vendredi, 22 août 2014

ArcheAge [Jeux Vidéo/Aperçus]

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Je vous présente Keerghan !

Je guettais ce MMO car il semblait valoriser l'exploration notamment sous la forme d'un métier à part entière. Et voilà que j'ai l'occasion de tester la bêta (ma première de surcroît).

Pour le moment très basique, une zone de départ avec des points d'exclamation pour les quêtes que je fuis comme la peste de peur qu'on me demande d'abattre les mobs du coin et de rapporter leurs têtes. J'ai pris un Animiste, le combat c'est pas au programme en plus !

Je cherche désespérément des évènements et des occasions de mener mon propre scénario, mais pas grand-chose à se mettre sous la dent, les environnements sont assez vides hormis beaucoup de marchands et de structures pour l'artisanat visiblement incontournable tant le système et les possibilités sont étendus. La gestion de propriété est également très présente.

J'ai trop peu joué pour me faire un avis digne de ce nom, et je n'ai certainement pas le meilleur profil de joueur pour apprécier les MMO, mais en ce qui concerne mes impressions je suis beaucoup moins sous le charme comparé à l'effet que m'a fait Guild Wars 2. La faute à une interface vieillotte et peu agréable et un manque de vie, de dynamique. On peut interagir avec pas mal d'éléments, mais on ne comprend pas forcément leur utilité. La récolte et l'extraction de minerais sont accessibles immédiatement. Le système de téléportation est assez étrange : il faut trouver des grimoires pour élargir le choix de ses destinations, des grimoires difficiles à repérer.

J'ai quand même pu m'échapper assez vite de la zone de départ et me faire une petite virée en aéronef. Suite à cela direction l'Ile des Mirages - d'où sont tirés les screens - lieu très dépaysant qui m'a permis de faire de la plongée durablement grâce à un appareil trouvé sur un bateau. Les fonds marins étaient déserts, par contre.

Pas d'infos sur le métier d'explorateur pour le moment, il n'apparaît même pas dans la liste du jeu.

A suivre...

Quelques screens du jeu en sachant que je joue en Moyen n'ayant pas un PC de compétition. C'est surtout pour vous faire une idée du design général. On retrouve parfois des éléments modernes (véhicules, musiques) qui font penser à l'esprit Final fantasy dans une moindre mesure.

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On peut monter dans ces aéronefs gratuitement, excellente idée dont j'ai profité rapidement !

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Helgen's reboot [Fanfics/Jeux vidéo]

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- Nous ne sommes pas des rebelles !
- Affrontez la mort avec courage, voleur.
- Vous devez leur dire ! On était pas avec vous ! C’est une erreur !
- Avancez en direction du billot quand vous entendrez votre nom. Un seul à la fois.

Vous soupirez :
- Bla bla bla bla...


- Ulfric Sombrage, Jarl de Vendeaume.
- Ce fut un honneur, Jarl Ulfric !
- Ralof de Rivebois.
- Lokir de Rorikbourg.
- Non, je ne suis pas un rebelle.


Vous soupirez à nouveau.
- Te fatigue pas Lokir, tu vas y passer, comme d’habitude.


- Vous n’avez pas le droit.
- Halte-là !
- Vous n’arriverez pas à me tuer !
Vous regardez Lokir s’enfuir à toutes jambes.
Et vous riez nerveusement.
- Le nombre de fois où t’as dit ça, mon pauvre.
- Des archers !
Un soldat s’avance aussitôt et vise le fuyard. Une seconde plus tard, il gît au sol, mortellement atteint.
Comme si la démonstration ne suffisait pas, le légat Rikke renchérit :
- Quelqu’un d’autre a envie de s’enfuir ?
Vous imitez l’impériale d’une voix suraiguë :
- Quelqu’un d’autre a envie de s’enfuir ? T’inquiète pas, Lokir, je vais te venger et toi, Rikke, profite bien parce que sorti de là je vais te faire bouffer ton casque, ta jupette et tout l’attirail !
L’acolyte de Rikke, une sorte de scribe, tient un registre et une plume. Il vous interpelle :
- Vous, là, avancez !
Vous obtempérez. Pas le choix. Question d’habitude, là aussi.
- Qui êtes-vous ?
- Qui je suis ? Bonne question.
L’interface de création du personnage apparaît sur votre écran.
Vous pianotez sur votre bouche, marquant ainsi votre hésitation face aux différents choix.
- Ca j’ai fait. Ca aussi. Ca, hum, mauvais souvenir. Ca, ouais, bof. Ca, déjà fait aussi. Oh et puis merde j’ai pas envie de me faire chier cette fois. On va faire au pif !
Vous fermez les yeux et vous faites défilez les races au hasard. Au bout d’une dizaine de secondes, vous vous arrêtez et vous contemplez le résultat obtenu.
- Ouais, bah ya mieux, mais y a pire aussi. Allez, hop, vendu !
Vous validez le visage de votre nouveau perso.
Le jeu affiche alors : Terminer et donner un nom
Impatient de reprendre la partie vous validez plusieurs fois sans le vouloir.
- Merde, j’ai pas mis de nom !
Evidemment le jeu se fout bien de cet oubli.
Pendant que Rikke et son acolyte statuent sur votre sort, vous ragez devant votre écran.
- Putain, quel con ! Merde, je vais pas refaire une partie pour une connerie de nom !!!
Puis vous devenez philosophe.
- Tant pis. Le nom c’est pas le plus important. OSEF !
- Suivez le capitaine, ordonne le scribe.
Là encore, vous obtempérez. Vous n’êtes pas encore libre de vos mouvements, mais ça ne saurait tarder. Vous avez hâte. Comme à chaque début de partie. Heureusement le tuto peut être vite expédié. Même pas besoin de combattre dans les souterrains. Suffit de filer jusqu’à la sortie. Dix minutes à tout casser. Une liberté que vous appréciez et qui fait presque figure d’exception. Car combien de jeux sous prétexte de vous expliquer leurs mécanismes vous ont imposé une intro interminable souvent bourré de scripts et de dialogues eux-mêmes sans fin ?
Mais Skyrim, c’est pas n’importe quel jeu. C’est un jeu qui se met à la place du joueur, qui le comprend, qui le soutient, qui le…Pendant que vous digressez à loisir, le scénario progresse. Vous finissez par vous y intéresser à nouveau. Passivement, à tous points de vue.
Le bourreau vient de faire son office. La tête du Sombrage vous précédant vient de tomber dans la cagette prévue pour la recevoir.
Peu après les cris lointains d’un certain dragon se font entendre inquiétant quelque peu les impériaux, mais faisant naître chez vous une forme de jouissance.
- Et ouais, les gars, vous pouvez commencer à flipper votre race. Et ce sera rien à côté de la branlée que je vais vous mettre quand j’aurais récupéré tous mes cris !
C’est le moment où vous êtes censé vous agenouiller à votre tour au-dessus du billot. Mais vous ignorez pourquoi, la caméra représentant votre personnage se tourne vers la gauche et s’approche d’Ulfric en personne, la bouche ceinte d’un bâillon. Comme d’habitude.
- Putain c’est quoi ce bug ?
- Très bien, déclare Rikke. Faites-lui vos adieux si c’est votre dernière volonté. Après, au billot !
C’est la première fois que vous entendez ce dialogue. Vous ne trouvez aucune explication et vous n’avez pas le loisir d’en chercher. Le script inédit se poursuit.
La caméra se rapproche du visage du chef des Sombrages.
Et un frisson vous parcourt de la tête aux pieds lorsque vous voyez s’afficher à l’écran :

