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jeudi, 26 avril 2018

Avengers Infinity War [Cinéma/Critiques]

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Un Avengers puissance 1000

Quand Marvel sort sa botte secrète

"Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film."

Cette fameuse maxime de Hitchcock que semblait avoir beaucoup trop négligé Marvel pendant un temps semble les avoir inspiré comme jamais depuis peu.

Déjà dans Captain America 2, le Soldat de l'Hiver crevait l'écran, sans prononcer un seul mot, juste en affichant sa détermination et en combattant avec style, le cerveau étant ailleurs, preuve que Marvel était capable d'offrir une Nemesis marquante.

Avec Black Panther, le cerveau et le muscle sont réunis en la personne de Killmonger et le film lui doit en grande partie son succès, faisant de ce film bien plus qu'un énième opus du MCU, mais un film à part entière pouvant être apprécier autant pour ses scènes d'action et ses effets spéciaux que pour la tragédie de ses personnages et ses nombreuses thématiques. Un cap venait d'être passé.

Mais la grande surprise c'est qu'il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que le studio enfonce le clou. Et qui mieux que Thanos pour le faire.

Car, oui qu'on se le dise, dans Avengers Infinity War, le héros, anti-héros, mais héros quand même c'est lui, Thanos, enfin sorti de l'ombre, libéré du carcan des scènes additionnelles où il ne faisait que de la figuration et pas la plus prometteuse.

Révélé au grand jour et à la vue de tous, il apparaît comme un personnage imposant à tous points de vue. Son visage, sa voix et ses mots bien choisis lui donnent un poids considérable dans la balance de notre affect au point de la faire pencher régulièrement en sa faveur, malgré une écurie de super héros auxquels on eu tout le temps de s'attacher.

Premier pari fou réussi.

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L'humour apporté à Thor via Ragnarok sert bien la rencontre entre le Dieu d'Asgard et Les Gardiens de la Galaxie. Ce n'est pas pour autant que ce sera le coup de foudre immédiat.

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Ce gif issu du trailer comporte une erreur volontaire. Pour limiter le spoil et garantir la surprise, Marvel a eu la bonne idée d'en glisser plusieurs...

Car Thanos n'est pas le méchant lambda vu mille fois venu tout détruire pour le plaisir. Ses motivations, bien que simples, deviennent rapidement légitimes pour le spectateur et lui donnent d'autant plus de crédit et de profondeur que le personnage lui-même est présenté sous toutes ses facettes émotionnelles.

Aussi calme que puissant, il dégage une mélancolie et une abnégation qui restent à l'esprit longtemps après avoir quitté la salle.

Un seul film pour nous le présenter et ça fonctionne du feu de Dieu. Thanos est au coeur du film, du CMU, il connecte tout et tout le monde ou presque, ce qui permet en outre de creuser le passé d'autres personnages et faire germer des situations et des émotions inattendues. Franchement, on en espérait pas autant.

Le film bénéficie à ce titre d'une narration et d'un montage vraiment exemplaires et admirables. C'est aéré, fluide, chaque personnage trouve sa place naturellement dans ce scénario qui nous fait voyager constamment, de nouvelles équipes se forment, ça bastonne, ça se pose, ça se tire dans les pattes, ça rigole, ça se sacrifie, ça clarifie les bonnes choses au bon moment (l'origine et la nature des pierres), bref c'est maîtrisé de bout en bout et les 2h30 ne sont ni trop longues, ni trop courtes, juste parfaitement remplies sans aucune indigestion ou tendance soporifique.

Mais comme si cela ne suffisait pas, la fin se permet une audace vraiment couillue dans le fond, hélas trop édulcorée dans la forme ce qui amoindrit considérablement son impact émotionnel en plus de créer une incompréhension chez le spectateur.

https://pbs.twimg.com/media/DXVpTDfUQAA21_w.jpg

Ceci plus le Black Order (la garde de Thanos) assez anecdotique qui nous vaut des combats peu mémorables dans l'ensemble (exceptés celui contre un maître de la télékinésie et bien sûr celui contre Thanos lui-même) est le seul bémol que je citerais, car bien sûr rien n'est parfait.

Mais ce n'est pas pour autant que je ne terminerais pas en disant que Infinity War ne pouvait pas être mieux tant la gageure était énorme.

Quel que soit le futur des Avengers et du MCU, Marvel a porté une sacrée estocade au genre qu'il cultive depuis des années. Il s'est réinventé là où personne ne l'attendait. Son talon d'Achille devenu son point fort, et quel poing !

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Merci à Josh Brolin (Gangster Squad) pour avoir incarné (en performance capture) un méchant aussi indispensable ! Le comédien, qui a fait bien du chemin depuis Les Goonies, donne vie également à Cable, l'adversaire de Deadpool dans la suite de ses aventures, bientôt sur les écrans. Contrairement à ce qu'on peut penser, Josh a préféré joué Thanos pour la bonne raison qu'il était très inquiet sur l'importance et l'impact de sa prestation au travers de cette technique qu'il expérimentait pour la première fois. Quelque chose nous dit qu'il a été rassuré à ce sujet en découvrant combien son jeu était intact à l'écran. Il faut dire que Weta Digital (la trilogie du Seigneur des Anneaux, la trilogie de La Planète des Singes, King Kong) a oeuvré sur le film de même qu'ILM.

 

 

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dimanche, 22 avril 2018

Le Sang du Matador [Livres/Epouvante]

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S'il y a bien une chose qui me répugne dans les moeurs de notre société c'est la tauromachie et le culte qu'on peut lui vouer (J'ai appris tout récemment l'existence d'écoles pour former de futur toréros. Des jeunes s'entraînent donc en toute impunité sur de petits animaux, le tout financé par l'Etat, j'en suis malade !).

Paradoxalement l'un de mes romans préférés se situe dans ce milieu. Mais il y a plusieurs raisons qui expliquent mon plaisir de lecture en dépit de ce contexte.

Tout d'abord parce que la tauromachie n'est traitée qu'en surface et que forcément sous une forme littéraire, cet univers est beaucoup plus digeste. On se plaît même à penser que ce pourrait n'être qu'une invention littéraire pour traiter de la folie humaine.

Hélas, trois fois hélas.

On apprend un certain nombre de choses à son sujet, principalement le déroulement des corridas et quelques gestes techniques, mais telle qu'elle est écrite, l'histoire peut très facilement induire que cette profession est maudite de par la cruauté qu'elle implique et qui se retourne tôt ou tard contre celui qui la cultive, qu'il soit montré comme vertueux ou pas. En même temps, c'est déjà un sacré péché de pratiquer cette activité.

On a bien droit à quelques détails sanglants, mais c'est un roman d'épouvante, c'est donc un ingrédient inhérent. Mais surtout la violence et le gore présents sont beaucoup plus associés à la mort d'êtres humains qu'à celle de taureaux.

D'ailleurs le seul moment où un taureau est décrit comme souffrant, cela est dû à la maladresse de Cristo Cruz, un jeune toréro rival de l'indétrônable Jaime Sublaran, qui finira d'une bien triste façon pour la plus grande satisfaction du vétéran. Mais c'est en affichant sa jubilation face à cette tragédie que Sublaran va dévoiler son côté le plus obscur à la communauté espagnole et entamer sa chute fatidique.

L'histoire commence avec cet épisode qui nous met tout de suite dans le bain (de sang, bien entendu !).

Le personnage de Phil Catron, auteur en mal d'inspiration, va trouver en la légende Sublaran un sujet en or. Pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Surtout quand on sait que pour ses vacances imposées par un entourage qu'il méprise (et c'est réciproque), il va loger dans la maison du toréador décédé. L'inspiration, il va la trouver, et pas qu'un peu, mais pas seulement...

Avec son style épuré, simple et efficace, Dale Pierce nous entraîne sans peine dans son récit macabre. L'écriture, fluide au possible comme je l'aime, associée à une ambiance de polar qui monte crescendo nous accroche de bout en bout, sans longueur, sans lourdeur.

L'auteur balance l'ambiance et l'imagination fait le reste. On injecte sans y prendre garde tout un pan de notre culture cinématographique, celui des slashers qui nous ont fait frissonner de plaisir. 

A chacune de mes lectures, je visualise les scènes comme si je regardais un film, comme si je le mettais moi-même en scène parfois. Le plaisir en est décuplé.

On pourrait reprocher à Dale Pierce d'être peu novateur dans la forme, d'aller trop à l'essentiel. Personnellement, j'ai apprécié, car je trouve que beaucoup d'auteurs ont tendance à écrire pour écrire, pour noircir de la page, sans faire avancer l'intrigue pour autant, au moins ça équilibre.

En ce qui concerne certaines répétitions de pensées et de situations, c'est justifié par l'aliénation croissante de Catron qui à l'instar du lecteur ne sait plus ce qui est réel ou fantasmé par lui, ce qui est de son fait ou d'un potentiel spectre de Sublaran.

Et c'est la grande force de ce bouquin est de brouiller sans cesse notre perception, nos convictions. Catron est-il simplement obsédé par Sublaran  ou possédé par lui, par son esprit désireux de s'incarner ? En est-il l'instrument au point de tuer pour lui ? Développe-t-il une forme de schizophrénie assassine ? Se prend-il vraiment pour lui ? Quelle est la part de folie dans tous ces évènements morbides qui finissent par s'enchainer comme un jeu de dominos ? Quelle est la part de surnaturel, de réalité ? de rêve éveillé ? Les possibilités sont multiples.

La fin est parfaite, concise avec juste ce qu'il faut d'ouverture pour laisser libre cours à notre imagination, à une potentielle suite encore plus violente et cauchemardesque.

Classique, sans doute, mais un classique aussi dans le meilleur sens du terme !

BONUS

Dans le roman, Phil Catron mentionne la scène emblématique d'un western...

Dont la musique a servi d'illustration à une scène tout aussi emblématique de Kill Bill 2 :

 

 

 

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jeudi, 19 avril 2018

Homefront : The Revolution [Jeux Video Critiques]

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 Un Far Cry Post-Apo

A l'heure où Far Cry 5 fait beaucoup parler de lui tant en bien (le fun et l'exploration libre bien au rendez-vous) qu'en mal (les nombreux retours des joueurs sur les bugs, la physique et l'IA aléatoires), il est intéressant de se pencher sur un jeu doté du même feeling, mais qui n'a hélas pour lui pas connu autant d'éloges. Tant et si bien qu'à la fin des crédits du jeu, les concepteurs justifient l'état du jeu en résumant la complexité du développement (faillites, abandons) sauvé in extremis à plusieurs reprises grâce à l'acharnement de certains.

A sa sortie, Homefront Revolution a donc été connu plus pour son flagrant manque de finitions  que pour son contenu. Dommage, car malgré un scénario lambda et des mécaniques classiques (Red Faction Guerilla n'est vraiment pas loin), il se révèle un excellent jeu d'action aux ambiances très réussies.

Corrigé, il se révèle très agréable à jouer, je n'ai eu à déplorer que deux passages sous la map.

Ce qui frappe en premier lieu dans Homefront Revolution c'est donc son ambiance.

Après une intro fort réussie qui nous explique comment les nord-coréens ont pu s'introduire aisément aux Etats-Unis (impossible de ne pas faire le parallèle avec la suprématie de la Chine et la dépendance occidentale à sa production) et plus particulièrement à Philadelphie (le cadre du jeu), une cinématique, elle aussi très inspirée, introduit notre personnage au sein de l'histoire.

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Les nord-coréens prennent d'assaut une partie des Etats-Unis, déclenchant une guerre et plongeant le pays dans un chaos digne d'un univers post-apocalyptique. Les fans de Fallout apprécieront le rapprochement possible entre ces deux licences.

http://intheco.com/wp-content/uploads/2016/06/Teaser-750x400.jpg

Si vous lisez ceci, vous êtes la Résistance (dixit John Connor)

Le joueur se retrouve alors rapidement plongé dans un univers aux frontières de plusieurs genres, dans un monde à la fois post-apo où la survie et le système D sont le pain quotidien, dans une guerre civile sous régime totalitaire avec le sentiment constant d'insécurité et de menace qui va avec, autant que dans une lutte contre une invasion (aux relents extraterrestres), un mélange très réussi qui renvoie à de grosses références du genre.

Citons la série Metro et The Division pour les abris souterrains et la nécessité parfois de porter un masque à gaz, les patrouilles et surtout les drones de reconnaissance et le métro nous amenant dans une zone  étroitement surveillée (le sublime chantier naval dans lequel on ne pourra hélas jamais revenir) vous ramèneront, eux, vers Half LIfe 2.  

On goûte même un peu à Hitman puisqu'on a la possibilité dans les zones jaunes de se la jouer furtif et de se cacher dans des bennes à ordures (bon par contre on ne peut pas cacher les corps, ni se déguiser).

Les animations des armes en cas d'inactivité, elles, rappelleront de bons souvenirs aux afficionados de Far Cry 2.

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L'arbalète, puissante et silencieuse, deviendra très vite votre meilleure amie.

Niveau immersion, on est donc servi. Si on regrette d'avoir le sentiment d'être celui sur qui tout repose, le fait de voir les citoyens se rebeller progressivement dans les zones jaunes et de les entendre se mobiliser est très appréciable. Il y aussi des détails dont il faut souligner l'intérêt. Ainsi il n'est pas rare de voir des croquis dans les bases nous donnant des astuces notamment sur l'utilité de certains items ou pour savoir comment neutraliser certains types d'ennemis.

On aurait aimé qu'il pousse le détail ainsi sur notre personnage. Le fait d'acheter des genouillères pour pouvoir glisser plus longuement sur le sol n'ajoute aucun cosmétique sur les genoux de notre avatar. Dommage pour la cohérence.

En revanche on apprécie le parti pris d'intégrer tous les menus du jeu dans le téléphone (map, journal, scanner) avec un appareil photo qui servira pour quelques missions (comme dans GTA IV), certains jobs (activités annexes) et qui marquera les ennemis à l'écran comme par magie à l'instar encore une fois de Far Cry.

