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mercredi, 17 février 2016

Constantine [Cinéma/Séries/Critiques]

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Matt Ryan a prêté sa voix et ses mouvements à Edward Kenway, le héros du jeu Assassin's Creed IV : Black Flag

Le film m'avait méchamment plu grâce à son anti-héros campé par un Keanu Reeves tout en nuances et en fragilité après l'héroïsme débridé de la trilogie Matrix. Mais grâce aussi à un rythme effréné, une mise en scène très inventive et des effets spéciaux épatants.

J'aime ces histoires contemporaines ou la magie peut prendre toutes les formes à n'importe quel moment avec ses codes, ses rituels. C'est pourquoi j'ai beaucoup aimé aussi L'Apprenti Sorcier et Le Dernier Chasseur de Sorcières.

Je recherchais un autre film de cette trempe afin de cultiver ce plaisir et c'est finalement une série qui me le procure. La boucle est bouclée puisqu'il s'agit de la série Constantine.

On retrouve les mêmes ingrédients que dans le film (adapté d'un comic book) à savoir des démons, des possessions, des incantations et des procédés magiques. 

Et bien sûr et surtout un John Constantine en grande forme, encore plus séduisant grâce à l'interprétation de Matt Ryan déjà physiquement plus conforme au héros original (blond avec l'imper beige), mais aussi savoureux grâce à son humour, sa nonchalance plus prononcée et son caractère désabusé qui ne l'empêche pas d'être efficace quand les évènements le demandent.

Ayant fauté, il est prêt à tout pour se racheter, même si un ange (Harold Perrineau vu dans Roméo et Juliette et les Matrix justement) lui susurre que c'est un peu mission impossible.

Je trouve dans cette série exactement ce que je recherche (et trouve rarement) : un personnage très attachant, un bon rythme et une intrigue simple, mais qui réserve de bonne surprises que ce soit par la mise en scène ou les rebondissements avec des effets spéciaux certes sobres, mais suffisamment soignés.

L'univers fait le reste.

Pas de saison 2 de prévue faute d'audience (hormis un caméo dans l'épisode 5 de la saison 4 d'Arrow), mais personnellement je ne m'en plaindrais pas, vu que les séries qui s'étirent ont la fâcheuse tendance à me lasser.

 

 

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lundi, 05 août 2013

Insaisissables [Cinéma/Critiques]

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Quatre personnages immédiatement attachants grâce à quatre acteurs totalement investis dans leur rôle, Jesse Einsenberg (The Social Network) en tête.

Il y a des films qui promettent beaucoup grâce à leur trailer et dont on espère forcément le meilleur.

Il y a des films dont on sent dès les premières minutes qu'ils ne vont pas nous décevoir et qu'ils ont tout pour nous captiver du début à la fin.

Insaisissables est de ceux-là et c'est incontestablement la grosse surprise de cette année d'autant qu'on la doit à un réalisateur de purs blockbusters, pas vraiment connu pour faire dans la subtilité, en la personne de Louis Leterrier le frenchy devenu chouchou d'Hollywood depuis son pourtant très dispensable Transporteur 2.

Le cinéaste nous avait régalé auparavant de bons divertissements (Le premier Transporteur, L'Incroyable Hulk) et avait même réussi à mélanger Drame et action débridée avec son Danny The Dog, offrant par la même occasion l'un de ses rôles les plus mémorables à Jet Li.

Son petit dernier, Le Choc des Titans, avec sa mauvaise 3D et sa surenchère digitale, avait beaucoup divisé et à raison, malgré une intrigue plutôt originale.

On espérait donc pas forcément grand-chose de son retour et certainement pas un film de ce genre. Mais de quel genre, me direz-vous ?

Et c'est bien là que réside l'intérêt de cet Insaisissables, le film lui-même étant volontairement difficile à cerner. C'est de ce fait encore mieux d'aller le voir sans rien en savoir ou presque, vous vous préserverez ainsi nombre de rebondissements qui font le sel de l'intrigue.