Oter le bâillon avec vos dents.
Ne rien faire.

Vos yeux s’écarquillent. Vos mains deviennent moites sur les touches. Vous retenez votre respiration. Vous devez rêver. Ou alors c’est vrai, mais ça ne marchera pas. C’est juste un bug qui vous berce d’illusions. Ce serait trop beau, ce serait trop…
Et puis comme animé d’une vie propre, votre index se lève tel le sceptre d’une divinité sur le point d’accomplir un miracle…ou de foutre une belle grosse merde !
- Je suis le Dovahkiiiiiiiiiiiinnnnnnnn, Fuck le systèèèèèèèèèèèèème !
Votre doigt valide le premier choix déclanchant une animation elle aussi inédite. Le bâillon se détache de la bouche d’Ulfric. Le Jarl vous toise avec un mélange d’étonnement et de respect avant de vous écarter sur le côté.
- Mon ami, tu viens de sceller le destin de Bordeciel.
La voix impatiente de Rikke tonne derrière vous :
- Bon c’est fini les messes basses ! Ecartez-vous de lui. Et maintenant au billot !
Vous jubilez.
- Avec plaisir ma vieille !
Lorsque vous vous écartez, Ulfric fait face aux impériaux avec un sourire concurrençant le vôtre. Les impériaux, eux, ne sourient pas.
- Y a de la monnaie à rendre !
Puis Ulfric ouvre la bouche en grand :
«  FUS RO DAH ! »
Le Légat Rikke fait un vol plané et tutoie le ciel.
A partir de maintenant vous avez conscience que plus rien ne sera comme avant. Votre sourire s’agrandit.
- Putain, ça va être la meilleure partie de toute ma vie !!!
Vous entendez le Général Tullius s’époumoner tandis que ses soldats commencent à vous encercler :
- Bloquez les accès, ne les laissez pas s’échapper !
Ulfric rapproche alors ses mains liées devant son visage :
- YOL !
Une flamme jaillit de sa bouche et réduit les liens en cendres. Il s’empresse alors de vous détacher.
- Quel est ton nom, compagnon ?
Tout fier, vous êtes sur le point de prononcer votre vrai nom lorsque vous vous rappelez que vous êtes seulement dans un jeu vidéo…et surtout que vous avez oublié de vous choisir un putain de nom.

Prisonnier

La mort dans l’âme, vous validez la seule réponse disponible.
Ulfric vous dévisage, perplexe.
- Prisonnier ? Pas très reluisant comme nom. Vos parents n’ont pas été très inspirés. On va changer ça. Vous méritez beaucoup mieux. Je ne sais pas. Voyons. Quelque chose comme…
A cet instant, un impérial trébuche sur une fiente de cheval et décoche accidentellement sa flèche…qui trouve la jambe de l’un de ses acolytes. Celui-ci s’affale en beuglant :
- Mon genou !
Votre écran hausse les épaules et affiche placidement sous votre regard ulcéré :

Votre nouveau nom est Mongenou.

Sur ces entrefaites, Alduin fait son entrée au-dessus d’Helgen avec grand fracas. Vous l’aviez presque oublié celui-là.
- Mais qu’est-ce qu’il foutait, ce con de dragon ?
Vous comprenez vite son retard en apercevant Rikke s’agiter devant ses yeux. La Légat a comme qui dirait rencontrer un obstacle sur sa trajectoire. Aveuglé par la jeune femme gesticulant sur son museau, le dragon a visiblement perdu du temps en chemin.
Sa voix tonitruante fait résonner vos enceintes achetées aux dernières soldes. Il a l’air encore plus furax que les autres fois. Faut dire que vous avez saboté son plan en beauté et Ulfric qui décime les impériaux à grand renfort de cris ne fait rien pour arranger le coup. On lui pique la vedette et ça, il le digère pas.
Un autre cri et le ciel se met à vomir des boules de feu, assaillant indifféremment impériaux et sombrages.
- Qu’est-ce donc que cela ? interroge l’un de ces derniers. Les légendes auraient-elle dit vrai ?
Et Ulfric de rétorquer :
- Les légendes n’incendient pas des villages entiers !
Ce n’est rien de dire que les impériaux sont débordés, mais Alduin est parvenu à les distraire suffisamment pour que vous puissiez songer enfin à vous faire la malle. C’est alors que vous apercevez le bourreau faisant mine de profiter de la confusion pour s’éclipser lui aussi discrètement.
Vous le rejoignez rapidement et une série de coups de poings suffit à le mettre à terre.
- J’ai toujours voulu savoir qui se cachait sous ce masque !
Vous retirez la cagoule et qu’elle n’est pas votre surprise en découvrant la face familière d’un Khajiit.
- Mai’q n’est en rien responsable des aberrations de cette histoire. Comme vous, il n’est que l’instrument d’un cerveau dérangé.
Ralof en a profité pour vous rejoindre.
- Venez, suivez-moi !
Vous vous exécutez avant de vous raviser. Peut-être le moment d’éviter pour une fois le sempiternel souterrain jusqu’à l’extérieur. Comme vous ne pouvez pas leur dire de vous suivre, vous espérez qu’ils comprendront l’utilité de le faire. Alors qu’Alduin vient de se débarrasser de Rikke en secouant la tête, vous attendez qu’il passe juste au-dessus de vous et vous vous accrochez fermement à sa queue. Normalement c’est impossible, mais heureusement pour vous, il y a belle lurette que le jeu a oublié ce que ce mot veut dire.
En regardant à côté de vous, vous avez la joie de constater que Ulfric et Ralof vous ont imité. Vous êtes tous les trois accrochés tant bien que mal à la queue d’Alduin qui finit par se lasser des impériaux pour s’élancer à tire-d’aile hors du village. Les montagnes se dressent bientôt, parées de leur manteau de neige et la forêt déroule en contrebas son tapis de verdure clairsemé.
Vous voici enfin libre !
- Mongenou, vous pensez que ce dragon pourrait nous déposer à Vendeaume ? C’est que la ville est pas à côté !
Une grosse voix retentit :
- Eh, vous me prenez pour un dragon de plaisance ? Pour vous, c’est ici le terminus !
L’instant d’après Alduin secoue violemment sa queue. Vous lâchez prise à contre-cœur et exécutez un beau plongeon au milieu du Lac Ilinalta.
Vous refaites rapidement surface, perplexe. En regagnant la berge, vous commencez à vous interroger sur les conséquences à long terme de votre geste. En même temps,  vous auriez tort de vous plaindre. Plus d’un joueur tuerait père et mère pour vivre cette expérience.
C’est alors qu’un dragon atterrit brutalement devant vous. Vous ouvrez la bouche, au comble de la perplexité. C’est Alduin.
Un dialogue s’affiche alors à l’écran.