Et puisqu'on parle de Far Cry, notons que pour acheter et vendre, cela se fera par le biais de sortes de casiers/distributeurs pas très crédibles qu'on trouvait déjà dans Far Cry 4. Faut croire que même dans les jeux vidéo la main d'oeuvre est devenue trop onéreuse.

Pourquoi tant de points communs avec la série Far Cry ? Simple paresse des développeurs ? Peut-être pas. Il faut savoir que le studio Crytek (La série Crysis) est à l'origine du premier épisode de la série phare d'Ubisoft. Suite au succès d'une démo technique, Ubisoft avait commandé le premier épisode de ce qui allait devenir l'une de leurs licences les plus lucratives. Tout s'explique, retour aux sources, la boucle est bouclée.

Le level-design bien travaillé exploite très bien les séquences de parkour et d'escalade avec un code de couleur (bleu) qui permet à la manière d'un Mirror's Edge de repérer facilement les points d'accès et d'intérêt. L'exploration et le cache-cache avec les norkos (nord-coréens) n'en sont que plus grisants. 

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N'espérez pas détruire l'un de ces dirigeables au lance-roquettes (pas comme dans The Saboteur), ils ne sont vulnérables qu'en fin de jeu dans le cadre d'une mission.

Le cycle jour/nuit est très convaincant, mais c'est surtout la nuit qui marque le joueur (avec la pluie c'est encore mieux) puisqu'elle apporte une ambiance terriblement immersive dans les zones rouges (surtout la première fois), tant et si bien qu'on se croirait dans le futur pour le moins sombre de Terminator.

Si vous avez aimé l'épisode Renaissance, alors vous jubilerez. Dans la zone rouge de Lombard avec son filtre jaune crasseux et enfumé, on a vraiment le sentiment de participer à la Résistance de l'Humanité contre les Machines, la possibilité de piloter des motos et surtout le survol des dirigeables avec leur laser de détection ajoutant grandement au sentiment de persécution. 

Il faut dire aussi que les nord-coréens donnent plus l'impression d'avoir affaire à des cyborgs qu'à des êtres humains que ce soit par leur apparence ou leur voix à la résonance artificielle.

En dehors du scénario et de la prise d'avant-poste (ce qui revient régulièrement au même), différentes quêtes annexes seront disponibles comme des jobs affichés dans les planques et des évènements dynamiques qui vous récompenseront par quelques coffres à piller.

Si vous êtes familier des Far Cry, vous retrouverez la même mécanique à savoir que plus vous délivrerez d'avant-postes, plus vous aurez de bases où vous équipez et glaner des missions, mais parallèlement plus les zones de jeu seront désertées par les ennemis. Logique, mais il est toujours bon de le rappeler car un monde ouvert sans ennemis dans un jeu d'action, si tant est qu'on veuille savourer sa dynamique pendant un certain temps, est vite privé de ce qui fait sa saveur. 

https://www.pcgamesn.com/sites/default/files/No-mystical-skill-upgrades.jpg

Pouvoir customiser ses armes à n'importe quel moment en profitant d'une vue adaptée (ci-dessus) est l'une des grosses curiosités du titre. On pourra même les transformer, passant par exemple d'un pistolet à un pistolet mitrailleur. Une arbalète pourra carrément se transformer en lance-flammes et un fusil de combat en lance-roquettes, mais cela se fait de manière peu subtile (on garde la crosse on change tout le reste) rendant cette feature au final mois originale que prévue. Il aurait été plus intéressant de devoir récupérer certaines pièces pour transformer chaque arme de manière plus aboutie.

Car une fois débloqué l'emplacement de la troisième arme, on a vite fait de se contenter de ce que l'on a sans ressentir le besoin d'exploiter ce système peu crédible en l'état à part pour varier les plaisir sur le long terme.

On aurait aussi aimé un raccourci d'armes qui nous permette d'alterner entre toutes nos armes et pas seulement entre deux sans devoir passer par le menu radial, tare déjà présente dans les Far Cry que Homefront Revolution copie sans doute un peu trop même dans ses défauts.

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Comme je le disais plus haut la présence de motos est très appréciable et si parfois il faudra prendre garde à l'étroitesse de certains passages, on a bien souvent suffisamment d'espace pour manoeuvrer et effectuer de sympathiques sauts à des emplacements prévus. Ce véhicule ajoute une bonne dynamique, mais encore une fois son usage reste mineur car on ne peut pas tirer en conduisant, ni utiliser son téléphone. Mais ceux qui apprécient de jouer RP pour se rendre aux différents endroits sans utiliser le voyage rapide sauront lui donner plus de valeur.

Points Négatifs :

- Points de sauvegarde parfois mal pensés. On valide une mission, on se fait tuer pendant la mission, on reprend la partie avant la validation de la mission donc obligé de refaire des étapes pour la relancer.

Les sauvegardes auto durant le jeu (il n'y en a pas de manuelle) n'étant pas légion non plus en mode libre, il faudra donc bien penser à passer régulièrement au magasin pour être certain d'enregistrer sa progression.

http://www.dailymars.net/wp-content/uploads/2016/06/Homefront4.jpg

Dana Moore (qui ne jure que par la violence), le doc Sam Burnett (à gauche, qui ne jure que par la non-violence), Jack Parrish (qui ne jure que par la voix de Benjamin Walker, le leader de la Résistance capturé par les Norkos que vous devez délivrer), mais les trois ont un point commun : ils ne jurent aussi que par vous (Ethan Brady) pour faire avancer les choses.

- Scénario de plus en plus prévisible, faisant passer les leaders de la résistance pour de gros abrutis, tant les pièges et trahisons se voient à des kilomètres. Dommage car de base le trio qui nous accompagne est intéressant en dépit d'une fâcheuse tendance à n'exploiter qu'une facette de leur personnalité. Il faut aussi préciser que le sort réel de Benjamin Walker n'est connu que via un DLC payant.

- Une fois recrutés, nos alliés nous suivent avant de très rapidement nous oublier. En même temps, on ne peut leur donner aucun ordre contrairement à ce qu'ils nous font croire. L'IA comme souvent est terriblement lente à réagir ou bien tout l'inverse.

- Notre personnage est aussi muet qu'il se révèle trop vite indispensable à la victoire, ce qui crée un déséquilibre. Je veux bien croire que les actes valent plus que les mots en temps de guerre, mais bon...

- Une map un peu trop morcelée avec de gros blancs inexploités et surtout des zones visibles, mais disponibles uniquement en DLC, une zone forestière notamment au prix exorbitant.

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 Peu de zones disponibles, mais chacune a vraiment sa personnalité.

 

 

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lundi, 16 avril 2018

Daredevil [Cinéma/Critiques]

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Version Director's Cut

Dans le genre mal-aimé (avec un certain Green Lantern), Daredevil est notoirement célèbre. Si j'apprécie le film, je comprends aussi pourquoi il est ainsi malmené, même si je trouve cet acharnement un peu trop extrême. 

Les limites apparaissent en effet assez clairement. Le manichéisme prononcé, la dualité du héros trop simplifiée et l'action fun, mais qui vire parfois au délire (les sauts démesurés de Daredevil). Un résultat donc tiède et inégal comparé à la force et à la noirceur originelles qui se dégagent du comics. N'est pas Watchmen qui veut.

Le réalisateur Mark Steven Johnson est pourtant un inconditionnel du personnage. Son film suivant, Ghost Rider, prouvera définitivement qu'il est plus à même de faire dans le divertissement sympatoche que dans l'oeuvre adulte.

Pour autant Daredevil ne manque pas d'attraits. Outre un casting lourd que ce soit dans les rôles principaux ou secondaires, le pouvoir du héros est particulièrement bien mis en scène et exploité de manière variée, ce qui a inspiré certaines des meilleures scènes (comment Daredevil annule le bruit du métro pour détecter sa cible, le visage d'Elektra sous la pluie, pourquoi Daredevil ne rattrape pas son bâton lancé par Bullseye, la scène du parapluie à l'enterrement, l'idée de Daredevil pour vaincre Le Caïd).

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La baston dans le bar valorise aussi bien les talents martiaux de Daredevil que l'étendue de son sens radar, les craquements de la mâchoire de sa cible prioritaire précédemment frappée lui indiquant où elle se trouve dans le chaos généré par son intrusion.

Autre qualité, Daredevil, loin de représenter le super-héros ultime, montre régulièrement ses faiblesses. Sans parler de sa cécité (qui est au final autant un don qu'une malédiction puisqu'à l'image d'un Superman, il est constamment harcelé par des appels au secours), il ne sort jamais indemne de ses combats et l'état de son corps en est la preuve. 

La musique est composée par Graeme Revell, lequel s'il ne signe pas un score aussi mémorable que The Crow, dote le film d'une partition très agréable et nuancée. Du côté des chansons, on est aussi très gâté avec des tubes aussi bien de Moby que de Rob Zombie, déclinant les standards pop/rock de l'époque. Daredevil, un divertissement trop plombé par le marketing grand public ? Sans doute, ce qui explique son contenu allégé en termes de violence et de noirceur.

Mais cela a surtout été l'occasion de bouleverser nos tympans avec le son du groupe Evanescence et ses deux plus gros tubes (inclus partiellement dans le film, s'il vous plait !) à savoir Bring me to Life et My Immortal.

Je me rappelle encore l'effet que m'avais fait un simple extrait de Bring me to Life dans le trailer. Je me disais : "C'est quoi cette chanson, d'où sort cette voix ? Pourvu qu'on la retrouve dans le film ! " Autant vous dire que l'album du film et du groupe n'ont pas mis de temps à intégrer ma collection.

L'enfance de Matt Murdock avec son père et les origines de Daredevil sont très plaisantes à découvrir et visuellement le film vieillit assez bien exceptées quelques scènes dans l'église lors du combat entre Daredevil et Bullseye où les incrustations font tache (c'était déjà le cas à sa sortie).

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Matt Murdock alias Daredevil. Avocat aveugle le jour, justicier à la vue de laquelle aucune crapule ne peut espérer se soustraire la nuit venue. Ben Affleck incarnera à nouveau un vengeur masqué des années plus tard dans Batman VS Superman, puis Justice League (une apparition aussi dans Suicide Squad).

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Le héros a autant soif de justice que de moralité, effrayé à l'idée de basculer du côté des criminels qu'il traque, que ce soit lors d'un procès ou dans une ruelle sordide de Hell's Kitchen.

La scène du métro dévoile le côté noir de Daredevil. Ce qu'il ne peut réussir à obtenir légalement et professionnellement, il le recherche autrement. Dommage que cet aspect sombre de sa personnalité ne soit pas assez poussé tout au long du film. Malgré d'évidentes tentatives, la violence psychologique aussi bien que visuelle est trop édulcorée. Et surtout les dialogues et pensées du héros sur le mal et la méchanceté tombent régulièrement dans une navrante et mièvre caricature.

Il est un fait que je ne supporte pas les voix off pour conclure les films (une image vaut mille mots dans ces cas-là) surtout quand c'est pour alourdir inutilement le propos ou la nature du personnage. Même The Dark Knight que j'adore n'a pas su échapper à cette maladresse.

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Une séquence de drague plutôt drôle et originale, dommage que la chorégraphie parte vite dans le WTF.

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Jennifer Garner (Dallas Buyers Club) campe une Elektra farouche et revancharde à souhait, mais elle aussi en quête de paix depuis la mort de sa mère. Elle trouvera naturellement en Matt un parfait auditeur à sa douleur. Heureusement la romance sera contrariée par le fait qu'Elektra ignore la double identité de Matt. L'issue de son combat contre Bullseye est la grosse surprise du film.

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L'emblématique tenue rouge (absente de Daredevil) est bien présente dans le métrage consacré à Elektra avec toujours Jennifer Garner pour incarner le personnage, cette fois dans sa version tueuse à gages.

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Jon Favreau est Foggy Nelson, partenaire et ami de Matt Murdock. Foggy possède une moralité d'avocat plus nuancée, mais reste toujours fidèle à Matt malgré le fait que ce dernier tait la véritable raison de ses fréquentes contusions. Le futur réalisateur de Iron Man, Iron Man 2, de Cowboys et Envahisseurs et du Livre de la Jungle jouait ici les comiques de service avec efficacité. On a pu aussi l'apprécier en chauffeur/garde du corps de Tony Stark.

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Michael Clarke Duncan (La Ligne Verte) casse son image de gentil géant en endossant le rôle de Wilson Fisk alias Le Caïd. Le choix de l'acteur a beaucoup été critiqué étant donné que le personnage est blanc dans le comics (ce qui sera fait dans la série en cours). Le comédien est peu actif au cours du film et convainc donc à moitié, heureusement une scène visible uniquement dans la version Director's Cut permet de le voir sous un jour plus violent. A noter que Ben et lui avaient partagé l'affiche d'Armageddon.

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Collin Farell (Le Nouveau Monde, Total Recall, Un Amour Infini) incarne Bullseye alias Le Tireur. L'acteur semble s'être beaucoup amusé avec ce personnage de tueur excentrique qui s'amuse à donner la mort par les moyens les plus imprévisibles. Des scènes humoristiques, mais qui parfois ne sont pas judicieusement placées et sabotent l'intention dramatique (l'épilogue version Director's Cut).

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Karen Page, secrétaire du cabinet et future compagne de Matt, ne fait ici que de la figuration, figuration un poil prolongée dans la version Director's Cut. On devine facilement son intérêt frustré vis à vis de l'avocat aveugle pour lequel elle demeure totalement invisible. Sans doute un mauvais choix de parfum !

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Cette scène de Daredevil au milieu des flammes, juste après la bagarre dans le bar, est enfin visible avec la version Director's Cut et on apprécie. La mise en scène joue beaucoup sur la dualité ange/démon du personnage que ce soit les symboles sur sa canne ou cette scène sur un toit où placé entre deux sculptures d'anges il semble lui-même posséder des ailes.

