur de son état, qui a maintenant bien assis sa réputation parmi la communauté de joueurs du monde entier.

Je n'ai pas joué au premier opus, je n'ai pas dépassé Flotsam dans Assassins of Kings et je n'ai lu aucun livre. J'aime le personnage, mais l'univers m'échappe encore par sa densité et ses intrigues politiques d'envergure (aspect qui ne m'a jamais passionné dans la Fantasy).

J'avoue avoir été séduit de prime abord par les ambitions de CDProjekt Red qui semblait proposer (cf l'aperçu du jeu) un RPG digne de ce nom dans le fond comme dans la forme. Même si Skyrim demeure une référence absolue pour moi, il est évident qu'en terme de Roleplay et de finition, il laisse clairement à désirer.

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+ Univers mâture et non manichéen

+ Monde vaste, riche, détaillé et vivant

+ Visuellement ça claque !

+ Combats dynamiques et intuitifs

+ Gameplay varié

+ Quêtes secondaires aussi soignées que le scénario

+ De nombreuses options pour personnaliser sa partie (même le choix de la langue)

+ Le Gwynt (un véritable jeu dans le jeu)

+ D'autres chevaux que le nôtre, d'autres cavaliers que nous

+ Les cadavres signalés par une croix sur la mini-map (comme dans Red Dead Redemption)

 

- Un gameplay parfois difficile à mémoriser

- Des menus un peu lourds

- Demi-tour automatique arrivé à la limite jouable de la map prétexté par la présence de dragons (bon j'avoue c'est quand même mieux que les murs invisibles !)

jeudi, 25 août 2016

The Saboteur [Jeux Vidéo/Critiques]

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Créateur de la série Mercenaries (2 épisodes sortis) et des Starwars Battlefront (2 épisodes également), le studio Pandemic a sorti The Saboteur comme son ultime production puisqu'il a fermé ses portes peu de temps avant le lancement du jeu. Très regrettable étant donné qu'il promettait beaucoup sur son avenir. Car s'il est loin d'être parfait, The Saboteur a véritablement offert un gros rafraichissement à la précédente génération de consoles et même encore aujourd'hui, on peut apprécier le travail fourni dont l'originalité demeure intacte.

IMG_0798.JPG

Oui, on peut escalader la Tour Eiffel !!!

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Jason Statham, ici dans Expandables 3, a vraiment hérité du look de Sean Devlin

+ Sean Devlin, le héros et son cynisme à toute épreuve (doublé en vf par Boris Rehlinger, le doubleur attitré de Jason Statham, ça le fait grave !)

+ La seconde guerre mondiale autrement que dans un FPS (ça change)

+ Un scénario tour à tour dramatique et délirant

+ Un concept percutant et novateur : la progression dans les missions intimement mêlée au design (monde en noir en blanc qui se colorise progressivement au fur et à mesure qu'on libère Paris du règne nazi) avec quelques couleurs qui claquent, comme le rouge, façon Sin City

+ Un gameplay très riche

+ 3 caméras pour le pilotage dont une plutôt immersive (certains jeux de course n'en ont pas proposé autant)

+ Sean est un héros réaliste (des fois) : il ne peut porter que deux armes à feu en même temps (mais pas mal d'explosifs pour compenser)

+ La ville de Paris (enfin, une version de Paris et de la France)

+ La BO (qui contient autant de bons morceaux que d'anachronismes)

+ La pluie (beaucoup mieux faite que dans Watch Dogs sorti 5 ans plus tard !!!)

+ Une grande map variée entre zone urbaine et rurale

+ Les messages apportés spontanément par les résistants

+ La présence des zeppelins (et la possibilité de les détruire)

+ Les nombreux véhicules du jeu à collectionner (voitures civiles, bolides de course, blindés)

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- L'escalade pour le moins laborieuse

- La distance d'affichage (l'horizon pique bien les yeux !)

- Des soucis de jouabilité et de caméra

- Bugs d'affichage (éléments flottants au-dessus du sol)

- Couleur aléatoire des véhicules dans les garages

- Les symboles nazis relookés par la censure

 

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Les Fausses Brèves [Humour]

Les Fausses Brèves

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En reprenant le principe des Brèves de Comptoir de Jean-Marie Gouriot qui a immortalisé - via plusieurs ouvrages - de véritables conversations dans de nombreux bistrots de France, tour à tour pertinentes, absurdes, parfois émouvantes voire poétiques et souvent franchement drôles, voici une compil' de mon cru :

 

- T'as l'air crevé ?

- Ouais. J'ai la moitié du cerveau qui roupille et l'autre qui la regarde.

 

- Les polos Lacoste ils ont un crocodile comme symbole. Les K-Way, ils devraient avoir un canard;c'est imperméable, un canard.

 

- Quand j'écoute de la musique des fois c'est comme si je regardais la télé. Je me fais chier.

 

- Les anniversaires ça sert à rien d'autre qu'à nous rappeler qu'on vieillit.

- Je suis pas d'accord. Ca sert surtout à nous montrer qu'on est pas encore morts.

 

- Les mecs qui font du sport ils me fatiguent !

 

- On dit que l'alcool ça conserve.

- Alors si t'es con, vaut mieux que t'arrête de boire !

 

- Dans le futur on aura plus besoin de boire. On se réveillera bourré.

 

- Tout le monde veut être riche et célèbre.

- C'est faux, moi je veux pas.

- T'as raison, moi non plus.

 

- Le gars qui a dit que la terre était ronde, on l'a zigouillé.

- Et le mec qui a dit qu'elle était plate ?

- Je sais pas.

- Ouais, comme quoi, il vaut mieux dire des conneries !

 

Un jour on pourra tous aller dans l'espace.

- Mais y a rien à faire dans l'espace. En plus il fait nuit tout le temps.

- Bah, on ira juste pour dormir.

- Ouais, ils construiront que des hôtels.

- Mais ce sera des hôtels de luxe vu que dans l'espace y a un paquet d'étoiles !

 

- Un mec qui est fou, est-ce qu'il le sait ?

- Et un mec qui est con ?

- bah, oui, il est pas fou !

 

- Les animaux, ils sont plus intelligents que nous. Ils ont arrêté d'évoluer pour plus faire de conneries.

 

- A la radio, il y a plus de pubs qu'à la télé.

- Oui, mais il y a moins d'images.

 

- Si le soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest, au Nord et au Sud, il fait quoi ?

 

- T'as déjà été dans une manif, toi ?

- Genre une grève ?

- Ouais.

- Bah une fois j'étais tellement crevé que j'ai dormi toute la journée. Du coup j'ai pas bu un seul verre. Ca compte ?

 

- On dit des années-lumière. Je comprends pas. Je croyais que la lumière mettait une seconde pour se déplacer !

 

- Le mec qui a inventé l'heure, il devait vraiment se faire chier.

 

- Y a des radars pour les voitures, pourquoi ils en mettent pas pour les avions ?

- Mais y en a dans le ciel.

- Ah bon ?

- Bah ouais. S'ils vont trop vite, les avions ils se mangent le mur du son !

 

- Je comprends rien à l'informatique.

- C'est pas compliqué. C'est juste une histoire de uns et de zéros.

- Y a aucune lettre ?

- Non.

- Alors pourquoi c'est toujours écrit en anglais ?

 

- A la préhistoire, comment ils faisaient pour communiquer entre pays ?

- Ils parlaient pas, comme ça ils disaient pas de conneries. A ton avis, pourquoi ils ont pas eu de deuxième guerre mondiale ?

 

- Je trouve qu'on se pose trop de questions.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Tu vois !

 

A suivre...

 

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vendredi, 19 août 2016

Assassin's Creed Unity [Jeux Vidéo /Critiques]

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La Révolution du monde ouvert ?

Clairement pas pour répondre directement à la question, la faute à une ville certes magistralement restituée grâce aux performances des nouvelles consoles, mais hélas beaucoup trop homogène pour conserver l'intérêt sur le long terme et comme d'habitude la qualité visuelle impacte grandement la diversité du contenu. AC Unity marque même une régression dans les possibilités offertes que ne peut masquer la personnalisation poussée du héros : les interactions avec la ville et celles avec les citoyens se réduisent à peau de chagrin. Il m'a suffit de rejouer cinq minutes à AC III pour prend plus de plaisir qu'en une heure sur Unity.

Le scénario, lui, n'est qu'une énième grosse carotte pour encourager le joueur à accéder à tout l'équipement affiché. Hormis les premiers pas qui servent de tutoriel et qui diversifie l'action et les objectifs, on est un assassin et on passera son temps à...assassiner, encore et encore ou à se faire assassiner !

Les quêtes secondaires ? Pareil voire pire, certaines se résumant à un jeu de massacre interminable sans aucun but digne de ce nom.

Le contexte historique ? Un simple décor qu'on finit vite par oublier.

L'exploration ? Ramasser des cocardes et ouvrir des coffres dont la plupart ne pourront pas être ouverts si on avance pas dans le scénario.

Autrement dit, on tourne en rond. Au vu de ce que je vois et de ce que je sais, la nouvelle génération n'a donc rien appris. Elle continue de nous faire miroiter des changements qu'on ne voit jamais, qu'on continue à fantasmer. Les éditeurs jouant le jeu du gouvernement. Bah oui même le divertissement fait la politique de l'illusion pour masse. Tout fout le camp !

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Elise a tellement plus aux joueurs qu'une pétition est même née pour renommer le jeu Assassin's Creed Elise. Bon en même temps y a des pétitions pour tout et n'importe quoi maintenant, surtout dans le jeu vidéo !

Résultat, j'ai terminé la séquence 5 pour débloquer de nouveaux items (et uniquement pour ça je dois dire), mais après ça je me suis rendu à l'évidence : rien ne m'intéresse et ne m'encourage à poursuivre le jeu. En voulant singer un grandiose RPG, Unity se prend les pieds dans le tapis car bien sûr il ne fait qu'amorcer cette ambition et les sempiternels défauts de sa série annihilent le plaisir naissant du joueur. Du coup rien n'est vraiment plaisant car un défaut ou une limite détruit chaque bonne idée qui nous saute aux yeux. Ubisoft tente de s'affranchir de la rigidité de son gameplay conditionné par le fait de rejouer le passé réaliste d'un personnage, mais cherche en même temps à conserver un cadre pour qu'on identifie toujours les codes de la saga. Les deux principes en se combinant donnent naissance à un jeu bâtard qui souffre de faire du surplace alors que tout est fait pour qu'il prenne son envol. En voulant à tout prix faire fructifier sa licence, pérenniser un nom populaire, Ubisoft se prive de nous offrir un jeu dantesque, révolutionnaire.

L'éditeur promet plus de liberté dans la progression dans son Watch Dogs 2. On attendra les retours pour en juger. En tout cas, il ne serait que justice que celui qui a rendu les mondes ouverts aussi ennuyeux contribuent à redorer leur blason.

Points négatifs :

- Scénario laborieux dont on se désintéresse très vite étant donné qu'il fait écho à celui d'AC II

- Les animations saccadées

- Perso toujours foufou dans ses déplacements

- Les bugs d'affichage, de collision, d'animation

- Une IA aux yeux de lynx (vous repère accroupie dans la foule !!!)