Tu es revenu ?

Vous jurez entre vos dents.
- Tu parles d’un choix de dialogues ! Y a plus de liberté dans un Call of !
Comme si cela avait contrarié le jeu, l’écran se remplit tout à coup :

Je croyais que tu avais d’autres chats à fouetter.
Les dragons c’est jamais que des Argoniens boostés au skooma !
Tu viens t’agenouiller devant ton maître ?
Brûle-moi que je me réveille de ce cauchemar.
C’est quoi le plan ?
On a un compte à régler, je crois.
On se vide quelques chopines ?
T’as plus d’essence ?
Ton crâne va faire joli au-dessus de ma cheminée.
Si tu cherches le nord, c’est au sud d’ici.
On se connaît ?
Va voir à Sovengard si j’y suis.
File-moi un cri, je suis à sec !
Il ne peut en rester qu’un !
Ton âme est à moi !
Je fais dans mon froc, là, mais je vais quand même te mettre une toise !
Je suis trop vieux pour ces conneries.
Je suis ton père !

Vous commencez à vous marrer en découvrant les répliques, sauf que l’écran continue gentiment de se remplir et bientôt vous ne distinguez même plus Alduin qui semble préparer quelque chose.
- Oh, on se calme ! C’est quoi ces conneries, putain de mer…
Comme sous l’effet d’un programme, l’écran est revenu à la normale.
- C’est bien ce que je pensais, dit Alduin. Tu as le pouvoir.
Vous fixez l’écran, au summum du comble de l’apogée de la perplexité. Il s’adresse à votre personnage ou bien…
Oui, c’est bien à toi que je parle, esprit de l’autre monde. Je te vois aussi bien que tu me vois. Nos deux mondes sont liés désormais. J’ignore pourquoi, mais ce que je sais c’est que nous avons tous les deux à y gagner. Oublie cette marionnette que tu agites à distance par je ne sais quel enchantement.
A ces mots, il ne fait qu’une bouchée de votre avatar, sans autre forme de procès.
Vous avez envie de dire quelque chose, de protester, mais rien ne vous vient à l’esprit.
Ah, si, en fait, un truc du genre :
- Toutes façons, j’aimais pas son nom !
- Désormais, poursuit-il, ce sont tes actes et rien d’autre qui vont définir le futur de Bordeciel. Si tu as compris tout ce que j’ai dit, et bien, dis-le.
Votre gorge est nouée comme si un marin s’était amusé à faire des nœuds avec, mais bordel de merde, Alduin vient de s’adresser directement à vous, impossible de ne pas lui répondre ! Alors dans un grand moment d’inspiration, vous vous levez et vous dites de votre voix la plus impérieuse :
- Je crois que j’ai chié dans mon froc !
Comme pour vous inciter à reprendre rapidement vos esprits, Alduin pousse un rugissement à décorner un troupeau de vaches. Votre frayeur passée, vous jurez sentir comme une odeur de  pourriture…avant de vous rappeler que votre frigo est plein de bouffe périmée et qu’il est en panne depuis une semaine. On est geek ou on ne l’est pas.
Vous vous éclaircissez la gorge et bombant le torse, vous lancez résolument :
- C’est un bug ou quoi ?
Peut mieux faire.
- Tu attends quoi de moi ?
Vous êtes en train de vous convaincre que vous avez dû acheter Kinect un soir de beuverie et qu’il s’agit là de la dernière mise à jour quand le dragon s’exprime à nouveau :
- Je suis lassé de notre guerre perpétuelle. Combien de fois allons-nous jouer cette comédie ? Nous valons mieux que ça, toi et moi.
Vos yeux menacent de ricocher contre le mur d’en face.
- Tu veux dire que tu te rappelles toutes les parties que j’ai jouées avant celle-là ?
Vous essayez de les énumérer en comptant sur vos doigts comme pour mieux accepter la situation, mais votre interlocuteur est tout sauf un être patient. Un rugissement plus tard et l’écran s’enjolive de flammes.
- Dovahkiin ! Montre-moi ce que tu as vraiment dans le ventre !
Vous sentez comme une odeur de brûlé dans votre appartement. Vous êtes pourtant certain de ne rien avoir mis sur le feu.
Puis vous saisissez votre balai et le brandissez comme une arme devant vous.
- Bon, je suis prêt ! On se fait l’Empire, c’est ça ?
Cette fois c’est Alduin qui semble perplexe.
Vous hésitez.
- Le Thalmor ?
Alduin ouvre la gueule. Quelque chose atterrit en plein milieu de votre table basse, manquant peu la casser en deux et faisant voler les bouteilles et les emballages aux quatre coins de la pièce. L’objet est lourd, métallique. Et terriblement familier. Un fantasme de geek matérialisé sous vos yeux.
- Une épée, dites-vous en l’empoignant à deux mains, comme en proie à une hallucination. Elle est visqueuse, elle pue la panse de Dragon, mais bordel de merde ce qu’elle est belle. Vous faites un moulinet qui vous envoie au sol en moins de deux.
Alduin s’éclaircit la gorge :
- J’ai pensé que tu aurais besoin d’une vraie arme. Celle-ci appartenait à un guerrier en mal de réputation. Je l’avais mise de côté pour le cas où.
Une sonnette retentit. Vous pensez immédiatement à un anachronisme avant de réaliser que ça vient de chez vous.
Vous posez l’épée et vous ouvrez votre porte dans un état second. Vous tombez nez à nez avec le vendeur à domicile qui vous harcèle depuis un mois pour vous vendre un climatiseur. A sa grande surprise, vous le laissez enfin entrer. Son sourire en dit long sur son sentiment de victoire.Il ne se méfie pas. Il a tort. Il ouvre la bouche pour balancer son refrain, mais vous l'interrompez :
