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jeudi, 14 juin 2018

2018 : L'année Spidey !

2018 : L'année Spidey

http://entrefamosos.com/wp-content/uploads/2017/03/spiderman-homecoming-trailer.jpg

Bon, il a pas l'air comme ça, l'ami Spidey, mais il est surbooké cette année !

Après son retour au cinéma via le MCU dans Homecoming et Avengers Infinity War, Spider-Man n'a pas fini de tisser sa toile.

En effet Sony et Insomniac Games nous balancera le 7 septembre un nouveau jeu en open world qui fait saliver les mordus de l'homme-araignée et sur lequel l'E3 2018 nous a récemment livré plus d'infos, une exclu PS4 qui je l'espère me plaira car niveau exclus, j'ai du mal à trouver joystick à mon pouce !

En fin d'année, Spidey reviendra au cinéma sous les traits de Miles Morales (qu'on devrait retrouver aussi dans le jeu d'Insomniac en guest) coaché par Peter Parker himself, le tout dans un style animé du plus bel effet!

 

 

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mardi, 12 juin 2018

E3 2018 [Jeux Vidéo/Articles]

https://www.pcgamesn.com/sites/default/files/E3_0.png

Ca y est toutes les grosses conférences sont passées : de Sony à Microsoft en passant par Ubisoft et Bethesda.

Et bien le moins qu'on puisse dire c'est que la hype n'est pas vraiment au rendez-vous, loin de là.

Bien sûr, les infos sont encore loin d'être complètes sur chaque jeu annoncé, mais bon le but de l'E3 c'est déjà de susciter l'intérêt, or là j'avoue que c'est pas trop le cas vu le catalogue pourtant conséquent.

L'impression de voir des redites à gogo, le même jeu avec un habillage différent qu'il s'agisse d'une licence ou d'une autre, des licences qui surfent sur la mode, parfois tout ça en même temps, beaucoup de suites beaucoup trop tôt et des studios qui se font racheter comme des équipes de foot (Ninja Theory, créateur de Hellblade, passe chez Microsoft).

Entre un Rage 2 qui mixe Mad Max et Borderlands et un Fallout 4bis très orienté multi en passant par un The Division 2 sans grande originalité comparé à son prédécesseur et un Just Cause 4 dont je me fiche complètement après la vanité du 3, je ne me suis pas senti très concerné, c'est le moins qu'on puisse dire.

Et ce n'est clairement pas l'annonce de TE6 qui a changé la donne (on a rien vu, en fait, on sait juste que c'est vraiment pas pour tout de suite !). Bethesda modifiant drastiquement ses priorités depuis quelques années concernant les licences que j'appréciais beaucoup, je n'ai guère envie de me laisser aller à une fébrile attente malgré ma passion pour Skyrim.

Même AC Odyssey me laisse assez perplexe et dubitatif quant aux réelles nouveautés et à l'exploitation de celles-ci.

Beauté, immersion et intensité

Heureusement quelques autres jeux m'ont fait de l'oeil, connus avant l'E3, et dont on a pu en voir et en apprendre davantage :

L'avantage c'est que cela m'a permis de m'intéresser à nouveau à une licence, celle des Metro, dont le premier opus m'avait laissé un excellent souvenir grâce à son immersion maximale. Ce nouvel opus baptisé Exodus reprend visiblement ce qui fait la marque et le succès de la série avec quelques environnements plus ouverts, sans tomber dans la facilité de l'open world, afin de garder l'intensité et l'intérêt de la narration, un choix très appréciable.

J'aime particulièrement le fait de devoir poser son sac à dos pour crafter et modifier notre équipement. On voit aussi que tous les objets utiles au cours de l'aventure seront visibles entre ou sur nos mains : montre, masque à gaz, jumelles, briquet pour s'éclairer, de quoi doper l'immersion et les sensations de jeu.

La manière dont on peut convertir nos armes en temps réel rappelle énormément Homefront The Revolution.

Poids lourd annoncé et très attendu : le prochain jeu de CDProjekt Red, les papas de Witcher III. Adapté d'un jeu de rôle papier, Cyberpunk 2077 nous place dans la peau d'un héros à créer (youpi !) et dans une mégalopole futuriste gangrenée par les gangs et les méga-corporations.

Le fan de Gunnm que je suis devrait y trouver son compte. Dans le trailer on voit un cyborg se faire arracher un oeil ce qui doit donner lieu à des trafics lucratifs auxquels on pourra certainement participer ou mettre un terme. 

En espérant que le studio parvienne à proposer une liberté au joueur sur la narration même afin qu'il puisse vivre son propre scénario et que le monde soit plus dynamique que celui de Witcher III puisque l'on incarnera pas un héros avec une mentalité et une profession déjà définies, donc moins de limites logiquement dans ses actions et répercussions sur l'univers.

Un titre qui ne me préoccupait pas du tout vu que je ne me suis pas encore vraiment penché sur le premier opus (oui la honte, je sais !), mais en voyant cette vidéo je suis resté bouche bée. C'est d'une audace et d'une intensité hallucinantes. Un vrai film, les frontières sont totalement gommées, si l'on excepte bien sûr l'apparition du viseur et des icônes d'interaction (que personnellement je désactiverai pour ne pas casser l'immersion). Tout semble si fluide, naturel et spontané...J'avais vraiment peur pour l'héroïne. Je n'imagine même pas le ressenti une fois aux commandes !

Ceux qui attendent fébrilement un AC au japon médiéval vont sûrement se jeter sur ce nouveau titre de Sucker Punch (pas le film !), le studio créateur de la série Infamous. Des duels au sabre sur fond de pluie de feuilles d'érables, ça ne se refuse pas !

On peut noter qu'un musicien jouait en direct sur scène pour accompagner les images, ce qui a été plusieurs fois le cas lors de l'E3 qui commence nettement à prendre la forme d'un gros show à l'américaine, pour le pire et le meilleur.

Un petit jeu que je n'aurais pas le loisir de connaître, exclu Microsoft oblige, mais qui a de quoi séduire avec sa patte graphique sublime digne d'un Trine.

 

 

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Assassin's Creed Odyssey [Jeux Vidéo/Aperçus]

https://pbs.twimg.com/media/DfcVYMMVAAAEVd-.jpg

La conférence d'Ubisoft s'est achevée sur le prochain Assassin's Creed. La grèce antique et ses deux protagonistes (au choix) nous ont été présentés, notamment Kassandra via une vidéo de gameplay.

https://www.gamepur.com/files/images/2016/assassins-creed-origins-e3-2018.jpg

La lance de Leonidas (nous incarnons ses enfants !) semble remplacer la lame d'Assassin et on note le retour des batailles navales (déjà teasées via quelques missions dans Origins).

La grosse nouveauté : des choix dans les dialogues, afin de mériter encore plus l'appellation de RPG ? Hum, attendons de voir la nature des quêtes, car Origins de ce point de vue n'a guère briller, il faut le rappeler.

La fin du trailer de gameplay annonce clairement l'exploitation de la mythologie comme ce fut raisonnablement le cas dans Origins.

Il n'aura fallu que cette photo de porte-clés pour enflammer le net en quelques minutes.

http://cdn1-www.playstationlifestyle.net/assets/uploads/2018/05/Assassins-Creed-Odyssey-details-keychain-greek-greece-555x328.png

A moins de deux semaines de l'E3, les annonces officielles s'enchaînent. Après l'annonce officielle de Bethesda sur la sortie de Fallout 76, dont certaines sources l'identifient comme un jeu de survie potentiellement multi/coop (genre très tendance), en voici une autre de taille, celle du prochain Assasin's Creed, officialisé cette nuit par Ubisoft itself via un bref teaser :

Ca vous rappelle rien ?

https://media.giphy.com/media/czMq0X7aqCEVy/giphy.gif

Voici déjà une liste de détails qui ont de quoi émoustiller les afficionados de la série dont je fais partie :

 

- Crafting largement amélioré

- Retour de la roue des armes

- Sortie prévue 5 ocotobre 2018

- Retour des bombes fumigènes

- Retour du système de confrérie

- Retour du système de rénovation

- Le combat naval sera de retour en force

- Combat contre des créatures mythologiques

- Retour de la possibilité de se cacher dans la foule

- Assassin's Creed Odyssey se déroule en Grèce durant les guerres péloponnèses

- Tombes qui proposent un mélange entre escalade et exploration comme dans Origins

- Le système de customisation vu dans Unity est reconduit avec de grosses améliorations

- Deux personnages sont jouables mais il faudra choisir l'homme ou la femme au début, et il ne sera plus possible de changer après. Chaque personnage ayant une histoire, des skills et une vision d'aigle différente.

Spartan warriors

Ceci n'est pas un visuel issu du jeu et pourtant, remarquez le symbole sur les boucliers, le symbole des hoplites de Sparte, à s'y méprendre !

Je me réjouis énormément du choix de l'époque. Même si la Rome Antique était logique et sera probablement exploitée plus tard, la Grèce Antique est tellement plus séduisante à mes yeux. Dans Origins, on avait déjà un aperçu de cette culture à certains endroits de la map, notamment à Alexandrie et Cyrène, avec des statues et une architecture typique.

Avec le retour de la création de la confrérie, ça sent les escarmouches façon 300 ! Vivement d'autres news, en tout cas !

https://media.giphy.com/media/hM6RKCmOIhzRC/giphy.gif

Prêt à vous prendre pour Leonidas...

https://78.media.tumblr.com/tumblr_lgyzabSxxN1qackjfo1_500.gif

 ...ou pour Achille ?

 

 

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dimanche, 10 juin 2018

Game of Thrones : The Touring Exhibition 2018 [Festivals]

 http://geeko.lesoir.be/wp-content/uploads/sites/58/2018/04/exhib.jpg

Hier, Samedi 9 juin, nous nous sommes rendus à The Touring Exhibition, l'exposition (ultime ?) officielle de la série phare de HBO, Game Of Thrones.

Pour sa deuxième édition, l'expo s'est vu alloué une plus grande surface et donc naturellement plus de costumes à voir. 

Si vous voulez avoir une idée de la tête qu'on a fait en découvrant cette expo, vous n'avez qu'à voir la réaction de Bran et Arya durant cette séquence, ça revient au même !

D'emblée, il faut être prévenu, si vous venez contenter votre passion pour les costumes, armes et accessoires de la série, allez-y les yeux fermés (enfin, pas trop :-), l'expo est tout simplement incontournable et inoubliable : toutes les familles sont représentées (les Tyrell un peu moins il faut le dire), quasiment tous les personnages importants et certains secondaires, quelques éléments inattendus (dont un de taille) sont également au rendez-vous, tout cela avec suffisamment de proximité pour qu'on puisse s'abreuver de mille et un détails qui font honneur au travail de fourmi des artistes et artisans ayant oeuvré sur la série et qu'on a pas eu le loisir d'apprécier en visionnant même plusieurs fois la série.

Voici quelques photos prises su place, permettant de se faire une idée tout en laissant beaucoup de surprises aux futurs visiteurs :

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La tenue emblématique des Immaculés

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Les oeufs des dragons de Daenerys.

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La tenue de Daario Naharis que j'apprécie beaucoup pour son design très japon médiéval dans l'âme.

game of thrones touring exhibition paris 2018

La faux de Daario dont le manche est une véritable sculpture tout comme sa dague, présente également. Mais du côté de Dorne, c'est pas mal non plus dans le genre...

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Les Greyjoy sont rarissimes en produits dérivés, on a du coup peu l'occasion d'admirer de près leur blason iconique. Ici, on retrouvera avec plaisir des tenues et accessoires leur appartenant. Les amateurs apprécieront également d'apprendre qu'un t-shirt avec leur magnifique emblème est dispo à la boutique.

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La Maison du Noir et du Blanc, QG des Sans-visages, donne lieu à une animation ludique appréciable : voir son propre visage intégré au mur. Encore faut-il le repérer avant que celui d'un autre visiteur ne prenne sa place.

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Les armes des Enfants de la Forêt ainsi que des armes en obsidienne et une épée de Marcheur Blanc.

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On peut apprécier à quel point la robe du couronnement de Cersei (l'une de mes tenues préférées avec ses superbes épaulettes) est un hommage à la tenue de feu Tywin.

Ajouté à cela un environnement musical adéquat dès l'entrée, des écrans diffusant des séquences avec les personnages représentés, un peu de décor et des effets de lumière sympathiques pour sublimer la mise en scène et vous savourerez en continu l'immersion dans cet univers médiéval de haute volée.

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Les épées de Brienne dont la magnifique Féale, Oathkeeper en VO. J'ai beau savoir que le pommeau est une tête de lion, j'y vois toujours une tête de dragon, forcément, ça me fait kiffer.

A l'instar de la plupart des armes, la lame a bénéficié d'une attention particulière qu'on est pas en mesure d'apprécier en vidéo, de même que le fourreau. Pas besoin donc d'être un fan de la série pour admirer un tel rendu. Si vous aimez le moyen-âge et/ou la fantasy, vous y trouverez facilement votre compte.

A noter que l'armure de Brienne n'est hélas pas visible sans doute parce que l'actrice la porte encore dans la saison 7.

https://i.imgur.com/D70jcPP.jpg

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Oathkeeper que j'ai acquis à la boutique pour 15 euros en miniature. Vu la fidélité et le degré de détails, c'est un prix très raisonnable. D'autant qu'en plus du présentoir est fourni l'emblème de la maison Torth avec au verso l'emblème de la maison Lannister.