- Manque cruel de sensations (pas de vibrations)

- Le rechargement de la vision d'aigle

- Notre cible principale est au sol, impossible de l'achever pour terminer la mission tant que tous les gardes autour n'ont pas été tués !

- Les checkpoints mal placés (on rate l'évasion après l'assassinat, on doit refaire l'assassinat, du jamais vu !)

- Missions dynamiques fréquentes, mais ultra répétitives (tuer, mettre à terre)

- La texture des cheveux pas très convaincante

- Des icônes et interactions liées au multi à profusion qu'on ne peut masquer en solo

- Une carte interactive en 3D, mais visuellement peu attrayante

- Pas de cycle jour/nuit automatique

- Aucun cheval (même pas dans la zone rurale)

- Un ciel graphiquement dépassé (nuages sans volume)

- Le ventilo de la console qui turbine à mort quand on entre dans les menus du jeu

- Trouver 100 cocardes pour débloquer la couleur noire des tenues

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 Points négatifs/positifs :

-/+ Laisse entrevoir ce qu'un AC médiéval aurait pu donner et ce qu'Ubisoft pourrait faire s'il produisait un véritable RPG au lieu de flirter constamment avec le genre.

-/+ De nombreux éléments de tenues qu'on a envie de choisir avant tout pour l'esthétisme, mais qui de ce fait n'offrent pas forcément les avantages requis pour la difficulté des missions.

-/+ Elise qu'on regrette de ne pouvoir incarner tant elle est réussie à tous points de vue

-/+ La foule, très dense, qui dynamise la ville et en même temps qui apparaît vraiment comme superficielle

Points Positifs :

+ La reconstitution de Paris

+ Paris entièrement accessible après quelques missions

+ La gamme de mouvements d'Arno

+ Le nouveau gameplay du parkour, bien pensé

+ La furtivité libre (enfin !!!)

+ Régénaration de vie manuelle (le retour !!!)

+ La personnalisation d'Arno

+ Le système des opportunités

+ Les flashbacks obtenus grâce aux assassinats des cibles majeures (les mises à mort n'ont jamais été réinventées depuis l'ère d'Ezio)

+ Les tenues des précédents Assassins accessibles sans passer par Uplay

+ Une IA qui combat parfois de manière très réaliste (enchaînement de coups, attaques au sol, esquive, parade)

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+ Les armes d'Hast (c'est si rare dans un jeu console, pas vues aussi bien représentées depuis Two Worlds)

+ Un feeling de RPG (parfois)

+ Les nombreux intérieurs accessibles sans aucun chargement (bâtiments, souterrains)

+ Des personnages visuellement réussis

+ Transitions invisibles entre cinématique et jeu

+ Missions secondaires accessibles sans aucun chargement

+ Les époques visitées via les failles

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Un gros merci à ma moitié pour m'avoir offert le jeu !!!

 

En Lien :

Jouer RP à Assassin's Creed

Ubisoft : du Prestige au Préjudice

Ma Version de Assassin's Creed Syndicate

Jouer RP à Assassin's Creed  part 2 : Eden War

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Assassin's Creed III

Assassin's Creed IV : Black Flag 

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jeudi, 11 août 2016

Mort ou Vif [Cinéma/Critiques]

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Entre sa trilogie Evil Dead et sa trilogie Spiderman, Sam Raimi (Jusqu'en Enfer) s'essayait à divers genres. Bien lui en a pris !

Avec Mort ou Vif, le cinéaste met de côté le fantastique délirant, sans pour autant renier ses origines, pour nous offrir un western dans la plus pure tradition.

Résultat : malgré un contexte à priori très limité (un tournoi de duels), le film renouvelle constamment l'intérêt grâce à une mise en scène inventive à souhait, quelques coups de théâtre bien placés et surtout des personnages superbement croqués. A commencer par la tête d'affiche, Sharon Stone (Sphere, Basic Instinct, Basic Instinct 2), qui elle aussi en s'essayant à un nouveau genre dans sa filmo réussit un coup de maître.

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 Qu'elle ait l'allure nonchalante et le cigarillo au coin des lèvres façon Eastwood...

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...le regard enfiévré d'une pistolero sans foi ni loi...

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ou bien l'élégance de son sobriquet (Lady), Sharon Stone fait mouche à tous les coups !

Tour à tour, farouche et vulnérable, Lady (de son vrai nom Helen) rejoint le panthéon de ces héroïnes iconiques dont on aime découvrir les différentes facettes et voir évoluer au gré des embûches mises sur leur route. Forte et fragile, son combat (en tant que femme aussi bien qu'en tant qu'individu) passionne de bout en bout et ses interactions avec les autres personnages ne font que sublimer ses différentes nuances de caractère. Torturée par son passé, assoiffée de vengeance  et de justice, elle évolue dans un monde d'hommes, une jungle impitoyable qui l'oblige à s'endurcir, mais ne peut lui faire oublier totalement ce qu'elle est : un être qui se cherche, sensible à ses émotions et désireuse de se libérer d'un poids qu'elle n'a pas choisi.

Les interactions c'est une autre qualité majeure de Mort ou Vif, car chaque personnage, bien que stéréotypé, nourrit en permanence l'intrigue. Le casting n'y est évidemment pas pour rien et nous offre des numéros d'acteurs mémorables entre quelques guests délectables (Lance Henriksen dans le rôle d'un pistolero qui se la raconte), des vétérans parfaits dans leur registre de prédilection :

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Gene Hackman joue les salauds tellement bien qu'on lui pardonne de le faire si souvent. Et de jeunes comédiens qui annoncent déjà leur futur sacre international :

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Russel Crowe dont le karma est sans cesse questionné par son passé et sa volonté de le dépasser... La ville ne s'appelle sans doute pas Redemption pour rien !

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Et Leonardo Dicaprio (Inception, Django Unchained, Les Noces Rebelles, The Revenant) qui n'aura de cesse de prouver à son père qu'il est lui aussi un as de la gâchette et donc un véritable homme de l'Ouest !

Niveau mise en scène, donc, on a droit à du lourd, une maîtrise absolue, à la fois spectaculaire et stylisée. Ralentis, plans rapprochés, montage saccadé et plans sur fond noir (esthétique qu'on aura plaisir à retrouver dans le Lucky Luke avec Jean Dujardin), Raimi utilise toutes les cordes de son arc pour nous offrir un divertissement dynamique, tendu, émouvant et surprenant qui sous sa légèreté apparente, dévoile des trésors de subtilité et de profondeur ! Il parvient à restituer les codes tout en y apportant sa griffe reconnaissable, réinventant le genre et faisant donc de Mort ou Vif un must à (re)découvrir d'urgence qu'on soit amateur ou non de westerns !

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être aussi :

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samedi, 06 août 2016

Dolores Claiborne : Crawling in my skin [Cinéma/Vidéos]

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Je suis heureux de partager la diffusion d'un hommage particulièrement réussi (de surcroît le seul et unique sur Youtube actuellement) sur le film Dolores Claiborne, adaptation du roman de Stephen King avec une Kathy Bates (Le Récidiviste, Les Noces Rebelles) bouleversante dans le rôle-titre.

Alternant passé et présent, douleur et espoir de réconciliation (avec les proches, avec la vie elle-même), ce montage très inspiré est un véritable prolongement de l'oeuvre dans l'émotion qu'il suscite. Mais soyez prévenus, Spoils majeurs en vue !

 

 

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vendredi, 29 juillet 2016

The Cell [Cinéma/Critiques]

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La Belle et la Bête ?

Tarsem Sigh fait partie de ses réalisateurs à l'instar d'Alex Proyas (The Crow, Dark City) qui ont connu un début de carrière fulgurant de par leur sens artistique profondément inspiré, personnel, nous offrant des ouvres visuellement très fortes, mais également un propos pertinent. Hélas, l'un comme l'autre a fini par succomber aux sirènes d'Hollywood pour finir progressivement par devenir un faiseur de gros films comme il y en a tant.

Raison de plus pour (re)découvrir The Cell, un petit bijou du fantastique.

Bon tout d'abord, soyons clairs, même si vous n'êtes franchement pas fan de Jennifer Lopez, sa présence dans le film ne doit surtout pas vous empêcher de vous pencher dessus étant donner que son rôle bien qu'important est loin d'éclipser le véritable intérêt du film.

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Vince Vaughn va expérimenter d'une manière inédite la confrontation entre un flic et un tueur.

En naviguant entre réalité et rêve, le réalisateur nous offre des ambiances très différentes, mais se complétant à merveille. D'un côté une enquête flirtant avec Seven et Le Silence des Agneaux (sans doute pas un hasard si on retrouve Howard Shore le compositeur des deux films précités) au cours de laquelle Vince Vaughn recherche un serial killer, puis sa dernière proie avant qu'il ne soit trop tard. De l'autre une plongée tout à tour éclatante de beauté, nimbée de mystère puis d'une noirceur terrifiante dans l'inconscient d'un être que la vie n'a pas épargné et qui a développé nombre de psychoses, d'obsessions afin de garantir sa survie.

JLO tout en retenue (et on l'en remercie) s'aventure donc dans les méandres d'un esprit déséquilibré afin de lui tirer les vers du nez, s'improvisant d'une certaine façon détective. Sauf que progressivement son intérêt sera tout autre et les dangers qu'elle affrontera seront à la hauteur de ses ambitions.

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Tarsem Singh a profité de ce scénario vraiment original pour offrir au spectateur un déluge d'esthétisme et de surréalisme inoubliable. Que ce soit les costumes, les maquillages ou les décors, on navigue de tableau en tableau en s'extasiant des formes et des couleurs qui mêlent de nombreux genres et surprend souvent par des mouvements et des illusions du plus bel effet, nous conviant au détour de quelques scènes emblématiques à un spectacle de magie aussi inquiétant que luxueux.

Parfois effrayant, repoussant (quelques effets gore), le film conserve jusqu'au bout sa fascination avec cette impression de mêler intimement beauté et perversité, l'esprit du tueur étant un véritable cadeau empoisonné pour l'héroïne.

On pourra lui reprocher d'aller un peu trop vite à l'essentiel, mais on ne doute pas un instant que c'était sans doute le compromis à faire pour voir exister une oeuvre aussi singulière. Par ailleurs si vous avez été frustré par la sobriété visuelle (justifiée) de Inception, vous devriez trouver votre bonheur dans The Cell qui sans se poser en concurrent propose une alternative intéressante. 

 

 

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dimanche, 24 juillet 2016

X-Men : Apocalypse [Cinéma/Critiques]

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Singer chante faux

Après un Commencement très réussi, un Days Of Future Past audacieux, voici le troisième volet de la nouvelle trilogie des X-Men contant toujours le développement de l'école de Xavier et la rivalité de ce dernier avec Magneto. Las, c'est sans doute le plus inégal en terme de qualité et d'intérêt. Voyons cela en détails.

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Le gros atout de cet opus, une fois n'est pas coutume, c'est Magneto qui apporte l'émotion et l'intensité qui sinon manquent cruellement au film. On aurait préféré que la trame tourne autour de lui et d'un mutant qui lui est proche. Magneto demeure un bad guy vraiment parfait de par le cas de conscience qu'il représente. Il est bien sûr bon de renouveler le contenu, mais si c'est pour perdre au change, on s'en passe.