- Tu permets que je vérifie un truc ?
Penaud, il acquiesce sans comprendre qu’il vient de sceller son destin. Vous empoignez alors le col de sa chemise qui doit valoir le contenu de votre appartement avant de l’envoyer dans votre téléviseur.
Au lieu d’exploser, votre écran HD avale littéralement l’emmerdeur. Vous le voyez retomber sur le sol enneigé terrorisé face à Alduin simplement curieux de voir débarquer ainsi cet étranger.
Vous poussez un cri de joie. Les interactions marchent dans les deux sens. En entrevoyant l’éventail des possibilités qui s’offre à vous, vous avez un orgasme. Puis vous apercevez le vendeur tenter de fuir en rampant toujours greffé à son attaché-case.
La tentation est trop forte. Vous pointez le doigt en affirmant :
- Je crois qu’il a dit « Mort aux Dragons ! »
Une seconde plus tard il se fait gober par Alduin comme l’avocat par le T-Rex dans Jurassic Park. Le Dragon éructe avant de déclamer d’un ton solennel :
- Que dirais-tu de devenir un Dieu parmi les Hommes, un Roi parmi les Dragons ?
- Pour être Roi, il faut une couronne.
Votre aplomb vous surprend vous-même. Vous commencez à vous adapter mine de rien.
Mais Alduin n’a rien à vous envier.
- Je n’ai pas chômer avant de me rendre à Helgen. Je t’ai comme qui dirait mâcher le travail.
Nouveau vomissent. Mais cette fois ce n’est pas une épée qui atterrit sur votre table. C’est carrément la Couronne d’Os. Vous la saisissez entre vos mains, vous persuadant tant bien que mal de sa réalité. Vos doigts tremblent et vos yeux brillent tandis que vous la posez sur votre tête.  Vous songez à en profiter pour changer votre photo sur facebook, mais une fois n’est pas coutume, Alduin vous rappelle à l’ordre :
- Il est grand temps d’instaurer une paix durable en Bordeciel. Qu’en dites-vous, Haut-Roi ?
Alduin fait volte-face et abaisse son corps formidable de Dragon comme pour vous inviter à le chevaucher.
Vous sentez un frisson vous parcourir tout le corps. Vous n’auriez pu espérer cela dans vos rêves les plus fous.
Vous ramassez votre épée d’une main et tendez l’autre vers votre écran…

…vers votre destin !

 

 

Mes autres fanfics sur Skyrim : ICI

 

 

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jeudi, 21 août 2014

No Man's Sky [Jeux Vidéo/Aperçus]

Après l'aperçu de WiLD qui laisse présager le meilleur, une autre exclu PS4 (décidément très sollicitée) qui devrait combler les amoureux de liberté et de contemplation comme moi : No Man's Sky c'est un espace immense à explorer où tout est quasiment généré aléatoirement. De ce fait, pas de scénario ou de missions prédéfinies (enfin !!!) : les planètes sont uniques et leur écosystème le fruit du hasard. Relativisons tout de même, en nous rappelant que Borderlands avec ses billions d'armes avait démontré les limites des possibilités du concept du fait que parfois un élément seulement changeait d'une arme à une autre. Cela dit, on est en droit d'espérer quelque chose de novateur. Je vous laisse juger par cet extrait de gameplay très très séduisant :

 On scanne et répertorie les espèces vivantes à la manière du jeu Avatar

 

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mercredi, 20 août 2014

3D ciné/3D télé : le Jour et la Nuit ! [Cinéma]

 3D Ciné/3D Télé : le Jour et la Nuit !

3d au ciné,3d télé

Il y a quelques années la 3D commençait d'apparaître ici et là comme pour annoncer une évolution et aussi compenser les pertes d'audience et d'argent dues au téléchargement et au streaming.

Bien implantée aujourd'hui on pourrait penser que la technologie a été maîtrisée et qu'elle nous vend plus que du rêve.

Que nenni ! C'est encore pire que ça. Non seulement la prétendue 3D répond toujours aux abonnées absentes, mais en plus elle existe bel et bien. Seulement il faut avoir un équipement adapté chez soi pour le savoir et en profiter. A cette occasion je remercie mon pote Nico grâce à qui j'ai pu faire ce douloureux, mais ô combien déterminant constat.

Car expérimentons la chose : que se passe-t-il quand vous regardez le même film sur une télé 3D ? Ô miracle, de la 3D !!! Bah oui c'est tout con, mais en pratique ça marche vraiment au final. Ce qu'on nous vend et ce qu'on achète au cinéma comme des moutons de Panurge on ne peut en bénéficier en fait que dans son salon (ou celui d'un pote donc !). C'est-y pas couillon quand même ! Car là vous avez pas seulement de la profondeur, vous avez du relief, dans les deux sens, oui, cette putain d'image sort enfin de ce putain d'écran, c'est pas encore la pub Haribo, mais bon c'est carrément plus jouissif. Car en allant voir un film 3D au ciné c'est un peu comme si on nous promettait un film en couleurs et qu'on se retrouvait devant un film en noir et blanc (et muet si la 3D déconne). Je n'ai rien contre le noir et blanc, bien au contraire, c'est seulement un exemple. Je souhaite à tout le monde d'avoir l'occasion de comparer c'est tellement flagrant que ça fout la gerbe.