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Coolio n'est visible que dans la version director's Cut. Son rôle de gangster maladroit apporte pas mal d'humour, mais ne vaut que pour cela. L'enquête qui l'introduit, elle, est plus intéressante, même si on comprend pourquoi aussi elle a été supprimée, étant donné qu'elle n'a aucun lien avec la trame principale.

Elle sert surtout à accentuer une thématique majeure du personnage : le fait que Daredevil n'est jamais en paix. Il est hanté en permanence par les cris des victimes avoisinantes à cause de son don, même quand il veut profiter du repos du guerrier, et que c'est lui et lui seul qui doit choisir d'intervenir ou non, de privilégier la justice qu'il peut appliquer ou l'ignorer pour connaître un répit bien mérité. Mais peut-il vraiment le connaître avec la culpabilité de ne pas avoir agi, en sachant qu'il pouvait être le seul à le faire ?

Autre intérêt : savoir qu'un témoin à la barre peut parvenir à mentir en trompant son détecteur de mensonges (les battements du coeur). Le personnage apparait donc faillible même à ce niveau. Plutôt bien vu !

 

 

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dimanche, 15 avril 2018

L'Homme dans le Labyrinthe [Livres/SF]

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A quoi on reconnait un bon bouquin, ou plutôt, pour être objectif, un livre favori, essentiel à notre collection ?

Par exemple au fait que vingt ans après, on tire toujours autant de plaisir de sa lecture, on y plonge immédiatement, on savoure chaque page comme si le temps n'avait eu aucune prise, comme si l'on avait pas changé, vieilli.

Pour moi, L'Homme dans le Labyrinthe de Robert Silverberg est incontestablement de ceux-là.

D'entrée, il possède une qualité que je recherche énormément, celle de ne pas s'enliser dans une interminable introduction et dans des descriptions à rallonge, d'aller à l'essentiel avec juste ce qu'il faut de détails, à la manière de Jack Vance sur le Cycle de Tschaï.

On découvre le quotidien du héros, Muller, dans le labyrinthe du titre, et en quelques phrases, on y est, pas besoin de plus pour nous immerger et nous intriguer. Qui est cet homme ? Pourquoi s'est-il retranché sur Lemnos, cette planète abandonnée, et dans cette ville cernée par un dédale de pièges mortels de tout type ?

Ici, la lecture est d'autant plus facilitée qu'il n'y a que trois personnages principaux et très peu de figurants. Et cela permet vraiment à l'auteur de développer leur psychologie, d'exploiter à merveille les interactions possibles entre eux et leurs conséquences sur eux et donc sur l'histoire. 

Je conseille d'ailleurs vivement ce roman à ceux qui jugent la SF comme un genre trop fantaisiste basé uniquement sur la technologie et les extraterrestres. Si ces deux éléments font bien partie des ingrédients du roman, ils sont très loin d'en constituer le coeur.

Et ceux qui aiment la SF au sens le plus large, savent très bien que les extraterrestres ne sont souvent là que pour mettre en valeur toutes les nuances des êtres humains, leurs prodigieuses contradictions, comme un miroir placé face à eux. Et dans le cas de Muller, c'est littéralement ce qui arrive, je n'en dirai pas plus.

Car la force et l'intérêt de L'Homme dans le Labyrinthe c'est que l'être humain est réellement et totalement le sujet de l'oeuvre.

L'angle choisi pour en parler est pour le moins original et fait de Muller un anti-héros terriblement attachant dans sa complexité, incontestablement emblématique.

Les deux autres personnages qui vont graviter autour de Muller, Boardman, délicieusement stratège et Ned Rawlins, délicieusement moral, vont enrichir progressivement une trame au départ simple, mais dont les enjeux sont pourtant terriblement importants.

Si le labyrinthe constitue un jeu de piste géant et mortel (très ludique au demeurant), les tentatives (combinées ou divergentes) des deux susnommés d'arracher Muller du labyrinthe vont, elles, faire office de jeu d'échecs à taille humaine.

Les flashbacks disséminés sont très bien placés, apportant une ambiance et des éclairages nouveaux sur l'histoire et les personnages.

C'est fluide, surprenant et cohérent en même temps et c'est surtout très prenant tant tout est imbriqué.

Le fait est que j'avais oublié la fin et que j'étais donc très curieux de la redécouvrir. Mais ce faisant, j'ai compris pourquoi elle ne m'était pas restée en mémoire, c'est clairement la partie que j'ai le moins aimé.

Elle apparaît d'un côté très expéditive et de l'autre s'attarde pour au final laisser une grosse ouverture, une sensation de déséquilibre et d'inachevé un peu déplaisante au vu de l'urgence et du caractère menaçant qui plane tout au long du roman. Mais on comprend aussi combien ce qui s'est passé a défini le destin des personnages.

 

 

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vendredi, 13 avril 2018

Game Awards 2017 : Hellblade [Jeux Vidéo]

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La Consécration

(mise à jour)

Ca faisait un moment que je voulais parler de ce jeu remarquable et unique sorti sur PS4, PC et tout récemment sur Xbox One.

Mettant en scène une guerrière nordique prénommée Senua victime d'un traumatisme, et dont la quête va consister à vaincre la folie qui la ronge, ce titre renouvelle grandement la narration dans les jeux. Mais son grand mérite aussi c'est d'aborder d'une manière aussi originale qu'intelligente le sujet de la maladie mentale, de la schizophrénie en particulier.

Le jeu a connu un beau succès commercial dont on ne peut que se féliciter. Et à l'occasion d'une journée spéciale où toutes les ventes étaient reversées à un centre de soins spécialisé (prolongement exemplaire irl), le studio avait produit une vidéo regroupant des témoignages émouvants de joueurs atteints des mêmes troubles que l'héroïne qui avaient pu enfin s'identifier à un personnage qui leur ressemblait et faire comprendre à leur entourage ce qu'il vivait de l'intérieur, d'autres qui avaient pu mesurer la souffrance d'un proche et briser le mur du silence, le tout magnifié par la chanson Illusion de VNV Nation qui clôture la fin du jeu :

Nouvelle consécration aujourd'hui et cette fois par les professionnels de l'industrie vidéo-ludique puisque Hellblade a été récompensé trois fois  au cours des Game Awards 2017 pour meilleur sound design, meilleur games for impact (jeu le plus marquant) et meilleure performance.

Le titre du meilleur jeu revenant au désormais légendaire Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Meilleure performance car grâce au procédé maintenant incontournable de la performance capture le studio Ninja Theory a employé une femme de chair et de sang, en l'occurrence Melina Juergens, laquelle a pu donner vie à Senua et rendre toute une palette d'émotions audible et crédible à l'écran.

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L'équipe de Ninja Theory avait déjà bien exploité la technologie de la performance capture sur Heavenly Sword et Enslaved, avec le précieux concours de Andy Serkis (Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, Kong dans King Kong et Cesar dans la nouvelle trilogie de la Planète des Singes) spécialiste en la matière s'il en est. A noter qu'Andy avait incarné le grand méchant de Heavenly Sword et le personnage de Monkey dans Enslaved. Une fructueuse collaboration donc !

Mais ce n'est pas fini, la cérémonie des BAFTA Games Awards 2018 vient de lui décerner pas moins de 5 récompenses dont :

- Meilleure réalisation artistique

- Meilleure réalisation sonore

- Meilleur jeu britannique

- Jeu dépassant le divertissement (c'est quand même on ne peut plus adapté et mérité pour Hellblade !)

- Meilleur actrice pour Melina Juergens

A noter que le studio a une nouvelle fois lever des fonds pour l'association Mental Health America grâce aux ventes du jeu.

 

 

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jeudi, 12 avril 2018

Warcraft, Le Commencement [Cinéma/Critiques]

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On peut dire que cette adaptation du célèbre MMO s'est faite attendre, forcément bien plus par les fans du jeu de Blizzard. Plus heureux que Peter Jackson sur Halo. le réalisateur Duncan Jones (Source Code) est lui-même un gamer auto-proclamé et nul doute que sa passion a constitué un sérieux atout pour mener ce projet pharaonique à son terme d'une manière qui puisse contenter autant les fans que Blizzard lui-même.

N'étant pas joueur de Warcraft, je me contenterai de donner mon ressenti sur le film et non sur l'adaptation. Mais de ce point de vue, je peux dores et déjà dire que j'ai été contenté et très agréablement surrpris. Warcraft sort en effet du lot question film d'Heroic Fantasy. Même si on y retrouve des ingrédients inhérents au genre, l'exploitation et la valorisation des Orcs en fait une oeuvre à part de même que le contournement de certains clichés attendus. Cela pourra en laisser plus d'un perplexe, mais il est indéniable que les surprises sont au rendez-vous. Le principal défaut du film résidant dans sa conclusion pour le moins brutale. Oui, c'est Warcraft le Commencement, mais quand même !

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Le travail sur les Orcs est remarquable à plus d'un titre. Outre leur design et leur animation qui leur confèrent une crédibilité immédiate, leur comportement au sein de leur espèce et de leur famille font d'eux des personnages auxquels on peut facilement s'identifier malgré tout. En attestent les premières scènes entre Durotan et sa compagne.

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Durotan, un Orc pour le moins attachant, tiraillé entre sa fidélité au clan et sa volonté de le préserver d'un mal grandissant né en son sein. C'est cette évolution en particulier ainsi que ses interactions avec les autres personnages majeurs qui rend le film passionnant. Son destin risque d'en étonner (décevoir ?) plus d'un, mais c'est l'une des grosses originalités du scénario.

http://cdn.newsapi.com.au/image/v1/edeb07536dbf34b28099aafab9565248

Anduin Lothar, un guerrier qui n'aura de cesse de trouver la vérité et sauvegarder l'équilibre au sein du chaos grandissant en Azeroth. L'acteur Travis Fimmel est connu pour son rôle dans la série Vikings. Question combats épiques, il s'y connait donc déjà un peu !

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Medivh est le Gardien, garant de la paix, autant dire qu'il aura du pain sur la planche avec l'arrivée des Orcs. Ben Foster, acteur caméléon, remarqué notamment dans X-Men III (dans la peau et les ailes de Archangel), dans Otage (Inquiétant face à Bruce Willis) dans Punisher (Amusant en voisin de Rebecca Romijn alias Mystic de X-Men) et plus récemment dans The Program où il incarne rien moins que Lance Armstrong. On regrette que le passé trouble de ce sorcier, à l'origine de son changement d'allégeance, soit si peu évoqué.

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Khadgar, un magicien qui apparaît plutôt maladroit et inexpérimenté au début, mais qui va s'avérer (trop) vite un élément majeur dans la résolution du conflit.

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Paula Patton (Mission Impossible : Protocole Fantôme) incarne Garona, une semi-Orc qui peine à trouver sa place avant et pendant le conflit. Mais si elle était le meilleur des deux races ?

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Le Roi Llane Wrynn, campé par Dominic Cooper (Howard Stark dans Captain America First Avenger), lui, manque clairement de charisme. Si l'acteur a su se faire un nom avec la série Preacher, il peine davantage à convaincre dans ce rôle. Heureusement, pour compenser, il se révèle beaucoup plus combatif que les souverains qu'on peut voir habituellement.

Un thème principal puissant et épique par le très inspiré Ramin Djawadi (Game Of Thrones, Westworld).

Le DVD contient de nombreuses scènes coupées dont une entre le roi et sa femme ainsi qu'une plus surprenante entre Garona et Anduin qui révèle leur complexité autant que leur attirance.

 

 

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vendredi, 06 avril 2018

Ready Player One [Cinéma/Critiques]

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Un hommage geek puissant

qui se transforme en énorme troll

J'avoue n'avoir guère envie de m'étendre sur ce film tant ce qui m'a déplu a nui au plaisir qu'il m'a procuré (c'est à dire la première partie et la bataille finale en gros).

Pour résumer, ce que je craignais est au final ce qui m'a le plus plu. J'avais peur que ce ne soit qu'un déluge de références geek (années 80 en prime, mais pas que) et vidéoludiques au détriment d'un réel scénario.

Et le fait est qu'heureusement il y a ces séquences dans le monde virtuel car sorti de là, le film se vautre dans tous les poncifs, les maladresses, les raccourcis pour finir sur une fin hollywoodienne qui ne trouve rien d'autre à dire que la réalité est ce qu'il y a de plus réel et qu'il faut se calmer avec le virtuel.

C'est vrai, on le sait, merci, mais je n'ai pas payé 6,50 euros pour voir un spot de 2h20 sur les abus et les dangers du virtuel même si c'est réalisé par Spielberg (ce qui est d'ailleurs encore plus douloureux).

Surtout que le cinéaste sensibilise très bien sur le sujet à plusieurs occasions, de manière simple, mais subtile : dépense excessive d'argent réel pour un jeu pouvant ruiner une vie, une vraie ou la tentation de s'éprendre d'un avatar alors qu'on ne sait même pas qui est derrière).

Oui clairement, je me suis totalement attaché au monde virtuel du film qui m'a transporté avec ses codes, son imagerie extrêmement bien imbriqués pour qui en est suffisamment adepte à la base.

Je n'ai pas vu toutes les références car ça va très vite et ma culture est forcément limitée, mais certaines très connues ont fait leur effet sur moi et une beaucoup moins connue (le glaive de Krull, bordel !!!) m'a donné un gros frisson  car j'ai eu le sentiment, sans doute comme beaucoup avec d'autres clins d'oeil, qu'elle ne semblait s'adresser qu'à moi.

Je dois en conclure que je suis malade, que je dois me faire soigner, que j'ai fait une overdose de virtuel, de culture geek en grande partie à cause de Spielberg lui-même, et que du fait qu'il en a pris conscience ça lui donne le droit (le devoir ?) de me troller moi et un paquet d'autres qu'il a nourri ? Que le virtuel, au départ synonyme d'évasion et de refuge est devenu un moteur pour l'accélération de la destruction de notre société ? Là, c'est déjà plus pertinent, mais où est la subtilité ?