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Michael Fassbender dans une tenue plutôt classe. En attendant celle d'Assassin's Creed en fin d'année...

La présence d'Apocalypse nous prive d'ailleurs d'une scène de représailles attendue qui aurait sans doute été trop violente, mais bon à côté de ça on a droit à un fetauring dans la base de Stryker sanglant certes, mais pas forcément très utile et qui de surcroît renforce le défaut du film : à force de nous montrer les mêmes séquences et personnages emblématiques sous d'autres angles, on ne sait plus trop quoi on regarde : reboot ? remake ? suite ? préquel ? Un mix de tout ça ? C'était déjà le cas de l'opus précédent qui brouillait déjà la perception du spectateur. Et cette confusion est d'autant plus marquée que les films s'enchainent au cinéma sans temps mort comme des épisodes de série télé. Il est peut-être temps de laisser reposer un peu tout ça. Enfin j'y crois pas trop.

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Apocalypse, le grand méchant, le tout premier mutant. Malgré tout le talent et les efforts de Oscar Isaac (Sucker Punch, L'Eveil de la Force) d'habitude très à l'aise dans la peau des gentils comme des méchants, le personnage demeure trop inconsistant et son manque de dynamisme n'arrange rien. Sans énerver autant que celle de Bane dans The Dark Knight Rises, on finit quand même par se lasser de sa voix résonnante de vilain tout-puissant. 

Concept art de X-Men: Apocalypse avec Apocalypse de devant

Un design non retenu pour Apocalypse, pourtant le personnage aurait eu plus d'impact ainsi.

Le choix de ses  quatre cavaliers est plutôt étrange, leurs pouvoirs n'étant clairement pas du même niveau. On pense à Archangel qui fait clairement de la figuration. Psylocke (visuellement très proche du comics) s'en sort un peu mieux, mais on ne sait absolument rien sur elle, plutôt frustrant.

Mystique, quant à elle, se forme un peu plus au rôle de leader des X-Men ce qui renvoie à sa prestation dans Hunger Games. Jennifer Lawrence ne m'a jamais convaincu dans la peau de la polymorphe bleue, visuellement parlant je veux dire. Je préfère de loin le rendu du personnage quand Rebecca Romijn l'incarne, notamment au niveau du visage. Et question combat, c'était autre chose aussi. Dans Apocalypse, un coup de coude et c'est terminé. On est loin des chorégraphies travaillées du premier X-Men.

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Puisqu'on aborde le sujet de la mise en scène, il est indéniable que c'est l'élément le plus bancal du film. On passe d'une intro kitsch à souhait (Singer tu aurais dû revoir celle de La Momie, on est plus dans les années 60 !!!) à des moments prenants comme la séquence d'Eric dans la forêt et le lancement des missiles au son de la 7ème symphonie de Beethoven, morceau que j'apprécie particulièrement, déjà utilisé dans Predictions avec Nicolas Cage et dont je me suis moi-même servi dans ma série Batman: Requiem for Innocence. Singer a pourtant démontré dans le passé qu'il pouvait être très inspiré niveau mise en scène avec notamment l'intro mémorable de X-Men 2 qui introduisait brillamment le personnage de Diablo au son du Dies Irae de Mozart (une autre musique classique que je kiffe grave en passant !). Quand on sait de quoi il est capable, la déception est évidemment plus grande.

On a droit au début du film à un combat dans une cage qui pourrait rappeler le premier X-Men de par l'ambiance, mais qui faute d'inspiration nous renverra davantage au film Street Fighter de sinistre mémoire. Le combat entre Apocalypse et Xavier est original et aurait pu donner lieu à un fantastique duel, mais le concept n'est pas assez exploité.

Et puis bien sûr il y a Quicksilver. Ce personnage capable de défier le temps nous avait déjà gratifié d'une séquence inoubliable dans Days of Future Past et il remet le couvert ici avec encore une fois beaucoup d'humour et d'imagination alors que le reste du film en ait clairement dépourvu. On en apprend un peu plus sur lui, mais son potentiel demeure sous-exploité. Ce geek addict aux années 80, incarnation de la cool-attitude, qui utilise son pouvoir avec une légèreté aussi indéniable que son pouvoir est d'une importance capitale dans la survie de nombreux personnages pourrait donner lieu à d'autres situations vraiment intéressantes. A noter qu'il existe une autre version de Quicksilver dans Avengers : Age of Ultron incarné par Aaron Taylor (Kick-Ass), qu'on aura tôt fait d'oublier surtout en comparaison.

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La nouvelle Storm est visuellement très réussi, mais aurait mérité un traitement plus approfondi. Ses origines ne plairont pas à tout le monde.

Diablo fait son grand retour, mais personnellement je ne suis toujours pas satisfait. Visuellement j'attends toujours un personnage athlétique que ce soit en terme de design comme dans sa manière de se déplacer (hors téléportation) et de combattre, sans doute parce que c'est ainsi que je l'ai connu, précisément dans le numéro 42 de la série Excalibur (que j'ai vendu bien trop vite et qu'il me tarde de retrouver - à quel prix ???)

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Dans ce numéro, il se trouve qu'il y a une séquence similaire à celle de Quicksilver dans Days of Future Past dans laquelle les héros sont figés en plein combat, puis réorganisés pour se frapper les uns les autres. J'en profite pour dire que je suis très fan du dessin d'Alan Davis. Je suis assez exigeant au niveau du style, j'aime que ce soit assez réaliste et assez épuré. Ce que je reproche aux comics c'est qu'on a souvent droit à différents styles parfois sur une même histoire.

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Autre dessinateur que j'affectionne : Travis Charest (j'ai toujours quelques numéros de Wildcats).

 

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samedi, 23 juillet 2016

Fallout 4 [Jeux Vidéo/Critiques]

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Article dédié à mon Viking Père- Noël (encore merci pour tout !!!)

Avec ses ennemis légendaires et son mode rapide pour looter, Fallout 4 se rapproche énormément de la série Borderlands. Mais en conservant et améliorant bon nombre de caractéristiques d'origine, il procure un vrai plaisir sur le long terme, faisant mieux que Rage. Passée l'euphorie, on regrette énormément l'aspect roleplay qui répond clairement aux abonnés absents alors que Fallout New Vegas avait su lui redonner son importance. Beaucoup de bonnes idées de personnages, de quêtes et de lieux, mais réduits à l'idée d'embryons. Du coup Fallout 4 simule une profondeur qu'on ne constatera que trop rarement, cultivant le syndrome GTA IV/GTA V avec des règlements de compte en guise d'objectif final, alternant les nettoyages de zone à plus ou moins grande échelle et les phases de commerce, avec entre les deux peu d'autre intérêt niveau interaction avec les autochtones. On se consolera un peu de cette lacune en détaillant les nombreux anecdotes et témoignages (humoristiques ou non) accessibles par les terminaux  et les messages laissées à l'abandon. Le jeu n'en reste donc pas moins très addictif de par la somme astronomique de choses à découvrir et à expérimenter. Comme à l'accoutumée petite revue en détails de ce monde ouvert post-apocalyptique malgré tout très foisonnant :

Animation : L'un des points noirs de la série se voit enfin amélioré nettement grâce à une nouvelle génération de moteur. Plus développée et fluide, l'animation des personnages et des créatures gagne en réalisme. Le ragdoll occasionne malheureusement des bugs de collision plus ou moins gênants et des soucis dans la fluidité de l'animation avec des problèmes récurrents comme lorsque l'on veut tirer et qu'au lieu de cela on s'injecte un steampak. Les blessures causant des handicaps sont quant à elles bien rendues. Restez sans bouger avec votre arme à la main ou avec votre Pib-boy et cela déclenchera une petite animation comme dans Far Cry 2.

Bestiaire : Cet épisode peut s'enorgueillir de proposer un vaste panel de créatures, la plupart familières des afficionados de la série. Ainsi on aura plaisir à retrouver les incontournables brahmines, les radcafards, les mouches bouffies, les rataupes (qui portent mieux leur nom puisqu'elles sortent de terre), les radscorpions (qui se prennent pour des rataupes !) et les super mutants. Certaines espèces bénéficient d'un nouveau design et d'une animation plus élaborée comme les goules. C'est le cas aussi des Ecorcheurs, plus massifs. Bien que toujours redoutables,  on pourra les trouva néanmoins moins impressionnants, d'autant qu'on en rencontrera un très tôt dans le scénario. Les fangeux ont également été redessinés et ressemblent désormais plus à des crabes géants qu'à des humanoïdes (je déteste le bruit de leurs papattes !). Si vous avez de la (mal)chance, vous pourrez tomber sur une Reine des Fangeux particulièrement puissante. De nouveaux spécimens baptisés Légendaires font également leur apparition, donnant plus de fil à retordre, surtout lorsqu'ils se mettent à muter, mais proposant un loot en conséquence. Parmi les nouvelles espèces citons : les tiques et les darillons, les molosses de mutants.

Boussole : elle aussi redessinée sur le modèle de Skyrim avec des symboles pour représenter les lieux. Les symboles sont vides pour indiquer qu'ils n'ont pas encore été découverts.

Compagnons : Fallout renoue avec les compagnons. Certains sont évidemment plus attractifs que d'autres (Valentine et Cait ?), mais ils tous assez différents pour susciter une préférence du joueur avec quelques punchlines mémorables. Comme dans FNV, ils réagiront positivement ou négativement selon vos actions (à la manière d'un Mass Effect), ce qui influencera la qualité de vos rapports. Une quêtes spécifique sera disponible si vous devenez suffisamment proches. Quand vous atteignez l'affinité maximale, vous bénéficiez d'une attitude spécifique à chaque compagnon. Mais son intérêt sera malheureusement très variable. Bonus : on peut récupérer la tenue unique de chacun d'eux.

Dommage encore une fois que des bugs sabotent l'expérience de leur compagnie et que certains dialogues nuisent à la cohérence (Cait qui espère ne pas rencontrer de super mutants alors qu'elle vient d'en découdre avec eux !).

Le système d'ordre repris de Skyrim a été amélioré. Plus intuitif il demeure encore toutefois brouillon par moment. Les interactions et commentaires contextuels eux ont été clairement revus à la hausse et on est régulièrement surpris d'entendre les répliques de notre fidèle acolyte selon le lieu visité et les ordres donnés. Un autre bon point pour l'immersion. Moi qui préfère de loin la jouer solitaire, j'avoue que cela m'a bluffé et encouragé  à faire équipe.(Demander à Cait de forcer une serrure Maître, vous verrez !)

Confrérie de l'Acier : alors qu'elle était présentée sur le déclin dans FNV, elle est particulièrement valorisée dans cet opus. Entre l'armure assistée customisable, seul élément réparable du jeu désormais, le Prydwen (la base volante) et les vertiptères, non pilotables, mais utilisables en tant que renforts et moyen de locomotion armé, les fans de la CdA seront aux anges. Les apparitions aléatoires des vertiptères dans le ciel donnent lieu à des escarmouches fréquentes et variées conférant énormément de vie et de dynamisme à l'univers (on aurait juste aimé que les pilotes se crashent moins systématiquement, z'ont pas bu que de l'eau purifiée, ceux-là !!!). On se laisse imaginer ce que donnerait un RPG dans l'univers de Warhammer 40 000. Dommage que la montée en grade soit aussi anecdotique.