Car clairement dans les faits qu'est-ce que la 3D au ciné ? Au mieux un effet de profondeur dans l'image. Mais on est quand même encore très loin du prétendu relief surtout que deux choses viennent saboter le peu d'intérêt de cette soi-disant évolution :

Tout d'abord un flou désagréable soit sur des objets en particulier soit sur certains arrières-plans (Jurassic Park)

Deuxièmement, et bien la 3D peut carrément lâcher en cours de route. Ca m'est arrivé sur les deux derniers films vus en 3D (Man of Steel et Captain America 2).

Si c'est pas du foutage de gueule, je sais pas ce que c'est.

Ah et puis il ne faut pas oublier un petit détail : on a même plus le choix de voir un film en 2D ou en 3D. On a juste le droit de payer une illusion ou de passer son chemin.

Comme je suis pas fan de la dictature, bah, j'ai décidé de boycotter. En même temps si on veut que le massacre s'arrête y a pas trente-six solutions.

Y aussi la réclamation, directement sur un site officiel par exemple celui des cinémas CGR (Sujet : Mécontentement ou Déception à vous de choisir), la pétition pour qu'on ait de nouveau le choix de se faire entuber ou pas, en tout cas de pouvoir continuer à profiter de sa passion avec un peu moins d'hypocrisie. Un début de projet que vous pouvez enrichir :

Réclamations, pétition pour versions 2D

Vous pouvez aussi témoigner de votre appréciation de la 3D sur les deux supports sur ce sondage :

Films 3D au ciné et sur télé 3D

 

 

Sinon j'ai hâte de voir Avatar, enfin en vraie 3D. Quelque chose me dit que je vais prendre une méchante claque !

 

 

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Thief [Jeux Vidéo/Critiques]

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Tout d'abord, je tiens à commencer cette critique en remerciant masterthief lequel grâce à sa review du jeu m'a totalement convaincu de faire fi des retours pour le moins négatifs de la presse spécialisée et de pas mal de joueurs.

J'étais moi-même très emballé par les premières vidéos de gameplay. Je trouvais l'ambiance et l'immersion réussies et graphiquement le jeu avait l'air très agréable, notamment avec son design médiéval austère. Refroidi par les tests, mon intérêt s'est dilué et j'ai fini par oublier mon engouement premier et le jeu avec.

Désormais accessible pour un  prix modique, j'hésitais à le prendre. Et c'est donc en voyant le review de masterthief, passionné par cette série, qui en parle donc très bien sans omettre pour autant ses défauts, que j'ai compris que j'étais à même d'apprécier ce jeu, jouant depuis quelques temps de manière très RP sur toutes sortes de jeux et donc familiarisé avec l'idée de contraintes, de restrictions en faveur du réalisme et de l'immersion.

Et le fait est que pour le moment je suis très satisfait. Ma première séance de jeu reflète parfaitement la première impression que j'avais eu. Je trouve le titre soigné quasiment à tous points de vue hormis les cinématiques qui paraissent dater en comparaison de ce qui se fait, mais c'est histoire de chipoter car autrement je suis totalement séduit. Graphiquement il est franchement propre et suffisamment détaillé, je joue pourtant sur 360.

S'il y a bien quelque chose qui caractérise le soft c'est l'immersion. La caméra subjective est remarquablement bien exploitée, sans doute l'un des meilleurs résultats dans ce domaine vus sur 360. Le gameplay est intuitif et souple au possible ce qui permet d'entrer sans peine dans la peau de Garrett, le héros de la série. On se coule dans l'ombre comme un serpent, on rapine ici et là à la vitesse de l'éclair sans oublier d'éteindre quelques bougies au passage histoire de rester invisible. Car dans Thief, les règles ne sont pas les mêmes. Ici on est pas là pour défourailler à tour de bras, la discrétion est de rigueur sous peine d'ajouter son cadavre à la morgue. Et pour peu, comme moi, que vous ayez ôter les aides visuelles afin de parfaire les sensations de Roleplay, vous connaîtrez l'ivresse d'user de l'obscurité et du level-design sans retenue en les combinant bien sûr avec votre patience, votre sens de l'observation et votre imagination et créer ainsi vos meilleures armes pour atteindre vos objectifs. C'est ainsi et seulement ainsi que l'infiltration prend toute sa dimension et le joueur tout son plaisir.

La gestuelle est au premier plan, FPS furtif oblige, les mains du personnage sont souvent visibles, et les voir s'emparer d'objets de valeur, déclencher des mécanismes secrets (manipuler les tableaux pour les trouver est carrément jouissif) ou encore se poser sur une encoignure afin d'épier les actions des gardes garantit une identification totale. En résumé, on ne s'est jamais senti aussi voleur dans l'âme. Et le fait que Garrett lui-même précise bien à sa partenaire au début qu'il n'est pas du genre à jouer les assassins nous encourage encore plus à nous conformer à cette éthique, à jouer le jeu en somme à fond tel qu'il a été pensé.

Autant dans Dishonored, Hitman Absolution ou encore Splinter Cell Blacklist (qui par ailleurs doivent sûrement beaucoup à Thief) on peut s'amuser à varier les styles, autant dans Thief on comprend qu'on est pas taillé pour l'affrontement. Et ce n'est franchement pas plus mal.

La Cité devient une amante fortunée que Garrett/le joueur se fera un devoir d'effeuiller progressivement, en dénudant ses murs de ses plaques mémoriales, en appauvrissant ses intérieurs, de la cave aux combles, lui ravissant ses plus beaux et plus secrets atours. 

L'ambiance sonore n'est pas en reste avec des bruitages soignés. Ici, alors qu'on progressera au ras du sol dans une ruelle sombre on entendra une fillette chanter gaiement à travers une porte avant de l'écouter sangloter tant et si bien qu'on aura presque envie d'aller lui venir en aide.  Ailleurs, c'est une vieille dame qui toussera témoignant de la maladie qui ronge la cité ou bien on percevra la discussion animée d'un couple sans pour autant en saisir la teneur.