Surtout quand à la fin du film le héros qui est censé être devenu altruiste s'enferme dans sa tour d'ivoire (et sinon les bidonvilles on en fait quoi ?) et pendant qu'il câline sa copine nous assène un : faites une pause ! Comme dirait Huey Lewis : That's The Power of Love ! (rire jaune).

Oui car la morale est tellement lourde et indigeste que la seule chose que le film m'a donné envie de faire c'est de geeker et de revoir Scott Pilgrim au passage (qui lui assumait jusqu'au bout).

Le film se serait terminé en apothéose avec une ultime séquence dans l'Oasis en reprenant la sublime version de Take On Me de ce trailer. Une chanson emblématique des 80's (la préférée du créateur de l'Oasis qui plus est) mais qui symbolise aussi parfaitement l'union du réel et du virtuel illustrée dans son inoubliable clip :

Le problème c'est que Spielberg lui-même ne convainc pas du tout dans tout ce qui se passe dans le réel : ni dans sa narration, ni à travers ses personnages, des summum de caricatures eux-mêmes dénués d'émotions (euh y a des morts, mais pas grave) ou au contraire totalement épris en l'espace de quelques minutes. On se croirait devant une série Disney pour ados, oui c'est de ce niveau. Pour exemple la scène "à suspens" avec la clé c'est pas digne de Spielberg, c'était pas prenant du tout, c'était juste énervant !

Une idée vient en contredire une autre, les personnages vont et viennent, évoluent à la vitesse-lumière avant de tous débarquer pour le final comme dans une pièce de boulevard. Pire que dans un jeu vidéo, en fait.

Que dois-je en conclure ?

Qu'il faut qu'on arrête de rêver, avec ou sans Spielberg ? Que le cinéaste a volontairement sabordé sa maîtrise légendaire du divertissement pour nous annoncer que les enfantillages c'est fini pour lui (et aussi pour nous) ? Qu'à vouloir plaire à tout le monde, à vouloir contenter toutes les facettes de sa personnalité, il a fini par tout mélanger et ruiner son propos ?

Après tout on parle de l'homme qui a remplacé des armes par des torches électriques dans son E.T., qui produit la série des Transformers parce qu'il aimerait les réaliser, mais s'en sait incapable et qui renie Indiana Jones et le Temple Maudit pour sa violence et son côté dark.

Trop tard, ma conclusion est faite.

 

Et dire que j'avais kiffé de revoir Jurassic Park vingt ans après en 3D.

(oui il fallait que je place Jurassic Park dans cette critique, car putain ce film a changé ma vie !)

Y a vraiment plus de justice !

( et oui je suis remonté contre Spielberg !)

 En Lien

À la poursuite de demain

Deux films dont le message sur la fonction de l'imaginaire et le potentiel des jeunes dans notre société est beaucoup mieux amené et donc plus percutant.

Deux scènes extraites des films Tron Legacy et Les Mondes de Ralph qui parlent bien aux gamers.

histoire,nouvelle,anticipation,monde virtuel,jeu vidéo,sf,fantastique

Si vous avez aimé ou pas Ready Player One, peut-être que vous aimerez ou pas ma nouvelle, Criminalité Intensive, qui parle des mêmes choses, mais autrement. 

 

 

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lundi, 12 mars 2018

Lego : Le Réveil de la Force [Jeux Vidéo/Critiques]

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Totalement sous le charme de Lego Avengers, j'ai décidé de poursuivre l'expérience Lego avec l'adaptation de l'épisode VII de l'incontournable saga de space-opera.

Bien que différente sur plusieurs points - sur lesquels je vais m'attarder - l'expérience est du même acabit, c'est à dire passionnante d'un point de vue ludique grâce à des mécaniques de jeu totalement maîtrisées et toujours cette générosité dans le fan-service en nous offrant pléthore de clins d'oeil et de personnages parfois inattendus, mais que l'on est ravi de pouvoir incarner (comme J.J. Abrams, rien que ça !)

http://cdn1us.denofgeek.com/sites/denofgeekus/files/styles/main_wide/public/2016/07/lego-star-wars-the-force-awakens_1.jpeg?itok=HwUzUT-l

BB8 est jouable et c'est un vrai plaisir de le faire rouler soi-même, ce qui n'était pas possible dans Disney Infinity 3 où il n'était qu'un pouvoir temporaire de Poe Dameron.

La comparaison avec la version Disney Infinity me parait difficilement évitable. Si on note un réalisme plus évident chez la version Disney, du moins pour les personnages, en ce qui concerne les véhicules notamment les vaisseaux, Lego gagne le comparatif en exploitant un design plus mécanique qui sied mieux à l'univers Star Wars que l'aspect cartoon et rondouillard de Disney Infinity. Paradoxalement c'est aussi sur la version Lego qu'on peut profiter d'environnements ô combien plus réalistes.

Sur l'aspect narratif c'est la version Lego qui l'emporte haut la main. Grâce à une narration très fidèle, des séquences variées et très inventives (excepté le chapitre La Résistance assez vain et laborieux, qui ne semble là que pour mettre un peu en avant Leïa) et surtout un doublage confié aux acteurs français d'origine comme Richard Darbois s'il vous plait (la voix d'Harrison Ford), qualité que la version Disney Infinity n'avait pas, paradoxalement, et qui réduisait considérablement l'intérêt porté à la narration et aux personnages.

Le scénario tient sur dix chapitres, il est donc plus court que celui de Lego Avengers et c'est une qualité supplémentaire car on ressent beaucoup moins la redondance du gameplay.

Les batailles spatiales sont excellentes du point de vue visuel comme des sensations et certaines séquences (inédites dans le film) sont des petits bijoux d'ambiance et de level-design. On pense notamment à l'exploration de la crypte du château de Maz sur Takodana qui fait de Rey une véritable Lara Croft et sa surprenante coopération avec un trooper ensorcelé par son pouvoir, prolongeant intelligemment la scène de son évasion dans le film.

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On apprécie également le prologue du scénario qui permet de revivre les plus grands moments de la Bataille d'Endor en nous permettant carrément à la fin de combattre l'Empereur en incarnant le binôme Luke/Vador. Certaines missions bonus font le lien aussi avec des scènes clés du film et permettent de raconter le passé de certains personnages, ce qui leur donne un gros intérêt (Poe à la rescousse).

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La version du jeu d'échecs de Star Wars IV devient des combats en arène très dynamiques et surtout très lucratifs.

Autres apports cruellement absents de la version Disney Infinity qu'on a plaisir à retrouver ici : le fameux jeu d'échecs vu dans Star Wars IV (Dejarik Battle), exploité sous forme de mini-jeu, et le Faucon-Millenium qui ne sert pas que de chapitre dans le scénario, mais aussi de petit monde ouvert. Parcourir les coursives de ce vaisseau mythique (notamment avec BB8) est un pur régal, un grand merci au studio d'avoir pensé à tout ça !

Le jeu offre ainsi une expérience très proche du film tout en parvenant à combiner intelligemment un matériau connu avec l'univers fantaisiste de Lego. On pourra quand même reprocher au studio l'usage systématique de gags en rapport avec la nourriture et les animaux qui semblent destinés aux maternelles alors que le reste du jeu est clairement adressé à un public plus large. A côté de cette facilité, de nombreux gags inattendus font mouche (observez bien les arrière-plans) et des clins d'oeil sympathiques sont au rendez-vous (Indiana Jones).

En terme de ludisme, c'est donc un nouveau modèle, inventif, interactif et dynamique à souhait excepté en monde ouvert où il manque clairement de l'activité et des missions ponctuelles.

On enchaîne des niveaux très dépaysants qui bénéficient enfin d'une caméra à 360° pour certains et d'une possibilité plus évidente de pouvoir mettre en pause le scénario pour explorer librement les environnements débloqués.

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Un autre cadeau de ce jeu Lego : l'opportunité de valoriser enfin le Capitaine Phasma (totalement sous-exploitée dans les films), à travers deux mission secondaires où on l'incarne, seule ou aux côtés de Kylo Ren.

Sur PS4, le jeu est également de toute beauté avec des paysages réalistes, des graphismes propres, léchés, servis par plein de petits effets appréciables (la lumière de BB8 dans l'obscurité est un régal) qui créent des ambiances encore une fois loin d'être enfantines, mais au contraire qui permettent au joueur de s'immerger totalement dans l'univers auquel les développeurs s'efforcent vraiment de rendre hommage de plein de façons. Et c'est une réussite incontestable.

On retrouve également les sublimes compositions de John Williams et les bruitages légendaires de la saga crées par le virtuose Ben Burtt.  Il faudra donc peu de temps  pour vous faire oublier l'aspect enfantin de la marque Lego. On est immédiatement plongé dans Star Wars et les fans apprécieront les mille et un détails disséminés dans le jeu pour le rendre complet.

Batailles Spatiales : Lego oblige, on aurait pu penser que l'action à ce niveau allait être simpliste. Il n'en est rien, bien au contraire, on a droit à de vraies escarmouches où l'on virevolte et mitraille à tout va avec parfois la possibilité de lâcher quelques torpilles (qu'on peut stocker derrière son vaisseau, excellent !) et d'un tir plus puissant qu'on débloque une fois la jauge remplie et capable de détruire plusieurs cibles d'un coup.

Briques de Carbonite : Au nombre de 35, chacune permet de débloquer un personnage lié aux autres trilogies. On apprécie. A noter qu'une brique n'apparait pas dans la base Strakiller à cause d'un bug non corrigé. Pour y remédier, il faut au préalable effectuer la mission de chasseur de primes. Ceci fait l'icône de la brique apparaîtra à côté. Il s'agira ensuite de débloquer une tourelle avec BB8 pour l'obtenir enfin. 

Briques dorées : Dans Avengers, leur inutilité propre était compensée par des petites énigmes ou épreuves variables exploitant la dextérité du joueur et/ou les aptitudes des personnages.

Ici, on les obtiendra soit par l'usage d'une capacité précise soit par la réussite d'une mission annexe. L'avantage cette fois c'est que plus vous en aurez, plus vous débloquerez de missions secondaires importantes (au nombre de 8) qui prennent place pour la plupart avant le Réveil de la Force.

Et cette fois les obtenir toutes aura aussi du sens puisqu'au bout de 249, on débloque la mission Destruction de Starkiller qui nous permet de détruire des planètes avec la base du même nom et obtenir ainsi une somme faramineuse de pièces.

Construction : Parmi les nouveautés de cet épisode, on trouve la possibilité de créer des constructions alternatives (2 ou 3) qui permettent de donner à des objets plusieurs fonctions (poursuivre la mission principale, accéder à un mini-kit ou une brique) ou de résoudre une situation différemment. Cependant, le plus souvent elles doivent seulement être activées dans le bon ordre (construction en plusieurs étapes) pour continuer l'aventure principale.

Courses : Dans Avengers, les courses volantes et terrestres étaient particulièrement funs à (re)faire grâce aux personnages volants et à un thème musical épique à souhait. Ici elles apparaîtront plus anecdotiques, pas de thème pêchu, un relief ou un espace parfois peu propice à ce type d'activité. On est loin de la course en speederbike sur Endor version Disney Infinity avec ses multiples parcours. Mais dans l'espace, on retrouve beaucoup de plaisir. Faire une course en pleine bataille spatiale, c'est très fun !

Missions annexes : Sur chaque planète, des personnages vous donneront de petits objectifs à remplir, certes d'un intérêt limité, mais assez variés et plaisants dans l'ensemble, certaines se démarquant tout de même comme les batailles spatiales. La grosse nouveauté c'est qu'elles sont réparties en quatre catégories : Missions Résistance, Mission Premier Ordre, Missions Droïde protocole, Missions Chasseurs de Primes et Missions Pillards. Mais ce qu'on ne comprend pas, c'est que contrairement à toutes les autres activités du jeu, elles ne sont pas rejouables.

Une fois accomplies, le donneur de quête est toujours présent, son icône apparaît toujours sur la carte, si on a pas le bon personnage, cela nous est signalé, mais l'interaction avec lui n'est plus possible. Un choix étrange, d'autant que l'icône d'interaction (les anneaux blancs) s'affiche très brièvement quand on s'approche pour disparaître aussi vite. Très dommage et surtout très frustrant, d'autant que dans Avengers on pouvait toutes les refaire à volonté au même titre que les missions principales. Seule solution pour les refaire à volonté, ne pas les accomplir totalement. Sur ce coup, Disney Infinity avait bien évolué sur les derniers épisodes puisqu'on pouvait refaire toutes les missions secondaires qui étaient regroupées dans un menu.

Il serait très appréciable que dans de futurs jeux, le studio se dote d'un système de missions secondaires aléatoires en variant les lieux, les ennemis et les objectifs. Star Wars 7 aurait été parfait pour cela. Dommage d'avoir loupé le coche.

Orientation : On a droit cette fois à une carte détaillée pour chaque HUB. Mais une fois n'est pas coutume, le studio ne va pas jusqu'au bout de son idée. Aucune légende (heureusement il y a peu d'icônes différentes) hormis lorsqu'on pointe une mission. On apprécie de pouvoir placer un marqueur personnalisé. 

Personnages : Dans cet opus, ils sont beaucoup plus faciles à obtneir, puisqu'en plus de pouvoir les acheter dans le menu dédié, on peut également les acheter dans les zones du jeu. Mais c'est au détriment de la durée de vie, puisqu'ils ne nécessitent pas de réussir une mission pour les obtenir. Dommage.

Sélection des personnages : L'une des grosses nouveautés de cette épisode, et pas des moindres puisqu'elle permet enfin de sélectionner rapidement au moyen d'un menu radial un personnage, un véhicule et même une brique rouge. Le problème c'est que ce raccourci personnalisable n'est pas sauvegardé. Dès qu'un chargement est effectué (donc très fréquemment), vos favoris sont réinitialisés. Quand vous rechargez une partie, même chose. Plutôt idiot quand même ! 

