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dimanche, 24 juillet 2016

X-Men : Apocalypse [Cinéma/Critiques]

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Singer chante faux

Après un Commencement très réussi, un Days Of Future Past audacieux, voici le troisième volet de la nouvelle trilogie des X-Men contant toujours le développement de l'école de Xavier et la rivalité de ce dernier avec Magneto. Las, c'est sans doute le plus inégal en terme de qualité et d'intérêt. Voyons cela en détails.

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Le gros atout de cet opus, une fois n'est pas coutume, c'est Magneto qui apporte l'émotion et l'intensité qui sinon manquent cruellement au film. On aurait préféré que la trame tourne autour de lui et d'un mutant qui lui est proche. Magneto demeure un bad guy vraiment parfait de par le cas de conscience qu'il représente. Il est bien sûr bon de renouveler le contenu, mais si c'est pour perdre au change, on s'en passe.

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Michael Fassbender dans une tenue plutôt classe. En attendant celle d'Assassin's Creed en fin d'année...

La présence d'Apocalypse nous prive d'ailleurs d'une scène de représailles attendue qui aurait sans doute été trop violente, mais bon à côté de ça on a droit à un fetauring dans la base de Stryker sanglant certes, mais pas forcément très utile et qui de surcroît renforce le défaut du film : à force de nous montrer les mêmes séquences et personnages emblématiques sous d'autres angles, on ne sait plus trop quoi on regarde : reboot ? remake ? suite ? préquel ? Un mix de tout ça ? C'était déjà le cas de l'opus précédent qui brouillait déjà la perception du spectateur. Et cette confusion est d'autant plus marquée que les films s'enchainent au cinéma sans temps mort comme des épisodes de série télé. Il est peut-être temps de laisser reposer un peu tout ça. Enfin j'y crois pas trop.

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Apocalypse, le grand méchant, le tout premier mutant. Malgré tout le talent et les efforts de Oscar Isaac (Sucker Punch, L'Eveil de la Force) d'habitude très à l'aise dans la peau des gentils comme des méchants, le personnage demeure trop inconsistant et son manque de dynamisme n'arrange rien. Sans énerver autant que celle de Bane dans The Dark Knight Rises, on finit quand même par se lasser de sa voix résonnante de vilain tout-puissant. 

Concept art de X-Men: Apocalypse avec Apocalypse de devant

Un design non retenu pour Apocalypse, pourtant le personnage aurait eu plus d'impact ainsi.

Le choix de ses  quatre cavaliers est plutôt étrange, leurs pouvoirs n'étant clairement pas du même niveau. On pense à Archangel qui fait clairement de la figuration. Psylocke (visuellement très proche du comics) s'en sort un peu mieux, mais on ne sait absolument rien sur elle, plutôt frustrant.

Mystique, quant à elle, se forme un peu plus au rôle de leader des X-Men ce qui renvoie à sa prestation dans Hunger Games. Jennifer Lawrence ne m'a jamais convaincu dans la peau de la polymorphe bleue, visuellement parlant je veux dire. Je préfère de loin le rendu du personnage quand Rebecca Romijn l'incarne, notamment au niveau du visage. Et question combat, c'était autre chose aussi. Dans Apocalypse, un coup de coude et c'est terminé. On est loin des chorégraphies travaillées du premier X-Men.

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Puisqu'on aborde le sujet de la mise en scène, il est indéniable que c'est l'élément le plus bancal du film. On passe d'une intro kitsch à souhait (Singer tu aurais dû revoir celle de La Momie, on est plus dans les années 60 !!!) à des moments prenants comme la séquence d'Eric dans la forêt et le lancement des missiles au son de la 7ème symphonie de Beethoven, morceau que j'apprécie particulièrement, déjà utilisé dans Predictions avec Nicolas Cage et dont je me suis moi-même servi dans ma série Batman: Requiem for Innocence. Singer a pourtant démontré dans le passé qu'il pouvait être très inspiré niveau mise en scène avec notamment l'intro mémorable de X-Men 2 qui introduisait brillamment le personnage de Diablo au son du Dies Irae de Mozart (une autre musique classique que je kiffe grave en passant !). Quand on sait de quoi il est capable, la déception est évidemment plus grande.

On a droit au début du film à un combat dans une cage qui pourrait rappeler le premier X-Men de par l'ambiance, mais qui faute d'inspiration nous renverra davantage au film Street Fighter de sinistre mémoire. Le combat entre Apocalypse et Xavier est original et aurait pu donner lieu à un fantastique duel, mais le concept n'est pas assez exploité.

Et puis bien sûr il y a Quicksilver. Ce personnage capable de défier le temps nous avait déjà gratifié d'une séquence inoubliable dans Days of Future Past et il remet le couvert ici avec encore une fois beaucoup d'humour et d'imagination alors que le reste du film en ait clairement dépourvu. On en apprend un peu plus sur lui, mais son potentiel demeure sous-exploité. Ce geek addict aux années 80, incarnation de la cool-attitude, qui utilise son pouvoir avec une légèreté aussi indéniable que son pouvoir est d'une importance capitale dans la survie de nombreux personnages pourrait donner lieu à d'autres situations vraiment intéressantes. A noter qu'il existe une autre version de Quicksilver dans Avengers : Age of Ultron incarné par Aaron Taylor (Kick-Ass), qu'on aura tôt fait d'oublier surtout en comparaison.

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La nouvelle Storm est visuellement très réussi, mais aurait mérité un traitement plus approfondi. Ses origines ne plairont pas à tout le monde.

Diablo fait son grand retour, mais personnellement je ne suis toujours pas satisfait. Visuellement j'attends toujours un personnage athlétique que ce soit en terme de design comme dans sa manière de se déplacer (hors téléportation) et de combattre, sans doute parce que c'est ainsi que je l'ai connu, précisément dans le numéro 42 de la série Excalibur (que j'ai vendu bien trop vite et qu'il me tarde de retrouver - à quel prix ???)

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Dans ce numéro, il se trouve qu'il y a une séquence similaire à celle de Quicksilver dans Days of Future Past dans laquelle les héros sont figés en plein combat, puis réorganisés pour se frapper les uns les autres. J'en profite pour dire que je suis très fan du dessin d'Alan Davis. Je suis assez exigeant au niveau du style, j'aime que ce soit assez réaliste et assez épuré. Ce que je reproche aux comics c'est qu'on a souvent droit à différents styles parfois sur une même histoire.

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Autre dessinateur que j'affectionne : Travis Charest (j'ai toujours quelques numéros de Wildcats).

 

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samedi, 23 juillet 2016

Fallout 4 [Jeux Vidéo/Critiques]

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Article dédié à mon Viking Père- Noël (encore merci pour tout !!!)

Avec ses ennemis et loots légendaires et son mode rapide pour looter, Fallout 4 se rapproche énormément de la série Borderlands. Mais en conservant et améliorant bon nombre de caractéristiques d'origine, il procure un vrai plaisir sur le long terme, faisant mieux que Rage. On peut regretter quand même l'aspect roleplay qui répond clairement aux abonnés absents alors que Fallout New Vegas avait su lui redonner son importance. Du coup Fallout 4 ressemble un peu trop au guide du parfait colonisateur alternant les nettoyages de zone à plus ou moins grande échelle et les phases de commerce, avec entre les deux peu d'autre intérêt niveau interaction avec les autochtones. On se consolera de cette lacune en détaillant les nombreux anecdotes et témoignages (humoristiques ou non) accessibles par les terminaux  et les messages laissées à l'abandon. Le jeu n'en reste donc pas moins très addictif de par la somme astronomique de choses à découvrir et à expérimenter. Comme à l'accoutumée petite revue en détails de ce monde ouvert post-apocalyptique malgré tout très foisonnant :

Animation : L'un des points noirs de la série se voit enfin améliorée nettement grâce une nouvelle génération de moteur. Plus développée et fluide, l'animation des personnages et des créatures gagne en réalisme. Le ragdoll occasionne malheureusement des bugs de collision plus ou moins gênants. Restez sans bouger avec votre arme à la main ou avec votre Pib-boy et cela déclenchera une petite animation comme dans Far Cry 2.

Bestiaire : Cet épisode peut s'enorgueillir de proposer un vaste panel de créatures, la plupart familières des afficionados de la série. Ainsi on aura plaisir à retrouver les incontournables brahmines, les radcafards, les mouches bouffies, les rataupes (qui portent mieux leur nom puisqu'elles sortent de terre), les radscorpions (qui se prennent pour des rataupes !) et les super mutants. Certaines espèces bénéficient d'un nouveau design et d'une animation plus élaborée comme les goules. C'est le cas aussi des Ecorcheurs, plus massifs. Bien que toujours redoutables,  on pourra les trouva néanmoins moins impressionnants, d'autant qu'on en rencontrera un très tôt dans le scénario. Les fangeux ont également été redessinés et ressemblent désormais plus à des crabes géants qu'à des humanoïdes (je déteste le bruit de leurs papattes !). Si vous avez de la (mal)chance, vous pourrez tomber sur une Reine des Fangeux particulièrement puissante. De nouveaux spécimens baptisés Légendaires font également leur apparition, donnant plus de fil à retordre, surtout lorsqu'ils se mettent à muter, mais proposant un loot en conséquence. Parmi les nouvelles espèces citons : les tiques et les darillons, les molosses de mutants.

Compagnons : Fallout renoue avec les compagnons. Certains sont évidemment plus attractifs que d'autres (Valentine et Cait ?), mais ils tous assez différents pour susciter une préférence du joueur avec quelques punchlines mémorables. Comme dans FNV, ils réagiront positivement ou négativement selon vos actions (à la manière d'un Mass Effect), ce qui influencera la qualité de vos rapports. Une quêtes spécifique sera disponible si vous devenez suffisamment proches. Quand vous atteignez l'affinité maximale, vous bénéficiez d'une attitude spécifique à chaque compagnon. Mais son intérêt sera malheureusement très variable. Bonus : on peut récupérer la tenue unique de chacun d'eux.

Dommage encore une fois que des bugs sabotent l'expérience de leur compagnie et que certains dialogues nuisent à la cohérence (Cait qui espère ne pas rencontrer de super mutants alors qu'elle vient d'en découdre avec eux !).

Le système d'ordre repris de Skyrim a été amélioré. Plus intuitif il demeure encore toutefois brouillon par moment. Les interactions et commentaires contextuels eux ont été clairement revus à la hausse et on est régulièrement surpris d'entendre les répliques de notre fidèle acolyte selon le lieu visité et les ordres donnés. Un autre bon point pour l'immersion. Moi qui préfère de loin la jouer solitaire, j'avoue que cela m'a bluffé et encouragé  à faire équipe.(Demander à Cait de forcer une serrure Maître, vous verrez !)

Confrérie de l'Acier : alors qu'elle était présentée sur le déclin dans Fallout New Vegas, elle est particulièrement valorisée dans cet opus. Entre l'armure assistée customisable, seul élément réparable du jeu désormais, le Prydwen (la base volante) et les vertiptères, non pilotables, mais utilisables en tant que renforts et moyen de locomotion armé, les fans de la CdA seront aux anges. Les apparitions aléatoires des vertiptères dans le ciel donnent lieu à des escarmouches fréquentes et variées conférant énormément de vie et de dynamisme à l'univers. On se laisse imaginer ce que donnerait un RPG dans l'univers de Warhammer 40 000. Dommage que la montée en grade soit aussi anecdotique.

Construction : Cette nouveauté faisait frémir les puristes (Fallout = Minecraft-like ?), mais au final, on réalise que sa présence ne dénature pas le jeu puisque son utilisation est totalement soumise au bon vouloir du joueur. Hormis un bref tuto de quelques missions à Sanctuary, on est libre de s'adonner ou pas au plaisir de bâtir un petit empire (commercial avec le développement des colonies) ou simplement la maison de ses rêves. L'accès à la Construction est d'une simplicité incroyable et les possibilités - une fois qu'on a saisi les rouages - apparaissent énormes. Dommage que le manque d'infos et de précision dans la pose des éléments (les sols ne s'adaptent pas à l'inclinaison du terrain) viennent ternir l'expérience. A noter que tout comme la Cuisine, la Construction apporte elle aussi un gain d'expérience non négligeable.

Craft : La promotion du jeu l'a largement mis en avant, à raison. On notera que s'il y a un nombre important d'objets à fabriquer, dans le domaine des drogues et des recettes alimentaires, les possibilités semblent beaucoup plus restreintes que dans New Vegas.

Cuisine : Contrairement à Skyrim, élaborer des plats fait gagner de l'Expérience en plus de vous fournir de quoi regagner plus ou moins de santé. A noter qu'une fois cuisinés, les ingrédients radioactifs deviennent sains.

Dialogues : L'une des grandes nouveautés de cet épisode est que notre personnage peut parler. Une qualité ou un défaut selon chacun, mais ce qui est clairement regrettable, c'est qu'une seule voix est disponible pour chaque sexe (bonjour les incohérences avec le physique) et que les dialogues en eux-mêmes ne permettent pas de choisir une mentalité en particulier ou seulement de manière illusoire. Si vous comptiez incarner un véritable anti-héros, vous serez très déçu. Restent quelques lignes de dialogues supplémentaires si votre Charisme vous l'autorise et un code de couleur pour indiquer la difficulté, mais les répliques liées au SPECIAL et aux perks ont disparu. A noter que le nombre de doubleurs français semble avoir augmenté sur cet épisode, en tout cas on a plus cette impression d'entendre quelques voix réparties selon des critères simplistes comme dans les autres jeux Bethesda. On apprécie beaucoup.

Exploration : Le gros point fort de la série et cet épisode ne fait pas exception, on peut même dire qu'il en est le summum. Les intérieurs offrent enfin de la variété, ce qui permet de personnaliser davantage les lieux visités, la verticalité des décors est très bien exploitée, on peut vraiment parler de level-design, et la possibilité fréquente de pouvoir monter sur les toits et de passer alternativement de l'extérieur à l'intérieur d'un bâtiment à un autre sans parfois aucun temps de chargement ajoute beaucoup à l'immersion et donc au plaisir. On note globalement plus d'accessibilité avec l'ajout notamment d'ascenseurs externes pour atteindre des lieux plus élevés (pont-autoroutes) et des plateformes mobiles. La sensation de liberté qui en résulte est grisante à souhait, en témoigne l'exploration de Postal Square. Bethesda a en outre intégré le respawn des ennemis dans les intérieurs ce qui donne enfin de l'intérêt à les visiter de nouveau.