Mais c'est aussi à ce niveau qu'on constate des bizarreries qu'on pensait corrigées avec la maj. On entend par exemple le ronflement amplifié d'un garde comme s'il était à côté de nous alors qu'il est plus loin dans une pièce fermée. La localisation dans l'espace est donc aléatoire, ce qui nuit à certains moment à l'immersion. Et comme elle est globalement très réussie, ces bugs sont d'autant plus évidents.

Pour ce qui est de la liberté décriée, si elle est sans doute moins étendue que dans Dishonored, elle n'est pas absente pour autant. Il faut seulement percevoir cette apparente limitation, comme le saut et les portes accessibles, comme une sorte de récompense, de bonus. Ainsi, le loot qui dans beaucoup de jeux devient vite compulsif et donc banal, prendra ici tout son intérêt. Fouiller un garde en maraude, découvrir une porte dérobée, dénicher les trésors uniques seront autant de challenges et quêtes secondaires que le joueur lui-même se créera, le choix de s'y risquer et la méthode pour ce faire n'appartenant qu'à lui.

En revanche, la manière dont la Cité est segmentée et articulée autour du hub central est effectivement assez perturbante et il faudra un temps d'adaptation plus ou moins long avant de comprendre l'organisation des  quartiers, ceci rendu plus ardu par des chargements placés étrangement sans qu'on les devine comme par exemple derrière une fenêtre.   

 

Dans la même veine :

Dishonored Mirror's Edge

 

 

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dimanche, 17 août 2014

Gangster Squad [Cinéma/Critiques]

gangster_squadwide.jpg

Il y a peu, deux films de gangsters remettaient au goût du jour l'époque très cinégénique de la prohibition made in USA : Des Hommes sans Loi et Gangster Squad. Dans un premier temps, intéressons-nous au second.

Gangster Squad raconte l'histoire vraie d'une escouade de flics partie en guerre contre l'empire du crime de Mickey Cohen (Sean Penn) désireux de faire de Los Angeles le nouveau Chicago.

Dans la peau du leader charismatique et droit dans ses bottes, Josh Brolin fait le boulot, rien à redire. Manque peut-être un peu de profondeur et de nuances dans le personnage. On a clairement une sensation de déjà-vu dans sa dualité de justicier fonceur et de futur père de famille. Heureusement sa compagne est là pour enrichir la psychologie car après avoir souffert de la situation, elle s'investit carrément dans les affaires de son kamikaze de mari d'une façon plutôt originale,  influençant directement la constitution même de son équipe.

L'escouade, parlons-en, justement. Réunissant différentes ethnies et profils complémentaires classiques (le muscle, l'intello, la gâchette,...) elle permet en poutre de réunir un casting fort attractif fait de vétérans estimés (Nick Nolte, Sean Penn, tous deux présents dans La Ligne Rouge) d'acteurs adoubés (Josh Brolin, Giovanni Risibi, Emma Stone) et de vedettes en devenir (Anthony McKie vu récemment dans Le Soldat de l'Hiver et Michael Pena).

emma-stone-gangster-squad.gif

Emma Stone (The Amazing Spiderman) et Ryan Gosling (Drive) embrasent l'atmosphère d'un simple regard ! Les deux acteurs se retrouveront à l'affiche de la comédie Crazy Stupid Love.

Sans oublier évidemment la belle de service, j'ai nommé Emma Stone qui incarne à la perfection la tentatrice, elle-même déchirée entre ses intérêts personnels matérialisés par Sean Penn et les élans de son coeur incarnés par Ryan Gosling. Dommage qu'elle ne remplisse qu'une fonction essentiellement esthétique alors que son personnage revêt une importance capitale à la fin du film, importance qui, malheureusement, ne sera qu'évoquée et non mise en scène. En même temps une séquence de tribunal en guise de clôture aurait encore un peu plus catalogué le film comme un simple ersatz des Incorruptibles. Ce qui laisse à penser d'une manière générale que c'est la paresse de la mise en scène et la simplicité des personnages qui sont responsables du manque de personnalité de Gangster Squad lequel conviendra davantage à des spectateurs peu exigeants et/ou habitués à ce genre.

Car si tout ce beau monde rend le film agréable de bout en bout, il est indéniable qu'on passe un bon moment en leur compagnie, impossible de ne pas le voir comme une copie du film culte de De Palma dans l'ombre duquel il semble se blottir. Et ce, malgré l'humour inattendu et rafraîchissant qui parsème les séquences d'action en une sorte de sketchs parodiques. On peut déplorer aussi certains rebondissements beaucoup trop prévisibles qui auraient pu constituer le sel de l'intrigue.

Dans le rôle du bad guy autour duquel le scénario est pourtant construit, Sean Penn lui-même déçoit quelque peu, ne parvenant pas à rivaliser avec Robert "Al Capone" De Niro en dépit d'une légère transformation physique et d'un tempérament impulsif. A noter que dans la réalité historique, leurs deux personnages ont fait affaire ensemble.

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La Gangster Quad au complet. Mêmes méthodes que les gangsters eux-mêmes, mais avec l'intégrité en plus et l'anonymat en guise de couverture !

 

 

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samedi, 16 août 2014

Les Meilleurs Combats du 7ème Art [Cinéma]

A l'heure où l'essentiel de l'action au cinéma se résume à des gros plans, des montages épileptiques et des cascadeurs virtuels, retour sur quelques chorégraphies mémorables.

(Attention Spoils et violence garantis !!!)

Si Kurt Wimmer s'est fait une place à Hollywood en tant que scénariste et bon scénariste (Adaptation de Sphère, Salt), il a également oeuvré derrière la caméra avec succès comme ici avec ce film de SF (qu'il a lui-même écrit) qui sous ces airs de film d'action de série B recèle aussi des séquences d'une puissance émotionnelle indéniable dans la grande tradition des classiques de l'anticipation tels que Fahrenheit 451, 1984, Le Meilleur des Mondes ou encore THX 1138. A noter que le style de combat utilisé est dérivé du krav maga, une discipline de self-défense basée sur des gestes simples et fluides visant à neutraliser l'adversaire en un minimum de temps.