Construction : Cette nouveauté faisait frémir les puristes (Fallout = Minecraft-like ?), mais au final, on réalise que sa présence ne dénature pas le jeu puisque son utilisation est totalement soumise au bon vouloir du joueur. Hormis un bref tuto de quelques missions à Sanctuary, on est libre de s'adonner ou pas au plaisir de bâtir un petit empire (commercial avec le développement des colonies) ou simplement la maison de ses rêves. L'accès à la Construction est d'une simplicité incroyable et les possibilités - une fois qu'on a saisi les rouages - apparaissent énormes. Dommage que le manque d'infos dans la pose des éléments (Il n'y a qu'un seul type de sol qui s'adapte au relief du terrain) vient ternir l'expérience. Je vous renvoie à ce tuto pour mieux comprendre cet aspect du jeu. A noter que tout comme la Cuisine, la Construction apporte elle aussi un gain d'expérience non négligeable.

Craft : La promotion du jeu l'a largement mis en avant, à raison. On notera que s'il y a un nombre important d'objets à fabriquer, dans le domaine des drogues et des recettes alimentaires, les possibilités semblent beaucoup plus restreintes que dans New Vegas.

Cuisine : Contrairement à Skyrim, élaborer des plats fait gagner de l'Expérience en plus de vous fournir de quoi regagner plus ou moins de santé. A noter qu'une fois cuisinés, les ingrédients radioactifs deviennent sains.

Dialogues : L'une des grandes nouveautés de cet épisode est que notre personnage peut parler. Une qualité ou un défaut selon chacun, mais ce qui est clairement regrettable, c'est qu'une seule voix est disponible pour chaque sexe (bonjour les incohérences avec le physique) et que les dialogues en eux-mêmes ne permettent pas de choisir une mentalité en particulier ou seulement de manière illusoire. Si vous comptiez incarner un véritable anti-héros, vous serez très déçu. Restent quelques lignes de dialogues supplémentaires si votre Charisme vous l'autorise et un code de couleur pour indiquer la difficulté, mais les répliques liées au SPECIAL et aux perks ont disparu. A noter que le nombre de doubleurs français semble avoir augmenté sur cet épisode, en tout cas on a plus cette impression d'entendre quelques voix réparties selon des critères simplistes comme dans les autres jeux Bethesda. On apprécie beaucoup.

Exploration : Le gros point fort de la série et cet épisode ne fait pas exception, on peut même dire qu'il en est le summum. Les intérieurs offrent enfin de la variété, ce qui permet de personnaliser davantage les lieux visités. La verticalité des décors est très bien exploitée, on peut vraiment parler de level-design et la possibilité fréquente de pouvoir monter sur les toits et de passer alternativement de l'extérieur à l'intérieur et d'un bâtiment à un autre fréquemment sans aucun temps de chargement ajoute beaucoup à l'immersion et donc au plaisir. Cette connexion entre l'intérieur et l'extérieur était déjà esquissée dans Skyrim, mais dans Fallout 4 elle est carrément palpable, une grande réussite !

Au sol, en plein coeur de Boston, on se sent littéralement écrasé par la hauteur des buildings tout en ayant le sentiment délectable de pouvoir atteindre leur sommet. On note globalement plus d'accessibilité avec l'ajout notamment d'ascenseurs externes pour atteindre des lieux plus élevés (pont-autoroutes) et des plateformes mobiles. La sensation de liberté qui en résulte est grisante à souhait, en témoigne l'exploration de Postal Square. Bethesda a en outre intégré le respawn des ennemis dans les intérieurs ce qui donne enfin de l'intérêt à les visiter de nouveau.

Factions : Au gré du scénario et de l'exploration on sera amené à faire la connaissance de plusieurs communautés aux ambitions et méthodes diverses. Vous serez forcément amené à faire des choix parmi elles, ce qui vous vaudra d'être opposé à d'autres. On retrouve l'incontournable Confrérie de l'Acier, mais de nouvelles factions sont associées au Commonwealth comme les Miliciens ou le Réseau du Rail. Les pillards ont remplacé les raiders, mais on ne pourra jamais en faire partie. On sent clairement une régression par rapport à FNV où la tenue portée pouvait nous permettre de passer incognito.

Gameplay : Les fans de la série trouveront vite leurs marques, mais devront s'adapter sur d'autres points. Des nouveautés bienvenues : on peut enfin courir et frapper avec la crosse de son arme. Deux choses ont changé en particulier :

Le loot, visible simplement en passant devant les contenants/cadavres, ce qui ajoute beaucoup de dynamisme au jeu. Les puristes, eux, pourront retrouver la surprise de découvrir les objets trouvés en baissant l'opacité au maximum et en appuyant sur la touche de transfert.

Les fusillades procurent enfin des sensations dignes de ce nom. Le feeling des armes est excellent, les explosions et les décors destructibles font le reste, le tout sublimé par des effets sonores d'une grande qualité et le thème de la saga revisité. Mais on s'étonne ne pas bénéficier d'un système de couverture digne de ce nom.

On regrette de ne plus pouvoir visualiser l'arme dans le dos du personnage, mais cette absence est justifiée par le nombre de possibilités en terme customisation qui aurait à coup sûr fourni des bugs de collision dans la veine de FNV

Associer le coup de crosse et le lancer de grenades sur la même touche est maladroit.

En revanche faire des screens et des vidéos en maintenant la touche share est une franche bonne idée surtout pour un jeu comme Fallout 4.

La vue à la troisième personne est beaucoup plus jouable que dans les autres jeux made in Bethesda.

Il n'y a plus de touche associée directement à la fonction Attendre. Pour ce faire, il faut impérativement trouver un siège.

Je déplore la quasi-absence de vibrations, notamment lors d'explosions.

Comme dans Skyrim, on peut voir chaque objet sous toutes les coutures avec cette fois une définition satisfaisante. On retrouve également des infos et éléments du jeu sous forme de figurines virtuelles à manipuler durant les temps de chargement. Oui Skyrim a clairement servi de modèle à Fallout 4. Certains s'en plaindront, d'autres beaucoup moins.

Graphismes : On attendait pas mal à ce niveau car faut dire ce qui est, c'est l'un des gros points faibles de la série. Nouvelle génération oblige, on a droit à des textures plus soignées, même si certaines demeurent encore rudimentaires voire hideuses (amas de débris au sol) et ne convaincront pas les férus de moteur dernier cri. Les personnages sont globalement réussis et le rendu général très convaincant. Le monde est beaucoup plus coloré et boisé, mais contrairement à ce que l'on pourrait penser ça ne dénature pas l'esprit. L'aspect rétro-futuriste, lui, gagne clairement en crédibilité grâce à de nombreux objets et des costumes détaillés et vraiment dans le ton. Les tenues retiennent d'ailleurs particulièrement l'attention, que ce soit celles des pillards et des super mutants faites de récup' ou celles de la Confrérie de l'Acier avec ses différents uniformes qui ne sont pas sans rappeler l'identité de Starwars. Niveau décor, les paysages désertiques, les villes et les ruines sont magistralement modélisés. L'immersion est garantie où qu'on aille avec parfois en prime cette intrusion de la nature qui vient rappeler qu'il s'est passé beaucoup de temps.

Inventaire : Similaire aux épisodes précédents, il présente deux nouvelles catégories : Bric à Brac qui regroupe les objets pouvant servir au Craft et à la Construction et Mods pour améliorer les armes. Le point négatif : les clés ne sont plus regroupées dans un trousseau, elles s'affichent toutes en une liste interminable et on ne nous donne pas la possibilité de les ranger et de les jeter ce qui alourdit énormément le jeu quand on cherche un objet étant donné que les clés (ordre alphabétique oblige) sont classées en premier dans la rubrique Divers.

Karma : Cet élément qui permettait de favoriser le Roleplay a totalement disparu au profit de simples répliques. On peut toujours voler, mais cela n'occasionnera rien d'autre que l'hostilité des PNJ si vous êtes pris la main dans le sac. On pourra toujours s'allier avec différentes factions ce qui impliquera de s'opposer à celles qui leur sont naturellement ennemies avec forcément des récompenses différentes à la clé.

Map : Aussi vaste et varié qu'on peut le souhaiter, le monde de Fallout 4 offre des panoramas et des périples mémorables grâce à des ambiances  et des lumières soignées. Le cycle jour de nuit, la brume, la pluie et les tempêtes radioactives offrent tour à tour un sentiment d'apaisement, de mystère ou de franche insécurité. Ajoutons à cela une dynamique réussie au niveau des rencontres aléatoires qui s'entremêlent parfois joyeusement et de quêtes secondaires glanées au hasard. Dommage cependant que le jeu nous fasse débuter dans le coin supérieur gauche de la carte avec des dangers de plus en plus grands au fur et à mesure qu'on s'en éloigne comme dans un MMORPG lambda. Et puis il a fallu qu'il y ait encore des murs invisibles pour délimiter la carte -gros soupir-

Après l'UESP V2 de Skyrim qui permettait de visualiser la carte de Bordeciel à la façon de Google Map, voici la carte interactive de Fallout 4 qui vous permet de retrouver les nombreux points d'intérêt du jeu et même de placer les vôtres puisqu'il existe une fonction sauvegarder.

Mini-Jeux : La série n'a jamais été très généreuse à ce niveau. On se rappelle du jeu de cartes Caravane de FNV. Ici on se contentera de petits jeux vidéo jouables sur le Pip-boy comme Pitfall ou Grognak le Barbare, mais rien de vraiment fun et approfondi alors que l'univers s'y prête totalement. On pense à la Fosse, une arène de gladiateurs totalement inexploitée et aux courses de robots de Easy City Downs qui tournent en rond. Incompréhensible vu que dans FNV on pouvait parier et même participer à des combats contre des créatures mutantes dans les égouts de l'Aiguillon (à la manière de l'arène d'Oblivion). A quand les courses de vertiptères, le basket façon Los Angeles 2013 et les matchs de bloodbowl avec les compagnons ?

Musique : incontestablement plus épique et cinématographique, à commencer par la réorchestration du thème cher à la série, elle est plus présente et marque beaucoup plus l'esprit tout en n'hésitant pas à reprendre des ambiances connues (celle de FNV). L'arrivée sur le Prydwen est ainsi remarquablement illustrée et participe grandement à la réussite de cette séquence.

Nuka-Cola : Ce soda emblème de la série fait évidemment partie des items à trouver, à collection et ou à consommer. Dans cet épisode les modèles sont plus variées au point de rendre la boisson moins rare et précieuse qu'auparavant. Habitué à la forme et à la couleur adoptées dans le 3 et FNV, j'avoue la bouder sous sa nouvelle apparence (Ah la bouteille au somptueux violet radio-actif brillant dans le noir !!!)

Pip-Boy :  un autre élément sacro-saint de la licence. Pas de changement majeur si ce n'est l'ajout d'un onglet Bric-à-Brac dans l'Inventaire et Ateliers dans la catégorie Données. A noter que le pip-boy procure un éclairage important et qu'on peut zoomer sur l'écran afin de rendre le texte plus lisible (pavé tactile pour la PS4). La grande nouveauté vient des animations venant renforcer l'immersion comme la lecture des holo-disques et l'ouverture des portes d'abri.