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game of thrones touring exhibition paris 2018

La version miniature du casque du limier (ici avec une bague à son effigie achetée par ma moitié sur internet) a un rendu convaincant également. Il s'ouvre et se ferme comme dans la série, au prix également de 15 euros.

En revanche, si vous espérez plutôt une sorte d'attraction spectaculaire, d'expo très dynamique et interactive, mieux vaut passer votre chemin.

Même si le descriptif de l'expo comprend quelques mentions sur une forme d'interactivité, il faut savoir qu'en dehors du fait de pouvoir se photographier avec 3 épées de la série et poser sur le trône (attention il y a un trône payant et un trône libre), les autres "activités" sont payantes.

A la sortie de la file d'attente, on se pressera de vous faire poser sur un fond vert afin d'apparaitre en face de Drogon. Une idée plutôt séduisante quand on est fan (comme moi) des dragons. Sauf que c'est au prix de 15 euros (version papier) et 12 euros (version numérique hum... 3 euros de différence seulement !) que vous pourrez acquérir le résultat que de surcroît vous ne pourrez juger qu'à la toute fin de l'expo, ce qui signifie se retaper une file d'attente. Si l'intégration en elle-même est bien faite, l'éclairage des visiteurs ne trompe pas sur la nature de l'incrustation et si vous êtes habillé comme tous les jours, autant dire que cela relève plus du gadget qu'autre chose.

L'ascension du mur qui dans la première édition consistait en une expérience de réalité virtuelle est ici reléguée à une simple photographie (payante encore une fois) cette fois dans l'enceinte de l'expo, mais au vu du résultat (vous êtes "accroché" devant un simple bout de mur blanc), on ne saurait trop vous conseiller de garder votre argent pour la boutique, véritable expo à elle tout seule, nettement plus honnête niveau qualité/intérêt/prix et faite davantage pour toutes les bourses et tous les goûts.

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Si vous aimez cette affiche espagnole de l'expo, vous serez ravi d'apprendre qu'un T-Shirt à son effigie est disponible à la boutique, au prix de 25 euros, arborant les épées emblématiques de la série.

game of thrones touring exhibition paris 2018

 

 

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jeudi, 07 juin 2018

2Cellos : Game Of Thrones Themes [Vidéo/Musiques]

Une version à la fois fidèle et originale du célébrissime thème de Game Of Thrones introduit par le non moins fameux thème des Pluies de Castamere qui permet de patienter en attendant l'ultime saison 8 (dans 1 an !) et heureusement beaucoup plus proche, The Touring Exhibition, l'exposition consacrée à la série qui se déroule à Paris jusqu'à la rentrée.

 

 

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lundi, 04 juin 2018

Fable II/Fable III [Jeux Vidéo/Critiques]

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A l'instar de ma double critique-glossaire de Fallout3/Fallout New Vegas, voici une critique sur deux épisodes de la série Fable créée par Peter Molyneux.

Animations : Avec le temps le jeu accuse une certaine rigidité en la matière d'autant que des ralentissements apparaissent dès que l'action devient trop importante. Les finish moves du III sont particulièrement réussis.

Armes : La série Fable n'offre pas une panoplie d'armes digne d'un RPG comme Skyrim, mais étant donné que le monde est plus réduit et le nombre de rencontres aussi, cela reste amplement suffisant. La série a la particularité de mettre en avant les armes à distance : pistolets, fusils, arbalètes. Dans Fable 3, hélas le choix des armes comme un certain nombre de choses va subir une régression. Les arbalètes disparaissent de même que certaines armes de corps à corps.  Les deux opus comprennent des armes uniques. Dans Fable II on peut en personnaliser certaines grâce à des améliorations (dégâts élémentaires, plus d'or,...). Dans Fable III, cette option disparait. On peut changer le nom de l'arme et débloquer des atouts selon certaines conditions d'utilisation.

Bestiaire : Même défaut sur les deux jeux : peu de variété et des monstres qui respawnent toujours aux mêmes endroits. Heureusement leur design et leurs animations compensent la répétitivité qu'ils représentent. Le III apporte un peu de renouveau avec les créatures du désert comme les Furies.

Combats : Dynamiques et intuitifs, le gameplay est sensiblement le même, les orbes d'expérience par contre sont acquises automatiquement dans le III. Dans les deux cas, on peut regretter que la magie ne s'épuise jamais et qu'on y recourt un peut trop souvent indépendamment de ses préférences.

Co-op : Fable II ne proposait qu'un semblant de co-op puisque le deuxième joueur ne pouvait incarner qu'un garde du corps sans pouvoir créer ni sauvegarder quoi que ce soit. Dans fable III, le système a été amélioré. Les deux joueurs peuvent désormais associer leur personnage respectif et même se marier et emménager ensemble. Mais des contraintes subsistent : les quêtes principales accomplies et les zones découvertes chez l'hôte de la partie seront à refaire pour l'invité dans son monde. Mais c'est surtout en offline que les inconvénients apparaissent puisque écran unique oblige, les deux personnages doivent restés à proximité faute de quoi les déplacements sont ingérables et que la gestion à 360° de la caméra ne peut se faire que par le joueur hôte.

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Dans les Fable, le chien est vraiment le meilleur ami de l'Homme

Enfants : Très présents au sein des populations, leurs réactions sont souvent drôles et insolites. Mais là où un Fable va plus loin que tous les autres jeux estampillés RPG, c'est qu'il vous donne la possibilité d'avoir une descendance, directement en ayant des rapports non protégés avec un PNJ de votre choix ou indirectement en visitant un orphelinat. Mais n'espérez pas voir vos chérubins devenir adultes, ils resteront des enfants. Dans un prochain épisode, qui sait ?

Pouvoir les former aux combats au corps à corps, à la magie, les voir embrasser leur propre destinée (et le karma qui va avec), voilà ce qui renouvellerait beaucoup la série et les jeux vidéo du même coup !

A noter que si vous vous éloignez trop longtemps de votre domicile conjugal et/ou que vous ne laissez pas de pension suffisante à votre conjoint(e), vous apprendrez sous peu leur départ vers d'autres horizons.

Equipement : Contrairement à Fable II, dans Fable III peu de choix d'items, du coup pour obtenir une durée de vie correcte, les développeurs n'ont rien trouver de mieux que gonfler les prix. Navrant ! La Salle du Sanctuaire remplace l'Inventaire, sauf qu'on ne peut y retrouver tous nos achats comme les potions, la nourriture et les objets divers comme les pierres précieuses. Du coup on ne peut les utiliser que lorsque le jeu nous le propose, lors de l'achat par exemple ou de la vente. Lionhead innove, mais perd de vue le coeur de la série, à savoir la liberté.

Evolution et Expérience : elle apparaissait très proche d'un RPG dans Fable II avec un niveau pour la Force, le Tir et Magie plus un niveau global. Dans Fable III, le système de la Route du Pouvoir schématise beaucoup la progression avec des coffres à ouvrir débloquant les différentes compétences et niveaux, leur ouverture requérant de dépenser des Sceaux de la Guilde (objet repris du II) qui remplacent les classiques points d'expérience.

Gameplay : Une différence majeure entre les deux épisodes puisque les possibilités d'interaction ont été largement revues à la baisse dans le IIIème épisode. Plus de roue des expressions. Les interactions avec les PNJ mettent du temps à se développer. Dans le Trois, la route du Pouvoir donne accès à des coffres contenant en gros les fonctionnalités majeures du titre sous forme de packs (oui comme dans les jeux vidéo) qu'on peut ouvrir en échange d'un certain nombre de ces points, obtenus en remplissant les différentes quêtes du jeu et en terrassant des monstres.

Humour : indissociable de la série, l'humour des dialogues et des situations confère une sacrée identité à chaque épisode. Easter eggs, clins d'oeil, anachronismes, difficile de résister. Ce n'est pas pour rien que j'ai rapproché l'esprit des Fable de celui des Annales du Disque-Monde du regretté Terry Pratchett.  De la Fantasy très fantaisiste !

Logement : La possibilité d'acheter et de louer une maison est présente dans les deux jeux. Dans Fable III, modifier l'intérieur est plus agréable grâce à une meilleur gestion de la caméra.

Magie : Dans Fable III, ce sont les gants qu'on porte qui détermine les pouvoirs qu'on utilise ce qui permet des combinaisons assez inventives un peu comme dans Skyrim où on peut associer chaque main à un sort différent. A vous d'expérimenter. On regrette que dans le II, un grand niveau de magie couvre obligatoirement notre personnage de lignes bleues peu attrayantes.

Map : Incontestablement l'une des grosses différences entre les deux opus. Là où Fable II se contentait d'un visuel minimaliste de chaque zone sur lequel on ne distinguait pas grand-chose, Fable III innove. Une carte complète de l'Albion est disponible sur laquelle chaque ville est détaillée grâce à un zoom libre. L'achat, la location et la gestion de propriétés se fait du coup en un clin d'oeil tout comme le repérages des quêtes. Le voyage rapide est également facilité puisque plus précis.

Métiers : Très bien animés, simple et ludiques ils permettent d'engranger de l'or en répétant une même action (QTE) requérant de plus en plus de précision à chaque palier (multiplicateur d'or). Dans Fable II on pourra jouer les bûcherons, les serveurs et les forgerons. Dans Fable III, ce sera le luth, la fabrication de tartes et le forgeage.

Mini-jeux : ils apportaient une valeur ajoutée à Fable II avec leur visuel agréable. Dans Fable III, ils ont disparu.

Personnalisation : Dans Fable II, les possibilités sont appréciables : les vêtements sont assez nombreux, avec deux couches superposables en haut (comme dans Saints Row 2 et Dragon's Dogma) proposant des tenues uniques. On peut changer la teinture de ses vêtements et de sa pilosité. On peut même changer de sexe au cours du jeu via une quête annexe. Le rendu des vêtements, lui, est plus aléatoire. Dans Fable III on gagne en finesse graphique ce qu'on perd en options. Moins de tenues, une seule épaisseur pour le torse. Mais surtout rassembler toutes les teintures devient un vrai challenge surtout quand certaines élémentaires comme le noir ou le blanc ne sont en réalité accessibles que par un pack supplémentaire payant. Une décision impardonnable quand on sait que dans Fable II de telles couleurs pouvaient être acquises en creusant simplement le sol.

Pureté/Corruption : Nos actions influencent la manière dont les gens nous perçoivent et interagissent avec nous, mais modèlent aussi notre aspect. Ange ou démon ? A vous de choisir.

Quêtes : La quête Le Jeu est l'une des rares quêtes de Fable III à ne pas s'éterniser dans des affrontements et à exploiter l'aspect humoristique, décalé et inventif de la série, autant dire ce qui fait son charme.

Scénario : L'histoire de fable II débute quand vous n'êtes qu'un enfant, enfant qui va vivre une tragédie qui servira de tremplin à un destin héroïque. Beaucoup lui ont reproché sa fin simpliste (combat final symbolique), mais il est un fait que c'est le déroulement et les conséquences de nos choix qui importent. A ce titre le fait de sacrifier son chien et de pouvoir le ressusciter après dénote quelque peu dans le concept.

Fable III débute 50 ans après Fable II. Même destin héroïque, mais cette fois tout part d'un choix moral imposé par votre frère à la tête du royaume. Le scénario montrera comment vous serez amené à prendre sa place et à prendre par la même occasion de graves décisions. Très séduisant sur le papier sauf que pour en arriver aux chapitres les plus intéressants il faudra se coltiner un tutoriel interminable qui nous fait affronter des tonnes d'ennemis jusqu'à l'overdose ceci afin de justifier la découverte d'une nouvelle zone, d'un nouvel ennemi, d'une nouveauté dans le gameplay. Résultat : la progression est tout sauf plaisante. C'est lent, long, répétitif, ennuyeux, (la quête Ténèbres Incarnées), il faudra attendre (trop) longtemps avant de jouir vraiment des aspects les plus agréables et ludiques du soft. Car cet aspect arène se poursuit régulièrement comme dans le manoir de Reaver où on affronte des hordes d'ennemis de toute espèce (On apprécie dans ce cas que le jeu en comporte très peu).  

 

 

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jeudi, 31 mai 2018

Dead to Rights Retribution [Jeux Vidéo/Critiques]

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Cette suite à priori sans prétention m'avait laissé un excellent souvenir qui s'était soldé par une belle critique sur un site hélas disparu depuis.

J'étais donc curieux de voir si cette impression pouvait toujours être d'actualité. Il s'avère que c'est précisément le cas. Décortiquons un peu pour comprendre pourquoi.

https://i.ytimg.com/vi/llAhokXCpXU/maxresdefault.jpg

Ca, c'est du biceps ! Jack Slate, un savant mélange de Schwarzy, Stallone et Bruce Willis. A noter que son nom rappelle celui d'un personnage incarné par Schwarzy, à savoir Jack Slater, le héros de Last Action Hero, lui-même une icône des gros films d'action hollywoodiens.

 

+ Une ambiance réussie de polar noir (sublimée par les nuits pluvieuses)

+ La présentation des ennemis et des armes

+ Le mode Concentration (bullet-time), devenu quasi incontournable dans les jeux d'action, mais qui ici sublime particulièrement la mise en scène des combats.