On pouvait craindre le pire de cette adaptation hollywoodienne d'une épopée mythique. Le soin apporté à la reconstitution (bon on oublie l'avion dans le ciel !) et l'interprétation font de ce film un incontournable. Et puis un duel aussi intense comme celui qui oppose Hector à Achille, c'est devenu tellement rare qu'on apprécie encore plus la mise en scène inspirée de Wolfgang Petersen (L'Histoire sans Fin).

A une époque où on le voyait encore comme le danseur sexy à minettes, Patrick Swayze acceptait avec plaisir de jouer les videurs aguerris dans ce film taillé pour les mecs qui en ont. Si les scènes de combat, et en particulièrement celle-ci, sont si réalistes c'est parce que le "méchant" Jimmy avait réellement envie de montrer que c'était lui le mâle alpha et comme Patrick na jamais été du genre à se dégonfler...Tous les coups ne sont donc pas feints comme celui improvisé avec le morceau bois dans les côtes de Patrick, anecdote révélée par l'acteur lui-même dans son autobiographie Time of my Life.

 

Si la prélogie de Lucas n'a pas répondu à toutes les attentes, elle a au moins pu fournir l'occasion de voir des combats de Jedï dynamiques comme on n'en avait encore jamais vus, en particulier celui mettant en scène Obi Wan (Ewan Mc Gregor) et le très inquiétant Dark Maul (Ray Park, le crapaud de X-Men). A noter que le design du Sith a été crée par l'illustrateur Iain McCaig bien connu des amateurs de livres dont VOUS êtes le Héros pour ses couvertures et dessins de fantasy.

 

Piégée (Haywire), un film que personne n'attendait et c'est ce qui a ajouté à sa réussite. Reine du ring, la belle Gina Carano lâche un temps les gants de boxe et la compétition pour massacrer quelques acteurs de renom devant la caméra de Soderbergh. Résultat : la puissance mâtinée de sensualité dont fait preuve l'actrice met le spectateur littéralement KO ! Victoire aux poings pour le sexe "faible" !

 

Il y a quelques années, comme le disait si bien le slogan, l'Asie nous envoyait son nouveau Dragon. Si Ong Bak a fait connaître le style Tony Jaa, c'est véritablement avec l'Honneur du Dragon que le spécialiste du Muay Taï démontrait tout son savoir-faire grâce notamment à cette séquence incroyable où l'inventivité des coups n'a d'égale que leur violence. Pour moi, du jamais vu et du jamais ressenti, mélange inédit de frissons et d'admiration béate : un souvenir de cinéma impérissable !

 

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jeudi, 14 août 2014

WiLD [Jeux Vidéo/Aperçus]

En attendant la suite très attendue de Beyond Good and Evil, Michel Ancel (le papa de l'illustre Rayman) nous concocte actuellement un autre grand projet avec son nouveau studio Wild Sheep. Baptisé WiLD, cet open World de la taille de l'Europe permettra à de nombreux joueurs d'incarner des chasseurs et surtout différentes espèces animales. Comment, pourquoi ? Il faudra patienter pour avoir plus d'infos. Si on sait d'ores et déjà que le jeu sortira exclusivement sur PS4, une question essentielle demeure : est-ce qu'il sera exclusivement online ? Ayant adressé un message dans ce sens au studio, j'attends fébrilement la réponse.

La patte graphique et l'univers sont pour le moins séduisants tout comme les possibilités que laissent entrevoir les mécaniques du jeu. Le plus dur étant de ne pas laisser notre imagination nous fabriquer de futures grandes déceptions. Ceci étant dit, quand on a un concept en or, le minimum est de l'exploiter correctement, d'où sans doute la présence d'un multi conséquent dans ce  cas. On a encore en travers de la gorge le Remember Me de Dontnod/Capcom qui est complètement passé à côté de son sujet.

 

 

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Avatar [Jeux Vidéos/Critiques]

James Cameron + Avatar sur la même jaquette, c'est sûr que c'est vendeur. Si en matière de marketing, les éditeurs n'ont plus rien à prouver depuis longtemps, en ce qui concerne la qualité réelle du jeu, c'est autre chose. N'est-ce pas Ubisoft ?

On le sait, en matière d'adaptations de films, il y a de base deux sortes de jeux vidéo : ceux qui vont se contenter du minimum syndical juste pour engranger un maximum de bénéfices auprès des fans et ceux qui vont véritablement étendre l'univers et concevoir une véritable expérience respectueuse de l'oeuvre originale (On pense à X-Men Origins : Wolverine, sans peine supérieur au film ou encore à Captain America : Super Soldier).

En ce qui concerne Avatar, c'est déjà plus difficile de répondre tant le jeu navigue entre qualités et défauts, créant, de ce fait, une troisième catégorie.

Pour commencer, il faut savoir qu'Ubisoft (capable désormais du meilleur comme du pire) a été adoubé par James Cameron lui-même après que le studio lui ait proposé sa propre vision des choses. Ce qui a convaincu le cinéaste ? Le choix vers le début du scénario de pouvoir se rallier aux Na'vi ou bien de continuer à servir la cause de la RDA autrement dit l'armée humaine venue exploiter les ressources de la planète Pandora.

Et effectivement on comprend que l'idée ait séduit le créateur en personne d'un des plus gros succès du cinéma puisque cela permet de découvrir le jeu de deux façons différentes. Un peu comme quand Michel Ancel (Papa de Rayman et du futur Wild) avait été choisi par Peter Jackson pour adapter son King Kong. Le joueur pouvait selon les évènements embrasser l'histoire du point de vue de Jack Driscoll (Adrien Brody) ou bien de Kong.

Le visage de l'avatar et la teinte de sa peau dépend de l'ethnie du personnage humain. A noter que la teinte du Na'vi sera plus ou moins esthétique. J'ai une préférence pour le bleu clair ou intermédiaire.

