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lundi, 05 août 2013

Insaisissables [Cinéma/Critiques]

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Quatre personnages immédiatement attachants grâce à quatre acteurs totalement investis dans leur rôle, Jesse Einsenberg (The Social Network) en tête.

Il y a des films qui promettent beaucoup grâce à leur trailer et dont on espère forcément le meilleur.

Il y a des films dont on sent dès les premières minutes qu'ils ne vont pas nous décevoir et qu'ils ont tout pour nous captiver du début à la fin.

Insaisissables est de ceux-là et c'est incontestablement la grosse surprise de cette année d'autant qu'on la doit à un réalisateur de purs blockbusters, pas vraiment connu pour faire dans la subtilité, en la personne de Louis Leterrier le frenchy devenu chouchou d'Hollywood depuis son pourtant très dispensable Transporteur 2.

Le cinéaste nous avait régalé auparavant de bons divertissements (Le premier Transporteur, L'Incroyable Hulk) et avait même réussi à mélanger Drame et action débridée avec son Danny The Dog, offrant par la même occasion l'un de ses rôles les plus mémorables à Jet Li.

Son petit dernier, Le Choc des Titans, avec sa mauvaise 3D et sa surenchère digitale, avait beaucoup divisé et à raison, malgré une intrigue plutôt originale.

On espérait donc pas forcément grand-chose de son retour et certainement pas un film de ce genre. Mais de quel genre, me direz-vous ?

Et c'est bien là que réside l'intérêt de cet Insaisissables, le film lui-même étant volontairement difficile à cerner. C'est de ce fait encore mieux d'aller le voir sans rien en savoir ou presque, vous vous préserverez ainsi nombre de rebondissements qui font le sel de l'intrigue.

Le postalut de départ est simple : quatre magiciens aux talents complémentaires "Les Quatre Cavaliers" font salle comble en dérobant à distance des sommes colossales à la barbe et au nez du FBI (incarné par un brillant Mark Ruffalo, le Hulk de Avengers) et d'Interpol (représenté par la sublime Mélanie Laurent déjà inoubliable dans le Inglorious Bastards de Tarantino).

A partir de là, le scénario va se faire un malin plaisir de semer les indices et les fausses pistes à un rythme endiablé. Qui sont ces braqueurs-illusionnistes de génie ? Qui les dirige ? Dans quel but ?

Mais loin de se contenter de nous offrir une simple course-poursuite à travers les Etats-Unis, le film propose un contenu dense, un mélange de genres et une mise en scène des plus inventives propres à combler un large public et c'est d'ailleurs tout le mal qu'on lui souhaite.

L'affiche française pouvait faire craindre que l'intérêt du film ne reposait que sur son casting quatre étoiles. Il n'en est rien, cela n'empêche pas d'assister à de solides prestations de la part de chaque comédien(ne). On a ainsi droit à un face à face jubilatoire entre deux charismatiques vétérans du septième art, j'ai nommé Morgan Freeman et Michael Caine. Michael Caine (The Drak Knight Rises) qui retrouve pour l'occasion l'univers de la magie après Le magnifique, mais trop méconnu Prestige de Christopher Nolan à côté duquel Insaisissables ne démérite nullement, proposant une alternative différente dans la forme et le fond, moins dramatique, tout en délivrant autant de mystère et d'émotions. La musique de Brian Tyler (Assassin's Creed IV) n'étant pas étrangère à la qualité de l'ambiance pour le moins envoûtante.

Car derrière son apparence plutôt innocente de thriller mâtiné de fantastique il y a une sorte de beauté formelle, de poésie inhérente dans le message que nous délivre le film, l'air de rien.

Avec Insaisissables, Louis Leterrier nous bluffle complètement en semblant sortir ce film comme un lapin d'un chapeau. Tout ce qu'on espère c'est qu'il séduira le public afin que cela l'encourage à continuer dans cette voie, il serait très regrettable de s'arrêter en si bon chemin.

Je n'aurais donc qu'un conseil à vous donner : laissez-vous hypnotiser par la magie de ces Insaisissables, pour une fois vous serez très heureux de vous faire manipuler.

 

 

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Commentaires

ta critique me donne une envie terrible d'aller le voir !

Écrit par : lemoine | lundi, 05 août 2013

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Faut dire que j'ai tellement aimé que je ne peux qu'encourager à y aller. En plus je viens de voir que la presse l'a plutôt descendu donc ça me motive encore plus à le défendre.

Écrit par : Greg Armatory | lundi, 05 août 2013

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