+ Des séquences d'infiltration (ou pas) où l'on peut contrôler Shadow, le chien-loup de Jack Slate qui possède son propre gameplay et aptitudes. Quand il n'est pas jouable, on peut lui donner quelques ordres.

+ Un gameplay très souple qui permet d'alterner tir et corps à corps avec un plaisir constant grâce à une palette de mouvements et de possibilités très appréciable, conférant au jeu un aspect très cinématographique hérité des actions movies des années 80. On a vraiment le sentiment de pouvoir créer de véritables chorégraphies avec une violence assumée. On note une étrange faute de traduction, esquiver devenant bondir.

+ Des bonus qui ne se contentent pas de nous proposer des artworks anonymes, cette fois sont ajoutées des explications écrites des développeurs pour légitimer leurs choix. Ceux qui apprécient les coulisses et les anecdotes liés au développement apprécieront cette attention.

 https://static.giantbomb.com/uploads/original/3/33529/1211295-ss_519602_0203_011209_copy_noscale.jpg

 http://elder-geek.com/wp-content/uploads/2010/05/dead-to-right-retribution-01.jpg

 https://www.geek.com/wp-content/uploads/2010/04/Union-Cover_1200.jpg

- On manque parfois d'indications pour savoir où aller et quoi faire

- La caméra parfois mal placée qui empêche d'apprécier les finish moves

 

 

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lundi, 28 mai 2018

Rage [Jeux Vidéo/Critiques]

http://image.jeuxvideo.com/images/jaquettes/00025738/jaquette-rage-xbox-360-cover-avant-g-1308561105.jpg

 Le Chaînon Manquant entre Fallout et Mad Max ?

Alors qu'une suite a été annoncée il y a peu, c'est l'occasion de revenir sur un titre post-apo qui a marqué les joueurs aussi bien pour de bonnes que de mauvaises raisons.

Rarement un jeu aura autant fait l'unanimité sur un l'un de ses aspects, en l'occurrence la fin de son scénario lequel a frustré plus d'un joueur. Rage 2 saura-t-il corrigé cette erreur ? Wait and see comme on dit ! En attendant passons en revue ce qui a fait la force et la faiblesse du premier opus.

Un astéroïde baptisé Apophis heurte la Terre. Des êtres humains sont alors plongés en cryo-sommeil dans une station spatiale appelée l'Arche en attendant de pouvoir remettre les pieds sur la Planète Bleue.

On pousse une lourde porte et on sort lentement d'une espèce de bunker, la main devant les yeux pour se protéger de l'éclat aveuglant du soleil. Fallout n'est vraiment pas loin puisque cette mise en scène est intimement liée à la série phare de Bethesda; en même temps, Bethesda est éditeur de Rage, il n'y a pas de hasard; au moins, le plagiat est excusable. A ce propos une poupée Vault-boy est à récupérer dans la ville de Wellspring :-)

Au-delà de son placement normal pour un FPS, la caméra subjective est très immersive grâce à un léger balancement qui fait son effet pour simuler la marche de notre personnage.

Rapidement on comprend pourquoi le disque nécessite 7 Go de mémoire : le jeu tourne à 60 fps, les textures sont en haute définition et le ciel est photo-réaliste. Ceci dit ces qualités qui sautent aux yeux vont hélas assez vite devenir relatives; Les textures ont une fâcheuse tendance à s'afficher tardivement dès qu'on tourne la tête, de près c'est parfois très baveux et pixelisé, et le ciel n'est qu'une image fixe et ne comporte donc aucune dynamique. Pas de cycle jour/nuit.

Bon cela dit, ne faisons pas la fine bouche, l'ambiance est soignée et l'univers séduit immédiatement.

Mais à peine lâché dans la nature, le jeu ne s'encombre pas avec les originalités. On est dans un jeu d'action, alors il faut de l'action. Un gars de la bourgade d'à côté nous sauve les miches in extremis de deux dégénérés dignes de Mad Max Fury Road et évidemment pour rembourses notre dette, rien de mieux que de dézinguer du bandit.

L'occasion à travers cette première mission de découvrir l'une des spécificités de Rage, à savoir ses trajets motorisés.

Il est bon ton de rappeler que le post-apo et les véhicules c'est pas une grande histoire d'amour sur console au sens où déjà c'était assez rare de les voir réunis (beaucoup moins maintenant heureusement) et à chaque fois qu'ils l'étaient, c'était au détriment de quelque chose d'essentiel.

Il y a eu Fuel qui avait pour lui de nombreux véhicules, mais aucune sensation, une map à la taille record, mais hélas vide d'intérêt.

Il y a eu Borderlands 1 et 2, mais avec un pilotage irritant au joystick.

Il y a eu Mad Max, qui niveau sensations de pilotage et de baston a été une belle réussite, mais à part ça, des PNJ et des missions totalement anecdotiques et un système de progression frustrant.

http://media.comicbook.com/2018/05/rage-1108499.jpeg

Outre des balades libres en extérieur, des courses sont au programme, classiques ou avec chrono, armées ou non. Sans être aussi grisant que celui de Mad Max, le pilotage est plaisant, beaucoup plus que celui de Borderlands !

Arrivé dans la ville de Wellspring avec votre buggy flambant neuf, de nouvelles rencontres et missions au programme évidemment ainsi que plusieurs mini-jeux dont personnellement j'apprécie beaucoup la présence dans les open worlds :

https://i.ytimg.com/vi/-eRUxRY9tX0/maxresdefault.jpg

Le Jeu des Tombes, un mini-jeu sympa dans l'idée, mais trop simpliste et surtout régi totalement par le hasard.

https://www.swiftworld.net/wp-content/gallery/rage/collectible-card-game.jpg

On lui préfèrera Crise de Rage, un jeu de cartes à collectionner. Bien fichu, sans être aussi stratégique que le Gwynt de The Witcher III. Bien se renseigner sur le net pour pouvoir obtenir toutes les cartes car certaines se trouvent dans des lieux qui ne sont accessibles que pendant une partie de l'aventure.

https://i.ytimg.com/vi/0PEvT0iI8z8/maxresdefault.jpg

Un jeu du couteau comme dans Red Dead Redemption

http://images.frandroid.com/wp-content/uploads/2010/10/rage-pc-024.jpg

Une autre activité annexe : Mutant Bash TV, des arènes sous forme de jeu télé.

Dans Rage, sur un quad (plus tard à bord d'une caisse) en vue à la troisième personne, on rejoint donc notre objectif, le Repaire des Spectres. Et à ce moment là, Rage nous décoche deux uppercuts coup sur coup :

Tout d'abord un level design travaillé qui alterne entre des intérieurs dévastés et une vue  sur l'extérieur, garantissant une cohérence et une immersion permanentes le tout sublimé par une très bonne gestion de la lumière.

Si l'aspect couloir est évident, on apprécie les opportunités de percevoir ce qui nous attend et de débusquer l'ennemi via des ouvertures savamment placées.

Puisqu'on parle des ennemis, les premiers à se jeter sur nous vont justement complètement nous bluffer grâce au soin apporté à leur animation et leur comportement. C'est bien simple, on jubile de se faire prendre en défaut tant découvrir leur liberté de mouvements fait plaisir à voir : esquive, saut, roulade, utilisation du décor, contournement, rien ne semble impossible pour nos ennemis, au point de les faire passer pour de vrais joueurs.

Mais ce n'est pas tout, car même une fois blessés, nos adversaires tenteront de se relever tant bien que mal ou de s'éloigner en boitant renforçant encore davantage ce sentiment de ne pas avoir affaire à de la simple chair à canon, mais bien à des êtres vivants.

https://lparchive.org/Rage/Images/46-Yeah_hes_not_coming_back.gif

Le wingstick s'obtient assez vite auprès d'un PNJ au camp Hagar et c'est tant mieux. Ces boomerangs sont super fun à utiliser. S'ils ne cassent pas, ils reviennent vers vous après avoir fait (ou pas) leur macabre besogne et vous pouvez aussi les récupérer sur les ennemis morts.

Sorti de là, on peut penser qu'après cette mise en bouche qui a servi de tuto, on nous lâchera la bride comme dans un Fallout.

Bien au contraire. On comprend assez vite que l'exploration est extrêmement contrôlée. On entrera ou on retournera dans chaque lieu que lorsque le jeu nous l'autorisera, même chose pour rencontrer et parler aux PNJ, leur disponibilité obéissant à des scripts précis selon notre avancée dans la campagne, en sachant qu'à terme les intérieurs on l'on pourra retourner se compteront sur les doigts d'une main.

Ma solution sans devoir recommencer le jeu depuis le début : sauvegarder à l'entrée de l'intérieur de chaque lieu (la sauvegarde portera ainsi le nom du lieu, c'est plus pratique pour la retrouver) pour avoir le plaisir d'y retourner à volonté sans toutefois avoir le bénéfice de tout l'équipement débloqué ultérieurement. Mais c'est mieux que rien.

Muet, sans le moindre choix à faire, sinon l'ordre de certaines missions, le joueur a l'impression désagréable de faire corps avec une simple marionnette que chaque PNJ anime selon ses besoins.

C'est d'ailleurs le défaut qui m'a le plus frustré et qui m'a laissé une grande amertume (Mes plus Grosses Désillusions sur 360) : ce choix de baliser énormément les pas du joueur dès le début et de refermer l'univers derrière lui au fur et à mesure de sa progression.

D'autres jeux l'ont fait en vue d'intensifier la narration et de conserver un intérêt maximal tout du long donc je peux le comprendre. Si encore cela avait été pour nous offrir un final mémorable, j'aurais déjà pu relativiser. Enfin, mémorable il l'a été, mais pas en bien. Beaucoup de questions restées sans réponse, une simple cinématique en guise d'os à ronger pendant des années.

Ce qui peut aider à relativiser, c'est de se rappeler que les créateurs de Rage sont ceux de Doom, du coup forcément on se dit qu'il y a quand même une évolution sur le fond, plus de subtilités. Mais l'univers de Rage aurait vraiment gagné à bénéficier d'une identité plus marquée.

 

 

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vendredi, 25 mai 2018

Sacred 2 [Jeux Vidéo/Critiques]

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Pas franchement adepte du Hack'n Slash avec ses grappes de plus en plus massives d'ennemis à dégommer en martelant souvent les mêmes boutons (le fameux Diablo III m'a globalement laissé de marbre), j'ai voulu retenter l'expérience Sacred II car elle semblait apporter son lot d'originalités en dépit des mêmes caractéristiques précitées. Et au prix où il est actuellement en occaz, c'est un plaisir qui ne se refuse pas.

Résultat de recherche d'images pour "sacred II map"

Cliquez sur l'image pour voir la map complète

+ Combos

+ Cycle jour/nuit

+ Très peu de chargements

+ Nombreux intérieurs accessibles

+ Visuellement encore très attrayant

+ Une monture unique pour chaque classe

+ Un monde totalement ouvert accessible dès le début

+ Des raccourcis nombreux et pratiques comme on en fait plus

+ On peut créer un personnage pour chaque classe sur le même profil et alterner de l'un à l'autre à chaque chargement de partie

+ Selon la classe choisie, on débute le jeu à un endroit différent de la map (mais on sera amené à repasser rapidement aux mêmes endroits).

+ On peut entreposer des objets qui ne sont pas de notre classe dans un coffre dans lequel pourra puiser n'importe quel autre personnage crée.

+ On peut accepter comme refuser chaque mission. Votre perso pourra même faire un commentaire satirique si vous refusez et même balancer en pleine exploration un savoureux : "Quel paysan va encore me demander de l'aide ?". L'inquisiteur est assez fun à jouer pour ce genre d'attitude.

Si Sacred 2 ne révolutionne pas du tout la nature des quêtes, il a au moins le bon goût de s'en moquer, un peu comme Bound by Flame et d'y injecter régulièrement des easter eggs et une bonne dose d'humour avec même parfois l'occasion de choisir l'issue.

+ Un scénario pour chaque personnage/Classe avec une alternative Lumière ou Ténèbres, ce qui offre une énorme rejouabilité sans parler du choix parmi les nombreuses possibilités au niveau des arts du combat et des compétences. (On apprécie aussi des quêtes spontanées liées à sa classe). 

+ On peut détruire des objets pour gagner de la place dans l'inventaire ce qui en plus nous donnera de l'or, moins que si on les vendait, mais la différence n'est parfois pas si énorme, ce qui encourage à le faire. Afin de réduire le loot on peut même sélectionner la rareté des items à ramasser dans les options.

+ Monde vivant, dans les villes les PNJ s'affairent, discutent spontanément entre eux, les dialogues sont parfois pertinents et souvent pleins d'humour

http://telechargerjeuxtorrent.com/wp-content/uploads/2016/03/Sacred-2-Fallen-Angel-XBOX-360.png

+/- On est tout de suite lancé dans le jeu et dans le monde d'Ancaria. Pas d'intro ou de tuto à rallonge, juste une brève cinématique. Mais en contrepartie, il y a un gros manque d'explications sur beaucoup d'aspects du jeu. L'adaptation demandera donc de la patience. Heureusement Internet est ton ami (dans ce cas).

https://newbiedm.files.wordpress.com/2009/06/sacred-3.jpg

- Topographie et mobilité du personnage parfois contraignantes qui balisent le chemin plus qu'on ne le souhaiterait et réduisent l'intérêt de la surface de jeu.