Factions : Au gré du scénario et de l'exploration on sera amené à faire la connaissance de plusieurs communautés aux ambitions et méthodes diverses. Vous serez forcément amené à faire des choix parmi elles, ce qui vous vaudra d'être opposé à d'autres. On retrouve l'incontournable Confrérie de l'Acier, mais de nouvelles factions sont associées au Commonwealth comme les Miliciens ou le Réseau du Rail. Les pillards ont remplacé les raiders, mais on ne pourra jamais en faire partie. On sent clairement une régression par rapport à FNV où la tenue portée pouvait nous permettre de passer incognito.

Gameplay : Les fans de la série trouveront vite leurs marques, mais devront s'adapter sur d'autres points. Des nouveautés bienvenues : on peut enfin courir et frapper avec la crosse de son arme. Deux choses ont changé en particulier :

Le loot, visible simplement en passant devant les contenants/cadavres, ce qui ajoute beaucoup de dynamisme au jeu. Les puristes, eux, pourront retrouver la surprise de découvrir les objets trouvés en baissant l'opacité au maximum et en appuyant sur la touche de transfert.

Les fusillades ont enfin droit à des sensations dignes de ce nom. Le feeling des armes est excellent, les explosions et les décors destructibles font le reste, le tout sublimé par des effets sonores d'une grande qualité et le thème de la saga revisité. Mais on s'étonne ne pas bénéficier d'un système de couverture digne de ce nom.

On regrette de ne plus pouvoir visualiser l'arme dans le dos du personnage, mais cette absence est justifiée par le nombre de possibilités en terme customisation qui aurait à coup sûr fourni des bugs de collision dans la veine de FNV. 

Associer le coup de crosse et le lancer de grenades sur la même touche est maladroit.

En revanche faire des screens et des vidéos en maintenant la touche share est une franche bonne idée surtout pour un jeu comme Fallout 4.

La vue à la troisième personne est beaucoup plus jouable que dans les autres jeux made in Bethesda.

Comme dans Skyrim, on peut voir chaque objet sous toutes les coutures avec cette fois une définition satisfaisante. On retrouve également des infos et éléments du jeu sous forme de figurines virtuelles à manipuler durant les temps de chargement. Oui Skyrim a clairement servi de modèle à Fallout 4. Certains s'en plaindront, d'autres beaucoup moins (c'est mon cas).

Graphismes : On attendait pas mal à ce niveau car faut dire ce qui est, c'est l'un des gros points faibles de la série. Nouvelle génération oblige, on a droit à des textures plus soignées, même si certaines demeurent encore rudimentaires et ne convaincront pas les férus de moteur dernier cri. Les personnages sont globalement réussis et le rendu général très convaincant. Le monde est beaucoup plus coloré et boisé, mais contrairement à ce que l'on pourrait penser ça ne dénature pas l'esprit. L'aspect rétro-futuriste, lui, gagne clairement en crédibilité grâce à de nombreux objets et des costumes détaillés et vraiment dans le ton. Les tenues retiennent d'ailleurs particulièrement l'attention, que ce soit celles des pillards et des super mutants faites de récup' que celles de la Confrérie de l'Acier avec ses différents uniformes qui ne sont pas sans rappeler l'identité de Starwars. Niveau décor, les paysages désertiques, les villes et les ruines sont magistralement modélisés. L'immersion est garantie où qu'on aille avec parfois en prime cette intrusion de la nature qui vient rappeler qu'il s'est passé beaucoup de temps.

Karma : Cet élément qui permettait de favoriser le Roleplay a totalement disparu au profit de simples répliques. On peut toujours voler, mais cela n'occasionnera rien d'autre que l'hostilité des PNJ si vous êtes pris la main dans le sac. On pourra toujours s'allier avec différentes factions ce qui impliquera de s'opposer à celles qui leur sont naturellement ennemies avec forcément des récompenses différentes à la clé.

Map : Aussi vaste et varié qu'on peut le souhaiter, le monde de Fallout 4 offre des panoramas et des périples mémorables grâce à des ambiances  et des lumières soignées. Le cycle jour de nuit, la brume, la pluie et les tempêtes radioactives offrent tour à tour un sentiment d'apaisement, de mystère ou de franche insécurité. Ajoutons à cela une dynamique réussie au niveau des rencontres aléatoires qui s'entremêlent parfois joyeusement et de quêtes secondaires glanées au hasard. Dommage cependant que le jeu nous fasse débuter dans le coin supérieur gauche de la carte avec des dangers de plus en plus grands au fur et à mesure qu'on s'en éloigne comme dans un MMORPG lambda. Et puis il a fallu qu'il y ait encore des murs invisibles pour délimiter la carte -gros soupir-

Après l'UESP V2 de Skyrim qui permettait de visualiser la carte de Bordeciel à la façon de Google Map, voici la carte interactive de Fallout 4 qui vous permet de retrouver les nombreux points d'intérêt du jeu et même de placer les vôtres puisqu'il existe une fonction sauvegarder.

Mini-Jeux : La série n'a jamais été très généreuse à ce niveau. On se rappelle du jeu de cartes Caravane de FNV. Ici on se contentera de petits jeux vidéo jouables sur le Pip-boy comme Pitfall ou Grognak le Barbare, mais rien de vraiment fun et approfondi alors que l'univers s'y prête totalement. On pense à la Fosse, une arène de gladiateurs totalement inexploitée et aux courses de robots de Easy City Downs qui tournent en rond. Incompréhensible vu que dans FNV on pouvait parier et même participer à des combats contre des créatures mutantes dans les égouts de l'Aiguillon (à la manière de l'arène d'Oblivion). A quand les courses de vertiptères, le basket façon Los Angeles 2013 et les matchs de bloodbowl avec les compagnons ?

Musique : incontestablement plus épique et cinématographique, à commencer par la réorchestration du thème cher à la série, elle est plus présente et marque beaucoup plus l'esprit tout en n'hésitant pas à reprendre des ambiances connues (celle de Fallout New Vegas). L'arrivée sur le Prydwen est ainsi remarquablement illustrée et participe grandement à la réussite de cette séquence.

Pip-Boy :  un autre élément sacro-saint de la licence. Pas de changement majeur si ce n'est l'ajout d'un onglet Bric-à-Brac dans l'Inventaire et Ateliers dans la catégorie Données. A noter qu'on peut zoomer sur l'écran afin de rendre le texte plus lisible (pavé tactile pour la PS4). La nouveauté vient des animations venant renforcer l'immersion comme la lecture des holo-disques et l'ouverture des portes d'abri.

Raccourcis : Comme dans les précédents épisodes, les flèches directionnelles vont vous permettre de changer rapidement d'arme, de tenue ou d'utiliser rapidement des items essentiels comme les stimpaks et la nourriture.  Les raccourcis sont plus nombreux, mais du coup il faudra les valider avant. On est heureux de constater que Bethesda n'a pas repris le système maladroit de Skyrim.

Radiations : Beaucoup plus présentes, elles ne sont plus dissociées de votre barre de santé, mais intégrées à elle ce qui fait que plus vous en recevez plus votre barre de santé diminue. Sachant que la plupart des créatures en émettent naturellement en attaquant et que des tempêtes radioactives peuvent survenir à tout moment, la recherche et la possession de Radaway sera encore plus capitale.

Roleplay :On aurait aimé que cet épisode nous permette d'incarner véritablement toutes sortes de profils, du raider déjanté accro aux drogues au récupérateur solitaire en passant par la goule civilisée ou le mutant renégat. Hélas, on pourra difficilement s'éloigner du héros lambda prévu par les développeurs pour le Scénario. Certaines tenues et choix dans les quêtes accomplies pourront orienter dans un sens ou un autre, mais rien n'a vraiment été fait pour pouvoir se construire un personnage à la hauteur de son imagination et des possibilités offertes par l'univers. Regrettable. On rêve d'un épisode où l'on pourrait incarner les profils précités avec comme conséquence de commencer en un point différent de la map, avec un scénario à chaque fois différent puisque découlant de nos seuls choix.

Scénario : Le début a deux mérites : celui de nous présenter le monde avant le cataclysme et celui de lâcher rapidement notre personnage dans le monde extérieur. Dommage que l'intrigue ressemble un peu trop à celle de Fallout 3 : on part à la recherche d'un membre de notre famille disparu. Heureusement la rencontre de PNJ fort attrayants (Qui a dit Valentine ?) ainsi que quelques séquences très inspirées (L'Antre de la Mémoire) nous font oublier cette navrante similitude. Mais le jeu retombe bien trop vite dans le piège de la facilité en nous entraînant juste après dans des fusillades interminables alors qu'auparavant il a suffi d'un dialogue pour résoudre une quête. Ce déséquilibre ruine pas mal l'intérêt sur la longueur, mais comme Fallout 4 est loin de s'apprécier seulement pour son histoire, on relativise.

S.P.E.C.I.A.L. : si les sept aptitudes de base emblématiques de la série sont toujours présentes elles sont cette fois directement associées aux perks pour constituer un arbre de compétences plutôt cohérent et qui finalement ne change pas trop le système. On retrouve les perks déjà exploitée dans les autres opus avec quelques nouvelles liées au craft et à la gestion des colonies. A noter que cette fois la montée de niveaux peut se faire à tout moment, on peut ainsi cumuler plusieurs points d'évolution sans problème. On apprécie beaucoup. Le niveau d'expérience quant à lui a été repoussé à l'infini à l'instar de Skyrim ce qui permet de tout débloquer si on le désire.

Stimpak : Toujours au rendez-vous pour faire le plein de santé, on a droit en prime à une petite animation lors de son utilisation.

SVAV : Un incontournable de la série. Le Système de Visée Assisté de Vault-Tec fait son retour avec quelques nouveautés. Cette fois, l'action ne sera pas figée, mais ralentie. Pour équilibrer avec cette difficulté, une jauge de Coup Critique se remplit au fur et à mesure de nos tirs réussis : lorsqu'elle est pleine, on peut déclencher à tout moment le coup critique en question (le son de la gatling laser en mode critique est juste énorme !) Lorsqu'on tombe sur un adversaire coriace, c'est plutôt jouissif et très cinématographique, la caméra étant plutôt bien placée dans l'ensemble. A noter que les points d'actions sont directement liés à une jauge d'endurance puisque cette fois on peut enfin courir dans Fallout !!!

Tenues : Après un Skyrim qui ne permettait plus d'avoir des équipements de torse dissociés des jambes, Fallout 4 grâce à la puissance des nouvelles consoles ajoute comme dans Oblivion des parties d'armures pour chaque partie du corps. Le joueur peut ainsi personnaliser sa tenue entièrement avec de surcroît l'ajout de mods et de peintures comme pour les armures assistées, armures assistées qui cette fois ne sont pas considérées comme de simples tenues, mais comme des véhicules pour le corps qu'on peut améliorer (possibilité d'ajouter des upgrades comme un réacteur dorsal) et qu'on doit entretenir (réparation + changement de réacteur à fusion). Les tenues ne s'usent plus, ce qui chagrinera les esprits RP, mais en compensation on sera assuré de pouvoir mettre constamment nos préférées sans avoir à chercher désespérément un réparateur de bon niveau comme dans le 3.

En Lien :

L'Aperçu

Premier contact

Fallout 4 : Fun never dies

Fallout 4 : Know your Enemy

 

 

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mardi, 12 juillet 2016

Seul contre Tous [Cinéma/Critiques]

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Après plusieurs succès en demi-teinte (dont l'After Earth de Shyamalan), Will Smith se fait plus discret. Mais c'est pour mieux revenir en force. Dans Concussion (Seul contre Tous en France), il incarne le Dr Bennet Omalu, médecin légiste de son état spécialiste du cerveau qui au début des années 2000 a mis le doigt sur un phénomène tragique frappant les joueurs de football américain.

Qui dit histoire vraie, dit implication.

Pour apprécier la prestation de Will Smith, la VO est vivement conseillée, l'acteur s'étant entraîné assidument afin de recréer l'accent nigérien. Il a en outre également répété les gestes précis des autopsies pour garantir un maximum de crédibilité.

Tout en retenue, le jeu de Will Smith fait merveille. Son personnage à la fois innocent, intègre, timide autant que tenace et solitaire est touchant de bout en bout. Le savoir incapable de danser lors d'une séquence en boite de nuit fait d'ailleurs sourire. Quand on connaît la star pour son dynamisme musical, on est d'autant plus admiratif de ce caractère coincé qu'il parvient à totalement crédibiliser. Sa pudeur et sa droiture sont d'ailleurs telles qu'on doute que l'histoire se passe de nos jours ou plutôt il semble appartenir à une autre époque.

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Scandale oblige le déroulement a un air de déjà-vu avec phase d'enquêtes, de découvertes, de dénonciations et d'intimidations, dans la même veine on pense par exemple à Révélations, les méfaits dissimulés du tabac étant eux-mêmes évoqués dans le film, mais cela n'enlève rien à l'intérêt du sujet toujours d'actualité.

Voir ces footballeurs, légendes vivantes aux USA, autant dieux parmi les hommes que guerriers jugés invincibles devenir fous de douleur, fous tout court et supplier pour être guéri est tout simplement bouleversant, ce qui nous vaut une prestation mémorable de David Morse (Contact, Crossing Guard) physiquement méconnaissable.

Concussion nous sensibilise et nous informe d'une manière très efficace, levant le voile sur un aspect aussi choquant que méconnu d'un sport qui lui est loin d'être anonyme.

 

 

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samedi, 09 juillet 2016

Basic Instinct 2 [Cinéma/Critiques]

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« Les jambes de femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie. » Sharon Stone donne un sens très personnel à cette citation du film L'Homme qui aimait les Femmes de François Truffaud.

Faire une suite à un film aussi marquant que Basic Instinct relève moins du challenge que du suicide artistique. Succédant à Paul verhoeven, Michael Caton-Jones a pourtant relevé le défi.

Je m'attendais à une relecture paresseuse et maladroite du premier et c'est finalement tout le contraire que j'ai eu. Au vu des nombreuses critiques virulentes que le film a collectionné, j'en suis sûrement l'un des rares défenseurs. Explications.