Tir : Autre grosse nouveauté, des phases de tir dignes de ce nom avec positons à couvert et même une sorte de jauge d'adrénaline qui en atteignant son maximum permet de débloquer une super rafale.

Un épisode donc très réussi dans sa transposition d'un univers archi-populaire et codifié, mais décevant dans l'intérêt de son aspect ouvert à cause d'une simplification qui prive le joueur de s'y adonner davantage quand bien même tout est là pour ça.

 

 

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vendredi, 09 mars 2018

Best of Bag Guys Themes [Musiques/Cinéma]

Best of Bad Guys Themes

Si la réussite d'un film tient au soin apporté au méchant, on peut rajouter que la réussite du méchant peut tenir aussi du thème musical qui l'accompagne comme son ombre, lui conférant une épaisseur supplémentaire. Quelques exemples parmi les plus marquants :

Critique de Star Wars IV

Critique de X-Men First Class

Un bad guy peut cacher un bad shark !

Critique de Black Panther

  

Critique de Dracula

 

Critique de Game Of Thrones

 

 

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mercredi, 28 février 2018

L'ombre de la Guerre [Jeux Video/Critiques]

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Premier épisode : L'Ombre du Mordor

Deuxième épisode : La Guerre du Mordor ? ah bah non !

Un anneau unique pour un jeu unique

L'Ombre du Mordor avait fait une entrée assez remarquée et remarquable en proposant un action/RPG dans l'univers de Tolkien. Doté d'un gameplay redoutable, le titre de Monolith avait surtout eu pour lui de donner une nouvelle dimension à l'open World grâce à son système Nemesis.

En effet, ce dernier permettait de donner une profondeur inédite aux ennemis en les dotant d'une mémoire à long terme. Ces derniers se souviennent donc des agissements de Talion, le rôdeur incarné par le joueur et agiront en conséquence, ce qui crée une dynamique totalement nouvelle avec la possibilité d'influencer continuellement le destin de toute une armée orque.

Avec L'ombre de la Guerre, le studio pousse encore plus loin le concept en nous permettant de façonner carrément notre armée. A la clé des attaques et défenses de forteresses épiques, de multiples intrigues, des personnages emblématiques du Seigneur des Anneaux qui font leur grand retour et d'autres qui font leur entrée, modifiés ou carrément crées pour l'occasion.

Les prises de liberté n'ont pas plu à tout le monde, personnellement j'ai beaucoup apprécié l'ensemble des personnages qui sont tous exploités de manière efficace à part peut-être Gollum qui n'est là que pour le fan-service.

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L'association Talion/Celebrimbor fait toujours des étincelles

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Un Anneau pour gouverner tous les orques et dans la lumière les lier. Mais Talion, gare à l'ombre que cette lumière révèlera sur toi...

Le scénario nous fait voyager à travers plus de zones, qui bien que plus réduites comparées à celles du premier, compensent par une variété notable d'environnements (urbain, volcanique, boisé, glacé).

Il est par contre regrettable que visuellement le jeu accuse toujours un retard aussi flagrant lors qu'il est produit rien moins que par Warner et qu'il s'est écoulé quatre années entre les deux jeux. Les décors sont pour le moins sommaires et si quelques panoramas sont appréciables, le manque de détails réduit considérablement l'effet (le fleuve de lave).

Heureusement l'équipe s'est lâchée sur le design des orques (d'une variété admirable) et sur la narration à travers des cinématiques somptueuses à la mise en scène inspirée. On aura ainsi le privilège d'assister à la résistance des Gondoriens, à la naissance de quelques Nazgul, d'être témoin des agissements fourbes de Sauron sous une apparence inédite et bien plus.

L'araignée géante qui faisait du tort à Sam et Frodon dans Le Retour du Roi a droit ici à rôle majeur, du moins au début, en apparaissant sous la forme d'une femme au charme vénéneux qui va jouer au chat et à la souris (ou plutôt à l'araignée et à la mouche) avec un Talion toujours aussi déterminé à neutraliser Sauron et son armée d'orques, ce qui ne manquera pas d'ouvrir des failles dans sa stratégie.

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Arachne qui révèlera son passé à travers une série de souvenirs lesquels une fois réunis débloqueront une cinématique bonus. Une activité annexe que j'ai beaucoup apprécié car elle m'a fortement rappelé la passionnante séquence de la vérité dans Assassin's Creed II que l'on devait aussi reconstituer grâce aux énigmes des glyphes.

L'intrigue qui nous lie aux gondoriens est très intéressante, dommage que les dernières missions soient aussi peu inspirées et qu'il n'y ait pas de réelle finalité.

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Celle de Bruz, qui réserve un rebondissement, aurait gagné à être plus courte étant donné sa répétitivité.

Mais globalement, les scénaristes réussissent à nous tenir en haleine.

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Eltariel (dont le skin est disponible) et Carnan (ci-dessous) font partie des personnages crées spécialement par Monolith. Chacune est à l'origine d'une série de quêtes qui s'intègre parfaitement dans l'univers.

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Elles nous réservent des séquences mémorables avec par exemple des affrontements contre des Nazgul ou bien un duel dantesque contre un Balrog digne d'un long métrage.

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Les drakes s'ajoutent au bestiaire déjà connu. Oui, on peut les chevaucher et tout cramer !!!

Et puis il y a le système Nemesis nouvelle version, le coeur du jeu. Et là, il y a beaucoup à dire tant les possibilités sont immenses.

Que ce soit dans le comportement ou l'autonomie, les orques de L'Ombre de la Guerre ont bénéficié d'un soin rarement vu sur des PNJ.

Et la richesse des mécaniques qui en découlent sont incroyables.

C'est bien simple les rencontrer, les faire interagir entre eux équivaudra à créer de mini scénarios aux issues souvent inattendues qui peuvent ainsi donner lieu à une véritable série en plusieurs épisodes.

Car si le joueur a le contrôle sur pas mal de choses, il aura aussi le sentiment que tout peut arriver et les surprises seront fréquemment au rendez-vous, bonnes comme mauvaises.

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Plusieurs tribus oeuvrent dans cet épisode

Car s'il est toujours possible de découvrir les points forts et faiblesses de chaque orque, cela ne les empêchera pas de vous surprendre de bien des façons. Ou l'art de concevoir un monde ouvert qui semble réagir en permanence aussi bien sous les yeux du joueur qu'en dehors de ce qu'il perçoit. En voici la preuve :

Adaptation : A force que vous utilisiez la même technique, l'orque que vous combattez finit par ne plus y être sensible, vous obligeant à changer votre stratégie.

Briseur d'épée : En vous terrassant, un orque détruit votre épée. Si vous le battez, vous obtiendrez une arme encore plus puissante.

Embuscade : Un Capitaine vous tombe dessus sans prévenir, c'est le principe de l'embuscade. L'avantage, c'est que vous n'aurez pas à le traquer, celui-là !

A noter qu'il arrive qu'un voire deux autres Capitaines se mêlent subitement à l'affrontement en cours, embuscade ou pas, là c'est moins drôle !

Espion repéré : vous avez obtenu des informations sur un Capitaine grâce à un ver (un orque spécifique détenant des renseignements dont vous choisissez la nature), mais ce faisant, le Capitaine a remonté votre piste et vous tombe dessus.

Frère d'armes : vous avez tué un orque, son meilleur ami vient le venger sans crier gare.

Sauveur : Alors que vous attendez le coup de grâce, un orque de votre armée déboule et élimine votre adversaire. Super timing. Bon des fois ça vous arrange pas  car vous recherchiez la mort pour faire monter le Capitaine de niveau. Remarquez, l'avantage avec un système aussi souple que le Nemesis c'est que vous pouvez toujours punir votre sauveur (cf Trahison).

Trahison : un Orque reste un Orque. Il peut donc arriver qu'en pleine bataille, il fuit ou carrément change de camp (enfin retourne dans le sien). Comme on ne peut pas virer un orque une fois qu'il a intégré notre armée, tabassez celui que vous jugez indigne (parce qu'il est trop faible ou que sa tronche vous revient pas) et il finira par vous trahir. A vous de l'éliminer (dans une forteresse c'est fun !) pour faire un peu de place !

Trompe-la-mort : Vous portez le coup fatal, enfin, sauf que l'orque est plus résistant que prévu. C'est reparti pour un tour !

Vengeance : Un Capitaine que vous avez tué revient sous une nouvelle forme liée à la manière dont il est mort. Peut se répéter plusieurs fois, parfois jusqu'à l'overdose !

Volonté de Fer : vous pensiez convertir cet orque pour l'intégrer dans votre armée, pas de chance ! Il est si soumis à Sauron qu'il vous faudra le tuer ou être tué, pas d'autre choix ! Et impossible de le savoir à l'avance, sinon c'est pas drôle !

Le système Nemesis c'est également ça :

On peut choisir un Orque comme garde du corps attitré et l'appeler quand on le souhaite (ne fonctionne que dans la zone d'où il vient).

On peut créer différentes quêtes mettant en scène nos alliés orques et les orques ennemis. On peut laisser les choses se faire sans intervenir en accélérant le temps ou influencer le cours des évènements selon nos souhaits :

Envoyer un ou plusieurs orques tuer un Capitaine ennemi.

Envoyer deux orques de votre armée s'affronter dans une arène et regarder le spectacle. Le vainqueur gagnera des niveaux et vous obtiendrez une pièce d'équipement de puissance variable.

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Au niveau personnalisation, Talion a droit cette fois à un peu plus que des runes sur ses armes, mais c'est encore limité. Quelques skins redondants pour son épée, sa dague, son arc, sa tenue (certaines armures liées à des quêtes sont heureusement uniques) et sa cape. La teinte change, les bonus diffèrent, et certains peuvent donner lieu à des défis pour être débloqués. Un bon moyen de prolonger l'intérêt.

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Mais l'autre gros point fort de L'Ombre de la Guerre c'est sans nul doute son arbre de compétences, un modèle du genre dont Ubisoft devrait s'inspirer pour son prochain Assassin's Creed, Origins se montrant peu convainquant à ce niveau.

En effet, non seulement on est très libre du développement de notre personnage, mais l'arbre est conçu de manière très claire et cohérente ce qui n'est pas si souvent le cas. En plus de cela, chaque compétence donne accès à plusieurs variantes qui au lieu de se cumuler doivent faire l'objet d'un choix, ce qui rend l'évolution très intéressante car dotée d'une vraie rejouabilité en pleine partie. On peut ainsi alterner entre plusieurs de ces spécialisations pour expérimenter plein de manières de se déplacer et de combattre.

Certaines combinaisons sont un pur régal et donnent un réel sentiment de puissance.

Tant mieux, car en face les orques ne se laisseront pas faire. COmme dans le premier opus, si l'un d'eux vous tue il gagne des échelons et cette fois sa montée de niveau s'accompagne d'un nouveau skin et de nouvelles aptitudes. Oui, vos ennemis évoluent grâce à vous, mais ils peuvent également le faire en accomplissant des missions spécifiques (comme attaquer un autre Capitaine), des missions auxquelles vous avez toujours la possibilité de vous inviter, histoire de compliquer les choses et d'en tirer profit.

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Je vais revenir sur la grosse nouveauté de cet épisode à savoir les Forteresses. Au départ elles sont bien sûr toutes sous le joug des orques. Pour s'en emparer, il faudra au préalable dominer un maximum de Capitaines pour composer votre propre armée, puis éliminer la garde rapprochée du chef de la forteresse pour faciliter votre victoire ou plus subtil, corrompre les gardes du corps de ces chefs de guerre pour qu'ils se retournent contre leur boss au moment le plus crucial.

Quand vous estimez vos forces suffisantes pour affronter celles du chef visé, vous pouvez vous lancer à l'assaut en ayant pris soin d'acheter des bonus spécifiques qui vous donneront un avantage sur le terrain et /ou neutraliseront les défenses ennemies directement.

On prend beaucoup de plaisir lors de ces séquences très dynamiques où des retournements de situation peuvent se produire (trahisons et fuites dans les deux camps) et même si on a le sentiment au début que la victoire peut s'acquérir de bien des façons, le déroulement sera sensiblement le même à chaque fois puisqu'il vous faudra conquérir plusieurs zones stratégiques qu'on peut enchaîner facilement.

Une fois la forteresse sous votre contrôle, il vous faudra en affronter le chef dans la salle du trône. A noter que si vous échouez, vous n'aurez pas besoin de refaire l'assaut en entier, il faudra juste combattre de nouveau le chef.

Ceci fait, il ne vous reste plus qu'à attribuer vous-même un chef suprême et des chefs de guerre à votre propriété. Rassurez-vous, même si la forteresse est vôtre, la région concernée sera encore sillonnée d'ennemis et de Capitaines susceptibles d'alimenter vos rangs ou simplement votre soif de sang noir. On aurait bien aimé que Avalanche fasse de même avec Mad Max pour éviter de se retrouver dans un véritable no man's land.

Après ces réjouissances, ne comptez pas trop vous reposer sur vos lauriers, il s'agira ensuite de défendre vos bastions durement acquis (bah oui ça marche dans les deux sens).

La dernière partie du scénario principal se compose d'ailleurs d'une longue série de défenses nécessitant un niveau d'expérience important. Regrettable d'autant qu'il faudra impérativement en venir à bout pour pouvoir débloquer en mode libre des défenses spontanées de vos ennemis lesquels autrement vous ficheront royalement la paix sur ce point.

Dans les bémols, on constate des déplacements parfois confus ou trop lents (notamment dans l'escalade).

Les amateurs de screens seront ravis de savoir que Monolith a ajouter un bon nombre d'options de personnalisation pour le mode photo. Mais étant donné les graphismes, ce sera moins sur les paysages que sur l'action débridée qu'on jettera son dévolu.