Après avoir choisi le sexe de son personnage et son visage parmi une galerie de portraits prédéfinis, on commence l'aventure dans la peau de Ryder, une fraîche recrue qui après avoir suivi les ordres à la lettre devra donc faire un choix crucial qui déterminera la suite et la teneur de son futur sur la planète. Et par extension, la nature des ses alliés et de ses ennemis. Et c'est un point important puisque en tant que soldat vous allez vite vous rendre compte que la planète entière ne se réjouit pas de votre présence. La faune comme la flore n'aura de cesse de vous harceler et votre puissance de feu ne sera pas de trop pour vous frayer un chemin dans la jungle luxuriante. Vous aurez également à votre disposition quelques véhicules et notamment les AMP, ces robots titanesques que le film mettait régulièrement en valeur. Si cela ne suffit pas, des téléporteurs faciliteront vos déplacements dans chaque zone.

En tant que Na'vi, on aura le privilège de chevaucher le redoutable Thanatos...

...que l'on se fera une joie d'affronter en tant que troufion ! A vous de voir...

Loin de se contenter de copier l'histoire du film, le jeu offre une alternative réjouissante. Si on décide de se ranger du côté des Na'vi, on se verra offrir la possibilité d'intégrer une tribu spécifique (différente de celle du film) de faire ami-ami avec ses membres et de gravir inévitablement l'échelon social. Pas de véhicules, mais on ne perd pas au change puisqu'on aura le plaisir de chevaucher les Ikran (les montures volantes) et les Equidius. Etonnant d'ailleurs que les développeurs n'aient pas pensé à matérialiser le fameux lien nécessaire à l'apprivoisement et à la conduite de ces deux espèces.

Le jeu est semi-ouvert. Vous visiterez plusieurs zones (sous forme d'entrelacs de couloirs) au cours de votre périple qu'il vous sera permis de revisiter à tout moment afin de compléter plusieurs objectifs annexes. Une raison de plus de profiter de l'exploration très plaisante grâce au rendu de la végétation très dense et de la biodiversité qu'on s'amusera à scanner pour enrichir nos connaissances. Une encyclopédie intégrée baptisée Pandorapedia s'étoffera au fur et à mesure de vos agissements et ce dans de nombreux domaines, allant donc des différentes espèces vivantes à l'armement en passant par l'ingénierie.  On apprécie beaucoup cette initiative qui permet au fan comme au profane de satisfaire sa curiosité et de profiter encore plus d'un background séduisant déjà bien exploité par le film. Mais pourquoi a-t-il fallu saboter cette belle idée en débloquant automatiquement toutes les connaissances une fois la campagne bouclée, nous privant ainsi de compléter la base de données par nous-mêmes ? Vous me direz à l'heure où l'on peut finir les jeux en achetant un DLC, cela faisait figure de prédiction. Le jeu vidéo tombe décidément bien bas !

Si visuellement, le jeu tient ses promesses et nous offre un safari mémorable sur Pandora (la nuit phosphorescente est bel et bien au rendez-vous !!!) on ressent une limite et des contraintes découlant d'une progression monotone et répétitive. Il faut dire qu'en ce qui concerne la narration, c'est loin d'être aussi paradisiaque et c'est le véritable talon d'Achille du jeu. Les personnages sont aussi simplistes que les missions sont sommaires et ce n'est pas les nombreux allers /retours dans des espaces confinés qui changeront la donne.

La modélisation des Na'vi aurait gagné à être plus détaillée, notamment en ce qui concerne la texture de la peau. Les cinématiques exclusivement in-game font, elles, le strict minimum, l'émotion n'est que survolée. Les plus jeunes sauront s'en contenter.

C'est pas joli, joli, tout ça !

On évolue très rapidement au début (une mission = un niveau), mais le fait est que c'est un défaut très relatif étant donné l'agressivité des ennemis dès le début du jeu. On déverrouille très régulièrement de nouveaux pouvoirs, armes et armures ou des améliorations de ceux-ci. Côté RDA, ce sera bien évidemment différents types d'armes à feu, tandis qu'en tant que Na'vi on aura droit à des armes de type tribal de corps à corps ou à distance, invisibles dans le fil et qui constituent donc une bonne surprise.

Il est évident qu'un soin a été apporté à l'ensemble, mais ça et là des détails viennent rappeler que cela reste une adaptation paresseuse. On déplore de nombreux murs invisibles lors des phases de vol de même qu'une jouabilité contraignante à ce niveau surtout du côté de la RDA. On pestera que la gâchette gauche nous fasse faire un bond en avant en tant que Na'vi et qu'en voulant viser avec l'arc on fasse plus d'une fois une mauvaise chute. L'arc zoomant automatiquement, il faudra une période d'adaptation pour résister à l'envie de presser la gâchette gauche et de faire une chute inopinée parfois fatale et au moment crucial.

Si la jouabilité et le gameplay sont de bonne facture quelque soit l'affiliation de votre personnage, il est dommage que les pouvoirs soient exactement les mêmes hormis leurs noms. Un petit effort de ce côté n'aurait pas été de trop afin de bien dissocier les deux camps. Et si à première vue, le jeu offre une rejouabilité intéressante du fait de ce fameux choix, elle demeure très relative étant donné que la même redondance et simplification caractérise les deux campagnes.

Agréable bien qu'assez discrète, la BO, quant à elle, nous prive carrément du thème du film ou d'une de ses variations. Un comble s'agissant de l'adaptation officielle.

Finalement là où le jeu démontre un intérêt inattendu, c'est sous la forme d'une activité complètement optionnelle disponible par le même biais que le voyage rapide dans chaque zone. En effet, sous ses airs de Risk à la sauce SF et ses mécaniques aussi simples qu'efficaces, ce mini-jeu de stratégie capte rapidement l'attention d'autant que les récompenses débloquées grâce aux territoires conquis nous font bénéficier de bonus directement dans l'aventure principale et que l'XP accumulée dans cette dernière est changée en crédits permettant d'acquérir les différentes unités disponibles dans cette simulation. Ou comment joindre l'utile à l'agréable. Pour une fois que l'XP a un intérêt même après avoir atteint le niveau max.

 

La critique du film :

Avatar

 

 

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mardi, 12 août 2014

Hommage à Robin Williams [Cinéma/Hommages]

Il nous aura beaucoup fait rire et même parfois pleurer, à 63 ans, Robin Williams nous a quitté hier dans des circonstances hélas dramatiques. Un clown plus triste qu'il n'y paraissait qui ne méritait certainement pas de partir ainsi dans la souffrance de la dépression. Repose en pets, l'artiste !

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