Le Retour du Pique à Glass

Au début, on s'inquiète et on s'inquiète même beaucoup. Après une introduction qui donne le ton et rappelle les ingrédients inhérents au premier (sexe, drogue et adrénaline), on a rapidement droit à deux face à face, l'un avec la police, l'autre avec un psy, le Dr Glass, successeur de Michael Douglas alias Le Flingueur dont on ignore le sort. Après le flic, le psy, choix plutôt inspiré et qui promet pas mal de complexité dans les interactions. Mais le souci c'est que malgré plusieurs occasions de rappeler le passif de Catherine Tramell (l'interrogatoire, le procès, la consultation), ce qui est arrivé dans le premier film n'est jamais mentionné de près ou de loin et là forcément ça agace et on se dit que le film se tire une balle dans le pied en se présentant comme un simple reboot.

Heureusement, cette impression ne dure pas, car aux moments où l'on ne s'y attend plus, le passif de la romancière au pic à glace est bel et bien placé dans la conversation, mais d'une manière très particulière qui en dit encore plus long sur la psychologie perverse de la blonde.

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Malgré les années passées, Sharon Stone (Sphère) a brillamment réussi à redonner vie à la fascinante Catherine Tramell, renforçant son caractère emblématique, sa toute-puissance, la magnifiant moins par le physique (coiffures d'un goût douteux, maquillage plus important) et la nudité (seins refaits) que par sa capacité exponentielle à provoquer, anticiper, perturber le psychisme masculin et même humain. A commencer par brouiller l'esprit du spectateur dans une suite d'énigmes et de mystères se nourrissant sans cesse des interprétations possibles. A noter que Sharon Stone bénéficie à nouveau du talent de Micky Sébastian pour la doubler.

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Le Dr Michael Glass, nouveau héros manipulé par Catherine Tramell, découvrant les péripéties de son prédécesseur dans un roman de Catherine herself. Je vous laisse deviner qui sera le héros de son prochain livre.

Car plus que les séquences érotiques, qui n'ont pas l'ambition de rivaliser avec celles du premier, mais bien de rappeler que le sexe n'est qu'une des nombreuses armes de Catherine,  le scénario est encore une fois le véritable intérêt, creusant à chaque fois un peu plus la dualité des personnages, à l'instar de celle du Dr Michael Glass, campé par un David Morrissey très intéressant puisque jouant dans un autre registre. Là où Michael Douglas était présenté comme une bombe à retardement, un être humain tentant de contrôler son animalité, bien que troublé, Glass résiste mieux grâce à son éthique professionnelle et sa relation avec Catherine prendra une forme tout à fait différente, moins dans la complicité et la complémentarité que dans l'opposition directe. Mais comme on le devine, Glass sera lui aussi victime de ses faiblesses ainsi que de nombreuses manipulations et faux-semblants.

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David Thewlis (à gauche) incarne un flic à l'opposé de celui joué par Michael Douglas, voyant clair dès le début dans le jeu de Catherine, se jurant de la mettre hors d'état de nuire et tentant de convaincre le Dr Glass de sa dangerosité. 

On suit donc avec un intérêt sans cesse croissant les revirements de l'intrigue, pris au piège nous-mêmes des ambitions ambigües d'un trio qui ne cesse de se mouvoir entre lumière et ténèbres. La conclusion du film loin d'éclaircir les zones d'ombre en remettra une couche et vous fera cogiter à loisir sur la véritable nature des personnages et de leurs agissements. On est paumé, mais on jubile avec l'impression délectable d'avoir fait partie du casting. Pour une suite jugée au mieux médiocre, c'est plus que je ne pouvais en espérer.

 

 

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mercredi, 06 juillet 2016

Warcraft, Le Commencement [Cinéma/Critiques]

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On peut dire que cette adaptation du célèbre MMO s'est faite attendre, forcément bien plus par les fans du jeu de Blizzard. Plus heureux que Peter Jackson sur Halo. le réalisateur Duncan Jones (Source Code) est lui-même un gamer auto-proclamé et nul doute que sa passion a constitué un sérieux atout pour mener ce projet pharaonique à son terme d'une manière qui puisse contenter autant les fans que Blizzard lui-même.

N'étant pas joueur de Warcraft, je me contenterai de donner mon ressenti sur le film et non sur l'adaptation. Mais de ce point de vue, je peux dores et déjà dire que j'ai été contenté et très agréablement surrpris. Warcraft sort en effet du lot question film d'Heroic Fantasy. Même si on y retrouve des ingrédients inhérents au genre, l'exploitation et la valorisation des Orcs en fait une oeuvre à part de même que le contournement de certains clichés attendus. Cela pourra en laisser plus d'un perplexe, mais il est indéniable que les surprises sont au rendez-vous. Le principal défaut du film résidant dans sa conclusion pour le moins brutale. Oui, c'est Warcraft le Commencement, mais quand même !

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Le travail sur les Orcs est remarquable à plus d'un titre. Outre leur design et leur animation qui leur confèrent une crédibilité immédiate, leur comportement au sein de leur espèce et de leur famille font d'eux des personnages auxquels on peut facilement s'identifier malgré tout. En attestent les premières scènes entre Durotan et sa compagne.

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Durotan, un Orc pour le moins attachant, tiraillé entre sa fidélité au clan et sa volonté de le préserver d'un mal grandissant né en son sein. C'est cette évolution en particulier ainsi que ses interactions avec les autres personnages majeurs qui rend le film passionnant.

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Anduin Lothar, un guerrier qui n'aura de cesse de trouver la vérité et sauvegarder l'équilibre au sein du chaos grandissant en Azeroth. L'acteur Travis Fimmel est connu pour son rôle dans la série Vikings. Question combats épiques, il s'y connait donc déjà un peu !

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Medivh est le Gardien, garant de la paix, autant dire qu'il aura du pain sur la planche avec l'arrivée des Orcs. Ben Foster, acteur caméléon, remarqué notamment dans X-Men III (dans la peau et les ailes de Archangel), dans Otage (Inquiétant face à Bruce Willis) dans Punisher (Amusant en voisin de Rebecca Romijn alias Mystic de X-Men) et plus récemment dans The Program où il incarne rien moins que Lance Armstrong.

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Khadgar, un magicien qui apparaît plutôt maladroit et inexpérimenté au début, mais qui va s'avérer (trop) vite un élément majeur dans la résolution du conflit.

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Paula Patton (Mission Impossible : Protocole Fantôme) incarne Garona, une semi-Orc qui peine à trouver sa place avant et pendant le conflit. Mais si elle était le meilleur des deux races ?

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Le Roi Llane Wrynn, campé par Dominic Cooper (Howard Stark dans Captain America First Avenger), lui, manque clairement de charisme. Si l'acteur a su se faire un nom avec la série Preacher, il peine à convaincre dans le rôle de ce souverain.

 

 

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jeudi, 23 juin 2016

Talisman version Digitale [Jeux Vidéo/Critiques]

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Talisman est un vieux jeu de plateau (1983) à côté duquel je suis complètement passé. Bon en même temps à l'époque, j'étais à l'école primaire et je découvrais les Livres dont Vous êtes le Héros (oui déjà geek !), je pouvais pas être partout ! Pourtant en le découvrant je réalise qu'il propose une expérience ludique assez idéale pour moi.

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Je me souviens avoir vu cette boite à l'époque où je fréquentais pas mal les boutiques de jeux, mais mon expérience sur Hero Quest et ma recherche d'un jeu similaire plus fouillé avait dû peut-être m'orienter davantage sur Warhammer Quest. Et puis j'avais vraiment pas accroché sur l'illustration (oui je sais c'est con !)

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Le plateau de jeu original et sa réplique digitale ci-dessous :

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Les affrontements auraient mérité plus d'effets visuels, cela aurait été l'occasion de compenser la sobriété des illustrations des Personnages incarnés, heureusement les illustrations de la plupart des autres cartes sont d'un bien meilleur niveau.

Points Forts :

- Un excellent mix entre jeu de société et jeu de rôle

- Un prix très attractif (à peine 15 euros en ce moment sur Steam contre 60 en neuf en version physique)

- Un contenu très riche dès le départ

- Une prise en main immédiate

- Une interface bien pensée, très lisible

- Beaucoup de rebondissements (grâce à l'aléatoire)

- Une excellente dynamique : les personnages et le contenu du plateau évoluent constamment et grâce aux trois zones de jeu qu'on peut explorer assez librement, il y a une dimension monde ouvert vraiment agréable qui fait oublier la pauvreté visuelle

- Une énorme rejouabilité grâce notamment aux modifications de règles qui permettent en outre de changer d'objectif et de supprimer la très lourde phase finale de couronnement.

- Les succès qui permettent de gagner de l'expérience même quand on perd une partie et d'obtenir à terme plusieurs runes avantageuses

- On peut jouer seul ou avec plusieurs amis à ses côtés, contre d'autres joueurs en ligne, contre l'IA et même mixer tout ça !

- Les extensions de la version boite disponibles (mais payantes) qui apportent pas mal d'intérêt

- Léger en terme de mémoire (heureusement !)

- Ne prend pas de place chez vous (enfin pas plus que votre ordi)

Points Faibles :

- Graphiquement inchangé par rapport au jeu physique ce qui induit des illustrations assez pauvres globalement, très peu d'animations et aucun relief sur le plateau, vraiment dommage quand on sait ce qui se fait dans le même genre (au hasard : Armello)

- L'aléatoire très présent et donc parfois très punitif, j'en veux pour preuve d'avoir perdu toutes mes vies à la suite dans ma première partie au moment où mon adversaire tentait de prendre la couronne de commandement. Scrongneugneu ! Cependant à force de jouer on comprend qu'on a plus d'emprise sur le jeu qu'on ne le pense au début et qu'en exploitant les atouts de son personnage et les possibilités du plateau l'aspect stratégique augmente. J'en veux pour preuve une anecdote personnelle. J'incarnais la Goule qui possède 4 points de Destin et qui me permet donc de relancer un dé sur 4 tours de mon choix quand je le souhaite (déplacement/combat/évènement). Il ne me restait plus qu'une vie donc je risquais de perdre tout ce que j'avais gagné jusque-là. En revanche j'avais 8 pièces d'or. Après analyse, je décide que le mieux est de me rendre au village. Je fais mon déplacement, mais il ne me donne pas le bon lieu. J'utilise un point de destin ce qui m'amène sur un portail magique apparu en cours de partie. C'était une option que j'envisageais je l'exploite donc. Si je fais un 2 je pourrais me rendre directement au village. Je fais un premier jet qui ne me plait pas, je relance grâce au destin et j'atterris enfin au village où je peux récupérer 3 vies contre 3 pièces d'or grâce au guérisseur. Et l'aventure de continuer de plus belle !

- Pas les mêmes sensations qu'entre amis autour d'une table, forcément !

 

Pour avoir un aperçu plus concret rendez-vous ICI. Ce youtuber présente de surcroît chaque extension dans une vidéo à part entière.

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Une version Warhammer 40 000 de Talisman baptisée Horus Heresy qui reprend le gros des règles a l'air très séduisante, dommage qu'elle soit intégralement en anglais pour le moment.

En Lien

Comment jouer à Warhammer Quest sur Photoshop avec Skype

 

 

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jeudi, 16 juin 2016

Lone Ranger [Cinéma/Critiques]

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Au vu de sa bande-annonce, Lone Ranger avait tout d'un Pirates des Caraïbes transposé au far-west : même acteur principal (costumé et maquillé), même réalisateur, même producteur (Disney), même humour, même volonté de proposer un divertissement familial généreux en aventures et en spectacle. Sans doute pour cette raison que je l'ai boudé aussi longtemps.

Ma moitié (que je remercie) m'a permis de découvrir avec un grand plaisir que ce n'était là qu'apparence.

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Le duo fonctionne à merveille grâce à un savoureux décalage tant au niveau de la personnalité que des méthodes. Johnny Depp prouve qu'il n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour rendre attachant et mémorable un personnage singulier. Les deux héros, loin d'être simplistes, ont chacun une histoire qui apporte beaucoup de profondeur, de sérieux et même de noirceur au film. Au point que certaines scènes contredisent le "Pour tout public" un peu trop omniprésent en France. Le film s'enrichit de plusieurs axes narratifs (l'histoire est racontée) ce qui ne fait qu'ajouter de l'intérêt sur le long terme.

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Si vous vous attendez à ce que Helena Bonham Carter (Fight Club) soit aussi présente que nos deux compères, vous allez être très déçu. On comprend vite que sa présence sur l'affiche aux côté de Johnny Depp relève davantage de l'effet marketing. En retrait, son personnage reste néanmoins mémorable. Même si ça lui fait une belle jambe !

Le film est donc assez loin de l'image "grand huit" et "joyeux bordel" que sa promotion véhiculait allègrement pour séduire le grand public. S'il y a bien quelques séquences d'action délirantes et pétaradantes qui se permettent d'user d'effets très cartoons (la grande échelle qui sort de nulle part), le film dans son ensemble reste sur les rails (c'est le cas de le dire).

Lone Ranger est donc un film surprenant à plus d'un titre qui permet à Gore Verbinsky (Rango) de ne pas se reposer sur ses lauriers et d'offrir dans la continuité de ce qu'il a fait une oeuvre dense qui peut s'apprécier pour plein de raisons. Si vous recherchez un western qui dynamite un peu le genre dans la forme, ruez-vous dessus.

Dommage qu'au niveau du fond, les enjeux sentent trop le déjà-vu (contexte historique oblige) surtout si on garde en tête la trame de Lucky Luke (on retrouve même le sosie de Jolly Jumper !).

Avec aussi Tom Wilkinson (MI : Protocole Fantôme), William Fichtner (The Dark Knight) et Bary Pepper (Il faut sauver le soldat Ryan, la 25ème Heure).

 

 

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dimanche, 12 juin 2016

Ghost [Cinéma/Critiques]

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Ghost est typiquement le film qui avait toutes les raisons de devenir un classique et en le revoyant aujourd'hui on comprend toujours à quel point il l'est devenu et l'est resté. Histoire d'Amour, enquête, comédie, fantastique (le concept et les effets spéciaux vieillissent très bien), le film, qui brasse efficacement plusieurs genres, est mené par un trio d'acteurs qui séduit immédiatement. Avec le décès de Patrick Swayze, le film a hélas pris également une autre importance.

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Scène culte que l'on doit autant à l'aspect très suggestif de la mise en scène (copiée, parodiée) qu'à la pure chanson d'amour des Righteous Brothers : Unchained Melody. Demi Moore était quasi inconnue à l'époque, mais il est indéniable qu'elle a su complètement s'approprier le rôle de Molly en lequel beaucoup de femmes ont du s'identifier. Comme souvent dans sa carrière, Patrick n'était pas le premier choix et a dû batailler pour obtenir le rôle. Mais comme d'habitude, il a tout donné et s'est  fondu dans son personnage : le résultat à l'écran vaut donc son pesant d'émotions.