La fin ultime du jeu surprend et annonce peut-être un troisième opus radicalement différent. On se plait à espérer alors un système Nemesis capable d'intégrer d'autres espèces comme les humains et les elfes et qui permettrait de faire et défaire des alliances à plus grande échelle.

Pas facile de laisser une telle liberté au joueur sans trahir l'univers de Tolkien, (en même temps Peter Jackson s'est grave lâché sur Bilbo) mais Monolith n'est pas non plus là pour le reprendre à la lettre.

Ou pourquoi pas créer leur propre univers de Fantasy en exploitant leurs acquis et à partir de là avoir carte blanche sur la dynamique dans son entier. Avec un visuel plus léché, cette fois et ce serait parfait !

En tous les cas, avec L'Ombre de la Guerre, le studio signe un grand action-RPG doublé d'un open-world qui je l'espère toujours servira de modèle pour d'autres studios. Car on tient là, à n'en pas douter, une mécanique essentielle pour donner vie à des mondes qui sinon peuvent paraître bien ennuyeux à long terme.

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vendredi, 16 février 2018

Black Panther [Cinéma/Critiques]

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Qu'on soit noir ou blanc, voir une telle affiche fait un bien fou, mais quand on est noir, ça doit faire forcément plus d'effet !

 Un Marvel Exceptionnel

On peut dire que celui-là a bien joué avec ma hype.

D'abord super motivé, puis refroidi par le trailer qui mettait en avant technologie SF au détriment de l'aspect tribal ainsi qu'un aspect urbain contemporain un peu trop prononcé avec la dégaine du méchant et une bande-son hip-hop, mon engouement n'a cessé de virevolter au gré des retours presse/public et de ma curiosité sur un film qui de toutes façons paraissait assez unique. 

J'ai fini par céder à la tentation et bon sang que je ne le regrette pas.

J'ai eu tout simplement le film que j'attendais et toutes mes craintes se sont rapidement dissipées. Non seulement Marvel signe là probablement son meilleur film, mais Black Panther est tellement riche et intelligent dans le traitement non manichéen de ses personnages qu'il peut même sans mal être vu et apprécié en dehors de son habillage super-héroïque.

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Un Vent de Fraîcheur venu d'Afrique

Car le film de Ryan Coogler (déjà bien inspiré avec Creed) est parvenu à réaliser un véritable exploit avec une matière d'une densité précieuse (comme le vibranium), mais potentiellement risquée à exploiter sur un seul film qui plus est devant s'inscrire dans la continuité de tout un univers déjà mis en place depuis 10 ans (initiée avec Iron Man).

Cela dit Thor Ragnarok était passé par là juste avant en prouvant qu'en cassant un peu (beaucoup ?) les codes, Marvel était capable de se renouveler tout en conservant ses acquis.

La richesse thématique de Black Panther qui aurait donc pu saborder très vite l'ambition du cinéaste lui permet au contraire de mêler intimement plusieurs couches scénaristiques en un tout cohérent qui sublime chaque ingrédient. Car la priorité a été visiblement de ne jamais ou presque céder à la facilité, à constamment donner de la profondeur, de l'épaisseur à chaque protagoniste, à nuancer la personnalité, le propos.

Si bien qu'on a pas affaire à un seul genre, mais bien à une pléthore, comme Winter Soldier avait déjà su bien le faire à son niveau.

Drame humain, sociétal, thriller politique, film d'espionnage, film de super héros, Coogler efface les frontières (une métaphore appropriée pour ce film). Tout est remarquablement lié et on dévore ce passionnant et savoureux melting-pot cinématographique avec le sentiment grisant de restaurer autant ses yeux (visuellement c'est de toute beauté, des costumes aux panoramas en passant par les joutes guerrières) que son cerveau.

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Chadwick Boseman endosse avec conviction le costume emblématique de Black Panther, écartelé entre le respect des traditions et le besoin impérieux de prendre en considération les erreurs du passé pour ne pas les renouveler. Comme dirait l'ami Spidey : de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités ! 

Face à lui, Michael B Jordan (qu'on avait apprécié dans Chronicle et Creed de Coogler également) se relève sans problème de l'échec des 4 Fantastiques en campant un Erik Killmonger d'une redoutable épaisseur, mais d'une humanité toute aussi incontestable. Le souci, c'est que son affrontement avec Black Panther met beaucoup de temps à venir alors que rien ne l'empêche dans l'absolu. La première partie (qui peut dénoter par rapport au reste par son aspect James Bond) est de ce fait un poil trop longue. - spoils - Killmonger aurait pu se débarrasser plus tôt d'Ulysse puisque c'est son laissez-passer, mais même sans cela il avait les conditions requises pour réclamer le trône du Wkanda puisqu'il a le tatouage dans la bouche et l'anneau de son père.

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Moi qui voyais Angela Basset parfaite à une époque dans le rôle de Tornade, j'ai été à moitié exaucé puisqu'elle interprète la mère de Black Panther, avec des cheveux blancs en plus. Royal !

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Effet de mode ou pas, peu importe au final, après Wonder Woman et ses inoubliables Amazones, le girl power est plus que jamais au rendez-vous dans Black Panther également, et ça aussi ça fait un bien fou ! La compagne de Black Panther et sa garde rapprochée sont particulièrement bien valorisées. On note la présence à gauche sur la photo de l'impressionnante Danai Gurira (la Michonne de Walking Dead) ainsi qu'au centre de Lupita Nyong'o qui a prêté sa voix à la louve Raksha dans Le Livre de la Jungle et à Maz Kanata (l'amie de Han Solo) dans Star Wars VII.

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La soeur de Black Panther (Laetitia Wright) est la reine des gadgets et maîtrise la technologie du vibranium (la matière dont est fait le bouclier de Captain America) à la perfection. Peut-être un peu trop. On a l'impression qu'elle construit tout toute seule, des costumes aux armes en passant par les véhicules. Quelques plans significatifs avec une équipe d'ingénieurs n'aurait pas été de trop pour rendre la chose plus crédible.

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Bien qu'en retrait, le personnage incarné par Forest Whitaker (de nouveau sollicité chez Disney après Rogue One) a joué un rôle capital dans la situation actuelle du Wakanda.

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Martin Freeman (Sherlock, le Hobbit) apporte une légèreté bienvenue tandis que Andy Serkis (l'incarnation de Gollum, Cesar et King Kong) profite d'un répit de performance capture pour exploiter un peu plus le rôle d'Ulysses Klaue (vu dans Avengers 2) et nous gratifie d'une composition répugnante dont il semble lui-même se régaler.

Ainsi on éprouvera de l'empathie pour les rôles principaux comme secondaires, pour ceux placés du bon comme du mauvais côté, la limite entre tout cela étant souvent très mince dans Black Panther pour ne pas dire inexistante, ce qui est sans doute la plus grande qualité du film de Coogler.

Car si les deux rivaux au trône du Wakanda ont chacun leur parcours, leurs blessures et leurs motivations, le scénario brillant démontre efficacement comment une expérience même malheureuse peut en enrichir une autre et que rien n'est figé (n'est-ce pas T'challa ?), tout dépend de ce que nous en faisons : du sombre passé dont nous héritons malgré nous peut naître un avenir plus lumineux, les sages ne choisissent-ils pas de construire des ponts plutôt que des barrières ? (dixit le king himself !).

On comprend finalement que dans Black Panther le vrai méchant ce sont les traditions, car Black Panther comme Killmonger sont victimes à des niveaux différents des traditions défendues farouchement par le père de BP. Le plus grand combat et la plus grande victoire de T'Challa ce n'est pas de vaincre Erik qu'il comprend et auquel il donne rapidement une chance de s'opposer à lui, mais bien de s'opposer à son père et de refuser son héritage, d'accepter les faiblesses, l'imperfection d'un homme qui lui est cher et qu'il a idéalisé toute sa vie.
Le parcours d'Erik ouvre clairement les yeux à BP tout comme les idéaux de son ex. C'est un bon roi dans le sens où il va prendre du recul sur tout, et assembler les idées qui peuvent permettre de se tourner vers l'avenir de faire entrer le Wakanda dans son siècle de la manière la plus intelligente.

Black Panther c'est avant tout notre histoire, l'histoire des hommes, ces nombreuses casseroles que notre espèce traine, de siècle en siècle, avec en prime cette incapacité à vivre en harmonie entre peuples aux moeurs différentes, à concilier technologie, spiritualité et social (ce que le film réussit justement très bien !).

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Le Wakanda et son nouveau roi apparaissent alors comme l'opportunité inespérée de trouver l'équilibre, mais pour ce faire il faudra que T'Challa renonce à taire la véritable importance de son pays, à faire ses propres choix et à remettre en question les priorités instaurées par son père tragiquement décédé dans Civil War.

Black Panther, loin de verser dans le blockbuster juste bon à se vider la tête, nous renvoie directement à notre monde, à notre époque, avec une force d'autant plus grande que le message est amené l'air de rien, disséminé subtilement dans un divertissement lui-même de très haute volée serti de touches d'humour d'une spontanéité rare. On pouvait difficilement rêver mieux.

Après l'échec injustifié de A la poursuite de demain, une autre production Disney qui tentait une approche similaire, le succès très bien engagé de Black Panther fait donc rugir de plaisir et on espère qu'il fera de nombreux petits. Comme on dit : In T'Challa !

 

Au final, pas de hip hop dans Black Panther (ou si peu), mais une orchestration mêlant très habilement sonorités tribales et modernes, exactement ce que j'espérais. Mais difficile de deviner la chose sans avoir vu le film tant les chansons sont mises en avant. Pour profiter au maximum de l'effet Black Power ? Pour mieux vendre le film sur le marché américain ? Intention d'attirer un public jeune sur un film résolument politique ? Si c'est pour ça, pourquoi pas, ça ne peut pas faire de mal ! Un seul regret, qu'il n'ait pas inséré un hymne africain avec choeur à la fin du film comme je les affectionne tant (voir ICI) au lieu d'une chanson moderne qui ne rappelle en rien l'émotion véhiculée par le film.

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La panthère noire a toujours été mon animal préféré, alors forcément il y a des plans que j'ai surkiffé (voire aussi celui de l'arbre au cours du rêve spirituel de T'Challa).

 

 

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mercredi, 07 février 2018

Happy Snow !

Happy Snow !

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vendredi, 02 février 2018

Lego Marvel Avengers [Jeux vidéo/Critiques]

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Comme le titre ne l'indique pas, le jeu se base avant tout sur les films Avengers 1 & 2, mais aussi, dans une moindre mesure, sur d'autres titres du MCU comme Captain America, The Winter Soldier, Thor 2 et Iron Man 3.

Petit, mais costaud

Si le scénario prend évidemment quelques libertés et raccourcis, il respecte de manière étonnante la narration des films, au point hélas parfois de trop s'étirer en longueur à cause d'un gameplay très bien pensé à la base, mais qui se répète vite jusqu'à l'overdose (lors de la bataille à New York notamment), sans parler de séquences totalement inutiles.

On enchaine les niveaux moins par plaisir de les découvrir que pour débloquer le mode libre, qui n'est par ailleurs même pas annoncé après la défaite d'Ultron, alors qu'après chaque fin de niveau, on a toujours droit à un bilan de ce qu'on a débloqué. Un mode libre qu'on aurait aimé débloquer bien plus tôt comme cela se fait depuis longtemps dans les open world où l'on a la liberté d'alterner librement entre scénario et contenu annexe (exploration et quêtes secondaires).

Car le jeu nous propose de refaire les niveaux déjà terminés avant même qu'on ait accès au mode libre, un choix pour le moins idiot. Même si la richesse de chaque niveau nécessitera qu'on y retourne pour débloquer du nouveau contenu, le fait même qu'il faille le faire en utilisant des persos auxquels on a pas encore accès librement est un pur non-sens.

En fait le gros problème de cet opus, sinon de tous, c'est ce paradoxe permanent, puisqu'il jongle constamment entre accessibilité voire assistanat avec une complexité involontaire faute d'explications sur la marche à suivre, de détails de gameplay (Comment Tony revêt son armure ou la capacité de Scarlet Witch de posséder un PNJ) ou d'éléments du décor trop peu discernables. Je dois avouer que sans m'être renseigné au préalable et sans l'aide de soluces sur le net, j'aurais été bloqué très tôt bêtement. On peut pester également sur le fait que la caméra soit fixe continuellement en mode scénario.

Vraiment navrant alors qu'autrement le studio a vraiment été inspiré que ce soit pour le dynamisme général, la mise en scène qui n'a rien à envier aux blockbusters auxquels il rend hommage, un gameplay donc aussi riche que surprenant qui donne d'excellentes sensations que de gros jeux plus sérieux peuvent lui envier.

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Vu comme ça, il est vrai que le duel titanesque entre Iron Man version Hulkbuster et Hulk ne paye vraiment pas de mine, et pourtant il s'agit de l'une des meilleures séquences du jeu, sinon la meilleure. Tiens comme dans le film Avengers 2 ! A noter que jouer avec cette armure spéciale de Tony est un vrai régal tout comme Iron Monger qui bénéficie d'un rendu encore plus fidèle.

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Tony lui-même bénéficie d'animations délectables que ce soit pour choisir son armure - via l'interface de son casque - ou l'enfiler, certaines renvoyant directement à des scènes emblématiques des films, un vrai cadeau !

On prend un plaisir fou à incarner les différents personnages de Marvel, à tester leurs différents pouvoirs et interactions possibles d'autant que des combinaisons sont au menu, le tout sublimé par des animations et des effets visuels fort bien rendus. Le sentiment de puissance est bel est bien au rendez-vous, qu'importe la forme. Si vous êtes fan, vous serez servis à ce niveau. (Attendez sans rien faire et votre perso vous récompensera par une animation amusante !). Beaucoup de détails qui prouvent, malgré certaines maladresses, un soin indéniable apporté à la reconstitution de cet univers foisonnant, toujours en expansion.