Raccourcis : Comme dans les précédents épisodes, les flèches directionnelles vont vous permettre de changer rapidement d'arme, de tenue ou d'utiliser rapidement des items essentiels comme les stimpaks et la nourriture.  Les raccourcis sont plus nombreux, mais du coup il faudra les valider avant. On est heureux de constater que Bethesda n'a pas repris le système maladroit de Skyrim.

Radiations : Beaucoup plus présentes, elles ne sont plus dissociées de votre barre de santé, mais intégrées à elle ce qui fait que plus vous en recevez plus votre barre de santé diminue. Sachant que la plupart des créatures en émettent naturellement en attaquant et que des tempêtes radioactives peuvent survenir à tout moment, la recherche et la possession de Radaway sera encore plus capitale.

Roleplay :On aurait aimé que cet épisode nous permette d'incarner véritablement toutes sortes de profils, du raider déjanté accro aux drogues au récupérateur solitaire en passant par la goule civilisée ou le mutant renégat. Hélas, on pourra difficilement s'éloigner du héros lambda prévu par les développeurs pour le Scénario. Certaines tenues et choix dans les quêtes accomplies pourront orienter dans un sens ou un autre, mais rien n'a vraiment été fait pour pouvoir se construire un personnage à la hauteur de son imagination et des possibilités offertes par l'univers. Regrettable. On rêve d'un épisode où l'on pourrait incarner les profils précités avec comme conséquence de commencer en un point différent de la map, avec un scénario à chaque fois différent puisque découlant de nos seuls choix.

Scénario : Le début a deux mérites : celui de nous présenter le monde avant le cataclysme et celui de lâcher rapidement notre personnage dans le monde extérieur. Dommage que l'intrigue ressemble un peu trop à celle de Fallout 3 : on part à la recherche d'un membre de notre famille disparu. Heureusement la rencontre de PNJ fort attrayants (Qui a dit Valentine ?) ainsi que quelques séquences très inspirées (L'Antre de la Mémoire) nous font oublier cette navrante similitude. Mais le jeu retombe bien trop vite dans le piège de la facilité en nous entraînant juste après dans des fusillades interminables alors qu'auparavant il a suffi d'un dialogue pour résoudre une quête. Ce déséquilibre ruine pas mal l'intérêt sur la longueur, mais comme Fallout 4 est loin de s'apprécier seulement pour son histoire, on relativise.

S.P.E.C.I.A.L. : si les sept aptitudes de base emblématiques de la série sont toujours présentes elles sont cette fois directement associées aux perks pour constituer un arbre de compétences plutôt cohérent et qui finalement ne change pas trop le système. On retrouve les perks déjà exploitée dans les autres opus avec quelques nouvelles liées au craft et à la gestion des colonies. A noter que cette fois la montée de niveaux peut se faire à tout moment, on peut ainsi cumuler plusieurs points d'évolution sans problème. On apprécie beaucoup. Le niveau d'expérience quant à lui a été repoussé à l'infini à l'instar de Skyrim ce qui permet de tout débloquer si on le désire.

Stimpak : Toujours au rendez-vous pour faire le plein de santé, on a droit en prime à une petite animation lors de son utilisation.

SVAV : Un incontournable de la série. Le Système de Visée Assisté de Vault-Tec fait son retour avec quelques nouveautés. Cette fois, l'action ne sera pas figée, mais ralentie. Pour équilibrer avec cette difficulté, une jauge de Coup Critique se remplit au fur et à mesure de nos tirs réussis : lorsqu'elle est pleine, on peut déclencher à tout moment le coup critique en question (le son de la gatling laser en mode critique est juste énorme !) Lorsqu'on tombe sur un adversaire coriace, c'est plutôt jouissif et très cinématographique, la caméra étant plutôt bien placée dans l'ensemble. A noter que les points d'actions sont directement liés à une jauge d'endurance puisque cette fois on peut enfin courir dans Fallout !!!

Tenues : Après un Skyrim qui ne permettait plus d'avoir des équipements de torse dissociés des jambes, Fallout 4 grâce à la puissance des nouvelles consoles ajoute comme dans Oblivion des parties d'armures pour chaque partie du corps. Le joueur peut ainsi personnaliser sa tenue entièrement avec de surcroît l'ajout de mods et de peintures comme pour les armures assistées, armures assistées qui cette fois ne sont pas considérées comme de simples tenues, mais comme des sortes de véhicules pour le corps qu'on peut améliorer (possibilité d'ajouter des upgrades comme un réacteur dorsal) et qu'on doit entretenir (réparation + changement de réacteur à fusion). Les tenues ne s'usent plus, ce qui chagrinera les esprits RP, mais en compensation on sera assuré de pouvoir mettre constamment nos préférées sans avoir à chercher désespérément un réparateur de bon niveau comme dans le 3. Mais on regrette franchement qu'il n' y ait que quelques tenues pouvant être combinées à des parties d'armure contrairement au système exploité dans Dragon's Dogma, sabotant complètement les possibilités entrevues en la matière et qui paraissaient pourtant évidentes à mettre en oeuvre.

BONUS

En Lien :

L'Aperçu

Premier contact

Fallout 4 : Fun never dies

Fallout 4 : Know your Enemy

 

 

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mardi, 12 juillet 2016

Seul contre Tous [Cinéma/Critiques]

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Après plusieurs succès en demi-teinte (dont l'After Earth de Shyamalan), Will Smith se fait plus discret. Mais c'est pour mieux revenir en force. Dans Concussion (Seul contre Tous en France), il incarne le Dr Bennet Omalu, médecin légiste de son état spécialiste du cerveau qui au début des années 2000 a mis le doigt sur un phénomène tragique frappant les joueurs de football américain.

Qui dit histoire vraie, dit implication.

Pour apprécier la prestation de Will Smith, la VO est vivement conseillée, l'acteur s'étant entraîné assidument afin de recréer l'accent nigérien. Il a en outre également répété les gestes précis des autopsies pour garantir un maximum de crédibilité.

Tout en retenue, le jeu de Will Smith fait merveille. Son personnage à la fois innocent, intègre, timide autant que tenace et solitaire est touchant de bout en bout. Le savoir incapable de danser lors d'une séquence en boite de nuit fait d'ailleurs sourire. Quand on connaît la star pour son dynamisme musical, on est d'autant plus admiratif de ce caractère coincé qu'il parvient à totalement crédibiliser. Sa pudeur et sa droiture sont d'ailleurs telles qu'on doute que l'histoire se passe de nos jours ou plutôt il semble appartenir à une autre époque.

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Scandale oblige le déroulement a un air de déjà-vu avec phase d'enquêtes, de découvertes, de dénonciations et d'intimidations, dans la même veine on pense par exemple à Révélations, les méfaits dissimulés du tabac étant eux-mêmes évoqués dans le film, mais cela n'enlève rien à l'intérêt du sujet toujours d'actualité.

Voir ces footballeurs, légendes vivantes aux USA, autant dieux parmi les hommes que guerriers jugés invincibles devenir fous de douleur, fous tout court et supplier pour être guéri est tout simplement bouleversant, ce qui nous vaut une prestation mémorable de David Morse (Contact, Crossing Guard) physiquement méconnaissable.

Concussion nous sensibilise et nous informe d'une manière très efficace, levant le voile sur un aspect aussi choquant que méconnu d'un sport qui lui est loin d'être anonyme.

 

 

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samedi, 09 juillet 2016

Basic Instinct 2 [Cinéma/Critiques]

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« Les jambes de femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. » Sharon Stone donne un sens très personnel à cette citation du film L'Homme qui aimait les Femmes de François Truffaud.

Faire une suite à un film aussi marquant que Basic Instinct relève moins du challenge que du suicide artistique. Succédant à Paul verhoeven, Michael Caton-Jones a pourtant relevé le défi.

Je m'attendais à une relecture paresseuse et maladroite du premier et c'est finalement tout le contraire que j'ai eu. Au vu des nombreuses critiques virulentes que le film a collectionné, j'en suis sûrement l'un des rares défenseurs. Explications.

Le Retour du Pique à Glass

Au début, on s'inquiète et on s'inquiète même beaucoup. Après une introduction qui donne le ton et rappelle les ingrédients inhérents au premier (sexe, drogue et adrénaline), on a rapidement droit à deux face à face, l'un avec la police, l'autre avec un psy, le Dr Glass, successeur de Michael Douglas alias Le Flingueur dont on ignore le sort. Après le flic, le psy, choix plutôt inspiré et qui promet pas mal de complexité dans les interactions. Mais le souci c'est que malgré plusieurs occasions de rappeler le passif de Catherine Tramell (l'interrogatoire, le procès, la consultation), ce qui est arrivé dans le premier film n'est jamais mentionné de près ou de loin et là forcément ça agace et on se dit que le film se tire une balle dans le pied en se présentant comme un simple reboot.

Heureusement, cette impression ne dure pas, car aux moments où l'on ne s'y attend plus, le passif de la romancière au pic à glace est bel et bien placé dans la conversation, mais d'une manière très particulière qui en dit encore plus long sur la psychologie perverse de la blonde.

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Malgré les années passées, Sharon Stone (Sphère) a brillamment réussi à redonner vie à la fascinante Catherine Tramell, renforçant son caractère emblématique, sa toute-puissance, la magnifiant moins par le physique (coiffures d'un goût douteux, maquillage plus important) et la nudité (seins refaits) que par sa capacité exponentielle à provoquer, anticiper, perturber le psychisme masculin et même humain. A commencer par brouiller l'esprit du spectateur dans une suite d'énigmes et de mystères se nourrissant sans cesse des interprétations possibles. A noter que Sharon Stone bénéficie à nouveau du talent de Micky Sébastian pour la doubler.

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Le Dr Michael Glass, nouveau héros manipulé par Catherine Tramell, découvrant les péripéties de son prédécesseur dans un roman de Catherine herself. Je vous laisse deviner qui sera le héros de son prochain livre.

Car plus que les séquences érotiques, qui n'ont pas l'ambition de rivaliser avec celles du premier, mais bien de rappeler que le sexe n'est qu'une des nombreuses armes de Catherine,  le scénario est encore une fois le véritable intérêt, creusant à chaque fois un peu plus la dualité des personnages, à l'instar de celle du Dr Michael Glass, campé par un David Morrissey très intéressant puisque jouant dans un autre registre. Là où Michael Douglas était présenté comme une bombe à retardement, un être humain tentant de contrôler son animalité, bien que troublé, Glass résiste mieux grâce à son éthique professionnelle et sa relation avec Catherine prendra une forme tout à fait différente, moins dans la complicité et la complémentarité que dans l'opposition directe. Mais comme on le devine, Glass sera lui aussi victime de ses faiblesses ainsi que de nombreuses manipulations et faux-semblants.

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David Thewlis (à gauche) incarne un flic à l'opposé de celui joué par Michael Douglas, voyant clair dès le début dans le jeu de Catherine, se jurant de la mettre hors d'état de nuire et tentant de convaincre le Dr Glass de sa dangerosité. 

On suit donc avec un intérêt sans cesse croissant les revirements de l'intrigue, pris au piège nous-mêmes des ambitions ambigües d'un trio qui ne cesse de se mouvoir entre lumière et ténèbres. La conclusion du film loin d'éclaircir les zones d'ombre en remettra une couche et vous fera cogiter à loisir sur la véritable nature des personnages et de leurs agissements. On est paumé, mais on jubile avec l'impression délectable d'avoir fait partie du casting. Pour une suite jugée au mieux médiocre, c'est plus que je ne pouvais en espérer.