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Whoopi Goldberg apporte l'humour et le décalage indispensables pour équilibrer le film qui sinon aurait sombré dans le mélo. Ses échanges houleux avec Patrick sont savoureux, ce qui n'empêchera pas les deux personnages de s'apprécier. La prestation de l'actrice lui a valu un oscar. Une scène cocasse avec des bonnes soeurs prophétise un autre film majeur dans sa filmo à savoir Sister Act.

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Vincent Schiavelli (Vol au-dessus d'un Nid de Coucou) incarne le guide très lunatique de Patrick/Sam qui l'aidera à connaître et maîtriser ses pouvoirs de fantôme.

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Sam est appelé à rejoindre un autre monde. Mais la perspective de laisser Molly le plonge dans un dilemme. On espère que là où il se trouve, Patrick est en paix à l'instar de tous ces proches qu'on a aimés et perdus. On peut reprocher au film un aspect manichéen quant au sort des âmes, mais évidemment dans le cadre d'un film fantastique doublé d'un thriller ça fonctionne très bien et après tout ce n'est que justice.

 

 

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lundi, 06 juin 2016

Batman VS Superman [Cinéma/Critiques]

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BATMAN VS SUPERMAN

Fantasmée depuis longtemps, alimentée par une affiche aperçue fugitivement au début du film Je Suis une Légende, la confrontation entre Batman et Superman est enfin devenue une réalité. Hélas, si l'on en croit les nombreuses critiques acerbes. Forcément un film aussi espéré, attendu, ne pouvait pas satisfaire tout le monde surtout quand les enjeux se multiplient : faire une suite à Man of Steel, rebooter Batman peu de temps après The Dark Knight Rises, initier l'Aube de la Justice (le cinématique DC).

Zack Snyder (Watchmen, Sucker Punch) avait donc de quoi se faire des cheveux autant que les fans. Surtout quand le choix des acteurs principaux ne fait clairement pas l'unanimité. Ben Affleck avait laissé un souvenir très mitigé dans la peau de Daredevil pour la plupart et Gal Gadot (Fast 5) en Wonder Woman avait du mal à convaincre en dépit de ses efforts (physiques) pour rassurer les inconditionnels de l'Amazone.

Je dois avouer que le début ne m'a pas franchement séduit, bien au contraire. L'introduction de Bruce Wayne dans l'univers de Superman est digne d'une fanfic amateur. Là où le scénario aurait pu amener subtilement Bruce Wayne à s'intéresser à Metropolis, puis à Superman et sa toute-puissance (pourquoi pas en pistant ce fameux Portugais Blanc), on voit le playboy débarquer manu militari dans Metropolis au moment où la ville sert de ring à Superman et Zod et parallèlement de couveuse pour futurs kryptoniens. Bon on comprend après que Gotham et Metropolis ne sont séparées que par un fleuve. Mais justement déjà ça, c'est un peu trop gros à avaler.

On a droit dans la foulée à des clichés hollywoodiens en veux-tu en voilà : la voiture du héros qui slalome entre les immeubles qui s'écroulent sans subir le moindre dégât, le sauvetage d'une fillette perdue au milieu des ruines, etc... Autant dire que ça ne rassure pas pour la suite. Et ce n'est pas Jesse Einsenberg (Insaisissables, The Social Network) cabotinant à mort dans la peau de Lex Luhor qui va nous faire changer d'avis.

Heureusement, au fur et à mesure, le scénario trouve sa cohérence en réunissant des personnages et intrigues au départ séparés et l'intérêt grandit, de même que l'intensité. La soif de justice de Batman trouve en Superman une cible idéale puisqu'au-dessus des lois humaines et les pouvoirs de Superman viendront facilement à bout de la discrétion de Wayne et feront le lien avec ses méfaits (oui Batman ne fait plus dans la dentelle !).

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J'ai sans doute fait partie de la minorité des cinéphiles qui se réjouissait de voir Ben Affleck dans la peau du Chevalier Noir. Et j'ai eu le plaisir de ne pas être déçu. Tour à tour torturé par son passé, blasé, hargneux, Batman a une vraie présence, magnifiée par des combats très physiques et soigneusement chorégraphiés, dignes des jeux vidéo de Rocksteady.

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J'ai toujours aimé la version dark de Superman depuis Superman III. Et je dois avouer que la revoir sous une nouvelle forme dans Batman VS Superman me ravit. Et permet dans le même temps de renouveler l'intérêt d'un super héros qui peut vite manquer de complexité. Il est un fait que Superman sert plus ici de noyau à l'intrigue et d'objectif valable à un Batman revenu de tout que de véritable héros. La plupart du temps il apparaît comme bouc émissaire et incapable de voir les menaces les plus proches. Cela dit Snyder n'omet pas quelques scènes très réussies rappelant l'aspect iconique de l'Homme d'Acier.

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Tu saignes ? Tu vas saigner ! (ma réplique préférée du film !)

Le duel tant attendu est bien amené et visuellement réussi. Snyder évite de reproduire le foutoir final de Man of Steel et parvient à émouvoir via une très astucieuse pirouette scénaristique que d'aucuns ne verront pas venir.

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Wonder Woman distille le mystère, mais elle est là surtout pour annoncer l'Aube de la Justice et la future ligue. On la voit combattre dans sa tenue de guerrière et user de ses armes fétiches, c'est déjà ça ! Par contre son thème musical fait tâche au moment de son apparition.

Malgré des maladresses et défauts évidents, Batman Vs Superman passionne grâce à un scénario malin et deux personnages toujours emblématiques qui voient en l'autre l'occasion inespérée de retrouver un visage humain. Je ne ferai donc pas partie de ceux qui opposeront cette oeuvre à Civil War. Je ferai partie de ceux qui vous diront : découvrez ces deux films qui ont tous les deux quelque chose d'important à dire et à montrer chacun à sa façon. Et plutôt que de vous concentrer sur leurs faiblesses, sachez prêter attention à leurs forces et vous en sortirez gagnant.

En Lien

Girl Power, Fast and Furious and Expendables

Bonus :

Hommage à Callan Mulvey : Un Coeur à Vif

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L'acteur Callan Mulvey ne vous dit peut-être rien, mais il a été Drazic, l'un des héros de la série australienne Hartley Coeurs à Vif. Tombé dans le coma et gravement défiguré suite à un accident de voiture, il a bénéficié de soins particuliers qui lui ont permis de recouvrer un visage décent (importante chirurgie, nombreuses plaques en titane, oeil de verre), sa mobilité et de pouvoir ainsi poursuivre sa carrière au-delà sans doute de ses espérances et des nôtres. Car non content de figurer dans des Blockbusters dignes de ce nom (300 La Naissance d'un Empire), il parvient l'exploit de figurer au casting des franchises Marvel (Captain america : Winter Soldier) et DC (Batman VS Superman). Un exploit digne d'un super-héros, non ?

 

 

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lundi, 30 mai 2016

The Dark Knight [Cinéma/Critiques]

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Si dans un premier temps l'intrigue parait se disperser en présentant moult personnages et situations qui n'apparaissent pas forcément liés entre eux, il  s'avère qu'au final tout est connecté et remarquablement cohérent. Comme un jeu de dominos (la fameuse pichenette évoquée par le Joker lui-même) l'équilibre des forces et même l'équilibre tout court se fragilise progressivement jusqu'à la chute fatidique.

La folie et le désordre finissent par gagner tout Gotham au grand dam du Batman. Oui dans The Dark Knight on dit LE Batman comme s'il s'agissait moins d'un personnage que d'une espèce. Certains tiqueront, mais bon on finit par s'y faire grâce donc à l'intensité du scénario qui monte crescendo. Plus regrettable en revanche, le personnage connu sous le sobriquet de Double-Face qui lui devient Pile ou Face. La première fois ça gâche vachement l'impact quand même.

A l'instar de Bruce Wayne, de son ami Gordon et des autres protecteurs de Gotham City, le spectateur assiste, impuissant, à des retournements de situation destructeurs qui finissent par gangrener la ville entière. La confiance deviendra un véritable terrain miné surtout quand les bons et les méchants changeront de camp sans crier gare.

Pour moi il est difficile voire impossible de voir The Dark Knight comme le second opus de la trilogie Batman de Nolan. Pour moi c'est un véritable film à part entière, une trilogie à lui seul tant il surpasse et éclipse les deux autres.

Tout y est si savamment introduit, équilibré. rarement Nolan (Inception, Interstellar) a su aussi bien mélanger les ingrédients, les émotions dans un seul et même film. Interprétation, scénario, mise en scène, psychologie, humour, action, émotion, réflexion : tout y est ! Nolan démontre ici une maîtrise telle qu'il  s'est retrouvé incapable de l'égaler, de la prolonger sur l'opus suivant, The Dark Knight Rises qui souffre énormément de la comparaison. Si d'aucuns regretteront la disparition de tout élément gothique, de toute ambiance fantastique de l'univers, il est un fait que le réalisme proposé apporte beaucoup de sang neuf à l'oeuvre de Bob Kane tout en conférant une dimension particulièrement tragique qui ne trahit nullement le matériau originel, bien au contraire.

Le final aurait cependant gagné à être plus court, la séquence des deux ferrys, bien qu'intéressante, alourdit le propos et fait perdre de vue le face à face Batman/Le Joker qui retenait toute notre attention.

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Lourde également, la sagesse imperturbable de Michael Caine/Alfred qui a réponse à tout et dont les interventions récurrentes enlèvent quelques moments de solitude bien torturés à Christian Bale (Terminator Salvation) qui aurait ainsi pu nuancer davantage son jeu.

Mais ces quelques défauts ne sauraient ternir l'éclat de ce joyau du septième art qui brille par sa noirceur.

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Heath Ledger n'a pas volé son Oscar, hélas posthume. Totalement habité par son personnage, il fascine à chaque instant, à chaque mouvement, sa gestuelle aussi précise que naturelle ajoutant une énorme crédibilité au Joker.

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Harvey Dent, le Chevalier Blanc de Gotham, ici aux bras de la fougueuse Rachel Dawes/Maggie Gyllenhaal (L'Incroyable destin de Harold Crick). Son évolution et ce qu'elle engendre est passionnante. Sa croisade contre le crime lui apportera beaucoup, mais lui coûtera plus encore.

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Le Bat-pod de Batman, une moto dont l'apparition autant que l'exploitation restent dans les annales. Elle a tellement plu qu'elle est apparu à nouveau dans The Dark Knight Rises. Cf aussi Mon Top 5 Bécanes de Ciné

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Nolan n'oublie pas de nous gratifier de quelques plans sublimes comme ci-dessus.

Plus de Batman ?

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vendredi, 27 mai 2016

Jouer RP à Assassin's Creed Part 2 [Roleplay]

Eden War

Jouer RP à Assassin's Creed part 2

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Assassin's Creed II sur 360 Assassin's Creed : Brotherhood sur 360 Assassin's Creed : Revelations sur 360

 Assassin's Creed III sur 360 Assassin's Creed IV : Black Flag sur 360 Assassin's Creed Rogue sur 360

Nous avions vu précédemment comment jouer RP à la trilogie d'Ezio en reliant les trois opus via la confrérie d'Assassins et les Contrats. Nous allons voir ici comment aller plus loin en connectant les épisodes sortis sur 360/PS3. (je n'ai pas intégré le premier épisode car je n'y joue pas, mais on peut évidemment le rajouter) et construire ainsi un véritable AC multiverse en mettant de côté bien sûr les incohérences et anachronismes liées aux différentes époques et personnages réunis.

Il s'agit de déterminer en premier lieu quel camp vous soutenez. En tant que Templier vous avez évidemment peu de possibilités à première vue car en dehors du prologue de Assassin's Creed III et de AC Rogue, aucun épisode ne permet d'incarner un véritable Templier. Mais gardez à l'esprit que vous pouvez résoudre facilement cet inconvénient en vous focalisant sur un objectif précis plutôt que sur l'identité des ennemis à combattre. La symbolique est de rigueur. En tant qu'Assassin, évidemment, c'est autrement plus simple.

Pour commencer choisissez d'incarner l'un des Assassins Héros de la série ou bien pour renouveler l'intérêt et approfondir le RP, créez un Assassin à partir de l'un des héros (au hasard ou à dessein), en mettant de côté son apparence et son identité véritable. Donnez-lui un nouveau nom, éventuellement un nouveau passé et un caractère bien à lui. Par exemple, s'il s'agit d'Ezio, vous pouvez très bien dire que c'est en réalité l'une de ses recrues. Profitez des différentes couleurs/tenues disponibles dans chaque épisode pour personnaliser l'apparence de l'Assassin. Ainsi s'il meurt, celui que vous incarnerez ensuite pourra être différent, même si vous décidez de prendre le même personnage. Pour Shay de AC Rogue notez qu'avant de devenir Templier il est plus jeune et possède donc un visage différent qui donne une alternative supplémentaire au niveau de l'apparence. Si vous trouvez l'arbalète d'Ezio, la sarbacane de Edward et le fusil de Shay trop cheatés et/ou peu esthétiques, n'hésitez pas à lancer une partie peu avancée où ils n'ont pas encore obtenu ces armes. Cela enrichira de surcroît le nombre d'apparences disponibles pour vos Assassins.