- Scénario anecdotique. A ce titre le début de la campagne de l'Inquisiteur est expéditif. Le scénario est clairement un prétexte pour progresser sur la map. Mais pas besoin de scénario pour ça, dans ces conditions, le jeu étant totalement ouvert dès le début.

- Si on meurt on ne réapparaît qu'au monolithe de résurrection qu'on a activé en dernier, donc pas forcément le plus proche. Il aurait été plus simple et pratique que l'activation de chaque monolithe soit définitive au lieu de devoir les réactiver constamment. Dans Two Worlds on réapparaissait au plus proche, mais tous les autels restaient actifs en permanence. On a aussi intérêt à quitter la partie en s'étant au préalable arrêté à un autel activé car le jeu recharge notre partie à l'autel le plus proche de notre dernière position, ce qui peut grandement nous éloigner d'où l'on était si l'on a pas effectué cette démarche.

- Le nombre de portails de téléportation est trop réduit comparé à la grandeur du monde

- Customisation peu approfondie, choix trop limité : absences des deux sexes dans chaque classe

 

 

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mercredi, 23 mai 2018

Les Gardiens de la Galaxie Vol.2 [Cinéma/Critiques]

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Ayant revu le premier opus que j'ai réévalué positivement, j'ai découvert la suite des aventures des Gardiens avec l'enthousiasme qui me manquait jusqu'alors.

Hélas, cela n'a pas suffit à me faire apprécier le film au-delà de quelques scènes.

Les détracteurs de Marvel reprochent à leurs films cette manie de désamorcer systématiquement les moments dramatiques avec des blagues d'un goût douteux. Et bien on peut dire que LGDLG vol2 en est la parfaite illustration, mais à un point tel qu'il fait relativiser les tares en la matière des autres films du MCU.

J'avoue qu'il m'a été souvent impossible d'être sensible aux instants dramatiques voire tragiques (et il y en a !) tant le film, sans chercher le moindre équilibre, balance des vannes de niveau maternel (qui pourraient être appréciables si elle n'étaient pas aussi insistantes) et la seconde d'après tente vainement de nous tirer des larmes comme si de rien n'était. Non seulement ça ne fonctionne pas, mais ça ruine le propos et la narration du film qui avaient pourtant de l'intérêt puisqu'on nous révèle enfin les origines de Peter Quill/Star-Lord.

A ce titre avoir combiné deux éléments du comics pour définir l'identité du père de Peter est une fausse bonne idée. Tout ce qui pouvait enrichir Peter, l'approfondir est en quelque sorte annulé de par la finalité de leurs retrouvailles.

Il faut dire aussi qu'au lieu de renouveler l'intérêt, les révélations faites semblent n'être qu'un prétexte pour placer de grosses références à la pop-culture, certaines qu'on nous tease tellement à l'avance (un certain caméo) que la surprise n'est guère au rendez-vous et fait tache encore une fois au moment où elle survient.

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Les amoureux du petit Groot seront aux anges, et ce, dès le début !

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Ce n'est pas la présence de Kurt Russel (Stargate) ou de Sylvester Stallone qui changent l'intérêt trop inégal du film.

Je me suis très vite lassé des facéties du trio Star-Lord/Rocket/Drax (des héros qui se veulent badass, mais qui se disputent et se moquent des autres comme des mioches, n'est-ce pas Drax ?) pour me concentrer sur le duel Gamora/Nebula qui apportent un sérieux permanent beaucoup  plus appréciable et passionnant en terme d'histoire et d'émotions.

La beauté visuelle est toujours présente et à saluer de même que certaines idées de mise en scène font leur effet (l'intro du film, l'évasion du tandem Yondu/Rocket), mais à trop vouloir verser dans la surenchère (le combat final est interminable) et dans les bons sentiments, on a l'impression de se retrouver devant un Disney première génération.

J'avoue être perplexe devant une telle mixture. Potentiellement les héros ont tout pour plaire, mais le fun assumé de personnages aussi décomplexés cohabite vraiment très mal à mes yeux avec des enjeux qui incluent la sauvegarde de l'univers.

Peter Quill aurait pu être un digne héritier de Han Solo ou un Indiana Jones de l'espace, mais il ne parvient pas à sublimer les éléments qui pourraient faire de lui un héros aussi iconique. Je trouve par ailleurs sa VF un peu trop terne à mon goût.

En fait, les Gardiens auraient sa place dans un spin-off du MCU, mais le fait qu'il en fasse partie intégrante me chiffonne quelque peu en l'état.

 

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jeudi, 17 mai 2018

Ma Vie pour Elle [Nouvelles/Drames]

Ma Vie pour Elle.jpg

C'était devenu un rituel pour lui.

A 12h12, il prenait sa pilule et soupirait très fort.

Puis il regardait l'horizon. Peu importait le moment de la journée, il savait que c'était l'aube d'une nouvelle ère. Et de s'en savoir responsable ne le rendait pas peu fier.

Il détailla le champs de fleur s'étendant à perte de vue devant lui et observa un arbre non loin comme s'il découvrait l'existence du règne végétal. Toutes ces couleurs, ces formes ravissaient son esprit. Il avait l'impression de pouvoir enfin profiter pleinement des splendeurs du monde.

Des abeilles bourdonnaient au-dessus des fleurs. Des créatures que la majorité avait considéré comme insignifiantes. Il s'en était fallu de peu qu'elles disparaissent et avec elles un équilibre savamment élaboré.

C'est cet équilibre menacé, cette perfection atteinte en son coeur par des êtres qui n'en avaient plus qui l'avaient poussé à entreprendre cette opération radicale.

Quand même les gouvernements encourageaient l'extermination des espèces, il n'y avait plus loisir d'hésiter sur la méthode. Elle ne pouvait être plus discutable, plus condamnable que celle protégée par des lois aveugles et des citoyens sourds à cette menace.

Des abeilles bourdonnaient au-dessus des fleurs, improvisant un ballet dont il ne perdit pas une miette.

Et les splendeurs du monde pouvaient enfin profiter pleinement de leur existence.

Un signal sonore familier l'arracha à son ravissement. Il grogna et aussitôt après sourit nerveusement en découvrant l'écran de son téléphone. Il y en avait un pas loin. Ce signal était tout autant une bénédiction qu'une malédiction.

Il vérifia son pistolet à fléchettes et avant de repartir en croisade eut un regard empli de tendresse envers cette nature redécouverte :

- Je reviendrai vous voir bientôt. C'est promis.

Il vérifia les batteries solaires de son mini-jet et monta à bord. Il grignota une barre énergétique et décolla sans un bruit.

Voir la terre du ciel était un ravissement supplémentaire et de savoir qu'elle serait bientôt débarrassée de tous les parasites qui la rongeaient depuis des millénaires ne pouvait que rendre cette vision plus belle encore.

Il atterrit à l'entée d'un canyon. Là, à l'ombre d'un rocher en surplomb, étendu sur le sol, un homme d'une trentaine d'années gémissait en se tenant la jambe.

- Dieu soit loué. Je suis tombé, je crois que ma jambe est cassée.

Mais l'état de son épaule était plus inquiétant encore.

- Qui vous a fait ça ?

- Un couguar.

Son sauveur sourit. Mais cela n'avait absolument rien de rassurant.

Il produisit un pistolet à fléchettes.

- Vous allez endormir la douleur, c'est ça ?

Son sauveur acquiesça et lui tira une fléchette dans la tête.

L'homme ouvrit la bouche, stupéfait avant de se figer dans cette position. Sa douleur et son inquiétude cessèrent de même que ses fonctions vitales.

Le point rouge sur l'écran du téléphone disparut.

- Un couguar.

Le sauveur redressa la tête et sourit de plus belle.

 

La cible suivante nécessita plus de temps pour la trouver. Heureusement les batteries se rechargeaient vite. Il fallait bien que le réchauffement climatique ait du bon.  

Le sauveur ne put s'empêcher de sourire en se disant que le réchauffement facilitait d'une autre manière l'extermination complète de la race humaine, en permettant à son mini-jet de se recharger très vite pour qu'il termine le boulot du virus au plus tôt.

D'après ses calculs le nombre de survivants ne devait pas dépasser 0,00001%. Ce qui représentait approximativement 700 personnes si on se basait sur les 7 milliards de la population mondiale. Un chiffre moindre, un succès de mortalité presque total, mais qui exigeait malgré tout de lui encore des efforts et de la patience.

Il avait attendu tellement longtemps pour voir ce jour arriver. 

Ce qui le réconfortait c'était de savoir que plusieurs éléments externes, consécutifs à la catastrophe, le secondaient efficacement dans sa besogne comme les animaux sauvages ou le fait que privés de leurs ressources habituelles, les hommes devenaient rapidement très vulnérables. Le dernier qu'il avait rencontré témoignait de ce réjouissant constat.

Il y avait aussi un autre effet secondaire appréciable : les survivants se regroupaient quand c'était possible, ce qui forcément lui facilitait la tache. Et justement plusieurs points étaient apparus sur son écran, très proches les uns des autres. Ils ne se méfieraient pas de lui. Personne ne le faisait. Pourquoi le ferait-on ?

Ils avaient trouvé refuge dans un camping-car en plein désert. Ils étaient six. Trois adultes, deux adolescents et un bébé. Une famille ? Il s'en moquait. Il n'était pas là pour le recensement, ou alors un recensement très particulier. Prolongement inconscient du flot de ses pensées, il esquissa ce sourire lugubre, inadapté pour une telle rencontre. Il savait qu'il devait faire un peu attention, mais c'était plus fort que lui. Il avait atterri loin des regards, il ne fallait pas lui en demander plus en matière de précautions.

Une adulte l'accueillit chaleureusement, lui tendant un verre d'eau. Un adulte (son mari ?) considéra froidement son geste autant que l'arrivée du visiteur, mais elle l'ignora superbement. Le visiteur lui sourit sincèrement et but l'eau fraîche. Il décida de la tuer en premier pour la remercier.

 

Il s'éloigna du camping-car, mais avant d'avoir pu atteindre son mini-jet, ses jambes flageolantes se dérobèrent sous lui et il s'abattit au sol en même temps qu'il vomit.

Un nouveau-né.

S'il avait déjà ôté la vie à un certain nombre de personnes, là c'était autre chose. Sur le moment, il n'avait pas réfléchi, son arme à fléchettes faisant son oeuvre comme le digne prolongement de son infaillible volonté. Pas de balle, pas de recul, pas de détonation, pas de sang, la mort toute en douceur pour sa cible comme pour lui.

Et jusqu'à maintenant cela avait très bien fonctionné.

Pourquoi n'avait-il jamais songé qu'il pourrait tomber sur un nouveau-né ? Sans doute parce que cela l'arrangeait.

Il se redressa péniblement sur un coude, essuyant sa bouche avec mépris. Il se demanda s'il ne ferait pas mieux de transformer son pistolet en fusil à lunette pour tirer à bonne distance et s'épargner des crises de culpabilité malvenues. Avant de rejeter cette idée.

Il savait pourquoi il avait choisi de faire face à ses cibles, à bout portant. Ainsi, il était à même de vérifier qu'elles passaient bien de vie à trépas. Il avait conçu lui-même le poison, indolore et instantané, mais deux précautions valaient mieux qu'une.

Personne ne devait s'en sortir, aucun humain, qu'il soit homme, femme ou enfant. Balayer toute chance d'une renaissance, d'un espoir de civilisation. Plus jamais.

En remontant dans son mini-jet, il décida de gagner un endroit boisé pour se ressourcer. Il ne pourrait pas continuer sa mission avant cela.

 

La tempête le surprit en plein ciel.

Le vent et la pluie étaient des obstacles suffisants, mais quand les éclairs s'en mêlèrent, il décida d'atterrir au plus vite, d'autant que ses batteries expiraient.

Son détecteur lui apprit l'existence d'une grotte à proximité, idéale pour s'abriter, lui et son appareil.

Après plusieurs tentatives, il parvint à se poser. Il poussa le mini-jet dans la grotte et se laissa choir au sol, exténué, tandis que la tempête faisait rage.

Il somnola un peu, un sourire béat s'élargissant sur son visage tandis que les éclairs illuminaient l'entrée de son abri et que le tonnerre grondait comme un animal féroce dérangé pendant sa sieste.

La tempête avait cessé lorsqu'il s'éveilla. La tempête avait cessé  alors pourquoi entendait-il toujours le grondement du tonnerre ?

La patte de l'ours s'abattit sur lui sans autre avertissement. Il poussa un cri de douleur mêlée de surprise.

 

à suivre...

 

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dimanche, 13 mai 2018

Stargate [Cinéma/Critiques]

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Un slogan malin autant justifié par l'histoire même que par le degré d'immersion du spectateur dans cet univers passionnant au croisement de plusieurs genres.

Stargate fait incontestablement partie de mes meilleurs souvenirs de cinéma. Peut-être parce que je l'ai découvert à une époque où je commençais tout juste à me régaler de l'expérience des salles obscures, mais pas seulement.

Par son univers original (développé très largement par les séries télé) constitué d'un savant mélange de genres (mythologie, drame, comédie, SF à plusieurs échelles), Stargate représente encore aujourd'hui le bon côté du blockbuster avec une intention de distraire certes, mais aussi d'impliquer le spectateur dans une découverte majeure qui surprendra par ses tenants et aboutissants. Une ambiance retrouvée durant le prologue du 5ème Elément de Besson, hélas, qui tourne court et vire davantage dans le burlesque.