 

 

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mercredi, 06 juillet 2016

Warcraft, Le Commencement [Cinéma/Critiques]

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On peut dire que cette adaptation du célèbre MMO s'est faite attendre, forcément bien plus par les fans du jeu de Blizzard. Plus heureux que Peter Jackson sur Halo. le réalisateur Duncan Jones (Source Code) est lui-même un gamer auto-proclamé et nul doute que sa passion a constitué un sérieux atout pour mener ce projet pharaonique à son terme d'une manière qui puisse contenter autant les fans que Blizzard lui-même.

N'étant pas joueur de Warcraft, je me contenterai de donner mon ressenti sur le film et non sur l'adaptation. Mais de ce point de vue, je peux dores et déjà dire que j'ai été contenté et très agréablement surrpris. Warcraft sort en effet du lot question film d'Heroic Fantasy. Même si on y retrouve des ingrédients inhérents au genre, l'exploitation et la valorisation des Orcs en fait une oeuvre à part de même que le contournement de certains clichés attendus. Cela pourra en laisser plus d'un perplexe, mais il est indéniable que les surprises sont au rendez-vous. Le principal défaut du film résidant dans sa conclusion pour le moins brutale. Oui, c'est Warcraft le Commencement, mais quand même !

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Le travail sur les Orcs est remarquable à plus d'un titre. Outre leur design et leur animation qui leur confèrent une crédibilité immédiate, leur comportement au sein de leur espèce et de leur famille font d'eux des personnages auxquels on peut facilement s'identifier malgré tout. En attestent les premières scènes entre Durotan et sa compagne.

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Durotan, un Orc pour le moins attachant, tiraillé entre sa fidélité au clan et sa volonté de le préserver d'un mal grandissant né en son sein. C'est cette évolution en particulier ainsi que ses interactions avec les autres personnages majeurs qui rend le film passionnant.

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Anduin Lothar, un guerrier qui n'aura de cesse de trouver la vérité et sauvegarder l'équilibre au sein du chaos grandissant en Azeroth. L'acteur Travis Fimmel est connu pour son rôle dans la série Vikings. Question combats épiques, il s'y connait donc déjà un peu !

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Medivh est le Gardien, garant de la paix, autant dire qu'il aura du pain sur la planche avec l'arrivée des Orcs. Ben Foster, acteur caméléon, remarqué notamment dans X-Men III (dans la peau et les ailes de Archangel), dans Otage (Inquiétant face à Bruce Willis) dans Punisher (Amusant en voisin de Rebecca Romijn alias Mystic de X-Men) et plus récemment dans The Program où il incarne rien moins que Lance Armstrong.

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Khadgar, un magicien qui apparaît plutôt maladroit et inexpérimenté au début, mais qui va s'avérer (trop) vite un élément majeur dans la résolution du conflit.

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Paula Patton (Mission Impossible : Protocole Fantôme) incarne Garona, une semi-Orc qui peine à trouver sa place avant et pendant le conflit. Mais si elle était le meilleur des deux races ?

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Le Roi Llane Wrynn, campé par Dominic Cooper (Howard Stark dans Captain America First Avenger), lui, manque clairement de charisme. Si l'acteur a su se faire un nom avec la série Preacher, il peine à convaincre dans le rôle de ce souverain.

 

 

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vendredi, 01 juillet 2016

Fallout 4 Roleplay [Roleplay]

Selon le profil choisi (au hasard ou non) définissez si vous commencez le jeu seul ou avec un compagnon qui pourra être le cas échéant votre femme/mari, soeur/frère, ami(e), partenaire,...

Mettez tout ou une partie de l'argent accumulé dans votre partie principale dans un endroit précis. Il servira pour votre partie RP car vous commencerez sans doute avec peu de capsules sinon rien. Vous puiserez dedans quand il vous faudra simuler une paye et une récompense gagnée.

Pour limiter l'équipement porté, autorisez-vous seulement à une page affichée dans chaque catégorie sans avoir à faire défiler la molette du Pip-Boy.

Profils :

 

Artilleur

Coursier définissez aléatoirement un objet de valeur que vous devez ramener à un PNJ.

Fermier définissez une colonie ou une ville au hasard comme point de départ.

Garde de Caravane vous pouvez escorter de vrais marchands ou imaginez qu'un compagnon est un marchand en l'équipant de manière adaptée. Définissez un itinéraire : point de départ, haltes et point d'arrivée.

Habitant définissez une colonie ou une ville au hasard comme point de départ. En tant qu'habitant vous pouvez avoir pour objectif un autre profil de la liste.

5-Habitant d'Abri définissez aléatoirement l'abri parmi ceux existant sur la map :

L'abri 75 dans le collège de Malden. Il est réservé aux familles qui ont des enfants de moins de 15ans et qui sont inscrits a l'école publique de la ville. 2 adultes maximum sont autorisés a entrer avec les enfants.

L'abri 81 à l'ouest de Diamond City. Il s'agit d'un abri encore entier, qui "trie" sur le volet les personnes autorisées à y pénétrer, il vous faudra leur donné 3 réacteurs à fusion afin de faire du commerce avec eux et découvrir l'abri.

L'abri 95 a la frontière de la Mer Luminescente (Sud-Ouest). Vault Tec y a admis des toxicomanes dans le but de les soigner de leurs addictions et d'y trouver un remède efficace.

L'abri 111 Notre abri de départ, on y trouve presque rien, sauf notre Pip-Boy, quelques terminaux, et Le Cryolator est un fusil expérimental qui glace les ennemis, mais que demande à déverrouiller un coffre "expert" dans le bureau du superviseur.

L'abri 114 Un abri qui a pour but de tester la gestion du stress, on y a fait croire que celui-ci était luxueux, afin d'attirer les bourgeois de tout Boston, mais au final, c'est tout l'inverse.

L'Habitant d'Abri peut avoir pour objectif un autre profil de la liste.

Initié de la CdA

Marchant ambulant un compagnon vous servira de garde du corps. S'il se retrouve à terre, il est considéré comme mort et vous devez en recruter un autre.

Mercenaire

Milicien

Pillard/Raider vous pouvez établir votre base  dans l'Allée du Pendu et équiper vos compagnons et colons comme des pillards pour simuler une bande entière.

Récupérateur

Vagabond solitaire peut avoir pour objectif un autre profil de la liste.

jeudi, 23 juin 2016

Talisman version Digitale [Jeux Vidéo/Critiques]

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Talisman est un vieux jeu de plateau (1983) à côté duquel je suis complètement passé. Bon en même temps à l'époque, j'étais à l'école primaire et je découvrais les Livres dont Vous êtes le Héros (oui déjà geek !), je pouvais pas être partout ! Pourtant en le découvrant je réalise qu'il propose une expérience ludique assez idéale pour moi.

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Je me souviens avoir vu cette boite à l'époque où je fréquentais pas mal les boutiques de jeux, mais mon expérience sur Hero Quest et ma recherche d'un jeu similaire plus fouillé avait dû peut-être m'orienter davantage sur Warhammer Quest. Et puis j'avais vraiment pas accroché sur l'illustration (oui je sais c'est con !)

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Le plateau de jeu original et sa réplique digitale ci-dessous :

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Les affrontements auraient mérité plus d'effets visuels, cela aurait été l'occasion de compenser la sobriété des illustrations des Personnages incarnés, heureusement les illustrations de la plupart des autres cartes sont d'un bien meilleur niveau.

Points Forts :

- Un excellent mix entre jeu de société et jeu de rôle

- Un prix très attractif (à peine 15 euros en ce moment sur Steam contre 60 en neuf en version physique)

- Un contenu très riche dès le départ

- Une prise en main immédiate

- Une interface bien pensée, très lisible

- Beaucoup de rebondissements (grâce à l'aléatoire)

- Une excellente dynamique : les personnages et le contenu du plateau évoluent constamment et grâce aux trois zones de jeu qu'on peut explorer assez librement, il y a une dimension monde ouvert vraiment agréable qui fait oublier la pauvreté visuelle

- Une énorme rejouabilité grâce notamment aux modifications de règles qui permettent en outre de changer d'objectif et de supprimer la très lourde phase finale de couronnement.

- Les succès qui permettent de gagner de l'expérience même quand on perd une partie et d'obtenir à terme plusieurs runes avantageuses

- On peut jouer seul ou avec plusieurs amis à ses côtés, contre d'autres joueurs en ligne, contre l'IA et même mixer tout ça !

- Les extensions de la version boite disponibles (mais payantes) qui apportent pas mal d'intérêt

- Léger en terme de mémoire (heureusement !)

- Ne prend pas de place chez vous (enfin pas plus que votre ordi)

Points Faibles :

- Graphiquement inchangé par rapport au jeu physique ce qui induit des illustrations assez pauvres globalement, très peu d'animations et aucun relief sur le plateau, vraiment dommage quand on sait ce qui se fait dans le même genre (au hasard : Armello)

- L'aléatoire très présent et donc parfois très punitif, j'en veux pour preuve d'avoir perdu toutes mes vies à la suite dans ma première partie au moment où mon adversaire tentait de prendre la couronne de commandement. Scrongneugneu ! Cependant à force de jouer on comprend qu'on a plus d'emprise sur le jeu qu'on ne le pense au début et qu'en exploitant les atouts de son personnage et les possibilités du plateau l'aspect stratégique augmente. J'en veux pour preuve une anecdote personnelle. J'incarnais la Goule qui possède 4 points de Destin et qui me permet donc de relancer un dé sur 4 tours de mon choix quand je le souhaite (déplacement/combat/évènement). Il ne me restait plus qu'une vie donc je risquais de perdre tout ce que j'avais gagné jusque-là. En revanche j'avais 8 pièces d'or. Après analyse, je décide que le mieux est de me rendre au village. Je fais mon déplacement, mais il ne me donne pas le bon lieu. J'utilise un point de destin ce qui m'amène sur un portail magique apparu en cours de partie. C'était une option que j'envisageais je l'exploite donc. Si je fais un 2 je pourrais me rendre directement au village. Je fais un premier jet qui ne me plait pas, je relance grâce au destin et j'atterris enfin au village où je peux récupérer 3 vies contre 3 pièces d'or grâce au guérisseur. Et l'aventure de continuer de plus belle !

- Quelques bugs fâcheux comme certains pouvoirs qui ne fonctionnent pas même quand les conditions sont présentes, lorsqu'on doit choisir la face d'un dé qui ne s'affiche pas correctement ou que certaines règles ne sont pas énoncées sur les cartes et qu'on les découvre par hasard (on peut se débarrasser de l'esprit frappeur chez l'occultiste par exemple)

- Pas les mêmes sensations qu'entre amis autour d'une table, forcément !

 

Pour avoir un aperçu plus concret rendez-vous ICI. Ce youtuber présente de surcroît chaque extension dans une vidéo à part entière.

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Une version Warhammer 40 000 de Talisman baptisée Horus Heresy qui reprend le gros des règles a l'air très séduisante, dommage qu'elle soit intégralement en anglais pour le moment.