Créez ensuite vos propres missions ou rejouez des missions existantes et inventez les conséquences qui en découlent pour le futur des Assassins comme des Templiers. Vous pouvez inventer une véritable campagne, un scénario digne de ce nom, aussi ambitieux qu'une série télé avec ses suspens, ses rebondissements, ses incertitudes, ses séquences épiques et émouvantes. Ou bien vous contenter de donner des points selon les victoires ou échecs avec un score défini à atteindre. Dans une première version, je m'étais contenté de rejouer des missions principales et secondaires en attribuant des points au deux camps selon cette simple règle :

1 mission réussie = 1 point pour les Assassins

1 mission ratée = 1 point pour les Templiers

1 point Synchro réussi = 1 point pour les assassins

1 point Synchro raté = 1 point pour les Templiers

0-6 Ezio (AC II)

7-13 Haytham Kenway (AC III)

14-20 Connor Kenway Assassin (AC III)

21-27 Ezio (Brotherhood) avec arbalète

28-34 Edward Kenway sans sarbacane (AC IV)

35-41 Shay Patrick Cormac jeune sans fusil (AC Rogue)

42-48 Adewale (Freedom Cry)

49-55 Ezio armure d'Altaïr (AC II)

56-62 Connor Kenway Indien (AC III)

63-69 Ezio (Brotherhood) sans arbalète

70-76 Edward Kenway avec sarbacane (AC IV)

77-83 Connor Kenway Marin (AC III)

84-90 Ezio (Revelations)

91-100 Shay Patrick Cormac mûr avec fusil AC Rogue

 

Atlantique Nord (AC Rogue)

Boston (AC III)

Constantinople (AC Revelations)

Florence (AC II)

Forli (AC II)

Kingston (AC IV)

La Frontière (AC III)

La Havane (AC IV)

Le Vatican (ACB)

Nassau (AC IV)

New-York (AC III)

New York (AC Rogue)

Port au Prince (AC IV Freedom Cry)

River Valley (AC Rogue)

Rome (ACB)

San Gimignano (AC II)

Venise (AC II)

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dimanche, 22 mai 2016

Zootopia [Cinéma/Critiques]

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Disney/Pixar avait déjà conçu des films à univers très inspirés : Toy Story, Monsters et Cie, Nemo et Cars pour ne citer qu'eux. Avec Zootopia ils rajoutent une pierre à leur édifice, et une pierre de taille comme nous allons le voir en détails.

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La séquence dans l'administration est irrésistible, rarement Disney a su exploiter un gag aussi bien. Il est un fait que les caractéristiques connues de chaque espèce sont remarquablement employées.

Le scénario, aussi malin qu'un renard et aussi bondissant qu'un lapin, cultive le mystère jusqu'au bout tout en relançant constamment l'intérêt pas forcément où on l'attend. Si l'humour est bel et bien présent, on sent une évidente gravité dans le propos et les différentes thématiques abordées, renforçant cette volonté de rassembler spectateurs de tous âges avec différents niveaux de lecture, mais même efficacité pour ce qui est de sensibiliser et renvoyer à des expériences personnelles très concrètes.

Pas de surprise sur la forme : l'animation et le visuel sont au top. Les personnages sont croqués  avec maestria et les détails des objets et environnements très soignés.

On découvre l'intrigue sous forme d'enquête policière de concert avec les personnages, principaux et secondaires ainsi que la ville de Zootopia dont on regrette par ailleurs de ne faire qu''entrapercevoir les différents quartiers et moeurs de ses habitants (mais au moins la ville est vivante contrairement à celle des Nouveaux Héros). Gageons que vu le potentiel de son univers, cette oeuvre fera des petits.

Après A La Poursuite de Demain, Disney confirme sa volonté de moderniser ses messages et de prendre des responsabilités proportionnelles à son influence sur le jeune public qui voit depuis toujours ses personnages comme des modèles de vie. Ceci est d'autant plus vrai que les débats font rage actuellement sur les réseaux sociaux quant à savoir si la suite de la Reine des Neiges verra son héroïne révéler une potentielle homosexualité...

Libérée des stéréotypes ?

Zootopia a même réussi à me réconcilier avec le son pop de Shakira. Il s'avère que la chanson a été co-écrite par Sia, ceci explique sûrement cela ! La chanteuse est présente dans le film sous la forme du personnage de Gazelle et constitue une sorte de running gag lié à sa célébrité. Allez tous en choeur : Try Everything !

J'ai eu exactement la même idée de montage; je l'aurais fait un peu différemment (choix des films et des extraits), mais globalement c'était la même idée.

 

 

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Marvel Ultimate Alliance [Jeux Vidéo/Critiques]

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Oui, le jeu est tout en anglais, mais aidé des sous-titres et de notions de base (oui y a quelques matières qui servent quand on est adulte) on oublie cet inconvénient pour profiter pleinement du jeu. Quand on est fan de l'univers, l'effort est relatif, d'autant que nous avons là une des meilleures adaptations de comics en jeu vidéo sinon la meilleure en tout cas la plus riche et la plus fidèle.

Dès le départ, le nombre et la nature des héros disponibles sont source d'un gros plaisir.

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On peut créer l'équipe de ses rêves, tester des associations surprenantes et bien entendu reconstituer celles qui existent réellement et qui de surcroît rapportent un bonus de combat (X-Men, Avengers, les 4 Fantastiques,...) Bien vu !

On croisera la route de bon nombre de célébrités que ce soit du côté du bien ou du mal.

Alors que les dommages collatéraux sont le coeur des intrigues des derniers films de comics, comme dans Batman VS Superman et surtout Captain America Civil War, dans Marvel Ultimate Alliance, détruire l'environnement vous rapporte carrément des points Shield, points qui servent à améliorer les personnages.

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Les décors bien que répétitifs dans chaque niveau bénéficient d'un soin évident. On pourra en profiter pour explorer des lieux emblématiques. Le fan service dans toute sa splendeur.

Les cinématiques en CGI sont de qualité et ont bien vieilli. Les autres, beaucoup moins.

En éliminant les Boss on récupère les artefacts qui leur sont associés.

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Les différents skins de Tornade. Le second a été repris dans X-Men Apocalypse (ci-dessous). Chaque personnage bénéficie de plusieurs looks repris des différentes générations de comics qu'on obtient en réussissant différents défis (Comic Missions). Marvel Ultimate Alliance propose un contenu tel qu'on a la sensation qu'il est une adaptation de quasiment tous les films Marvel sortis à ce jour.

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Action-RPG oblige, on n'échappe pas à une certaine redondance heureusement il y a de nombreuses interactions possibles avec le décor (encore faut-il le comprendre sinon bonjour le bloquage !) et le contenu du jeu s'enrichit régulièrement comme avec de nouveaux costumes, de nouveaux personnages et pouvoirs, des objectifs secondaires et des fins alternatives pour donner un brin de rejouabilité. Et bien sûr une base de données sur l'univers en général avec bon nombre de références et clins d'oeil.

On retrouve des situations qui seront exploitées des années plus tard au sein du MCU. Marvel Utimate Alliance  2 exploite carrément la Civil War. Ruez-vous dessus si vous vous sentez frustrés par l'absence d'adaptations vidéoludiques des derniers films.

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A la tour Stark on peut accéder à tout, y compris les bonus découverts tout au long du jeu.

Les Points d'Accès Shield permettent de sauvegarder, de changer d'équipe et de se téléporter dans un autre niveau. Ils ne sont pas fréquents, heureusement on peut créer un portail pour rejoindre la Tour Stark et sauvegarder. Il faudra attendre un délai de quelques minutes avant de pouvoir en créer un nouveau.

 

 

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vendredi, 13 mai 2016

10 Cloverfield Lane [Cinéma/Critiques]

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Le film Cloverfield n'avait pas seulement suscité un gros intérêt sur son contenu propre en renouvelant simultanément le film-catastrophe, le film de monstre et le procédé du Found Footage (Caméra subjective). Il avait également su faire le buzz sur les origines du monstre (venu du ciel ? de la mer ? Terrestre ? Extraterrestre ? Naturel ? Né d'expériences ?) et sur une suite potentielle.

Une suite qu'on pensait voir débarquer rapidement pour surfer sur le succès. Il en fut tout autrement. Mais bien leur en a pris car si Cloverfield Lane est bel et bien une suite, le film a su se démarquer considérablement de son prédécesseur pour proposer une expérience radicalement différente, mais non dénuée de sensations.

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Mary Elizabeth Winstead (Faults) incarne Michelle, une jeune femme qui va tenter de comprendre qui est vraiment Howard, son hôte, campé par John Goodman (The Artist, Flight) inquiétant à souhait, un homme pour le moins organisé à qui elle doit la vie comme il ne cesse de le lui rappeler. Bénédiction ou malédiction ? Un contexte de départ qui rappelle énormément un épisode de la série télé Metal Hurlant. Au départ le film ne devait avoir aucun lien avec l'univers de Cloverfield. Il est produit par JJ Abrams (Super 8, Mission Impossible III, Star Wars VII) et Matt Reeves (La Planète des Singes : L'Affrontement) respectivement producteur et réalisateur de Cloverfield.

Oubliez les errements d'une bande de jeunes à travers un New-York dévasté filmés comme un documentaire sensationnel. La forme change donc du tout au tout avec ici un huit-clos et une mise en scène classique.

Est-ce que pour autant l'oeuvre est dénuée d'intérêt, d'originalité ? Loin de là, bien heureusement. Grâce à un casting séduisant, une intrigue qui se construit lentement pour se dévoiler tout comme ses personnages, on suit avec beaucoup d'émotions cette suite qui met, certes beaucoup de temps à exposer sa parenté avec Cloverfield, mais qui le fait avec intelligence pour mieux nous surprendre et nous immerger.

De ce point de vue le film est très réussi car cela lui permet de mélanger énormément de genres, d'ambiances. les moments de tension et de suspense étant particulièrement redoutables d'efficacité. Le souci c'est qu'au moment où l'histoire prend un tournant radical, on se prend le générique de fin en pleine poire.

On se retrouve alors dans un état d'esprit pour le moins contrasté. On reste cruellement sur sa faim et en même temps difficile de donner plus envie de voir un troisième opus, lequel, on en doute pas, saura lui aussi étonner par sa forme comme son fond.

Au-delà de ça, l'aspect fantastique risque d'en déconcerter plus d'un. Les fans de la première heure de Cloverfield étant restés sans réponse pendant des années, ils vont devoir encore patienter pour comprendre ce qui s'est passé suite à la chute de New-York. Mais les choses ont changé, c'est le moins qu'on puisse dire.

 

BONUS

Le réalisateur Dan Trachtenberg s'était fait connaître du public et d'Hollywood grâce à un court-métrage très inspiré sur l'univers du jeu vidéo Portal.

 

 

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mardi, 10 mai 2016

Recherche Démocratie Désespérément [Société]

Recherche Démocratie Désespérément

En gros le gouvernement veut que la France soit habitée uniquement par des riches et des soumis

Nous vivons actuellement un scénario digne de Starwars. D'ailleurs d'aucuns avaient déjà fait le rapprochement entre les méthodes de Valls au Parlement et de Palpatine au Sénat, bien avant ce qui arrive aujourd'hui en fait.

Je ne sais pas si une forme d'Empire va naître, (un état policier ça c'est déjà en cours !), mais il est indéniable que la France commence sérieusement à usurper son titre de Démocratie.

Que Valls ait été en faveur du mariage pour tous ne me rassure pas pour autant sur le bonhomme. Sa manière de revendiquer l'importance capitale du gouvernement et de la République fait tout simplement froid dans le dos. Il est convaincu de parler pour la France entière : vous imaginez la schizophrénie de ce type, on est quand même 60 millions !

Et puis il y a eu la goutte d'eau aujourd'hui : l'annonce du passage en force de la Loi Travail via le 49.3 (ou ordre 66 quand on est geek). En gros on se passe de la majorité des voix du parlement. Déjà que le Parlement nous représente plus ou moins bien, s'il devient inutile, je vous raconte pas le malaise! Mais dites-moi ça ressemble vachement à de la dictature, ça, non ? Ca déjà été utilisé pour Macron en plus !

MAJ du 12 mai : Une motion de censure a son encontre a bien été tentée (oui comme dans Starwars, je vous dis !), hélas sans succès (à deux voix près, hum...) Une motion de censure citoyenne vient de voir le jour : ICI

Retour sur la manif de ce jour par France Bleue

démocratie ne danger,usage du 49-3,loi travail,manif loi travail tours 10 mai 2016

démocratie ne danger,usage du 49-3,loi travail,manif loi travail tours 10 mai 2016

démocratie ne danger,usage du 49-3,loi travail,manif loi travail tours 10 mai 2016

La Démocratie confère au peuple le pouvoir, le droit d'exprimer son accord ou son mécontentement. J'ai conscience d'avoir ce droit et une vie qui me permet de le mettre en pratique. C'est une chance et donc un pouvoir supplémentaire que je ne peux pas ignorer.

Suivant assez assidument les initiatives des étudiants de Tours, j'ai appris qu'une manif s'improviserait fin d'après-midi en centre-ville. J'ai décidé de m'y joindre car rien ne me retenait. C'était comme un appel. Une sorte de Bat-signal (oui je reste un geek, ça permet de garder beaucoup d'humour !)

Je suis arrivé avec ma pancarte. D'un côté : "Dans une vraie démocratie, 1 vote blanc = 1 voix. C'est ça, avoir le choix." De l'autre : "La Politique c'est nous ! L'Apocalypse c'est vous." Bon je précise car je l'ai plus cette pancarte. Un gars l'a tellement aimé qu'il l'a gardé (ça lui plaisait de brandir le deuxième slogan face aux CRS. Moi je pensais au gouvernement en l'écrivant, mais force est de constater que c'était bien vu aussi de sa part !) Je l'avais prêtée car il fallait des bras pour tenir la grande banderole. (oui j'ai pris du galon !)

Les étudiants avaient l'habitude (au contraire de moi) : ils ont commencé à bloquer la circulation sur la place principale ce qui nous a valu évidemment des commentaires énervés de la part de certains citoyens. Mais en parlant suffisamment longtemps avec eux, étrangement ils ont compris qu'on était dans le même camp, ils ont exprimé sans le dire le fait que même si ça foutait la merde il fallait des gens pour faire ça car c'est bien beau les manifs préétablies, mais si un truc aberrant tombe d'un seul coup ça veut dire quoi ? Que la démocratie bye bye, a plus droit ? Ce serait plutôt à ce moment là qu'elle a vraiment son mot à dire ! On a déjà pas beaucoup de moyens pour faire face aux stupidités du gouvernement, surtout quand on ne nous donne pas les plus adaptés en terme de démocratie (oui un référendum au hasard !)

On est resté sur place à scander des slogans inspirés, à brandir notre banderole. On était vraiment pas nombreux. Une trentaine peut-être, pas plus (oui l'équivalent d'une classe dissipée). A part moi je crois qu'il n'y avait personne de mon âge, il y avait un couple de retraités derrière moi, sereins, mais conscients de la menace qui pesait sur nous. Cette absence de participation, c'est sans doute ce qui m'a fait le plus flipper. A l'heure de Facebook and co...

Au moins ceux qui étaient pas au courant l'ont été...directement.