Cette atmosphère tour à tour merveilleuse et inquiétante liée donc à la Porte des Etoiles et les secrets qu'elle peut recéler, le réalisateur Roland Emmerich et son associé Dean Devlin réussissent très bien à la mettre en scène en faisant monter la pression dans la base militaire.

Bien sûr il faut faire l'impasse sur quelques enchaînements faciles : à peine ouverte, la porte est explorée et alors que rien ne rapprochait les symboles des constellations, dès que la révélation est faite, les installations militaires se retrouvent dotées du matériel adéquat comme par magie. Mais bon, quand on a vu la saison 7 de Game of Thrones, en matière d'ellipses, on sait que tout est possible.

On suit donc avec intérêt l'égyptologue Daniel Jackson (James Spader, le Ultron de Avengers 2 c'est lui !) aussi discrédité que convaincu, aussi savant que gauche (le héros du Godzilla de Emmerich lui doit beaucoup). Ne pas se fier à son apparent détachement, car dès que son esprit assoiffé de connaissances est sollicité, Jackson devient intenable.

Grâce à des personnages attachants, des ambiances soignées et variées et une intrigue rondement menée, Stargate remplit parfaitement sa mission : nous faire voyager et aiguiser notre imagination. 

A noter que le film est rapidement rentré dans la culture populaire au point que des artistes comme Alexandre Astier lui rendent hommage dans Kaamelott - Saison 2 épisode 68 :  Stargate. Moi-même j'ai eu l'occasion de rendre hommage à ces deux univers dans ma série Skymelott - Saison 1 épisode 7 : Perceval, Fils de Dragon.

http://fr.ubergizmo.com/wp-content/uploads/2016/06/saga-stargate-reboot.png

La porte découverte au Caire en 1938. Lors de cette scène, un fâcheux bug du dvd coupe les voix lorsque les personnages parlent égyptien.

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Catherine a poursuivi les recherches entamées par son père. Elle a longtemps attendu, mais sa patience a été récompensée. Elle place en Daniel une confiance presque aveugle qu' elle n'aura pas à regretter. Vis à vis de O'Neill, elle se montre beaucoup moins chaleureuse et c'est réciproque. L'éternel conflit de la science et de l'armée.

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Deux héros que tout semble opposer (à part peut-être la solitude) et que tout va réunir. Classique, mais efficace. Kurt Russel joue les baroudeurs avec brio avec juste ce qu'il faut de fragilité. Inconsolable de la mort de son jeune fils, dont il se sent à coup sûr responsable, le Colonel Jack O'Neill va avoir l'occasion de calmer sa culpabilité et de retrouver un peu de sérénité. Classique, mais efficace.

http://static.hitek.fr/img/actualite/2013/09/08/stargate-film-header.jpg

Des plans sublimes comme celui-ci, il y en a plusieurs. J'aime beaucoup la manière dont la pyramide de Ra intègre design classique et futuriste. Lorsqu'elle se met en place, on a droit à une séquence digne de Predator, en moins sanglant.

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Visuellement, le film est sublime et il le doit beaucoup au français Patrick Tatopoulos, responsable des costumes, qui se fera rapidement un nom à Hollywood au point de cumuler les rôles sur de nombreux films. Il a par ailleurs réalisé Underworld : Le Soulèvement des Lycans.

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Le design des gardes de Ra est vraiment inspiré. Dommage que les casques en se rétractant totalement via un morphing révèlent trop l'effet numérique. Il aurait été judicieux de laisser une sorte d'encolure métallique afin de faire croire davantage à un procédé mécanique. Et puisqu'on parle de défauts visuels, j'ai eu la mauvaise surprise de voir de manière un peu trop évidente les câbles suspendant les vaisseaux lors de l'attaque de la cité. Une négligence aberrante même en 1995.

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Que serait un film hollywoodien sans une romance ? Celle de Stargate est loin d'être déplaisante, elle n'alourdit pas la narration tout en ayant un impact certain sur elle.

Et pour finir en beauté, je ne trouve rien de mieux que parler de la sublime partition de David Arnold qui confère à l'oeuvre une qualité intemporelle. Le compositeur sublime complètement les ambiances qu'elles soient mystérieuses, tendues, romanesques, contemplatives et épiques (Kasuf Returns est un monument à ce titre !). Le thème principal qui ouvre l'album est à lui seul envoûtant à souhait et préfigure du niveau de ce qui suit. Une des plus belles BO à mes yeux (ou plutôt à mes oreilles).

 

 

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vendredi, 11 mai 2018

Predator VS Game Of Thrones : Game of Trophies

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Predator :  un mythe mité

A l'heure où le film The Predator pointe le bout de son nez, je ne peux m'empêcher de faire le triste constat que les studios sont visiblement incapables d'employer judicieusement cette créature et tout son potentiel.

On utilise toujours la même époque, la nôtre, alors qu'on sait pertinemment (grâce à la fin du 2) que cette race est venue  à plusieurs reprises au cours des âges.

Et on nous recolle donc des militaires pour l'affronter.

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L'autre problème c'est que le point de vue est également toujours le même. Le Predator débarque, une escouade humaine lui est opposée et on compte les morts jusqu'à l'affrontement final entre le perso de le plus badass de l'équipe et le Predator. C'était très bien dans le premier parce qu'en plus la tension, l'ambiance, la mise en scène et la thématique de la survie primitive étaient bien mises en valeur, c'était plus qu'un simple duel.

Ce qui manque maintenant c'est un film capable de transcender le mythe de cette créature.

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Vis ma vie de Predator

Je ne suis pas qu'un monstre, je suis un univers

Et si on épousait le point de vue du Predator, si c'était lui qui devenait le héros.

AVP Requiem, s'il se transformait en banal slasher, avait au moins le grand mérite de renouveler considérablement l'expérience dans sa première partie et son fil conducteur puisqu'on suivait la mission d'un Predator de bout en bout, une mission directement conséquente au précédent opus qui plus est, ce qui confère une originalité supplémentaire de taille.

Le diptyque Alien VS Predator/ AVP : Requiem malgré ses défauts peut donc être considéré comme un très bon film de Predator étant donné la manière dont il développe le point de vue sur la créature et son background. Le 2 l'avait fait lui aussi à sa façon, mais hélas il a bien mal vieilli.

Reste à transformer l'essai.

En donnant par exemple aux spectateur l'occasion de suivre le parcours d'un initié, du départ de sa planète natale (il est temps d'en voir un peu plus à leur sujet, non ?) jusqu'à ses premières chasses sur différentes planètes inconnues qui nous feraient découvrir des environnements exotiques ainsi que nouvelles et dangereuses races extraterrestres dont il devrait ramener quelques trophées.

En récompense, quelques années plus tard, devenu un fier et beau spécimen, il aurait l'insigne honneur d'aller se taper un petit safari sur Terre, mais à une autre époque que la nôtre car il y a vraiment besoin de casser le moule à ce niveau (Même s'il y a déjà eu le film Outlander, chez les vikings, ça le ferait grave !).

Ceci fait, mais non sans mal, sinon ce n'est pas très intéressant, il aurait le droit d'aller chasser sur une autre planète et l'histoire se conclurait sur sa rencontre avec une nouvelle race, une race mythique pour les Predators, plus redoutable encore qu'un Schwarzy mal luné ou qu'un Alien gorgé d'acide, qui pourrait devenir un ennemi de poids, un nouveau challenge.

Oui, ce serait un film long, audacieux et quasi-muet (en tout cas dans notre langue). Mais le Predator mérite bien ça, non ?

Game of Trophies

Predator VS Game Of Thrones

Un petit trip de geek réunissant deux licences que j'adore en espérant un jour voir un Predator débarquer à l'ère du Moyen-Age (des fans l'ont déjà fait, voire ci-dessous), ce qui renouvellerait l'intérêt de la série et pourquoi pas dans un univers post-apo.

En Lien

Predator

AVP: Alien vs. Predator

Aliens vs. Predator - Requiem

Predators

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Montages

Life after Death

Bronn : Blood and Gold

Theon Greyjoy : Who am I

Cersei : The Dark Prophecy

Jorah Mormont : Anything for Her

Daenerys and Drogon : Locking my Soul

Death of Ned Stark - Rains of Castamere

The Wildings : We don't kneel for anyone

Arya Stark : The Destiny of a Young Wolf

Beauty of a Journey : Tribute to Landscapes

Brienne of Tarth : Not A Lady, Not A Knight

 Sandor Clegane : It's the world that's awful

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La Cicatrice

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Le Chien et le Lion

Les Enfants Maudits

La Nouvelle Peur de Sandor

Le Loup, le Cerf et le Sanglier

Sandor Clegane, l'homme brisé

 Illustrations

Join the Realm

The Dragon Queen

The Hound/Le Limier

Critiques

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Game of Thrones Saison 2

Game of Thrones Saisons 3 & 4

Game of Thrones Saison 5

Game of Thrones Saison 6

Game of Thrones Saison 7 [Episode 1]

Game of Thrones Saison 7 : Le Bilan

La Princesse et la Reine [Nouvelle]

Game of Thrones : Les Origines de la Saga [Livre]

 

 

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dimanche, 06 mai 2018

Captain America : Civil War [Cinéma/Critiques]

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Loin d'entraîner la chute du MCU, cette division l'élève de nouveau vers les sommets !

Dans Avengers, Steve Rogers alias Captain America et Tony Stark alias Iron Man s'asticotaient déjà dans une bataille d'égos qui à l'époque faisait sourire. Mais à cause de nombreux dommages collatéraux dus aux agissements libres des Avengers les choses ont fini par prendre un ton autrement plus sérieux et dramatique.

Voulant préserver l'indépendance des Avengers, malgré des destructions massives et surtout la mort d'innocents, Captain America  et d'autres membres refusent de signer certains accords les soumettant au contrôle d'une branche spécifique de l'ONU créée tout spécialement pour l'occasion, s'opposant à la volonté de Tony et du reste de l'équipe.  Des évènements inattendus vont venir alimenter cette guerre des nerfs jusqu'à une confrontation ouverte et disons-le très musclée où l'amitié, la confiance, la colère, la vengeance et le pardon ne vont cesser de se heurter.

Si le Soldat de l'Hiver s'était vite imposé en terme d'excellence, Avengers 2 l'Ere d'Ultron a représenté, quant à lui, une évidente sortie de piste pour l'écurie Marvel. On se demandait alors ce que pouvait bien nous réserver ce Civil War regroupant une pléthore de héros de tout horizon (Danger : overdose !!!).

Heureusement le bilan est plus que positif. Voyons cela plus en détails (mais pas trop, comme d'hab !)

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Bucky Barnes alias Le Soldat de l'Hiver crevait déjà l'écran dans le précédent opus de Captain America, The Winter Soldier. Pour le plus grand plaisir de ses fans (dont je fais partie) il est de retour, encore plus présent, actif et important.

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Son interprète, Sebastian Stan, a fait du chemin depuis First Avenger, alors que paradoxalement, on pensait en toute logique ne plus entendre parler de lui. Sans doute le rebondissement le plus appréciable de la série.

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Tout d'abord on retrouve avec un plaisir certain l'ADN du Soldat de l'Hiver avec un zest d'Avengers. Le film prend donc à nouveau la forme d'un thriller politique mâtiné de plusieurs grosses séquences d'action savamment chorégraphiées, mais qui finissent par se répéter un peu malgré tout en dépit d'un soin évident pour varier les combats. Il est un fait que les protagonistes quels qu'ils soient finissent tous par rivaliser de force, d'endurance et d'agilité.

On note encore une fois après Iron Man 3 que Tony sans son armure s'en sort très (trop) bien au corps à corps même face à des adversaires de l'acabit du Winter Soldier. Et si voir les deux Teams obtenues se foutre sur la tronche est l'occasion de nombreuses bonnes idées (les interventions d'Ant-man en prime), il n'en est pas moins vrai qu'on a parfois du mal à suivre l'action (et se rappeler qui est avec qui), la 3D et son inséparable effet de flou n'aidant pas à rendre l'action lisible.

Revu en 2D sur une télé, le film est beaucoup plus lisible et cette joute entre les deux teams encore plus appréciable. Ce morceau de bravoure est l'occasion idéale pour nos héros de s'en donner à coeur joie, les pouvoirs de chacun étant savamment exploités et entremêlés.

Ceux qui ont regretté la fadeur de certains combats dans Infinity War devraient revoir cet opus très généreux à ce niveau. En témoignent aussi le début en Afrique et l'évasion du Winter Soldier à Berlin. Les frères Russo, qui ne font pas l'unanimité en matière de mise en scène, parviennent pourtant à bien retranscrire la violence et l'impact des coups tout en se montrant inventifs au niveau des chorégraphies.

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Difficile en revanche de ne pas pointer du doigt Wanda la Sorcière Rouge qui lors de cette fameuse séquence à l'aéroport oeuvre en toute impunité alors qu'elle représente une grande menace en neutralisant de nombreux personnages au moment décisif. Sa relation avec Vision est en tout cas intéressante dans ce qu'elle apporte en terme de dilemme.

Ceci étant dit, l'intérêt ne faiblit jamais et la psychologie des personnages et leurs capacités autant que les rebondissements de l'intrigue sont admirablement imbriqués.