En Lien

Comment jouer à Warhammer Quest sur Photoshop avec Skype

 

 

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jeudi, 16 juin 2016

Lone Ranger [Cinéma/Critiques]

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Au vu de sa bande-annonce, Lone Ranger avait tout d'un Pirates des Caraïbes transposé au far-west : même acteur principal (costumé et maquillé), même réalisateur, même producteur (Disney), même humour, même volonté de proposer un divertissement familial généreux en aventures et en spectacle. Sans doute pour cette raison que je l'ai boudé aussi longtemps.

Ma moitié (que je remercie) m'a permis de découvrir avec un grand plaisir que ce n'était là qu'apparence.

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Le duo fonctionne à merveille grâce à un savoureux décalage tant au niveau de la personnalité que des méthodes. Johnny Depp prouve qu'il n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour rendre attachant et mémorable un personnage singulier. Les deux héros, loin d'être simplistes, ont chacun une histoire qui apporte beaucoup de profondeur, de sérieux et même de noirceur au film. Au point que certaines scènes contredisent le "Pour tout public" un peu trop omniprésent en France. Le film s'enrichit de plusieurs axes narratifs (l'histoire est racontée) ce qui ne fait qu'ajouter de l'intérêt sur le long terme.

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Si vous vous attendez à ce que Helena Bonham Carter (Fight Club) soit aussi présente que nos deux compères, vous allez être très déçu. On comprend vite que sa présence sur l'affiche aux côté de Johnny Depp relève davantage de l'effet marketing. En retrait, son personnage reste néanmoins mémorable. Même si ça lui fait une belle jambe !

Le film est donc assez loin de l'image "grand huit" et "joyeux bordel" que sa promotion véhiculait allègrement pour séduire le grand public. S'il y a bien quelques séquences d'action délirantes et pétaradantes qui se permettent d'user d'effets très cartoons (la grande échelle qui sort de nulle part), le film dans son ensemble reste sur les rails (c'est le cas de le dire).

Lone Ranger est donc un film surprenant à plus d'un titre qui permet à Gore Verbinsky (Rango) de ne pas se reposer sur ses lauriers et d'offrir dans la continuité de ce qu'il a fait une oeuvre dense qui peut s'apprécier pour plein de raisons. Si vous recherchez un western qui dynamite un peu le genre dans la forme, ruez-vous dessus.

Dommage qu'au niveau du fond, les enjeux sentent trop le déjà-vu (contexte historique oblige) surtout si on garde en tête la trame de Lucky Luke (on retrouve même le sosie de Jolly Jumper !).

Avec aussi Tom Wilkinson (MI : Protocole Fantôme), William Fichtner (The Dark Knight) et Bary Pepper (Il faut sauver le soldat Ryan, la 25ème Heure).

 

 

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dimanche, 12 juin 2016

Ghost [Cinéma/Critiques]

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Ghost est typiquement le film qui avait toutes les raisons de devenir un classique et en le revoyant aujourd'hui on comprend toujours à quel point il l'est devenu et l'est resté. Histoire d'Amour, enquête, comédie, fantastique (le concept et les effets spéciaux vieillissent très bien), le film, qui brasse efficacement plusieurs genres, est mené par un trio d'acteurs qui séduit immédiatement. Avec le décès de Patrick Swayze, le film a hélas pris également une autre importance.

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Scène culte que l'on doit autant à l'aspect très suggestif de la mise en scène (copiée, parodiée) qu'à la pure chanson d'amour des Righteous Brothers : Unchained Melody. Demi Moore était quasi inconnue à l'époque, mais il est indéniable qu'elle a su complètement s'approprier le rôle de Molly en lequel beaucoup de femmes ont du s'identifier. Comme souvent dans sa carrière, Patrick n'était pas le premier choix et a dû batailler pour obtenir le rôle. Mais comme d'habitude, il a tout donné et s'est  fondu dans son personnage : le résultat à l'écran vaut donc son pesant d'émotions.

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Whoopi Goldberg apporte l'humour et le décalage indispensables pour équilibrer le film qui sinon aurait sombré dans le mélo. Ses échanges houleux avec Patrick sont savoureux, ce qui n'empêchera pas les deux personnages de s'apprécier. La prestation de l'actrice lui a valu un oscar. Une scène cocasse avec des bonnes soeurs prophétise un autre film majeur dans sa filmo à savoir Sister Act.

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Vincent Schiavelli (Vol au-dessus d'un Nid de Coucou) incarne le guide très lunatique de Patrick/Sam qui l'aidera à connaître et maîtriser ses pouvoirs de fantôme.

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Sam est appelé à rejoindre un autre monde. Mais la perspective de laisser Molly le plonge dans un dilemme. On espère que là où il se trouve, Patrick est en paix à l'instar de tous ces proches qu'on a aimés et perdus. On peut reprocher au film un aspect manichéen quant au sort des âmes, mais évidemment dans le cadre d'un film fantastique doublé d'un thriller ça fonctionne très bien et après tout ce n'est que justice.

 

 

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lundi, 06 juin 2016

Batman VS Superman [Cinéma/Critiques]

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BATMAN VS SUPERMAN

Fantasmée depuis longtemps, alimentée par une affiche aperçue fugitivement au début du film Je Suis une Légende, la confrontation entre Batman et Superman est enfin devenue une réalité. Hélas, si l'on en croit les nombreuses critiques acerbes. Forcément un film aussi espéré, attendu, ne pouvait pas satisfaire tout le monde surtout quand les enjeux se multiplient : faire une suite à Man of Steel, rebooter Batman peu de temps après The Dark Knight Rises, initier l'Aube de la Justice (le cinématique DC).

Zack Snyder (Watchmen, Sucker Punch) avait donc de quoi se faire des cheveux autant que les fans. Surtout quand le choix des acteurs principaux ne fait clairement pas l'unanimité. Ben Affleck avait laissé un souvenir très mitigé dans la peau de Daredevil pour la plupart et Gal Gadot (Fast 5) en Wonder Woman avait du mal à convaincre en dépit de ses efforts (physiques) pour rassurer les inconditionnels de l'Amazone.

Je dois avouer que le début ne m'a pas franchement séduit, bien au contraire. L'introduction de Bruce Wayne dans l'univers de Superman est digne d'une fanfic amateur. Là où le scénario aurait pu amener subtilement Bruce Wayne à s'intéresser à Metropolis, puis à Superman et sa toute-puissance (pourquoi pas en pistant ce fameux Portugais Blanc), on voit le playboy débarquer manu militari dans Metropolis au moment où la ville sert de ring à Superman et Zod et parallèlement de couveuse pour futurs kryptoniens. Bon on comprend après que Gotham et Metropolis ne sont séparées que par un fleuve. Mais justement déjà ça, c'est un peu trop gros à avaler.

On a droit dans la foulée à des clichés hollywoodiens en veux-tu en voilà : la voiture du héros qui slalome entre les immeubles qui s'écroulent sans subir le moindre dégât, le sauvetage d'une fillette perdue au milieu des ruines, etc... Autant dire que ça ne rassure pas pour la suite. Et ce n'est pas Jesse Einsenberg (Insaisissables, The Social Network) cabotinant à mort dans la peau de Lex Luhor qui va nous faire changer d'avis.

Heureusement, au fur et à mesure, le scénario trouve sa cohérence en réunissant des personnages et intrigues au départ séparés et l'intérêt grandit, de même que l'intensité. La soif de justice de Batman trouve en Superman une cible idéale puisqu'au-dessus des lois humaines et les pouvoirs de Superman viendront facilement à bout de la discrétion de Wayne et feront le lien avec ses méfaits (oui Batman ne fait plus dans la dentelle !).

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J'ai sans doute fait partie de la minorité des cinéphiles qui se réjouissait de voir Ben Affleck dans la peau du Chevalier Noir. Et j'ai eu le plaisir de ne pas être déçu. Tour à tour torturé par son passé, blasé, hargneux, Batman a une vraie présence, magnifiée par des combats très physiques et soigneusement chorégraphiés, dignes des jeux vidéo de Rocksteady.

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J'ai toujours aimé la version dark de Superman depuis Superman III. Et je dois avouer que la revoir sous une nouvelle forme dans Batman VS Superman me ravit. Et permet dans le même temps de renouveler l'intérêt d'un super héros qui peut vite manquer de complexité. Il est un fait que Superman sert plus ici de noyau à l'intrigue et d'objectif valable à un Batman revenu de tout que de véritable héros. La plupart du temps il apparaît comme bouc émissaire et incapable de voir les menaces les plus proches. Cela dit Snyder n'omet pas quelques scènes très réussies rappelant l'aspect iconique de l'Homme d'Acier.

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Tu saignes ? Tu vas saigner ! (ma réplique préférée du film !)

Le duel tant attendu est bien amené et visuellement réussi. Snyder évite de reproduire le foutoir final de Man of Steel et parvient à émouvoir via une très astucieuse pirouette scénaristique que d'aucuns ne verront pas venir.

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Wonder Woman distille le mystère, mais elle est là surtout pour annoncer l'Aube de la Justice et la future ligue. On la voit combattre dans sa tenue de guerrière et user de ses armes fétiches, c'est déjà ça ! Par contre son thème musical fait tâche au moment de son apparition.

Malgré des maladresses et défauts évidents, Batman Vs Superman passionne grâce à un scénario malin et deux personnages toujours emblématiques qui voient en l'autre l'occasion inespérée de retrouver un visage humain. Je ne ferai donc pas partie de ceux qui opposeront cette oeuvre à Civil War. Je ferai partie de ceux qui vous diront : découvrez ces deux films qui ont tous les deux quelque chose d'important à dire et à montrer chacun à sa façon. Et plutôt que de vous concentrer sur leurs faiblesses, sachez prêter attention à leurs forces et vous en sortirez gagnant.

En Lien

Girl Power, Fast and Furious and Expendables

Bonus :

Hommage à Callan Mulvey : Un Coeur à Vif

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L'acteur Callan Mulvey ne vous dit peut-être rien, mais il a été Drazic, l'un des héros de la série australienne Hartley Coeurs à Vif. Tombé dans le coma et gravement défiguré suite à un accident de voiture, il a bénéficié de soins particuliers qui lui ont permis de recouvrer un visage décent (importante chirurgie, nombreuses plaques en titane, oeil de verre), sa mobilité et de pouvoir ainsi poursuivre sa carrière au-delà sans doute de ses espérances et des nôtres. Car non content de figurer dans des Blockbusters dignes de ce nom (300 La Naissance d'un Empire), il parvient l'exploit de figurer au casting des franchises Marvel (Captain america : Winter Soldier) et DC (Batman VS Superman). Un exploit digne d'un super-héros, non ?

 

 

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lundi, 30 mai 2016

The Dark Knight [Cinéma/Critiques]

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Si dans un premier temps l'intrigue parait se disperser en présentant moult personnages et situations qui n'apparaissent pas forcément liés entre eux, il  s'avère qu'au final tout est connecté et remarquablement cohérent. Comme un jeu de dominos (la fameuse pichenette évoquée par le Joker lui-même) l'équilibre des forces et même l'équilibre tout court se fragilise progressivement jusqu'à la chute fatidique.