Heureusement car en cours de scénario, en dehors de leurs faits d'armes, les super héros ne marquent guère l'esprit, la faute à une interprétation peu convaincante et ce, en dépit des dialogues et de quelques voix issus des films. Les musiques, elles sont d'un tout autre calibre (le thème de Avengers en tête) et sont pour beaucoup dans le caractère épique du titre.

L'humour ne plaira qu'aux très jeunes car à de rares exceptions, la plupart du temps il tombe à plat où il est redondant (les gags du milkshake à la fraise et de la poule). Finalement ce sont les apparitions de Stan Lee que j'ai trouvé très réussies, comme quoi le créateur est décidément indissociable de ses oeuvres, quelque soit le support ! Et ça tombe bien, il y a de nombreux Stan Lee à délivrer dans le jeu !

Après donc une mise en bouche roborative de 12 niveaux, mais un brin crispante, place enfin au délectable mode libre où on pourra découvrir Manhattan (et quelques autres zones plus mineures) pour de nombreuses activités à faire comme des missions annexes, des courses, des briques d'or à trouver (enfin seulement si vous visez les 100% car elles sont hélas inutiles ici), des crimes aléatoires à résoudre et surtout un maximum de personnages à débloquer et à acheter dans le jeu puisqu'une centaine est disponible en comptant plusieurs versions pour un même perso.

Hélas certains ne sont accessibles que via des DLC payants comme Ant-Man et Black Panther alors qu'ils sont gratuits sur PS4.

Heureusement pour compenser, Spiderman, lui, est gratuit en téléchargement sur 360 et il existe une vingtaine de codes pour récupérer autant de nouveaux personnages, lesquels même s'ils ne sont pas populaires, sont tout de même dignes d'intérêt : Cf vidéo youtube

Pour une fois, j'ai aimé faire les courses et même les refaire, le thème ô combien épique qui nous accompagne tout du long n'étant pas étranger à mon plaisir !

Les interactions sont nombreuses avec l'environnement et il sera courant que le jeu vous précise qu'il vous faudra tel perso ou tel type de perso pour arriver à vos fins, on aurait seulement aimé que le visage des intéressés en question soit plus visible et que leur nom soit mentionné afin de mieux les identifier.

Le gros hic aussi c'est que pour s'orienter et repérer nos objectifs on a droit qu'à une mini-map brouillonne au contraire de Marvel Super Heroes qui dispose d'une carte plus détaillée sur laquelle on peut naviguer. Absence d'autant plus inexplicable que le titre offre quelques options modernes fort bienvenues comme la suppression de l'ATH et l'inversion de la caméra verticale. Pour remédier à cela, il y a un moyen : débloquer et acheter certaines briques rouges (dans la chambre du collectionneur dans le Héliport) qui permettent de faire apparaître les diverses objectifs.

Dans les bémols également, la rigidité extrême des véhicules terrestres qui pour le coup nous donne la sensation de vraiment diriger des briques ! A deux joueurs, le plaisir est bien présent, mais comment justifier qu'après que l'un ait accepté une mission, les objectifs n'apparaissent pas sur la boussole de chacun ? Du coup si les objectifs sont dispersés comme à Manhattan, cela devient un brin compliqué alors que le jeu est censé être pensé pour deux !

En revanche on apprécie que contrairement à la série Disney Infinity, un deuxième personnage contrôlé par l'IA nous accompagne en solo et bénéficie d'une certaine autonomie sans qu'un autre joueur ne soit requis pour des actions précises. Et cela peut aussi être très salutaire de pouvoir switcher de l'un à l'autre lorsque son perso se retrouve bêtement coincé dans le décor.

Entre frustrations et fun décuplé, on retient avant tout une qualité indéniable de Lego Avengers : son incroyable capacité à nous faire oublier son design si enfantin et à nous faire (re)vivre de manière hautement immersive les exploits de ces icônes nées sur le papier et transcendées sur grand écran.

Il est un fait que malgré une surexploitation de licences à un rythme effréné, la série de jeux Lego a le mérite de proposer des terrains de jeux rêvés (le monde du Seigneur des anneaux) que d'autres jeux plus ambitieux techniquement n'ont jamais vraiment pu nous offrir. Et à ce titre, il me tarde de mettre aussi la patte sur Jurassic World !!!

En attendant il y a toujours le T-Rex de la ferme des Barton :-)

https://i.ytimg.com/vi/hBlO4XTFb_0/maxresdefault.jpg

On peut se rendre de Manhattan à l'héliporteur (très bien modélisé) des Avengers en temps réel et inversement. Faire le voyage avec des persos comme Iron Man sur fond de soleil couchant fait son petit effet. Cette base volante comporte plusieurs salles d'un intérêt variable.

La salle du collectionneur donne accès aux briques rouges (comme l'aimant à pièces et les multiplicateurs). L'infirmerie, elle, permet de (re)créer carrément ses propres super héros (préférés) à partir de ceux existant ! Et un Dr Manhattan (Watchmen), un ! 

 

 

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jeudi, 14 décembre 2017

Les Dernier Jedi [Cinéma/Critique]

L'Eveil de la Force (le vrai !)

Que les spoils soient avec vous !

Après un Star Wars VII pour le moins inégal, on ne savait vraiment pas comment la suite pourrait réparer les nombreuses maladresses et manquements constatés malgré de nouveaux personnages incontestablement attachants et une esthétique aussi léchée que respectueuse.

Une fois digérées plusieurs frustrations (Han Solo n'a droit à aucune cérémonie funéraire, Kylo Ren sans son casque n'en impose plus, Captain Phasma jetée littéralement à la poubelle nous privant de surcroît d'un duel attendu contre Finn) on décide d'aller voir le nouveau Star Wars non pas comme un nouvel épisode qui va révolutionner la saga (encore moins le cinéma), mais simplement pour en prendre plein les yeux et les oreilles et espérer passer un bon et pas trop long (2H30 quand même !) moment de pur divertissement.

C'est probablement ainsi qu'il faut l'aborder quand on se sent fan, mais qu'on s'est senti, comme moi et d'autres, non pas trahi (faut pas non plus exagérer), mais juste très vexé de certains choix ou négligences.

Pour le coup, cela m'a clairement réussi. Non seulement, j'ai beaucoup aimé le film, mais mon appréciation le place au-dessus du VII. Car justement, Les Dernier Jedi exploite non seulement les bons ingrédients de son prédécesseur (ses nouveaux héros), mais il gomme ses défauts dans une large mesure, tout en nous offrant des surprises de taille alors même qu'on croyait tout savoir ou presque sur ce qu'on allait voir.

https://cdn.flickeringmyth.com/wp-content/uploads/2017/09/Luke-Skywalker-600x448.jpg

Luke était attendu et il ne déçoit pas, il fait même l'unanimité auprès des spectateurs qu'ils aient aimé le film ou non, c'est dire si son retour est réussi. Mentor de Rey (malgré de bonnes raisons de refuser cette responsabilité), il se place en digne successeur de Yoda, ce dernier n'étant pas absent du métrage, la boucle est bouclée.

L'entraînement, lui, sera bref, un mal pour un bien, évitant de plagier de manière trop ostentatoire celui de L'Empire contre-attaque, épisode dont l'empreinte est déjà aisément décelable dans Les Dernier Jedi.

http://cdn.wegotthiscovered.com/wp-content/uploads/2017/09/Star-Wars-The-Last-Jedi-0001.jpg

Kylo et Rey vont se voir rapprochés d'une manière inattendue. Ces deux personnages ont bénéficié d'un traitement très appréciable. On aurait juste aimé que l'hommage à la trilogie originelle qu'ils véhiculent à un moment donné soit moins évident. J'aime le fan-service, mais quand même !

Malgré cela, sur le plan de l'héritage, cet opus n'échappe pas à la facilité de copier une structure identique (parfois à la ligne de dialogue près) à celle de ses ainés, en témoigne la séquence où Kylo amène Rey à Snoke qui renvoie sans subtilité au trio Palpatine/Dark Vador/Luke du Retour du Jedi. Heureusement, ceci avec la présence un peu trop gratuite d'un bestiaire fait pour vendre des figurines aux enfants que l'on a (où que nous sommes restés) sont les seuls vrais reproches que je ferais au film. Les Porgs sont mignons, certes, mais ils auraient été plus utiles à consoler Chewie de la mort de Han (ce qu'on s'attendait à voir) plutôt que de simplement ouvrir la bouche et leurs grands yeux ronds.

https://hips.hearstapps.com/hmg-prod.s3.amazonaws.com/images/star-wars-leia-poe-1510755713.png?crop=1.00xw:1.00xh;0,0&resize=768:*

Leia et Poe, deux écoles opposées pour assurer la victoire de la Résistance, tout du moins sa survie face au Premier Ordre. Dameron est particulièrement bien valorisé en leader frondeur et fonceur, mais la Princesse Organa ne démérite pas et réserve même quelques surprises.

Beaucoup ont été écoeuré par son utilisation de la force, qui surprend il faut bien l'avouer, mais je trouve au final que c'est une scène très pertinente qui en dit long sur la philosophie du personnage : avec son potentiel, elle aurait très bien pu être un Jedi majeur et très actif, mais a décidé de se concentrer sur le commandement et de n'user de ses pouvoirs qu'en dernier recours, pour sa propre survie.

On a bien aussi une séquence finale qui emprunte dans une certaine mesure à la bataille sur Hoth, mais on oublie assez vite, étant donné la tournure très différente qu'elle prend une fois l'intervention de Luke qui pour le coup m'a estomaqué sur ce qu'elle révèle au sujet de sa maîtrise de la force (et sûrement pas comme on l'imagine !). Un grand moment qui peut figurer sans mal dans les annales de la saga.

Car hormis ce calque regrettable précité, Les Dernier Jedi est particulièrement riche et généreux en nouveautés, en surprises et en thématiques notamment la notion de sacrifice, la difficulté de choisir un camp et de prendre les bonnes décisions en temps de guerre.

On retrouve ainsi un esprit proche de celui de Rogue, film que je n'avais pas su apprécier du fait d'une absence trop marquée à mon goût des ingrédients propres à la saga. Ici, la combinaison des deux fait merveille et assure un intérêt et une intensité constantes qui font qu'on ne voit guère passer le temps.

https://cdn.movieweb.com/img.news.tops/NEG9r0elxqEFJK_7_b/Star-Wars-The-Last-Jedi-Trailer-2.jpg

Cerise sur le Destroyer, l'affrontement entre Finn et Phasma a enfin lieu ! Heureusement d'ailleurs car à part ça, Phasma répond aux abonnées absentes. Quand même dingue qu'avec une classe et un potentiel pareils (c'est la Brienne de GoT qui l'incarne, s'il vous plaît !), ce perso n'ait pas été mieux employé ! Un petit regret aussi concernant les combats qui ne marqueront pas les esprits (un peu trop lents et rigides) malgré quelques sympathiques trouvailles. J'espère que dans l'épisode XI, l'équipe se lâchera un peu plus à ce niveau, car depuis le duel Obi-Wan/Dark Maul, niveau joutes dignes de ce nom, on a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

Nul doute donc, qu'à la lumière de cet épisode très réussi, les tares de L'Eveil de la Force devraient s'estomper plus facilement pour nous offrir, on l'espère, une trilogie marquante dans son intégralité si tant est que l'épisode VIII  nous livre un final grandiose dont on sait déjà qu'il sera aussi le tremplin pour de nouvelles trilogies, toujours dans une lointaine galaxie, mais avec une toute nouvelle génération de héros, comme la scène finale des Dernier Jedi l'annonce clairement.

Bonus

Une interview de Carrie Fisher tout en français pour la sortie du premier Star Wars, ça vous dit ?

En Lien

Hommage à Carrie Fisher

Star Wars : Les deux côtés de la Force

 

 

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lundi, 11 décembre 2017

Gunnm : premier trailer ! [Cinéma]

GUNNM

https://www.tvqc.com/wp-content/uploads/2017/12/thierry-bonnet-gunnm01.jpg

Ca y est, il est sorti ! Le premier trailer de l'adaptation du manga Gunnm (dont j'ai fait récemment la critique) nous permet enfin de découvrir les acteurs qui incarnent les personnages principaux. Si les grands yeux numériques de Gally (Alita aux US) font grand bruit, j'avoue que pour le moment ils ne me dérangent pas plus que ça. Il est un fait que dans le manga, c'est le personnage le plus typé manga.

L'ensemble des images me plait beaucoup, je retrouve vraiment ce qui définit le début de l'oeuvre et le choix de la chanson qui accompagne le trailer a un effet hypnotique et contraste efficacement avec la violence et l'aspect dramatique sous-jacents. Je l'ai déjà regardé plusieurs fois, ce qui est bon signe. J'ai ressenti quelque chose de très positif en le voyant pour le première fois, comme si je découvrais l'histoire et en même temps la retrouvais.

La présence de Jennifer Connelly, au vu de sa filmo, est un argument certain et soulève un mystère quant à son rôle, la marque des médecins de Zalem étant distincte sur son front (étrangement pas sur celui de Ido campé par Waltz) : une version féminine de Desty Nova ? Pourquoi pas, cela ne me gênerait pas, Gally étant peu confrontée à des personnages féminins d'envergure, cela apporterait du neuf. Vector est également présent et fidèle à son image dans le manga.

 

L'innocence et la  fureur de Gally transparaissent assez bien. J'avais beaucoup d'inquiétudes quant au  choix de Rodriguez, quant au choix de Christoph Waltz (abonné aux bad guys, ça va enfin changer !), mais force est de constater avec plaisir qu'il y a un indéniable respect de l'oeuvre originale. Je suis rassuré, mais bien sûr ce n'est qu'un trailer et un trailer demeure une oeuvre à part entière qui peut s'avérer aux antipodes du film auquel il est associé. Mais il en dit juste assez en tout cas. D'autres viendront, sans doute plus explicites.