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Black Panther : l'un des nouveaux venus, vraiment stylé lui aussi et très déterminé également ! Une bonne introduction pour le film qui l'a consacré cette année.

Les réflexions et dialogues auraient pu gagner parfois en épaisseur, mais c'est surtout lorsqu'on repense à ce qui motive Rogers et Stark à la base qui rend leur opposition très intéressante. Rogers a assisté aux méfaits du fascisme (durant la 2nde guerre mondiale) et des autorités corrompues (le retour de l'Hydra) et il sent qu'il ne peut se fier qu'à son jugement, à sa propre moralité. Stark, lui, est bien placé pour savoir que les armes - vivantes ou non - font des dommages au-delà de leurs cibles présumées. Il est devenu Iron Man pour que cela ne se produise plus. Animés par de bonnes intentions, ils ont paradoxalement raison tous les deux dans leur appréciation de la situation.

Il faut quand même avouer que le hasard n'a plus trop (du tout) sa place dans le Marvel Cinematic Universe (MCU), tant tout le monde finit par être relié à tout le monde, ce qui peut agacer autant que plaire. Mais il faut reconnaître que la cohérence est ainsi un maximum préservé avec dans chaque film des indices sur les enjeux des suivants.

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Les producteurs ont dû m'entendre car cette fois Vision a retenu mon attention grâce à son côté Dr Manhattan de Watchmen.

Mais là où le bât blesse vraiment c'est quand l'intrigue principale en plein essor est soudain suspendue (c'est le cas de le dire) au profit de l'introduction d'un nouveau membre recruté par Stark lui-même à savoir Spiderman, alors qu'on s'attendait à sa simple apparition (qui aurait par ailleurs suffi). Une séquence, comme l'ont souligné justement certains spectateurs, qui aurait eu davantage sa place en scène bonus post-générique. L'intention est bonne, mais le résultat est maladroit (surtout quand on sait que cette relation mentor/élève va être exploitée dans un film à part entière). Heureusement, tout comme c'est le cas pour Ant-Man, l'utilisation des pouvoirs de l'homme-araignée et son humour font mouche et s'intègrent très bien dans le reste.

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Daniel Bruhl incarne un mystérieux personnage. Son identité renvoie aux comics et au jeu vidéo Captain America Super Soldier.

On ressort en tout cas très satisfait de la projection, encore plus lorsqu'on s'aperçoit que les allusions à Avengers 2 ont été peu nombreuses, ce qui finit de nous faire oublier ce mauvais épisode. L'une des qualités, et pas des moindres, de Civil War.

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Cette affiche produite pour la sortie d'Ant-Man était moins gratuite qu'elle ne le paraissait finalement...

 

 

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mardi, 01 mai 2018

Spiderman 2 [Cinéma/Critiques]

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C'est la jaquette du DVD bien que j'ai revu le film en Blu-Ray sauf que la jaquette du Blu-Ray est vraiment moche et pas très dispo sur le net : un mal pour un bien !

Après un premier opus qui avait suscité un engouement quasi-unanime malgré un Bouffon Vert caricatural au possible (ce qui m'empêche toujours d'apprécier le film  dans sa totalité), Sam Raimi (Jusqu'en Enfer) avait la lourde tâche de donner une suite aussi efficace tout en renouvelant bien évidemment les ingrédients. Non seulement, il a remarquablement réussi, mais cerise sur le gâteau, il nous a épargné les tares du film précédent.

Le film s'ouvre d'ailleurs sur un magnifique générique lequel via des peintures de l'illustre Alex Ross, résume le premier opus.

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J'adore cette scène. Dans la peau du Docteur Otto Octavius, Alfred Molina (L'Apprenti Sorcier) est particulièrement attachant lorsqu'il se confie à Peter. Avec l'ambiance complice qui se dégage entre les personnages, on imagine facilement un tout autre film. On regrette même que cette bonne entente ne perdure pas davantage.

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En présentant le futur bad guy lors d'un repas intimiste (très réussi) comme un être humain à part entière avec lequel Peter Parker pourrait nouer une belle amitié voire des liens père-fils, le cinéaste nous offre déjà une savoureuse entrée en matière et une alternative bienvenue à tout ce qu'on a pu voir en matière d'introduction de vilain.

Sam Raimi a beau être aux commandes d'un blockbuster très attendu, il compte toujours se faire plaisir en revenant notamment aux sources du cinéma qui a fait son succès. C'est ainsi que lorsque Octopus reprend conscience à l'hôpital après une tragique expérience en public il le fait dans une ambiance de film d'horreur qui fait sourire, Evil Dead n'est pas loin. Avec en prime John Landis (réalisateur du Loup-Garou de Londres et du clip Thriller) dans le rôle d'un infortuné médecin.

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Quand l'ami Spidey prend la pause, on se régale !

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Niveau action, ce Spiderman 2 envoie du très lourd, avec des affrontements  entre Spidey et Doc Oc superbement chorégraphiées. Rarement on avait vu une mise en scène aussi virtuose à part dans les mangas, ce qui a d'ailleurs valu au film de remporter l'Oscar des meilleurs effets spéciaux en 2004.

A ce titre le combat sur la façade de l'immeuble, puis sur le toit du métro est un vrai morceau de bravoure d'une intensité et d'une inventivité exemplaires qui a par ailleurs le mérite de se terminer d'une manière émouvante (la réaction des passagers).

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La version longue du combat sur la rame de métro, en revanche, étire inutilement la séquence en longueur et n'apporte pas grand-chose.

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Le gag dans l'ascenseur se voit prolongé dans la version 2.1

Ce second opus exploite bien la dualité de Peter et même de la plupart des super héros, ce tiraillement incessant entre une soif de justice et une faim de sérénité. L'amour incurable de Peter pour M.J. et son besoin de la protéger de ses ennemis va l'amener à prendre une décision radicale, mais heureusement pas définitive.

Mais cette parenthèse bienvenue pour le héros l'est également pour le spectateur qui a l'occasion de découvrir un Peter différent, décontracté, enfin apaisé, mais toujours drôle (à son insu), épanoui, heureux de pouvoir enfin souffler et profiter de la vie, se dessine même au cours de cette parenthèse une possible nouvelle idylle.

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"Je t'aime, moi non plus"

De son côté, Mary Jane va, elle aussi, faire une croix sur cet amour impossible et faciliter son deuil dans les bras de rien moins que le fils de Jonah Jameson, le patron du journal qui emploie Peter.

Un mal pour un bien, car les atermoiements des deux tourtereaux virent régulièrement à la mièvrerie, il faut bien le dire, avec sourires gênés, joues rougissantes et moult regards embués de larmes.

Le reproche qu'on pourrait faire au film, un excès de pathos, comme en témoigne aussi la scène avec l'oncle Ben.

Evidemment sa destinée va rattraper Peter plus vite qu'il ne l'eut souhaité de même que son passé aussi puisqu'en plus de Doc Oc il lui faudra aussi faire face à son ami Harry.

On aurait aimé que Doc Oc et sa relation avec Peter soit mieux exploitée tout du long, mais la fin du film réserve une bonne scène à ce niveau.

Spiderman 2 est donc avec The Amazing Spiderman, mon aventure préférée de l'homme-araignée, en attendant que je découvre Homecoming.

BONUS

 

 

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jeudi, 26 avril 2018

Avengers Infinity War [Cinéma/Critiques]

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Un Avengers puissance 1000

Quand Marvel sort sa botte secrète

"Plus réussi est le méchant, plus réussi sera le film."

Cette fameuse maxime de Hitchcock que semblait avoir beaucoup trop négligé Marvel pendant un temps semble les avoir inspiré comme jamais depuis peu.

Déjà dans Captain America 2, le Soldat de l'Hiver crevait l'écran, sans prononcer un seul mot, juste en affichant sa détermination et en combattant avec style, le cerveau étant ailleurs, preuve que Marvel était capable d'offrir une Némésis marquante.

Avec Black Panther, le cerveau et le muscle sont réunis en la personne de Killmonger et le film lui doit en grande partie son succès, faisant de ce film bien plus qu'un énième opus du MCU, mais un film à part entière pouvant être apprécié autant pour ses scènes d'action et ses effets spéciaux que pour la tragédie de ses personnages et ses nombreuses thématiques. Un cap venait d'être passé.

Mais la grande surprise c'est qu'il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que le studio enfonce le clou. Et qui mieux que Thanos pour le faire.

Car, oui qu'on se le dise, dans Avengers Infinity War, le héros, anti-héros, mais héros quand même c'est lui, Thanos, enfin sorti de l'ombre, libéré du carcan des scènes additionnelles où il ne faisait que de la figuration et pas la plus prometteuse.

Révélé au grand jour et à la vue de tous, il apparaît comme un personnage imposant à tous points de vue. Son visage, sa voix et ses mots bien choisis lui donnent un poids considérable dans la balance de notre affect au point de la faire pencher régulièrement en sa faveur, malgré une écurie de super héros auxquels on a eu tout le temps de s'attacher.

Premier pari fou réussi.

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L'humour apporté à Thor via Ragnarok sert bien la rencontre entre le Dieu d'Asgard et Les Gardiens de la Galaxie. Ce n'est pas pour autant que ce sera le coup de foudre immédiat.

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Ce gif issu du trailer comporte une erreur volontaire. Pour limiter le spoil et garantir la surprise, Marvel a eu la bonne idée d'en glisser plusieurs...

Car Thanos n'est pas le méchant lambda vu mille fois venu tout détruire pour le plaisir ou le pouvoir. Ses motivations, bien que simples, deviennent rapidement légitimes pour le spectateur et lui donnent d'autant plus de crédit et de profondeur que le personnage lui-même est présenté sous toutes ses facettes émotionnelles.

Aussi calme que puissant, il dégage une mélancolie et une abnégation qui restent à l'esprit longtemps après avoir quitté la salle.

Un seul film pour nous le présenter et ça fonctionne du feu de Dieu. Thanos est au coeur du film, du MCU, il connecte tout et tout le monde ou presque, ce qui permet en outre de creuser le passé d'autres personnages et faire germer des situations et des émotions inattendues. Franchement, on en espérait pas autant.

Le film bénéficie à ce titre d'une narration et d'un montage vraiment exemplaires et admirables. C'est aéré, fluide, chaque personnage trouve sa place naturellement dans ce scénario qui nous fait voyager constamment, de nouvelles équipes se forment, ça bastonne, ça se pose, ça se tire dans les pattes, ça rigole, ça se sacrifie, ça clarifie les bonnes choses au bon moment (l'origine et la nature des pierres), bref c'est maîtrisé de bout en bout et les 2h30 ne sont ni trop longues, ni trop courtes, juste parfaitement remplies sans aucune indigestion ou tendance soporifique.

Mais comme si cela ne suffisait pas, la fin se permet une audace vraiment couillue dans le fond, hélas trop édulcorée dans la forme ce qui amoindrit considérablement son impact émotionnel en plus de créer une éventuelle incompréhension chez le spectateur.

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Ceci plus le Black Order (la garde de Thanos) assez anecdotique qui nous vaut des combats peu mémorables dans l'ensemble (exceptés celui contre un maître de la télékinésie et bien sûr celui contre Thanos lui-même) est le seul bémol que je citerais, car bien sûr rien n'est parfait.

Mais ce n'est pas pour autant que je ne terminerais pas en disant que Infinity War pouvait difficlement être mieux tant la gageure était énorme.

Quel que soit le futur des Avengers et du MCU, Marvel a porté une sacrée estocade au genre qu'il cultive depuis des années. Il s'est réinventé là où personne ne l'attendait. Son talon d'Achille devenu son point fort, et quel poing !

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L'effet secondaire de Infinity War : porter maintenant toute l'attention des fans sur deux films qui, sinon, aurait eu sûrement moins leurs faveurs : la suite de Ant-Man (qui s'est avéré une excellente surprise) et Captain Marvel, le premier film de Marvel consacré entièrement à un personnage féminin (en attendant le spin-off de Black Widow).

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Merci à Josh Brolin (Gangster Squad) pour avoir incarné (en performance capture) un méchant aussi indispensable ! Le comédien, qui a fait bien du chemin depuis Les Goonies, donne vie également à Cable, l'adversaire de Deadpool dans la suite de ses aventures, bientôt sur les écrans. Contrairement à ce qu'on peut penser, Josh a préféré joué Thanos pour la bonne raison qu'il était très inquiet sur l'importance et l'impact de sa prestation au travers de cette technique qu'il expérimentait pour la première fois. Quelque chose nous dit qu'il a été rassuré à ce sujet en découvrant combien son jeu était intact à l'écran. Il faut dire que Weta Digital (la trilogie du Seigneur des Anneaux, la trilogie de La Planète des Singes, King Kong) a oeuvré sur le film de même qu'ILM (Starwars).

 

 En Lien

Avengers Infinity War Aperçu

 

 

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dimanche, 22 avril 2018

Le Sang du Matador [Livres/Epouvante]

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S'il y a bien une chose qui me répugne dans les moeurs de notre société c'est la tauromachie et le culte qu'on peut lui vouer (J'ai appris tout récemment l'existence d'écoles pour former de futur toréros. Des jeunes s'entraînent donc en toute impunité sur de petits animaux, le tout financé par l'Etat, j'en suis malade !).