Deux agents de l'ordre ont commencé à déblayer. Un étudiant à utiliser le terme de Maréchaussée. L'un des agents s'est vite intéressé à lui. Rien de physique, mais la tension était déjà palpable. Une histoire de vocabulaire mal employé, le jeune, intimidé, n'a pas trop insisté. Je me sentais assez détendu pour en rajouter à ma façon en lui présentant ma sensi au vote blanc. Il vient me voir en me disant que ce n'est pas eux qui décident ça. Je lui ai répondu que je savais, mais que j'avais le droit de l'informer (après tout avant d'être flic c'est un citoyen lui aussi, même si en service je ne doute pas qu'il s'en fout royalement). Il m'a remercié, je lui ai dit que c'était gratuit, ça n'a pas été plus loin. On a chacun gardé le sourire. Mais le mec était au taquet, c'est clair.

On s'est regroupé, on a attendu et forcément les sommations ont fini par venir. Le son du haut-parleur était pas terrible et en plus le gars semblait avoir plus peur que nous. Bizarrement malgré l'inédit de la situation pour moi (je n'ai jamais été confronté aux CRS et vraiment pas eu le temps de m'y préparer) je me sentais plutôt à l'aise. J'ai écouté sagement les recommandations des étudiants qui m'apprirent que le lacrymo allait être tiré. Voyez par vous-même sur ces vidéos amateurs comment cela s'est déroulé :


Les stormtroopers n'étaient pas en blancs, mais il se sont comportés comme tels.

Traqués comme des criminels et traités comme tels, ah elle est belle la police, la démocratie n'en parlons pas !

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Blessure provoquée par la grenade lancée par la BAC

On a pas demandé notre reste évidemment, car à compter même qu'on ait pu supporter le gaz, (ça pique un peu et on voit rien) les matraques auraient alors parlé. J'aurais voulu avoir le bouclier de Captain America et l'armure de Iron man (oui toujours geek, il faut dire que ça sent aussi la Civil War chez nous !) pour résister davantage à cette forme d'oppression. Car j'avais vraiment le sentiment d'être à ma place, de faire usage de mon droit de citoyen, d'être humain. Je crois que c'est surtout pour ça que je n'avais pas peur. Je n'étais pas seul aussi. On était pas nombreux, mais on était unis. Je suis content d'avoir participé à cette manif. Elle m'a appris beaucoup de choses en peu de temps. Mais je crois que ce que j'ai appris m'a fait surtout mal. Et a fait surtout mal à la Démocratie. (non, je n'ai pas la prétention d'incarner la Démocratie...enfin pas encore, mais ce serait un nom sympa pour un super héros, non ?)

 En Lien :

A Tours, gaz et grenade de désencerclement contre les opposants à la loi Travail

 

 

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The Revenant [Cinéma/Critiques]

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Une troupe de trappeurs se retrouve prise en chasse par une horde d'indiens hostiles qui en veulent à leur(s) peau(x). Comme si ça ne suffisait pas, Hugh Glass se fait alpaguer par un grizzly furieux (scène époustouflante de réalisme !!!). Cela aurait pu s'arrêter là sauf que la poisse a décidé de tenir la jambe du sus-nommé.

On en dira pas plus pour éviter le spoil assassin (ne regardez pas la bande-annonce si vous ne voulez pas le regretter).

The Revenant est un film au nombreux attraits. Un acteur qui donne tout (encore et toujours) au point cette fois enfin de remporter la statuette dorée tant convoitée (à se demander si le jury n'a pas fait exprès de la lui refuser toutes ces années pour le voir endosser ce rôle emblématique). Un réalisateur qui expérimente sans cesse (au point de ramasser la mise aux Oscars deux années de suite). Un sujet en or (survie + vengeance + époque de colonisation) et enfin des conditions de tournage difficiles en extérieur pour une mise en scène inoubliable.

C'est bien beau tout ça, mais au final ça donne quoi ?

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Deux acteurs habités par leur personnage, deux personnages animés par leur instinct. Le film est à découvrir absolument en VO pour apprécier la rudesse des voix de ses pionniers d'antan et surtout l'accent incroyable de Tom Hardy qui remonte enfin dans mon estime après ses prestations dans The Dark Knight Returns et Mad Max Fury Road.

Ca démarre effectivement très fort. Dire que l'on se sent immergé est un doux euphémisme tellement la caméra de Innaritu et les paysages de forêt nordique (oui j'ai pensé à Skyrim, geeek !!!) s'épousent totalement au point de nous donner des sensations de 3D là ou cet outil ne parvient toujours pas à faire son véritable effet au cinéma (ou trop rarement).

Parler de cinéma viscéral et contemplatif paraît donc évident. Tout comme il est évident de ressentir une parenté avec le cinéma de Terrence Malick (Le Nouveau Monde), du moins celui d'avant Tree of Life. Un rapprochement que le réalisateur mexicain refuse pourtant.

Cela dit The Revenant a bel et bien son identité propre. Et ce en grande partie grâce à son interprète principal, j'ai nommé Leonardo Dicaprio (Inception, Les Noces Rebelles, Gatsby Le Magnifique, Django Unchained).

L'acteur n'a pas seulement modifié son visage (oui, c'est vrai qu'il a mis le temps), il s'est aussi soumis à des limites qu'on ne lui connaissait pas. Quasi-muet, handicapé, il ressort pourtant de son interprétation une force inouïe, une animalité qui loin de repousser le spectateur lui confère au contraire une aura captivante, son unique but lui donnant de toutes façons un capital sympathie immédiat.

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Domhnall Gleeson revient du bon côté de la Force après avoir joué un leader fasciste dans Star Wars VII.

Cette odyssée primitive sensorielle est le mariage parfait du cinéma de fiction et du documentaire : elle prend aux tripes, nous écoeure et nous éblouit tour à tour. On est avec le personnage, on devient lui.

Mais l'expérience perd de sa vivacité pour redevenir un simple film quand on devine un peu trop facilement le dénouement (déjà-vu) et que les facilités narratives pointent le bout de leur nez. Pas de quoi ternir l'ensemble, mais on aurait bien aimé quitter l'ami Hugh sur une autre image.

Si vous avez aimé, vous aimerez peut-être :

Le Nouveau monde

Django Unchained
Gatsby le Magnifique
Inception

Les Noces rebelles

 

 

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lundi, 09 mai 2016

Captain America: Civil War [Cinéma/Critiques]

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Loin d'entraîner la chute du MCU, cette division l'élève de nouveau vers les sommets !

Dans Avengers, Steve Rogers alias Captain America et Tony Stark alias Iron Man s'asticotaient déjà dans une bataille d'égos qui à l'époque faisait sourire. Mais à cause de nombreux dommages collatéraux dus aux agissements libres des Avengers les choses ont fini par prendre un ton autrement plus sérieux et dramatique.

Voulant préserver l'indépendance des Avengers, malgré des destructions massives et surtout la mort d'innocents, Captain America  et d'autres membres refusent de signer certains accords les soumettant au contrôle d'une branche spécifique de l'ONU créée tout spécialement pour l'occasion, s'opposant à la volonté de Tony et du reste de l'équipe.  Des évènements inattendus vont venir alimenter cette guerre des nerfs jusqu'à une confrontation ouverte et disons-le très musclée où l'amitié, la confiance, la colère, la vengeance et le pardon ne vont cesser de se heurter.

Si le Soldat de l'Hiver s'était vite imposé en terme d'excellence, Avengers 2 l'Ere d'Ultron a représenté, quant à lui, une évidente sortie de piste pour l'écurie Marvel. On se demandait alors ce que pouvait bien nous réserver ce Civil War regroupant une pléthore de héros de tout horizon (Danger : overdose !!!).

Heureusement le bilan est plus que positif. Voyons cela plus en détails (mais pas trop, comme d'hab !)

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Bucky Barnes alias Le Soldat de l'Hiver crevait déjà l'écran dans le précédent opus de Captain America. Pour le plus grand plaisir de ses fans (dont je fais partie) il est de retour, encore plus présent, actif et important.

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Son interprète, Sebastian Stan, a fait du chemin depuis First Avenger, alors que paradoxalement, on pensait en toute logique ne plus entendre parler de lui. Sans doute le rebondissement le plus appréciable de la série.

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Tout d'abord on retrouve avec un plaisir certain l'ADN du Soldat de l'Hiver avec un zest d'Avengers. Le film prend donc à nouveau la forme d'un thriller politique mâtiné de plusieurs grosses séquences d'action savamment chorégraphiées, mais qui finissent par se répéter un peu malgré tout en dépit d'un soin évident pour varier les combats. Il est un fait que les protagonistes quels qu'ils soient finissent tous par rivaliser de force, d'endurance et d'agilité. Et si voir les deux Teams obtenues se foutre sur la tronche est l'occasion de nombreuses bonnes idées, il n'en est pas moins vrai qu'on a parfois du mal à suivre l'action (et se rappeler qui est avec qui), la 3D et son inséparable effet de flou n'aidant pas à rendre l'action lisible.

Ceci étant dit, l'intérêt ne faiblit jamais et la psychologie des personnages et leurs capacités autant que les rebondissements de l'intrigue sont admirablement imbriqués.

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Black Panther : l'un des nouveaux venus, vraiment stylé lui aussi et très déterminé également !

Les réflexions et dialogues auraient pu gagner parfois en épaisseur, mais c'est surtout lorsqu'on repense à ce qui motive Rogers et Stark à la base qui rend leur opposition très intéressante. Rogers a assisté aux méfaits du fascisme (durant la 2nde guerre mondiale) et des autorités corrompues (le retour de l'Hydra) et il sent qu'il ne peut se fier qu'à son jugement, à sa propre moralité. Stark, lui, est bien placé pour savoir que les armes - vivantes ou non - font des dommages au-delà de leurs cibles présumées. Il est devenu Iron Man pour que cela ne se produise plus. Animés par de bonnes intentions, ils ont paradoxalement raison tous les deux dans leur appréciation de la situation.

Il faut quand même avouer que le hasard n'a plus (du tout) trop sa place dans le Marvel Cinematic Universe (MCU), tant tout le monde finit par être relié à tout le monde, ce qui peut agacer autant que plaire.

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Les producteurs ont dû m'entendre car cette fois Vision a retenu mon attention grâce à son côté Dr Manhattan de Watchmen.

Mais là où le bât blesse vraiment c'est quand l'intrigue principale en plein essor est soudain suspendue (c'est le cas de le dire) au profit de l'introduction d'un nouveau membre recruté par Stark lui-même alors qu'on s'attendait à sa simple apparition (qui aurait par ailleurs suffi). Une séquence, comme l'ont souligné justement certains spectateurs, qui aurait eu davantage sa place en scène bonus post-générique. L'intention est bonne, mais le résultat est maladroit (surtout quand on sait que cette relation mentor/élève va être exploitée dans un film à part entière).

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Daniel Bruhl incarne un mystérieux personnage. Son identité renvoie aux comics et au jeu vidéo Captain America Super Soldier. Dommage que ses motivations n'aient pas été choisies en adéquation.

On ressort en tout cas très satisfait de la projection, encore plus lorsqu'on s'aperçoit que les allusions à Avengers 2 ont été peu nombreuses, ce qui finit de nous faire oublier ce mauvais épisode. L'une des qualités, et pas des moindres, de Civil War.

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Cette affiche produite pour la sortie d'Ant-Man était moins gratuite qu'elle ne le paraissait finalement...

 

 

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samedi, 07 mai 2016

Beyond [Vidéos/Créations]

Un montage perso pour rendre hommage au dépassement de soi, à l'instinct de survie et aussi au cinéma américain que j'affectionne et bien sûr à la musique de Two Steps From Hell dont le "Ride With The Saracen" m'a totalement transporté !

En Lien :

J'avais été déjà très inspiré par un autre de leur morceau pour cette nouvelle :

nouvelle science-fiction, battlecry

Un autre trailer hommage cette fois à Starwars et au destin de Anakin/Dark vador :

 

 

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Je suis à l'heure : viols dans les transports publiques [Société]

Viols dans les Transports Publiques :

Ne laissons pas la peur nous rendre complices

Ce court-métrage ne montre rien et pourtant il explique tout. Le silence des uns peut détruire la vie des autres. Dressons-nous, unissons-nous contre la barbarie du quotidien. 

En lien :

Le viol n'est pas un jeu télévisé

De la condition de la femme violée

Qu'est-ce qu'être un héros aujourd'hui ?

Le harcèlement sexiste dans les transports

Priscillia: Notre Combat et sa Victoire contre l'inceste

 

 

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mardi, 03 mai 2016

Star Wars : La Source Secrète des Jedi [Fanfics/Cinéma]

star wars fanfic,dark vador fanfic

Lumina Phaeris.


Un vrai de nom de Jedi.
C’est ce que ses parents s’étaient dits.
Sa mère du moins, car elle n’avait jamais connu son père.
Un trait qu’elle partageait avec Dark Vador.
Le fait est qu’elle avait eu le loisir de le rencontrer alors qu’il s’appelait encore Anakin Skywalker et que ce nom avait encore un sens, même pour lui.
C’était sur Coruscant.