La folie et le désordre finissent par gagner tout Gotham au grand dam du Batman. Oui dans The Dark Knight on dit LE Batman comme s'il s'agissait moins d'un personnage que d'une espèce. Certains tiqueront, mais bon on finit par s'y faire grâce donc à l'intensité du scénario qui monte crescendo. Plus regrettable en revanche, le personnage connu sous le sobriquet de Double-Face qui lui devient Pile ou Face. La première fois ça gâche vachement l'impact quand même.

A l'instar de Bruce Wayne, de son ami Gordon et des autres protecteurs de Gotham City, le spectateur assiste, impuissant, à des retournements de situation destructeurs qui finissent par gangrener la ville entière. La confiance deviendra un véritable terrain miné surtout quand les bons et les méchants changeront de camp sans crier gare.

Pour moi il est difficile voire impossible de voir The Dark Knight comme le second opus de la trilogie Batman de Nolan. Pour moi c'est un véritable film à part entière, une trilogie à lui seul tant il surpasse et éclipse les deux autres.

Tout y est si savamment introduit, équilibré. rarement Nolan (Inception, Interstellar) a su aussi bien mélanger les ingrédients, les émotions dans un seul et même film. Interprétation, scénario, mise en scène, psychologie, humour, action, émotion, réflexion : tout y est ! Nolan démontre ici une maîtrise telle qu'il  s'est retrouvé incapable de l'égaler, de la prolonger sur l'opus suivant, The Dark Knight Rises qui souffre énormément de la comparaison. Si d'aucuns regretteront la disparition de tout élément gothique, de toute ambiance fantastique de l'univers, il est un fait que le réalisme proposé apporte beaucoup de sang neuf à l'oeuvre de Bob Kane tout en conférant une dimension particulièrement tragique qui ne trahit nullement le matériau originel, bien au contraire.

Le final aurait cependant gagné à être plus court, la séquence des deux ferrys, bien qu'intéressante, alourdit le propos et fait perdre de vue le face à face Batman/Le Joker qui retenait toute notre attention.

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Lourde également, la sagesse imperturbable de Michael Caine/Alfred qui a réponse à tout et dont les interventions récurrentes enlèvent quelques moments de solitude bien torturés à Christian Bale (Terminator Salvation) qui aurait ainsi pu nuancer davantage son jeu.

Mais ces quelques défauts ne sauraient ternir l'éclat de ce joyau du septième art qui brille par sa noirceur.

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Heath Ledger n'a pas volé son Oscar, hélas posthume. Totalement habité par son personnage, il fascine à chaque instant, à chaque mouvement, sa gestuelle aussi précise que naturelle ajoutant une énorme crédibilité au Joker.

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Harvey Dent, le Chevalier Blanc de Gotham, ici aux bras de la fougueuse Rachel Dawes/Maggie Gyllenhaal (L'Incroyable destin de Harold Crick). Son évolution et ce qu'elle engendre est passionnante. Sa croisade contre le crime lui apportera beaucoup, mais lui coûtera plus encore.

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Le Bat-pod de Batman, une moto dont l'apparition autant que l'exploitation restent dans les annales. Elle a tellement plu qu'elle est apparu à nouveau dans The Dark Knight Rises. Cf aussi Mon Top 5 Bécanes de Ciné

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Nolan n'oublie pas de nous gratifier de quelques plans sublimes comme ci-dessus.

Plus de Batman ?

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vendredi, 27 mai 2016

Jouer RP à Assassin's Creed Part 2 [Roleplay]

Eden War

Jouer RP à Assassin's Creed part 2

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Assassin's Creed II sur 360 Assassin's Creed : Brotherhood sur 360 Assassin's Creed : Revelations sur 360

 Assassin's Creed III sur 360 Assassin's Creed IV : Black Flag sur 360 Assassin's Creed Rogue sur 360

Nous avions vu précédemment comment jouer RP à la trilogie d'Ezio en reliant les trois opus via la confrérie d'Assassins et les Contrats. Nous allons voir ici comment aller plus loin en connectant les différents épisodes. (je n'ai pas intégré le premier épisode car je n'y joue pas, mais on peut évidemment le rajouter) et construire ainsi un véritable AC multiverse en mettant de côté bien sûr les incohérences et anachronismes liées aux différentes époques et personnages réunis.

Il s'agit de déterminer en premier lieu quel camp vous soutenez. En tant que Templier vous avez évidemment moins de possibilités à première vue car en dehors du prologue de Assassin's Creed III, de AC Rogue et de Unity (tenue de Shay cf plus loin) aucun épisode ne permet d'incarner un véritable Templier. Mais gardez à l'esprit que vous pouvez résoudre facilement cet inconvénient en vous focalisant sur un objectif précis plutôt que sur l'identité des ennemis à combattre. La symbolique est de rigueur. En tant qu'Assassin, évidemment, c'est autrement plus simple.

Pour commencer choisissez d'incarner l'un des Assassins Héros de la série ou bien pour renouveler l'intérêt et approfondir le RP, créez un Assassin à partir de l'un des héros (au hasard ou à dessein), en mettant de côté son apparence et son identité véritable. Donnez-lui un nouveau nom, éventuellement un nouveau passé et un caractère bien à lui. Par exemple, s'il s'agit d'Ezio, vous pouvez très bien dire que c'est en réalité l'une de ses recrues. Profitez des différentes couleurs/tenues disponibles dans chaque épisode pour personnaliser l'apparence de l'Assassin. Ainsi s'il meurt, celui que vous incarnerez ensuite pourra être différent, même si vous décidez de prendre le même personnage. Pour Shay de AC Rogue notez qu'avant de devenir Templier il est plus jeune et possède donc un visage différent qui donne une alternative supplémentaire au niveau de l'apparence. Si vous trouvez l'arbalète d'Ezio, la sarbacane de Edward et le fusil de Shay trop cheatés et/ou peu esthétiques, n'hésitez pas à lancer une partie peu avancée où ils n'ont pas encore obtenu ces armes. Cela enrichira de surcroît le nombre d'apparences disponibles pour vos Assassins.

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La tenue de Brotherhood peut être portée dans pas moins de cinq épisodes (Brotherhood compris) faisant d'Ezio l'Assassin le plus omniprésent de la saga.

Pareil pour Arno de AC Unity, vous pouvez l'incarner équipé d'armes à feu ou non, la compétence étant accessible à l'achat, elle peut être ignorée. Pour continuer sur les avantages de Unity, les nombreuses tenues disponibles et les possibilités en matière de couleurs et de combinaisons vous permettent de créer pléthore d'Assassins variés. Dans cet épisode vous pouvez en outre facilement récupérer les tenues des autres Assassins emblématiques de la série y compris celle du Templier Shay via des coffres d'initiés (dorés) disséminés aux quatre coins de la map. A noter que ces tenues ne sont que des skins et que de ce fait ils conservent les stats de votre véritable tenue.

Créez ensuite vos propres missions ou rejouez des missions existantes et inventez les conséquences qui en découlent pour le futur des Assassins comme des Templiers. Vous pouvez inventer une véritable campagne, un scénario digne de ce nom, aussi ambitieux qu'une série télé avec ses suspens, ses rebondissements, ses incertitudes, ses séquences épiques et émouvantes. Ou bien vous contenter de donner des points selon les victoires ou échecs avec un score défini à atteindre. Dans une première version, je m'étais contenté de rejouer des missions principales et secondaires en attribuant des points au deux camps selon cette simple règle :

1 mission réussie = 1 point pour les Assassins

1 mission ratée = 1 point pour les Templiers

1 point Synchro réussi = 1 point pour les assassins

1 point Synchro raté = 1 point pour les Templiers

0-6 Ezio (AC II)

7-13 Haytham Kenway (AC III)

14-20 Connor Kenway Assassin (AC III)

21-27 Ezio (Brotherhood) avec arbalète

28-34 Edward Kenway sans sarbacane (AC IV)

35-38 Shay Patrick Cormac jeune sans fusil (AC Rogue)

39-41 Shay Patrick Cormac mûr avec fusil (AC Rogue)

42-48 Adewale (Freedom Cry)

49-55 Ezio armure d'Altaïr (AC II)

56-62 Connor Kenway Indien (AC III)

63-69 Ezio (Brotherhood) sans arbalète

70-76 Edward Kenway avec sarbacane (AC IV)

77-83 Connor Kenway Marin (AC III)

84-90 Ezio (Revelations)

91-100 Arno (Unity)

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Atlantique Nord (AC Rogue)

Boston (AC III)

Constantinople (AC Revelations)

Florence (AC II)

Forli (AC II)

Kingston (AC IV)

La Frontière (AC III)

La Havane (AC IV)

Le Vatican (ACB)

Nassau (AC IV)

Paris (AC Unity)

New-York (AC III)

New York (AC Rogue)

Port au Prince (AC IV Freedom Cry)

River Valley (AC Rogue)

Rome (ACB)

San Gimignano (AC II)

Venise (AC II)

 

 

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dimanche, 22 mai 2016

Zootopia [Cinéma/Critiques]

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Disney/Pixar avait déjà conçu des films à univers très inspirés : Toy Story, Monsters et Cie, Nemo et Cars pour ne citer qu'eux. Avec Zootopia ils rajoutent une pierre à leur édifice, et une pierre de taille comme nous allons le voir en détails.

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La séquence dans l'administration est irrésistible, rarement Disney a su exploiter un gag aussi bien. Il est un fait que les caractéristiques connues de chaque espèce sont remarquablement employées.

Le scénario, aussi malin qu'un renard et aussi bondissant qu'un lapin, cultive le mystère jusqu'au bout tout en relançant constamment l'intérêt pas forcément où on l'attend. Si l'humour est bel et bien présent, on sent une évidente gravité dans le propos et les différentes thématiques abordées, renforçant cette volonté de rassembler spectateurs de tous âges avec différents niveaux de lecture, mais même efficacité pour ce qui est de sensibiliser et renvoyer à des expériences personnelles très concrètes.

Pas de surprise sur la forme : l'animation et le visuel sont au top. Les personnages sont croqués  avec maestria et les détails des objets et environnements très soignés.

On découvre l'intrigue sous forme d'enquête policière de concert avec les personnages, principaux et secondaires ainsi que la ville de Zootopia dont on regrette par ailleurs de ne faire qu''entrapercevoir les différents quartiers et moeurs de ses habitants (mais au moins la ville est vivante contrairement à celle des Nouveaux Héros). Gageons que vu le potentiel de son univers, cette oeuvre fera des petits.

Après A La Poursuite de Demain, Disney confirme sa volonté de moderniser ses messages et de prendre des responsabilités proportionnelles à son influence sur le jeune public qui voit depuis toujours ses personnages comme des modèles de vie. Ceci est d'autant plus vrai que les débats font rage actuellement sur les réseaux sociaux quant à savoir si la suite de la Reine des Neiges verra son héroïne révéler une potentielle homosexualité...

Libérée des stéréotypes ?

Zootopia a même réussi à me réconcilier avec le son pop de Shakira. Il s'avère que la chanson a été co-écrite par Sia, ceci explique sûrement cela ! La chanteuse est présente dans le film sous la forme du personnage de Gazelle et constitue une sorte de running gag lié à sa célébrité. Allez tous en choeur : Try Everything !

J'ai eu exactement la même idée de montage; je l'aurais fait un peu différemment (choix des films et des extraits), mais globalement c'était la même idée.

 

 

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