Paradoxalement l'un de mes romans préférés se situe dans ce milieu. Mais il y a plusieurs raisons qui expliquent mon plaisir de lecture en dépit de ce contexte.

Tout d'abord parce que la tauromachie n'est traitée qu'en surface et que forcément sous une forme littéraire, cet univers est beaucoup plus digeste. On se plaît même à penser que ce pourrait n'être qu'une invention littéraire pour traiter de la folie humaine.

Hélas, trois fois hélas.

On apprend un certain nombre de choses à son sujet, principalement le déroulement des corridas et quelques gestes techniques, mais telle qu'elle est écrite, l'histoire peut très facilement induire que cette profession est maudite de par la cruauté qu'elle implique et qui se retourne tôt ou tard contre celui qui la cultive, qu'il soit montré comme vertueux ou pas. En même temps, c'est déjà un sacré péché de pratiquer cette activité.

On a bien droit à quelques détails sanglants, mais c'est un roman d'épouvante, c'est donc un ingrédient inhérent. Mais surtout la violence et le gore présents sont beaucoup plus associés à la mort d'êtres humains qu'à celle de taureaux.

D'ailleurs le seul moment où un taureau est décrit comme souffrant, cela est dû à la maladresse de Cristo Cruz, un jeune toréro rival de l'indétrônable Jaime Sublaran, qui finira d'une bien triste façon pour la plus grande satisfaction du vétéran. Mais c'est en affichant sa jubilation face à cette tragédie que Sublaran va dévoiler son côté le plus obscur à la communauté espagnole et entamer sa chute fatidique.

L'histoire commence avec cet épisode qui nous met tout de suite dans le bain (de sang, bien entendu !).

Le personnage de Phil Catron, auteur en mal d'inspiration, va trouver en la légende Sublaran un sujet en or. Pour le meilleur et bien sûr pour le pire. Surtout quand on sait que pour ses vacances imposées par un entourage qu'il méprise (et c'est réciproque), il va loger dans la maison du toréador décédé. L'inspiration, il va la trouver, et pas qu'un peu, mais pas seulement...

Avec son style épuré, simple et efficace, Dale Pierce nous entraîne sans peine dans son récit macabre. L'écriture, fluide au possible comme je l'aime, associée à une ambiance de polar qui monte crescendo nous accroche de bout en bout, sans longueur, sans lourdeur.

L'auteur balance l'ambiance et l'imagination fait le reste. On injecte sans y prendre garde tout un pan de notre culture cinématographique, celui des slashers qui nous ont fait frissonner de plaisir. 

A chacune de mes lectures, je visualise les scènes comme si je regardais un film, comme si je le mettais moi-même en scène parfois. Le plaisir en est décuplé.

On pourrait reprocher à Dale Pierce d'être peu novateur dans la forme, d'aller trop à l'essentiel. Personnellement, j'ai apprécié, car je trouve que beaucoup d'auteurs ont tendance à écrire pour écrire, pour noircir de la page, sans faire avancer l'intrigue pour autant, au moins ça équilibre.

En ce qui concerne certaines répétitions de pensées et de situations, c'est justifié par l'aliénation croissante de Catron qui à l'instar du lecteur ne sait plus ce qui est réel ou fantasmé par lui, ce qui est de son fait ou d'un potentiel spectre de Sublaran.

Et c'est la grande force de ce bouquin est de brouiller sans cesse notre perception, nos convictions. Catron est-il simplement obsédé par Sublaran  ou possédé par lui, par son esprit désireux de s'incarner ? En est-il l'instrument au point de tuer pour lui ? Développe-t-il une forme de schizophrénie assassine ? Se prend-il vraiment pour lui ? Quelle est la part de folie dans tous ces évènements morbides qui finissent par s'enchainer comme un jeu de dominos ? Quelle est la part de surnaturel, de réalité ? de rêve éveillé ? Les possibilités sont multiples.

La fin est parfaite, concise avec juste ce qu'il faut d'ouverture pour laisser libre cours à notre imagination, à une potentielle suite encore plus violente et cauchemardesque.

Classique, sans doute, mais un classique aussi dans le meilleur sens du terme !

BONUS

Dans le roman, Phil Catron mentionne la scène emblématique d'un western...

Dont la musique a servi d'illustration à une scène tout aussi emblématique de Kill Bill 2 :

 

 

 

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jeudi, 19 avril 2018

Homefront : The Revolution [Jeux Video Critiques]

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 Un Far Cry Post-Apo

A l'heure où Far Cry 5 fait beaucoup parler de lui tant en bien (le fun et l'exploration libre bien au rendez-vous) qu'en mal (les nombreux retours des joueurs sur les bugs, la physique et l'IA aléatoires), il est intéressant de se pencher sur un jeu doté du même feeling, mais qui n'a hélas pour lui pas connu autant d'éloges. Tant et si bien qu'à la fin des crédits du jeu, les concepteurs justifient l'état du jeu en résumant la complexité du développement (faillites, abandons) sauvé in extremis à plusieurs reprises grâce à l'acharnement de certains.

A sa sortie, Homefront Revolution a donc été connu plus pour son flagrant manque de finitions  que pour son contenu. Dommage, car malgré un scénario lambda et des mécaniques classiques (Red Faction Guerilla n'est vraiment pas loin), il se révèle un excellent jeu d'action aux ambiances très réussies.

Corrigé, il se révèle très agréable à jouer, je n'ai eu à déplorer que deux passages sous la map.

Ce qui frappe en premier lieu dans Homefront Revolution c'est donc son ambiance.

Après une intro fort réussie qui nous explique comment les nord-coréens ont pu s'introduire aisément aux Etats-Unis (impossible de ne pas faire le parallèle avec la suprématie de la Chine et la dépendance occidentale à sa production) et plus particulièrement à Philadelphie (le cadre du jeu), une cinématique, elle aussi très inspirée, introduit notre personnage au sein de l'histoire.

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Les nord-coréens prennent d'assaut une partie des Etats-Unis, déclenchant une guerre et plongeant le pays dans un chaos digne d'un univers post-apocalyptique. Les fans de Fallout apprécieront le rapprochement possible entre ces deux licences.

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Si vous lisez ceci, vous êtes la Résistance (dixit John Connor)

Le joueur se retrouve alors rapidement plongé dans un univers aux frontières de plusieurs genres, dans un monde à la fois post-apo où la survie et le système D sont le pain quotidien, dans une guerre civile sous régime totalitaire avec le sentiment constant d'insécurité et de menace qui va avec, autant que dans une lutte contre une invasion (aux relents extraterrestres), un mélange très réussi qui renvoie à de grosses références du genre.

Citons la série Metro et The Division pour les abris souterrains et la nécessité parfois de porter un masque à gaz, les patrouilles et surtout les drones de reconnaissance et le métro nous amenant dans une zone  étroitement surveillée (le sublime chantier naval dans lequel on ne pourra hélas jamais revenir) vous ramèneront, eux, vers Half LIfe 2.  

On goûte même un peu à Hitman puisqu'on a la possibilité dans les zones jaunes de se la jouer furtif et de se cacher dans des bennes à ordures (bon par contre on ne peut pas cacher les corps, ni se déguiser).

Les animations des armes en cas d'inactivité, elles, rappelleront de bons souvenirs aux afficionados de Far Cry 2.

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L'arbalète, puissante et silencieuse, deviendra très vite votre meilleure amie.

Niveau immersion, on est donc servi. Si on regrette d'avoir le sentiment d'être celui sur qui tout repose, le fait de voir les citoyens se rebeller progressivement dans les zones jaunes et de les entendre se mobiliser est très appréciable. Il y aussi des détails dont il faut souligner l'intérêt. Ainsi il n'est pas rare de voir des croquis dans les bases nous donnant des astuces notamment sur l'utilité de certains items ou pour savoir comment neutraliser certains types d'ennemis.

On aurait aimé qu'il pousse le détail ainsi sur notre personnage. Le fait d'acheter des genouillères pour pouvoir glisser plus longuement sur le sol n'ajoute aucun cosmétique sur les genoux de notre avatar. Dommage pour la cohérence.

En revanche on apprécie le parti pris d'intégrer tous les menus du jeu dans le téléphone (map, journal, scanner) avec un appareil photo qui servira pour quelques missions (comme dans GTA IV), certains jobs (activités annexes) et qui marquera les ennemis à l'écran comme par magie à l'instar encore une fois de Far Cry.

Et puisqu'on parle de Far Cry, notons que pour acheter et vendre, cela se fera par le biais de sortes de casiers/distributeurs pas très crédibles qu'on trouvait déjà dans Far Cry 4. Faut croire que même dans les jeux vidéo la main d'oeuvre est devenue trop onéreuse.

Pourquoi tant de points communs avec la série Far Cry ? Simple paresse des développeurs ? Peut-être pas. Il faut savoir que le studio Crytek (La série Crysis) est à l'origine du premier épisode de la série phare d'Ubisoft. Suite au succès d'une démo technique, Ubisoft avait commandé le premier épisode de ce qui allait devenir l'une de leurs licences les plus lucratives. Tout s'explique, retour aux sources, la boucle est bouclée.

Le level-design bien travaillé exploite très bien les séquences de parkour et d'escalade avec un code de couleur (bleu) qui permet à la manière d'un Mirror's Edge de repérer facilement les points d'accès et d'intérêt. L'exploration et le cache-cache avec les norkos (nord-coréens) n'en sont que plus grisants. 

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N'espérez pas détruire l'un de ces dirigeables au lance-roquettes (pas comme dans The Saboteur), ils ne sont vulnérables qu'en fin de jeu dans le cadre d'une mission.

Le cycle jour/nuit est très convaincant, mais c'est surtout la nuit qui marque le joueur (avec la pluie c'est encore mieux) puisqu'elle apporte une ambiance terriblement immersive dans les zones rouges (surtout la première fois), tant et si bien qu'on se croirait dans le futur pour le moins sombre de Terminator.

Si vous avez aimé l'épisode Renaissance, alors vous jubilerez. Dans la zone rouge de Lombard avec son filtre jaune crasseux et enfumé, on a vraiment le sentiment de participer à la Résistance de l'Humanité contre les Machines, la possibilité de piloter des motos et surtout le survol des dirigeables avec leur laser de détection ajoutant grandement au sentiment de persécution. 

Il faut dire aussi que les nord-coréens donnent plus l'impression d'avoir affaire à des cyborgs qu'à des êtres humains que ce soit par leur apparence ou leur voix à la résonance artificielle.

En dehors du scénario et de la prise d'avant-poste (ce qui revient régulièrement au même), différentes quêtes annexes seront disponibles comme des jobs affichés dans les planques et des évènements dynamiques qui vous récompenseront par quelques coffres à piller.

Si vous êtes familier des Far Cry, vous retrouverez la même mécanique à savoir que plus vous délivrerez d'avant-postes, plus vous aurez de bases où vous équipez et glaner des missions, mais parallèlement plus les zones de jeu seront désertées par les ennemis. Logique, mais il est toujours bon de le rappeler car un monde ouvert sans ennemis dans un jeu d'action, si tant est qu'on veuille savourer sa dynamique pendant un certain temps, est vite privé de ce qui fait sa saveur. 

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Pouvoir customiser ses armes à n'importe quel moment en profitant d'une vue adaptée (ci-dessus) est l'une des grosses curiosités du titre. On pourra même les transformer, passant par exemple d'un pistolet à un pistolet mitrailleur. Une arbalète pourra carrément se transformer en lance-flammes et un fusil de combat en lance-roquettes, mais cela se fait de manière peu subtile (on garde la crosse on change tout le reste) rendant cette feature au final mois originale que prévue. Il aurait été plus intéressant de devoir récupérer certaines pièces pour transformer chaque arme de manière plus aboutie.

Car une fois débloqué l'emplacement de la troisième arme, on a vite fait de se contenter de ce que l'on a sans ressentir le besoin d'exploiter ce système peu crédible en l'état à part pour varier les plaisir sur le long terme.

On aurait aussi aimé un raccourci d'armes qui nous permette d'alterner entre toutes nos armes et pas seulement entre deux sans devoir passer par le menu radial, tare déjà présente dans les Far Cry que Homefront Revolution copie sans doute un peu trop même dans ses défauts.

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Comme je le disais plus haut la présence de motos est très appréciable et si parfois il faudra prendre garde à l'étroitesse de certains passages, on a bien souvent suffisamment d'espace pour manoeuvrer et effectuer de sympathiques sauts à des emplacements prévus. Ce véhicule ajoute une bonne dynamique, mais encore une fois son usage reste mineur car on ne peut pas tirer en conduisant, ni utiliser son téléphone. Mais ceux qui apprécient de jouer RP pour se rendre aux différents endroits sans utiliser le voyage rapide sauront lui donner plus de valeur.

Points Négatifs :

- Points de sauvegarde parfois mal pensés. On valide une mission, on se fait tuer pendant la mission, on reprend la partie avant la validation de la mission donc obligé de refaire des étapes pour la relancer.

Les sauvegardes auto durant le jeu (il n'y en a pas de manuelle) n'étant pas légion non plus en mode libre, il faudra donc bien penser à passer régulièrement au magasin pour être certain d'enregistrer sa progression.

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Dana Moore (qui ne jure que par la violence), le doc Sam Burnett (à gauche, qui ne jure que par la non-violence), Jack Parrish (qui ne jure que par la voix de Benjamin Walker, le leader de la Résistance capturé par les Norkos que vous devez délivrer), mais les trois ont un point commun : ils ne jurent aussi que par vous (Ethan Brady) pour faire avancer les choses.