On ignore de quelle manière le film se conclura et les suites qui en découleront selon le succès rencontré (il y a neuf volumes avant la série Last Order). En tout cas, ça fera de la pub au manga qui le mérite amplement.

http://external-images.premiere.fr/var/premiere/storage/images/cinema/news-cinema/james-cameron-gunnm-sur-les-ecrans-en-2011-2189259/31957834-1-fre-FR/James-Cameron-Gunnm-sur-les-ecrans-en-2011.jpg

Bonus

Si James Cameron a dû quitter le poste de réalisateur pour ce film, il y demeure très attaché en tant que scénariste et producteur. J'en profite pour partager un lien vers une conférence TED très instructive sur le parcours du cinéaste avec en prime des anecdotes et des conseils de Cameron himself qui valent le détour : ICI

 

 

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jeudi, 07 décembre 2017

The Division [Jeux Vidéo/Critiques]

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Un Post-Apo New-Gen

Un virus répandu au moyen des billets de banque lors du traditionnel Black Friday transforme New York en zone morte. Plus d'espoir ? Non, La Division, regroupant des agents dormants aux professions diverses, sort enfin de l'ombre pour redonner un peu d'ordre dans une Grosse Pomme bien croquée. Car des survivants, il y en a bien, mais le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils n'ont pas tous la même notion de civilisation.

A l'occasion de la maj 1.8 et d'un prix très attractif à la FNAC en occasion, je suis revenu sur ce jeu au contenu très conséquent maintenant et qui m'avait laissé une très bonne impression malgré des tares dans sa jouabilité.

Expérience Solo

Il faut croire que j'ai attendu le bon moment pour rencontrer The Division. Si je peste régulièrement sur les pratiques d'Ubisoft, force est de reconnaître que c'est le studio qui parvient le mieux à combler mes attentes de gamer en proposant des mondes ouverts immersifs et dynamiques, malgré d'évidents ratés dans l'expérimentation (AC Unity et Far Cry Primal). Et c'est encore plus vrai sur cette dernière génération.

Si Fallout 4 et Mad Max m'ont donné du plaisir, univers post-apo oblige, ils ont trop vite démontré leurs limites malgré d'énormes possibilités.

Si The Division s'inscrit moins fortement dans le genre, il parvient à en sublimer tous les aspects. Ici, on ne lootera pas compulsivement jusqu'à l'overdose et on profitera au maximum de l'exploration sans avoir le sentiment de s'ennuyer ou de vider le jeu de son contenu si tant est qu'on se laisse aller aux joies de fouiller une zone puisqu'au bout de quelques heures, les contenants se remplissent à nouveau (un open world ça ne se termine pas selon moi !) Les opportunités d'agir sont nombreuses et laissées au choix du joueur. Un jeu terriblement vivant dans un monde terriblement mort, c'est le pari fou réussi par les équipes d'Ubisoft !

 

+ L'origine du virus

+ Exploration très agréable

+ Enfin un tir au jugé efficace !

+ Artisanat simple, mais appréciable

+ Un contenu très conséquent et un intérêt évident même en solo

+ Des récompenses fréquentes qu'on récupère de plusieurs façons (missions, affrontements, exploration, secours des citoyens, gain de niveau)

+ La base d'opérations et ses différentes ailes à améliorer qui donnent un petit aspect gestion ainsi que plus de profondeur au jeu et au gameplay. Les améliorations du Médical, de la Technique et de la Sécurité possibles grâce à des missions spécifiques et octroyant différents bonus sur le terrain rappellent l'excellent système associé au Paladin dans Splinter Cell : Black List avec lequel The Division partage une certaine ADN.

+ Graphiquement très soigné et détaillé que ce soit les extérieurs ou les intérieurs. On ressent vraiment une atmosphère de fin du monde (déchets abondants, rats, chiens errants, pillages, véhicules abandonnés) sublimée par les décorations de Noël, vestiges d'une époque révolue, comme si le temps s'était arrêté en pleines festivités. Effrayant !

+ Une immersion totale dans un New York dévasté criant de réalisme (la nuit sous la neige, c'est juste magnifique !) avec des lumières à tomber !

http://www.dlcompare.fr/upload/cache/slider/img/tom-clancy-s-the-division-screenshot-3.jpg

+ Une interface enfin à la pointe avec une map qui se superpose à l'environnement, un ATH à la fois complet et discret (n'hésitez pas à le supprimer, il peut réapparaître facilement) et des menus intuitifs et transparents qui ne brisent pas l'immersion. On avait déjà pu apprécier ce type d'innovations dans Splinter Cell : Black List. Je vantais récemment cet aspect dans Le RPG du Futur.

 

+/- Connexion obligatoire pour jouer même en solo, cela dit cela permet de sauvegarder la partie en continu et de pouvoir profiter en grande partie du jeu quand on est pas adepte du multijoueur (et du repassage en caisse pour profiter du contenu total d'un jeu qui a déjà un certain prix de base !)

 

- Une création de personnage anecdotique

- Textes trop petits (mais ça devient la norme !)

- Pas de possibilités de jouer seul dans la Dark Zone

- Accès des bâtiments parfois trop difficiles à repérer

- Pas de lampe-torche ??? (je suis pas claustro, mais quand même !)

- On ne peut pas ouvrir ou détruire les cadenas sur les portes

- Des raccourcis maladroits (les grenades auraient dû être à la place des items)

- Loot trop statique (il aurait mieux valu que les contenants apparaissent de manière aléatoire)

- Aucune véritable riposte au corps à corps contre l'ennemi (et un coup de hache dans la gueule, un !)

- Le GPS ne se repositionne pas si on dévie de la trajectoire de notre objectif (euh on est en 2017, Ubi !!!)

- Interactions limitées avec les PNJ. On aurait aimé par exemple pouvoir faire du troc avec les membres de notre faction ou échanger des infos dans les rues de New York.

- Le sprint avec le joystick gauche en TPS c'est une vraie plaie (voire Watch Dogs 2) J'espère que Ubisoft s'en débarrassera très vite parce que ce système couplé avec des fusillades intenses, c'est un cauchemar pour la mobilité !

 

 

 

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vendredi, 01 décembre 2017

Avengers : Infinity War [Cinéma/Trailers]

Avengers : Infinity War

http://wegotthiscovered.com/wp-content/uploads/2017/09/avengers__infinity_war__2018__poster_by_midiya42-dbihe3f.jpg

Une petite révision sur les Pierres d'Infinité qui habillent le gant de Thanos et qui vont mettre les Avengers à rude épreuve dans quelques mois : ICI

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mercredi, 15 novembre 2017

Assassin's Creed Origins - les 10 ans de la saga [Vidéos/Créations]

https://pbs.twimg.com/media/DJcpiCtX0AA8-oF.jpg

Assassin's Creed a 10 ans

En complément de ma critique du jeu voici trois vidéos de mon cru. Tout d'abord un montage fait peu de temps avant la sortie du jeu pour fêter l'évènement et célébrer la série phare d'Ubisoft dont je suis très fan et qui vient de souffler ses 10 bougies. S'ensuit une vidéo immersive (sans ATH) jouée en roleplay pour découvrir l'univers, le gameplay et le quotidien de Medjay de notre héros Bayek de Sima qui a toutes les chances de devenir aussi populaire (enfin peut-être pas) que l'illustre Ezio Auditore Da Firenze. Pour finir une mission vengeance avec mon arme fétiche : la lance !

 


 

 En Lien

Jouer RP à Assassin's Creed

Ubisoft : du Prestige au Préjudice

Ma Version de Assassin's Creed Syndicate

Jouer RP à Assassin's Creed  part 2 : Eden War

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Assassin's Creed III

Assassin's Creed IV : Black Flag 

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http://image.jeuxvideo.com/medias/151256/1512556145-9442-jaquette-avant.jpg

http://cdn2-www.comingsoon.net/assets/uploads/gallery/assassins-creed-movie/asscreedinternational.jpg

 

 

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mardi, 14 novembre 2017

La justice encourage le viol et la pédophilie [Société]

La Justice encourage le viol et la pédophilie

Alors qu'un viol sur une mineure de 11 ans s'est soldé par l'acquittement du violeur, alors que le gouvernement a l'intention de porter la majorité sexuelle à 13 ans (oui vous avez bien lu !), la justice achève de démontrer son indifférence, sa lâcheté et par là-même son encouragement passif à l'égard des crimes sexuels.

Désormais un mineur qui a eu une relation sexuelle avec un adulte doit prouver qu'il a subi un viol.

Une relation sexuelle non consentante. Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire de prouver une telle chose quand on est mineur ? Comment y trouver le moindre sens ? N'est-ce pas une évidence que mineur et relation sexuelle non consentante soient un pur pléonasme ? 

On décide pour contrer les abus sexuels de jeter la responsabilité sur la victime, sur le mineur. Mais bien sûr, il fallait y penser, remercions la Justice dans sa grande inspiration.

Mais oui, les dossiers qui s'entassent vont être résolus à coup sûr en un temps record avec une décision aussi intelligente, aussi logique.

Nul doute qu'avec une telle considération à l'égard des victimes de viol(s), celles-ci vont être encouragées plus que jamais à se manifester, à porter plainte, à se lancer dans une procédure judiciaire aussi pénible et coûteuse psychologiquement que financièrement.

Il est certain qu'avec des procédures aussi dissuasives, les violeurs et pédophiles de tout poil (au zizi bien sûr !) vont être totalement découragés de se jeter sur leurs proies, de récidiver (oui parce que déjà quand ils sont reconnus coupables, beaucoup repartent avec une simple tape sur l'épaule).

Mais au même titre qu'un mineur est souvent incapable de résister à un viol  (normal vu sa fragilité et c'est pourquoi c'est la victime idéale des violeurs), il ne pourra pas plus être en mesure de plaider sa cause.

On sait que pour être reconnu comme un viol l'acte sexuel doit avoir été forcé, physiquement, bien sûr, mais commis aussi en dépit du refus de la victime, d'une manière ou d'une autre. La victime doit avoir dit non et un non jugé probant pour la cour. Comme d'habitude on choisit d'ignorer complètement la violence psychologique du viol, la menace parfois implicite, mais ô combien réelle que dégage un violeur sur le point de commettre son crime et qui a le don de paralyser la victime, faisant d'elle une personne consentante aux yeux de la justice.

Je vois d'ici la scène :

- Mademoiselle, avez-vous exprimé votre refus d'avoir une relation sexuelle avec cet homme ?

- Et bien...je...je voulais dire stop, que je ne voulais pas, mais j'avais tellement peur, j'étais terrifié, il me faisait peur, je n'ai rien pu faire...

- Ah désolé ma petite, mais qui ne dit mot consent !

Certains me rétorqueront : mais le doute est toujours permis et la présomption d'innocence, alors ?

L'innocence, ah, en voilà un bien joli mot. Et bien justement quand on est mineur (surtout à 13 ans et moins) l'innocence est peut-être variable et relative pour certains, mais elle devrait fondamentalement toujours être du côté du mineur. Et peu importe que son comportement soit sujet ou non à interprétation aux yeux du violeur.

Quand on est mineur on doit être considéré comme inexpérimenté, naïf, point barre. La justice veut manifestement se passer du cas par cas et bien soit, moi je lui propose alors de régler la question une bonne fois pour toutes avec une règle simple :

L'adulte seul doit endosser l'entière responsabilité de l'acte sexuel et donc du viol. La différence d'âge qui semble-t-il n'a aucune incidence aux yeux de la justice (oui aveugle comme c'est pas permis !) est pourtant l'élément à considérer en priorité. Quand on voit parfois l'écart phénomémal entre l'âge de la victime et l'âge du violeur, comment peut-on en son âme et conscience ôter toute responsabilité, toute forme de culpabilité à l'adulte ayant commis l'acte ? Comment justifier de mettre sur un même pied d'égalité le mineur et l'adulte sur le plan de la responsabilité ? C'est un non-sens absolu ! Le statut de mineur et d'adulte deviennent dès lors totalement abstraits aux yeux de la loi. On juge seulement deux êtres humains sans prendre en compte ce qui les différencie fondamentalement. Le problème se situe bien là.

Un mineur a le droit d'être naïf, de faire confiance à l'adulte et de se tromper même quand il pense que séduire un adulte n'aura pas de conséquence fâcheuse pour lui, c'est un droit qui devrait être inaliénable. Et de son côté, l'adulte a le devoir de se rappeler où est sa place, de montrer l'exemple, de s'ériger en modèle, d'être digne de cette confiance et ce, peu importe la fragilité, le comportement et l'expérience du mineur.

Au même titre qu'un conducteur a l'obligation d'avoir le contrôle de son véhicule, un adulte doit savoir contrôler son sexe, sa libido, ses pulsions sexuelles. Jeter ainsi la responsabilité d'un viol sur le mineur, c'est comme dire à la victime d'un chauffard qu'il doit prouver lui-même que le criminel a roulé trop vite et qu'il ne maîtrisait pas son véhicule alors même que l'abus de vitesse a été établi.

En déresponsabilisant les adultes ayant commis un acte sexuel sur un mineur, la justice les déculpabilise totalement, se lave les mains de tout. La justice qui a progressivement transformé la plupart des viols en agressions sexuelles (moins grave donc plus rapide à traiter) fait du viol, lentement, mais sûrement, un acte aussi peu criminel que de pousser quelqu'un dans la rue. Plus de crainte à avoir, tout va pour le mieux dans le pire des mondes. Le nôtre !

Bon comme j'ai encore un peu d'humour (juste un peu) et que je suis un gros geek (juste pas un peu !) un petit gif issu du jeu Injustice 2 (oui très adapté à mon article !) en imaginant que la cible des hyènes jumelles de Harley soit l'entrejambe d'un violeur, bien sûr !

https://78.media.tumblr.com/0bcac79fbabc84a9809f5a73de36b93f/tumblr_oiptayjRaH1umesoko1_500.gif

En lien

Le viol n'est pas un jeu télévisé

De la condition de la femme violée

Le harcèlement sexiste dans les transports

Priscillia: Notre Combat et sa Victoire contre l'inceste

 

 

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