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Il était alors torturé par un dilemme l’écartelant entre son esprit de Jedi, son amour inconditionnel pour Padmé et la proposition de Palpatine. Et en substance la possibilité d’acquérir un pouvoir capable de préserver Padmé d’une mort qui paraissait autrement inéluctable.
Tout cela, Lumina l’avait appris tandis qu’Anakin buvait un alcool de contrebande dans un bouge malfamé de la cité. Celui-là même où il avait poursuivi Zam Wesell en compagnie d’Obi-Wan Kenobi quelques années plus tôt, juste après l’assassinat raté de la Sénatrice Amidala.
Lumina y travaillait en tant que serveuse et aussi danseuse exotique à l’occasion pour employer une expression convenable. Lors d’une rixe la mettant en cause, Anakin l’avait défendue. Violemment. Elle avait d’abord pris peur avant de comprendre que sa colère venait d’ailleurs. Du plus profond de lui. Une colère qui cachait une grande sensibilité. Elle en avait été touchée. Ils avaient naturellement fait connaissance.
A fleur de peau et les effets du cocktail aidant, Anakin s’était confié plus que de raison à cette inconnue qu’il ne devait plus jamais revoir. C’était d’ailleurs cette assurance que leurs chemins ne se croiseraient plus qui l’avait également incité à s’épancher de la sorte sur ses états d’âme. Elle était restée muette, béate, à la fois passionnée et interdite face à la tragédie du jeune jedi. Subjuguée au point de ne pas prononcer un seul mot durant son récit, mais cela avait fait un bien fou à Anakin d’être écouté sans être jugé. Et de ce fait, il avait eut l’impression d’être compris. Mais elle aussi avait ressenti un immense soulagement. Car son existence, si elle était en tous points différente de la sienne, représentait également à ses yeux un drame sans nom. Anakin l’avait alors questionné. Et à son tour, elle s’était livré comme jamais, totalement confiante. Anakin lui avait alors dit ces mots qui resteraient à jamais gravés dans son esprit :
« Tu es libre, Lumina. Deviens qui tu veux. Quand j’aurais acquis le vrai pouvoir, je délivrerai aussi  tous ceux qui connaissent l’asservissement. »

Tout cela, Dark Vador le sut tandis qu’il sondait intensément l’esprit de Lumina Phaeris.
Son passé, son ancienne vie, dont il avait jusque-là toujours su faire abstraction, lui revint de plein fouet. Il sentit comme un frémissement en lui. Il détesta cela et voulut immédiatement mettre fin à ce qu’il considérait comme une faille dans son armure. Mais sans même s’en rendre compte il porta une main à son casque comme pour l’ôter et révéler son visage. Puis aussitôt il se ravisa et nota la présence des deux gardes.
Il les regarda à peine tandis qu’ils s’écroulaient, les mains jointes autour de leur cou.
Les menottes de la prisonnière se détachèrent. Elle contempla les cadavres et ses mains avec une totale incrédulité. Elle fixa le masque noir et impénétrable.
Elle ne put articuler aucun mot. La séance de torture qu’elle venait de subir lui ayant ôté quasiment toute force. Mais son regard exprima parfaitement son questionnement.
La respiration de Vador se fit plus intense.
- Je vais t’abandonner sur une planète hostile. Tu mourras ou tu survivras. Si tu survies, par l’espoir ou la haine, si tu me retrouves un jour, alors tu auras sans doute la force de m’affronter. Et peut-être de me vaincre.

Quelques minutes plus tard, elle fut éjectée du Destroyer impérial et traversa l’espace telle une étoile filante. A travers le hublot de la nacelle, elle entrevit une bataille mouvementée entre des X-Wings et des chasseurs TIE. Une explosion chahuta l’un des vaisseaux rebelles. Impuissante, elle le regarda se précipiter droit sur elle avant de ressentir le choc de la collision. Celle-ci modifiant leur trajectoire à tous deux aussi bien que leur destin. Le pilote dut parvenir à en reprendre momentanément le contrôle car son vaisseau cessa de tournoyer comme un jouet fou. Mais les dégâts reçus l'obligèrent à abandonner définitivement le combat et à battre retraite bien malgré lui en direction d'une planète verte piquetée de brun.
Une planète vers laquelle la nacelle de Lumina se précipitait également.
A une vitesse inquiétante.
Après un atterrissage qu’elle jugea des plus violents, elle s'extraya douloureusement, mais hâtivement des restes de l'astronef. Consciente que l'épave pourrait lui fournir une source précieuse de matériel, elle s'empressa de sélectionner ce qui avait le plus d'intérêt pour sa survie. Mais elle ne put qu'arracher in extremis une barre de ferre dessoudée avant que la nacelle ne disparaisse en quelques secondes, littéralement avalée par le sol.
- Et bien, c'est toujours ça, dit-elle en essayant d'imaginer tous les usages qu'elle pourrait tirer de la barre de fer. Avant qu'un appendice jailli de nulle part ne la lui dérobe subitement. Elle soupçonna une  branche épaisse d'un noir huileux qui semblait s'agiter sous 'effet d'une brise. Alors qu'il n'y avait aucun vent.
- Je sens qu'on va pas être copines.
Lumina s'intéressa alors à son nouveau foyer.
Le sol spongieux émettait un bruit de succion détestable à chacun de ses pas, semblant lui-même vouloir en faire sa proie avant tout autre prédateur digne de ce nom. La végétation consistait en de noirs entrelacs de branches qui donnaient l'impression d'avoir été jetées dans le sol plutôt que d'y avoir poussé. Rien de rassurant, rien d'accueillant. L'air était atrocement humide et empuanti. Le simple fait de respirer était une épreuve en soi. Lumina se concentra d'emblée sur ce qu'elle devait faire, sur ce qui importait. Pas de place pour la panique ou le désespoir.
Le pilote du X-Wing qui l'avait percuté, s'il était encore vivant, pouvait lui être d'un précieux secours, surtout si son vaisseau était encore fonctionnel. Pour le savoir, une seule manière. A bord de la nacelle, elle avait noté brièvement du regard la position probable et approximative du vaisseau. Elle espéra qu'il n'avait pas subi de dégâts irréparables car c'était sa seule chance de quitter cet enfer. Qu'il puisse lui permettre de fuir n'était que justice étant donné que c'était lui qui l'avait amené ici.
Elle était vivante, combative. Mais cela ne l'empêchait pas de souffrir de la situation. Elle se retrouvait exilée, sans ressources, l’esprit encore meurtri par son récent face à face. Pourquoi ne l’avait-il pas tuée ? Pourquoi Vador l’avait épargnée ? Parce qu’elle ne savait rien des Rebelles comme les troopers qui l’avaient capturé par erreur se l’étaient laissé imaginer ? Cette question était une énigme qui la faisait suffoquer parfois davantage que l'atmosphère vicié de ce monde impitoyable.
Vador n’était pas connu pour sa clémence. Et elle se souvenait l’avoir défié ouvertement pour camoufler sa peur. Alors Pourquoi ?
La planète, dont elle ignorait le nom, se chargea de la ramener au présent, car elle n’avait rien à envier au caractère impitoyable de Dagobah. Un véritable bourbier rempli de pièges naturels et peuplé de créatures affamées de viande qu’elle qu’en soit la nature.
Lumina n'eut pas seulement la lourde tâche de rester en vie en évitant les attaques de la faune et de la flore locales. Elle dut également pour ce faire trouver quelque chose qui ressemblât de près ou de loin à de la nourriture.
Mais Lumina avait un gros atout : elle savait s'adapter et les défis la motivaient comme rien d'autre. Elle trouva donc une tactique à même de servir ses desseins. Après avoir observé les allées et venues des créatures environnantes, analysé l'écosystème, elle se mit à attirer les gros prédateurs sur de plus petits qui finissaient par se désintéresser d'elle. Lumina n'avait alors plus qu'à se trouver une cachette, un observatoire pour assister en toute sécurité à la mise à mort du plus faible. Une fois le danger écarté, elle se servait directement sur le cadavre de l'animal occis avant que les premiers charognards ne viennent gâter la viande.

(autres séquences de survie à écrire)

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Elle put ainsi survivre plusieurs jours et parvenir enfin au X-Wing tant convoité. Sa recherche fut facilitée par le bruit caractéristique de tirs de blaster. Le pilote était donc encore en vie. Elle poussa un long soupir de soulagement en le découvrant. Mais sa joie fut de courte durée. L'homme se trouvait acculé contre son vaisseau aux prises avec un groupe de créatures, savant mélange d'insectes et de reptiles. Plusieurs gisaient au sol, témoignant de l'âpreté du combat. Lumina les attira vers elle sans hésitation et avec un succès immédiat. Sa vulnérabilité apparente en faisait un mets de choix. Le pilote la vit disparaitre avec angoisse et resta seul pendant ce qui lui parut une éternité. Lorsqu'elle revint quelques minutes plus tard, saine et sauve, il faillit la prendre dans ses bras.
Le pilote s'appelait Gavin Stroud. Il était blessé. Lumina le soigna ce qui lui permit de réparer son vaisseau. Pour la remercier, il lui promit de la prendre à son bord et de la déposer où elle le désirait.
Sa reconnaissance était telle qu’il lui donna même un futur lieu de rendez-vous ou fêter la victoire de l’Alliance. Il était très optimiste aussi.
Il lui proposa même de rejoindre la Rébellion. Mais trop fière et indépendante, elle refusa et poursuivit sa route, seule.
Ils décollèrent sans regret de la planète. Gavin évita plusieurs patrouilles impériales et ils se séparèrent une fois à bord d'une station rebelle où ils purent chacun bénéficier de soins appropriés.
Elle avait réussi l’impossible, elle avait survécu. Grâce à l’espoir, grâce à la haine, mue par une irrépressible curiosité.
Mais tout cela pour apprendre peu de temps après que Dark Vador était mort, qu’il avait péri sur la seconde Etoile de la Mort lors de la Bataille d’Endor, lui ôtant irrémédiablement son but.
Elle ne put l’accepter, se résigner. Elle voulait sa vengeance. Elle voulait une nouvelle confrontation. Elle avait gagné ce droit. Vador lui-même le lui avait promis.
On lui avait toujours dit qu’elle n’était pas une Jedi, malgré tous ses efforts.
Mais si elle parvenait à terrasser le plus puissant d’entre eux, personne n’oserait jamais plus l’insulter, lui manquer de respect, la sous-estimer. C'est cela qui l'avait raccroché à la vie, qui lui avait permis de se dépasser physiquement et mentalement.

Ne pouvant assouvir physiquement sa vengeance, elle entreprit alors une autre véritable croisade : réunir toutes les informations connues au sujet de Vador, au mépris de sa vie, si cela était nécessaire. Cela tourna très vite à l'obsession.
Enquêtant inlassablement, méthodiquement, usant de maints stratagèmes, de la violence parfois si nécessaire  pour obtenir les renseignements désirés,  Lumina finit par apprendre qui était vraiment Dark Vador, d’autant que Luke Skywalker, l’illustre Jedi, son fils, avait entrepris de son côté de réhabiliter sa mémoire. En même temps que de mettre en garde les futures générations de Jedi de la menace du côté obscur de la Force alors même qu’ils penseraient en être définitivement à l’abri.

Lumina savait se fondre dans le décor, n’importe où, c’était son plus grand talent. On ne la remarquait pas où on se méprenait sur sa condition. C’est ainsi qu’elle avait été prise pour une sympathisante de la rébellion. Ne pouvant obtenir d’elle la moindre réponse, les soldats de l’Empire l’avait amenée à Dark Vador en personne, connu pour ses méthodes radicales en matière d’interrogatoire. C’est ainsi qu’elle avait scellé son destin.
Bien sûr, elle ne l’avait pas reconnu. Sur le moment, lui non plus. Mais en fouillant sa mémoire pour en extraite quelque indice vital, il avait fait une découverte pour le moins inattendue.
Ayant reconstitué le puzzle, ayant dépoussiéré le mythe Vador, Lumina ne pouvait avoir le même regard sur lui. Elle savait désormais pourquoi il l’avait épargné.
Ce n’était pas simplement le terrifiant homme de main de l’Empereur, le Seigneur Noir des Sith. C’était aussi et surtout un être humain au destin unique, la tragédie incarnée dont le seul crime au final avait été d’aimer plus que de raison et d’en payer le prix.
Tout ceci ajouté à ses souvenirs personnels, sa rencontre privilégiée avec Anakin Skywalker sur Coruscant, avait fini de redonner un visage humain à Dark Vador, de l’émouvoir sur son sort au point de faire naître des sentiments confus qui l’effrayaient autant qu’ils donnaient un nouveau sens à son existence.
Sa vengeance n’eut alors plus aucune raison d’exister. Mais sa soif de connaissances, elle, demeurait toujours insatiable. A ses yeux, c’était tout ce qui lui restait.

Elle trouva bientôt une nouvelle piste. Dans ses souvenirs. Un lieu de rendez-vous auquel elle ne s’était jamais rendue. Un vieux pilote de chasse qui avait roulé sa bosse dans toute la galaxie et qui maintenant passait plus de temps à boire qu’à chasser.
Après une longue filature, Lumina trouva l’occasion parfaite pour lui tendre une embuscade.
Lorsqu’elle se jeta sur lui, elle le reconnut immédiatement. Il s’agissait bien de Gavin Stroud.
Il avait visiblement beaucoup bu, mal vieilli et il ne sembla pas la reconnaître, sans doute pour ces deux raisons. Pour son plus grand soulagement à elle.
Mais son impatience lui fit renoncer à toute forme de civilité :
- Dis-moi comment en savoir plus sur Vador ? Dis-le moi ou je te tue !
Elle serra ses deux mains autour de la gorge de l’homme.
- Non, arrête, je l’ignore ! Mais je sais quelque chose au sujet des Jedi.
Lumina relâcha son étreinte. Elle sut intuitivement qu’il disait vrai et que son savoir valait la peine d’être partagé. Surtout avec elle.
- Parle !
- Les Jedi possèdent une source secrète de la Force. Ils l’appellent Le Calice.
Elle a été crée suite à l’ordre 66 et au massacre des Jedi  qui en a résulté.
- A quoi sert-elle ?
- Les Jedi qui en ont besoin peuvent puiser en elle, c’est une source de pouvoir, de sagesse. Elle provient de certains Jedi morts et d’autres choses connues seulement des Jedi eux-mêmes.
Cette seule réponse aurait dû contenter Lumina, mais ce fut loin d’être le cas. Elle devina qu’il y avait bien plus à savoir.
- Oui, mais à quoi peut-elle servir ?
Comme il ne manifestait plus l’envie de parler, elle lui écrasa le larynx. Cela le fit changer d’avis :
- On dit qu’elle peut engendrer des miracles, comme modeler l’univers et inverser le cours du temps.
Comme pour s’amender d’avoir révéler autant de secrets sur les Jedi, il ajouta rapidement :
- Son accès est gardé par de nombreux anciens rebelles dont certains qui avaient trahi leur cause et recherchaient pénitence. Et aussi par des Jedi. Tu n’entreras jamais. Tu n’es pas une Jedi !
Ce fut le mot de trop pour Lumina.
Elle frappa violemment la gorge du pilote du tranchant de sa main.
- Alors tu me pardonneras.
Elle n’eut pas plus de remords en lui volant son X-Wing pour se rendre sur la planète indiquée.

(Vol spatial + scène de combat à écrire)

Elle allait achever le dernier gardien qui lui barrait l’accès au Calice lorsqu’une explosion de lumière les sépara.
- Arrête cette folie !