- Scénario de plus en plus prévisible, faisant passer les leaders de la résistance pour de gros abrutis, tant les pièges et trahisons se voient à des kilomètres. Dommage car de base le trio qui nous accompagne est intéressant en dépit d'une fâcheuse tendance à n'exploiter qu'une facette de leur personnalité. Il faut aussi préciser que le sort réel de Benjamin Walker n'est connu que via un DLC payant.

- Une fois recrutés, nos alliés nous suivent avant de très rapidement nous oublier. En même temps, on ne peut leur donner aucun ordre contrairement à ce qu'ils nous font croire. L'IA comme souvent est terriblement lente à réagir ou bien tout l'inverse.

- Notre personnage est aussi muet qu'il se révèle trop vite indispensable à la victoire, ce qui crée un déséquilibre. Je veux bien croire que les actes valent plus que les mots en temps de guerre, mais bon...

- Une map un peu trop morcelée avec de gros blancs inexploités et surtout des zones visibles, mais disponibles uniquement en DLC, une zone forestière notamment au prix exorbitant.

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 Peu de zones disponibles, mais chacune a vraiment sa personnalité.

 

 

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lundi, 16 avril 2018

Daredevil [Cinéma/Critiques]

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Version Director's Cut

Dans le genre mal-aimé (avec un certain Green Lantern), Daredevil est notoirement célèbre. Si j'apprécie le film, je comprends aussi pourquoi il est ainsi malmené, même si je trouve cet acharnement un peu trop extrême. 

Les limites apparaissent en effet assez clairement. Le manichéisme prononcé, la dualité du héros trop simplifiée et l'action fun, mais qui vire parfois au délire (les sauts démesurés de Daredevil). Un résultat donc tiède et inégal comparé à la force et à la noirceur originelles qui se dégagent du comics. N'est pas Watchmen qui veut.

Le réalisateur Mark Steven Johnson est pourtant un inconditionnel du personnage. Son film suivant, Ghost Rider, prouvera définitivement qu'il est plus à même de faire dans le divertissement sympatoche que dans l'oeuvre adulte.

Pour autant Daredevil ne manque pas d'attraits. Outre un casting lourd que ce soit dans les rôles principaux ou secondaires, le pouvoir du héros est particulièrement bien mis en scène et exploité de manière variée, ce qui a inspiré certaines des meilleures scènes (comment Daredevil annule le bruit du métro pour détecter sa cible, le visage d'Elektra sous la pluie, pourquoi Daredevil ne rattrape pas son bâton lancé par Bullseye, la scène du parapluie à l'enterrement, l'idée de Daredevil pour vaincre Le Caïd).

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La baston dans le bar valorise aussi bien les talents martiaux de Daredevil que l'étendue de son sens radar, les craquements de la mâchoire de sa cible prioritaire précédemment frappée lui indiquant où elle se trouve dans le chaos généré par son intrusion.

Autre qualité, Daredevil, loin de représenter le super-héros ultime, montre régulièrement ses faiblesses. Sans parler de sa cécité (qui est au final autant un don qu'une malédiction puisqu'à l'image d'un Superman, il est constamment harcelé par des appels au secours), il ne sort jamais indemne de ses combats et l'état de son corps en est la preuve. 

La musique est composée par Graeme Revell, lequel s'il ne signe pas un score aussi mémorable que The Crow, dote le film d'une partition très agréable et nuancée. Du côté des chansons, on est aussi très gâté avec des tubes aussi bien de Moby que de Rob Zombie, déclinant les standards pop/rock de l'époque. Daredevil, un divertissement trop plombé par le marketing grand public ? Sans doute, ce qui explique son contenu allégé en termes de violence et de noirceur.

Mais cela a surtout été l'occasion de bouleverser nos tympans avec le son du groupe Evanescence et ses deux plus gros tubes (inclus partiellement dans le film, s'il vous plait !) à savoir Bring me to Life et My Immortal.

Je me rappelle encore l'effet que m'avais fait un simple extrait de Bring me to Life dans le trailer. Je me disais : "C'est quoi cette chanson, d'où sort cette voix ? Pourvu qu'on la retrouve dans le film ! " Autant vous dire que l'album du film et du groupe n'ont pas mis de temps à intégrer ma collection.

L'enfance de Matt Murdock avec son père et les origines de Daredevil sont très plaisantes à découvrir et visuellement le film vieillit assez bien exceptées quelques scènes dans l'église lors du combat entre Daredevil et Bullseye où les incrustations font tache (c'était déjà le cas à sa sortie).

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Matt Murdock alias Daredevil. Avocat aveugle le jour, justicier à la vue de laquelle aucune crapule ne peut espérer se soustraire la nuit venue. Ben Affleck incarnera à nouveau un vengeur masqué des années plus tard dans Batman VS Superman, puis Justice League (une apparition aussi dans Suicide Squad).

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Le héros a autant soif de justice que de moralité, effrayé à l'idée de basculer du côté des criminels qu'il traque, que ce soit lors d'un procès ou dans une ruelle sordide de Hell's Kitchen.

La scène du métro dévoile le côté noir de Daredevil. Ce qu'il ne peut réussir à obtenir légalement et professionnellement, il le recherche autrement. Dommage que cet aspect sombre de sa personnalité ne soit pas assez poussé tout au long du film. Malgré d'évidentes tentatives, la violence psychologique aussi bien que visuelle est trop édulcorée. Et surtout les dialogues et pensées du héros sur le mal et la méchanceté tombent régulièrement dans une navrante et mièvre caricature.

Il est un fait que je ne supporte pas les voix off pour conclure les films (une image vaut mille mots dans ces cas-là) surtout quand c'est pour alourdir inutilement le propos ou la nature du personnage. Même The Dark Knight que j'adore n'a pas su échapper à cette maladresse.

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Une séquence de drague plutôt drôle et originale, dommage que la chorégraphie parte vite dans le WTF.

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Jennifer Garner (Dallas Buyers Club) campe une Elektra farouche et revancharde à souhait, mais elle aussi en quête de paix depuis la mort de sa mère. Elle trouvera naturellement en Matt un parfait auditeur à sa douleur. Heureusement la romance sera contrariée par le fait qu'Elektra ignore la double identité de Matt. L'issue de son combat contre Bullseye est la grosse surprise du film.

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L'emblématique tenue rouge (absente de Daredevil) est bien présente dans le métrage consacré à Elektra avec toujours Jennifer Garner pour incarner le personnage, cette fois dans sa version tueuse à gages.

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Jon Favreau est Foggy Nelson, partenaire et ami de Matt Murdock. Foggy possède une moralité d'avocat plus nuancée, mais reste toujours fidèle à Matt malgré le fait que ce dernier tait la véritable raison de ses fréquentes contusions. Le futur réalisateur de Iron Man, Iron Man 2, de Cowboys et Envahisseurs et du Livre de la Jungle jouait ici les comiques de service avec efficacité. On a pu aussi l'apprécier en chauffeur/garde du corps de Tony Stark.

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Michael Clarke Duncan (La Ligne Verte) casse son image de gentil géant en endossant le rôle de Wilson Fisk alias Le Caïd. Le choix de l'acteur a beaucoup été critiqué étant donné que le personnage est blanc dans le comics (ce qui sera fait dans la série en cours). Le comédien est peu actif au cours du film et convainc donc à moitié, heureusement une scène visible uniquement dans la version Director's Cut permet de le voir sous un jour plus violent. A noter que Ben et lui avaient partagé l'affiche d'Armageddon.

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Collin Farell (Le Nouveau Monde, Total Recall, Un Amour Infini) incarne Bullseye alias Le Tireur. L'acteur semble s'être beaucoup amusé avec ce personnage de tueur excentrique qui s'amuse à donner la mort par les moyens les plus imprévisibles. Des scènes humoristiques, mais qui parfois ne sont pas judicieusement placées et sabotent l'intention dramatique (l'épilogue version Director's Cut).

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Karen Page, secrétaire du cabinet et future compagne de Matt, ne fait ici que de la figuration, figuration un poil prolongée dans la version Director's Cut. On devine facilement son intérêt frustré vis à vis de l'avocat aveugle pour lequel elle demeure totalement invisible. Sans doute un mauvais choix de parfum !

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Cette scène de Daredevil au milieu des flammes, juste après la bagarre dans le bar, est enfin visible avec la version Director's Cut et on apprécie. La mise en scène joue beaucoup sur la dualité ange/démon du personnage que ce soit les symboles sur sa canne ou cette scène sur un toit où placé entre deux sculptures d'anges il semble lui-même posséder des ailes.

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Coolio n'est visible que dans la version director's Cut. Son rôle de gangster maladroit apporte pas mal d'humour, mais ne vaut que pour cela. L'enquête qui l'introduit, elle, est plus intéressante, même si on comprend pourquoi aussi elle a été supprimée, étant donné qu'elle n'a aucun lien avec la trame principale.

Elle sert surtout à accentuer une thématique majeure du personnage : le fait que Daredevil n'est jamais en paix. Il est hanté en permanence par les cris des victimes avoisinantes à cause de son don, même quand il veut profiter du repos du guerrier, et que c'est lui et lui seul qui doit choisir d'intervenir ou non, de privilégier la justice qu'il peut appliquer ou l'ignorer pour connaître un répit bien mérité. Mais peut-il vraiment le connaître avec la culpabilité de ne pas avoir agi, en sachant qu'il pouvait être le seul à le faire ?

Autre intérêt : savoir qu'un témoin à la barre peut parvenir à mentir en trompant son détecteur de mensonges (les battements du coeur). Le personnage apparait donc faillible même à ce niveau. Plutôt bien vu !

 

 

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dimanche, 15 avril 2018

L'Homme dans le Labyrinthe [Livres/SF]

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A quoi on reconnait un bon bouquin, ou plutôt, pour être objectif, un livre favori, essentiel à notre collection ?

Par exemple au fait que vingt ans après, on tire toujours autant de plaisir de sa lecture, on y plonge immédiatement, on savoure chaque page comme si le temps n'avait eu aucune prise, comme si l'on avait pas changé, vieilli.

Pour moi, L'Homme dans le Labyrinthe de Robert Silverberg est incontestablement de ceux-là.

D'entrée, il possède une qualité que je recherche énormément, celle de ne pas s'enliser dans une interminable introduction et dans des descriptions à rallonge, d'aller à l'essentiel avec juste ce qu'il faut de détails, à la manière de Jack Vance sur le Cycle de Tschaï.

On découvre le quotidien du héros, Muller, dans le labyrinthe du titre, et en quelques phrases, on y est, pas besoin de plus pour nous immerger et nous intriguer. Qui est cet homme ? Pourquoi s'est-il retranché sur Lemnos, cette planète abandonnée, et dans cette ville cernée par un dédale de pièges mortels de tout type ?

Ici, la lecture est d'autant plus facilitée qu'il n'y a que trois personnages principaux et très peu de figurants. Et cela permet vraiment à l'auteur de développer leur psychologie, d'exploiter à merveille les interactions possibles entre eux et leurs conséquences sur eux et donc sur l'histoire. 

Je conseille d'ailleurs vivement ce roman à ceux qui jugent la SF comme un genre trop fantaisiste basé uniquement sur la technologie et les extraterrestres. Si ces deux éléments font bien partie des ingrédients du roman, ils sont très loin d'en constituer le coeur.

Et ceux qui aiment la SF au sens le plus large, savent très bien que les extraterrestres ne sont souvent là que pour mettre en valeur toutes les nuances des êtres humains, leurs prodigieuses contradictions, comme un miroir placé face à eux. Et dans le cas de Muller, c'est littéralement ce qui arrive, je n'en dirai pas plus.

Car la force et l'intérêt de L'Homme dans le Labyrinthe c'est que l'être humain est réellement et totalement le sujet de l'oeuvre.

L'angle choisi pour en parler est pour le moins original et fait de Muller un anti-héros terriblement attachant dans sa complexité, incontestablement emblématique.

Les deux autres personnages qui vont graviter autour de Muller, Boardman, délicieusement stratège et Ned Rawlins, délicieusement moral, vont enrichir progressivement une trame au départ simple, mais dont les enjeux sont pourtant terriblement importants.

Si le labyrinthe constitue un jeu de piste géant et mortel (très ludique au demeurant), les tentatives (combinées ou divergentes) des deux susnommés d'arracher Muller du labyrinthe vont, elles, faire office de jeu d'échecs à taille humaine.

Les flashbacks disséminés sont très bien placés, apportant une ambiance et des éclairages nouveaux sur l'histoire et les personnages.

C'est fluide, surprenant et cohérent en même temps et c'est surtout très prenant tant tout est imbriqué.

Le fait est que j'avais oublié la fin et que j'étais donc très curieux de la redécouvrir. Mais ce faisant, j'ai compris pourquoi elle ne m'était pas restée en mémoire, c'est clairement la partie que j'ai le moins aimé.

Elle apparaît d'un côté très expéditive et de l'autre s'attarde pour au final laisser une grosse ouverture, une sensation de déséquilibre et d'inachevé un peu déplaisante au vu de l'urgence et du caractère menaçant qui plane tout au long du roman. Mais on comprend aussi combien ce qui s'est passé a défini le destin des personnages.

 

 

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