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Un jeune homme auréolé de bleu, translucide et vêtu simplement apparut comme par magie.
Lumina l’observa attentivement. Son cœur s’emballa lorsqu’elle le reconnut.
- Anakin ?
- C'est bien moi.
- Tu n'es pas ...
- Mort ? Disons que la Force n'est pas aussi radicale que l'esprit humain.
Tout ce temps passé à le rechercher, puis à le connaître avait fini par payer. Il se tenait à nouveau devant elle, pour la troisième fois. Lumina en était si émue qu'elle chancela.
- Quand nous nous sommes revus, tu t'es souvenu de moi, tu t'es souvenu de nous, n'est-ce pas ? C'est pour quoi tu m'as laissée la vie sauve.
Elle fit un pas vers le seul gardien du Calice encore vie.
- Epargne-le, ne franchis pas la frontière !
- Tais-toi ! cracha-t-elle entre ses dents, le regard mauvais.
- Regarde-toi, Lumina ! Tu es en train de suivre le même chemin que moi ! Tu es en train de sombrer du côté obscur de la Force ! Tu as un potentiel énorme et tu es en train de l’utiliser à mauvais escient.  
- Je ne peux pas tomber du côté obscur, rétorqua-t-elle avec un rictus, je ne suis pas une Jedi. On me l’a assez répété.
- Nul besoin de l’être, dit Anakin. J’ai vu des êtres dont l’âme était devenue si noire qu’il n’avait plus rien d’humain. J’ai frayé assez longtemps avec le côté obscur pour savoir qu’il n’épargne personne si tant est qu’on le laisse entrer en soi. Mais la Force peut être bonne et puissante pour qui la mérite.
- Je dois le faire !
- Pourquoi ?
- Parce que je t’ai…
Elle tomba à genoux, terrassée par son aveu. Elle réalisa qu’elle pleurait.
- Tu m’as sauvée lorsque nous nous sommes rencontrés à Coruscant, dans ce bar où j’étais esclave et où tu étais venu noyer ton chagrin au moment le plus crucial de ton existence.
En t’écoutant parler de ton enfance sur Tatooine, de ta mère et de ta progression en tant que Jedi tu m’as redonné l’espoir d’une vie meilleure. Grâce à toi, je me suis enfuie. Je te dois tellement. J’ai tellement de respect et de reconnaissance pour toi.
Elle n’osait prononcer le mot qui faisait pourtant tout pour s’extraire de sa gorge.  Pour ne pas dire de son cœur.
- J’ai tellement de compassion pour ce qui t’est arrivé. Contrairement à beaucoup, j’ai la chance de t’avoir connu en des jours meilleurs. Je sais de quoi tu es capable. Padmé avait de la chance de t’avoir.
Anakin eut un mouvement de tête qui trahit toute l’émotion qui était en train de le submerger à l’évocation de ces souvenirs. Il ressentit soudain beaucoup d’amour pour Lumina. Mais il préférait ne pas le lui dire. Elle se serait mépris sur le sens de sa déclaration.
- Je veux pouvoir t’aimer, Anakin comme tu le mérites. Nous le méritons tous les deux. Si je parviens à retourner dans le passé, je te convaincrais de t’enfuir avec moi. Et ainsi tu ne succomberas pas à la tentation de Palpatine, tu ne basculeras pas du côté obscur. Tu ne deviendras jamais Dark Vador. Tu resteras Anakin Skywalker pour toujours.

Lumina avait de sérieux arguments, mais l'émotion qui les accompagnait conférait à sa voix et à son regard une force de conviction bien plus implacable encore. Anakin ne put y rester insensible. Pour autant, il savait qu'il devait y rester sourd. L'amour l'avait aveuglé une fois, il n'était plus question qu'il le fasse à nouveau.
- Mais si tu me connais vraiment, si tu as compris qui j’étais, tu sais aussi que j’ai rétabli l’équilibre. Cela a pris du temps, mais je l’ai fait. J’ai réalisé la prophétie. J’ai prouvé que j’étais l’élu. Tu n’apporteras rien de plus, rien de mieux en essayant de changer le passé. Tout a trouvé sa raison d’être. Il y a eu des morts, des tas de morts dont je suis directement responsable, mais comment peux-tu prétendre savoir si les choses pourraient être différentes ?
Le Calice n’a jamais été utilisé, pas une seule fois. Il y a bien une bonne raison à cela.
Il se garda bien de lui révéler que l’ancien grand Maître Fae Coven, dont Yoda avait été l’apprenti,  avait réussi l’exploit de retourner dans le passé.
- Personne, pas même le plus sage des Jedi, n’est en capacité de deviner les conséquences de son utilisation.
Il la dévisagea plus intensément encore.
- La meilleure intention du monde ne saurait être la garantie d’un monde meilleur. Je suis bien placé pour le savoir. J’ai payé le prix pour le savoir. Et la galaxie entière avec moi.
- Pourquoi je ne pourrais pas ? Parce que je ne suis pas une Jedi, c’est ça ? C’est ce que tu penses, toi aussi ? Tu me crois bonne à rien ? Tu me vois toujours comme une esclave !
Le silence d’Anakin fut comme un défi pour elle. Elle se jeta dans le vortex.
Lumina n’était pas une Jedi. Et quand bien même, il aurait fallu qu’elle soit la plus puissante d’entre eux pour ne serait-ce que résister à l’incroyable pression qui s’exerça sur son corps autant que sur son esprit.
Anakin concentra toute son énergie vitale pour l’arracher à son sort. Mais lui non plus n’était pas de taille. Elle disparut dans un cri assourdissant.

Lumina Phaeris.
Avec un tel nom, elle ne pouvait tomber du côté obscur de la Force.
C’est ce qu’avaient cru ses parents. C’est ce qu’elle avait cru elle-même.
Non, elle n’était pas une Jedi, mais elle avait eu une telle détermination, une telle soif de justice, tout comme lui dans un passé lointain.
Anakin soupira.
Dark Vador avait fait des émules. Et il savait d’ores et déjà que Lumina Phaeris ne serait pas la dernière.
Il comprit alors qu’elle n’était pas morte en vain. Elle venait de lui révéler quelque chose de fondamental.
Il s’approcha du Calice.
Parce que Dark Vador avait existé, la menace qu’il représentait existerait toujours. D’une manière ou d’une autre il continuerait à nuire. Il n'y avait qu'une seule façon d'empêcher d'autres victimes, de détruire cet héritage impie qu'il léguait malgré lui à toute la galaxie.
Il tendit la main vers le vortex.
- Elle a fait son choix, Anakin.
Avant même de se retourner, d’entendre la voix, Anakin sut qu’il était en présence de son ancien Maître.

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Obi-Wan Kenobi s’approcha. Lui aussi était auréolé de ce bleu spectral cher aux Jedi défunts. Défunts, mais pas disparus, pas plus que démunis. Loin de là.
- Tout comme tu as fait le tien, il y a bien longtemps. Tu as eu des paroles très sages tout à l’heure envers Lumina. Si tu ne les appliques pas toi-même, je vais douter de cette sagesse.
- Je t’ai déjà tellement déçu dans le passé.
- Je laisse le passé au passé. Fais-en de même, Anakin.
- Je l’ai déjà fait quand j’étais Dark Vador et c’est ce qui m’a conduit à le rester. Si j’avais plus souvent regarder en arrière, si je m’étais souvenu plus tôt…
- Si tu fais cela, à compter même que tu le puisses...
Obi-Wan secoua légèrement la tête comme pour réorienter plus facilement ses pensées et du même coup son discours :
- Les épreuves existent pour nous rendre meilleurs, Anakin. Elle nous révèlent nos failles, nos peurs, mais elles nous révèlent aussi les moyens de les dépasser.
- Tu as raison, mon frère.
L'emploi de ce mot fit naître une vive émotion sur le visage d'Obi-Wan, au point qu'il laissa Anakin lui exposer son propre point de vue :
- Je suis le seul à pouvoir détruire définitivement la menace Dark Vador. Tu ne peux pas m'en empêcher et tu sais que j'ai raison. Je vais rentrer dans ce vortex. Et si la Force le veut, j'accomplirai la prophétie. Car c'est de cela qu'il s'agit toujours. Lis dans ton coeur, mon frère et tu sauras que j'ai raison.
Obi-Wan le dévisagea avec un sourire à la fois triste et radieux. Il voulut ajouter quelque chose, mais Anakin ne lui en laissa pas le temps. Lorsque le Maître vit son ancien élève disparaître dans le tourbillon, il poussa un cri. Le même cri qu'il avait poussé à la mort de son propre Maître, Qui-Gon Jin.
Il perdait Anakin, son élève, son frère, une seconde fois.

La douleur que ressentait Anakin était au-delà des mots. Il n'osait imaginer celle qu'avait put éprouver Lumina. Nul doute que s'il avait eu un corps digne de ce nom il n'aurait pu supporter ces sensations de déchirement et d'écrasement intimement mêlées. Il focalisa son esprit sur un but, un point précis afin de se soustraire au maximum à cette agonie qui n'en finissait pas. Ce faisant, il fit d'une pierre deux coups. Il vainquit sa souffrance et se choisit une destination. Car Anakin faisait un voyage, tordant les lois connues de l'univers, tordant ses propres doutes et convictions. Il allait où bien peu avaient été avant lui. Il allait à la croisée de sa destinée. Là où tout s'était décidé. Pour lui et pour la galaxie tout entière.

Lorsqu'il arriva, tout lui redevint violemment familier. Tant qu'il crut mourir une seconde fois.
Mace Windu tenait le Chancelier Palpatine en respect de la pointe de son sabrolaser.
- Vous êtes en état d'arrestation, Monseigneur, fit le Jedi faussement respectueux.
En voyant Anakin pénétrer dans la pièce, Palpatine sut qu'il pouvait encore gagner. il avait un atout maître qu'ignorait Windu et il s'en servit aussitôt :
- Anakin, je t'ai dit qu'on en viendrait là, j'avais raison.
L'intéressé contempla les deux personnages face à lui qui tentaient chacun à sa manière de le convaincre. Cette scène fatidique il l'avait relégué dans les limbes de son esprit durant tant d'années. Il évoqua le code des Jedi pour raisonner Mace Windu tandis que celui-ci s'apprêtait à porter le coup de grâce à Palpatine, le traître selon lui.
Mais pourquoi faisait-il cela, une fois de plus alors qu'il savait pertinemment qu'ainsi il scellait son destin, ne le changeait en rien ? Et c'est alors qu'il comprit qu'il n'était pas revenu en tant qu'Anakin, mais en tant qu'une partie seulement d'Anakin. Il s'était lové dans sa conscience. Oui c'est à cela qu'avait servi le Calice. Il était donc malgré tout possible de changer le cours de son destin. Le moment où jamais. Son unique chance.

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Lorsque Palpatine darda ses doigts menaçants telles des serres et commença à jeter des éclairs  sur Mace Windu, il sut que c'était le moment d'agir. Alors il banda toute sa volonté pour infléchir le cours des choses. Il communiqua avec Anakin Skywalker, il dialogua avec ce qui restait encore le meilleur de lui-même.
"Il ne sauvera pas Padmé. Il ne le veut pas. Tout ce qu'il veut c'est mettre ton pouvoir à son service, au service des Sith, au service du côté obscur. Il ne sauvera jamais Padmé. Et il te détruira. Et à ton tour tu te détruiras."
Mace retournait la Force de Palpatine contre lui-même, altérant ses traits, déformant son visage jusqu'à le rendre méconnaissable, inhumain, d'une hideur digne du côté obscur. Comme un châtiment à la mesure de son crime.
"Anakin, aide Windu. Délivre-toi de tes doutes, de ta colère, de ta peur et de ton désespoir. Deviens un Jedi complet. Ne pense qu'à l'équilibre, à la prophétie. La galaxie mérite ton abnégation".
"Mais j'ai vu Padmé mourir tant de fois. Cette image est insupportable !"
"Ce n'est pas le futur, c'est juste le côté Obscur qui te manipule. C'est Palpatine qui est à l'oeuvre dans ton esprit, dans tes rêves. Ignore le ! Ce n'est que duperie et mensonges !
Mais cela ne semblait pas suffire à le décider. Sa conscience chercha alors une ultime arme et c'est en repensant à ce qui l'avait amenée ici, en cette heure décisive, qu'elle ajouta en désespoir de cause :
"Souviens-toi de ta rencontre avec Lumina."
Anakin serra les dents et les poings. Il avait l'impression que son cerveau allait exploser.
- Assez ! Je sais qui je suis !
Anakin fit jaillir sa lame et d'un simple arc de cercle, il mit fin au dilemme qui le tiraillait, accomplissant du même coup sa destinée. Sous le choc, le visage de Mace Windu se tordit. Il ouvrit la bouche sans pouvoir sortir un son et se recula. Le corps de Palpatine devint flasque et sa tête roula sur le sol. Mais pour une partie d'Anakin c'était le casque noir et impénétrable de Dark Vador qui venait d'être séparé de son buste.
Mace Windu adressa un signe de tête reconnaissant à Anakin. Ce dernier sentit en lui un immense soulagement, au-delà ce qu'il était capable de comprendre. La Force était avec lui, il le savait, sinon il n'aurait jamais été capable de se délivrer de son cas de conscience. Il était bel et bien...
- L'Elu, fit Mace Windu, aussi surpris qu'admiratif.
Il posa une main sur l'épaule du jeune Jedi.
- C'est bien toi, l'Elu, Anakin. Je le sais à présent. Pardonne-moi d'avoir autant douter.

Fin Alternative

 

- Va chercher le reste du conseil, je reste ici au cas où l'un de ses sbires montrerait le bout de son nez.

- Oui, il y a toujours un Maître et un Apprenti, fit Anakin avec amertume.

Alors même qu'il se dirigeait vers l'entrée du bureau, une chaleur inexpliquée s'étendit dans sa poitrine. Son visage convulsé fut soudain baigné d'une lueur mauve. il écarquilla les yeux d'horreur :

- Mace, pas vous !

Avant de s'abattre sur le sol.

- Je ne peux pas te laisser leur raconter mon échec, Anakin. Tu m'as volé ma victoire, et en doutant de toi devant le conseil je me suis trop discrédité. Je le sais, maintenant. Je leur dirai que tu as tenté de te rallier à la cause du sénateur, au côté Obscur de la Force.

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Anakin tendit sa main vers le sabre de feu Kit Fisto, mais Mace n'était pas né de la dernière pluie. Son sabrolaser s'abaissa aussi vivement que fatalement sur la nuque du jeune Jedi.

- Et je ne doute pas un seul instant qu'ils me croient...

 

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