Le postalut de départ est simple : quatre magiciens aux talents complémentaires "Les Quatre Cavaliers" font salle comble en dérobant à distance des sommes colossales à la barbe et au nez du FBI (incarné par un brillant Mark Ruffalo, le Hulk de Avengers) et d'Interpol (représenté par la sublime Mélanie Laurent déjà inoubliable dans le Inglorious Bastards de Tarantino).

A partir de là, le scénario va se faire un malin plaisir de semer les indices et les fausses pistes à un rythme endiablé. Qui sont ces braqueurs-illusionnistes de génie ? Qui les dirige ? Dans quel but ?

Mais loin de se contenter de nous offrir une simple course-poursuite à travers les Etats-Unis, le film propose un contenu dense, un mélange de genres et une mise en scène des plus inventives propres à combler un large public et c'est d'ailleurs tout le mal qu'on lui souhaite.

L'affiche française pouvait faire craindre que l'intérêt du film ne reposait que sur son casting quatre étoiles. Il n'en est rien, cela n'empêche pas d'assister à de solides prestations de la part de chaque comédien(ne). On a ainsi droit à un face à face jubilatoire entre deux charismatiques vétérans du septième art, j'ai nommé Morgan Freeman et Michael Caine. Michael Caine (The Drak Knight Rises) qui retrouve pour l'occasion l'univers de la magie après Le magnifique, mais trop méconnu Prestige de Christopher Nolan à côté duquel Insaisissables ne démérite nullement, proposant une alternative différente dans la forme et le fond, moins dramatique, tout en délivrant autant de mystère et d'émotions. La musique de Brian Tyler (Assassin's Creed IV) n'étant pas étrangère à la qualité de l'ambiance pour le moins envoûtante.

Car derrière son apparence plutôt innocente de thriller mâtiné de fantastique il y a une sorte de beauté formelle, de poésie inhérente dans le message que nous délivre le film, l'air de rien.

Avec Insaisissables, Louis Leterrier nous bluffle complètement en semblant sortir ce film comme un lapin d'un chapeau. Tout ce qu'on espère c'est qu'il séduira le public afin que cela l'encourage à continuer dans cette voie, il serait très regrettable de s'arrêter en si bon chemin.

Je n'aurais donc qu'un conseil à vous donner : laissez-vous hypnotiser par la magie de ces Insaisissables, pour une fois vous serez très heureux de vous faire manipuler.

 

 

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jeudi, 04 octobre 2012

Seven Devils par Florence and The Machine

Un nouveau joyau musical de celle qui avait déjà brillamment illustré Blanche-Neige et le Chasseur

Découverte de Seven Devils dans le trailer de Beautiful Creatures :

 

 

 

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lundi, 24 septembre 2012

Merlin à Fortdhiver [Fanfics/Skymelott] Saison 1-Episode 4


Les chevaliers sont réunis autour d'une table approximativement ronde, mais en pierre, à l'intérieur d'une grotte dont ils ont fait leur base provisoire.

Arthur :

- Bon, je me suis dit qu'il était temps de faire un petit bilan de nos actions. On est ici depuis plusieurs semaines et finalement on a pas récolté grand-chose susceptible de faciliter notre retour en Bretagne. Ce qui reste quand même notre objectif. Je trouve important de le rappeler étant donné que j'en vois plus d'un penser à autre chose. Il fixe Léodagan :

- Comme s'en mettre plein les fouilles, par exemple...

Puis il regarde Lancelot :

- ...Ou faire les yeux doux à la veuve éplorée du coin.

Léodagan, irrité :

- Dites, c'est quand même pas ma faute si ce pays est truffé de coffres remplis de pièces d'or, quand même ! Faudrait être con pour pas les vider surtout quand ils sont même pas fermés à clé !

Lancelot, exaspéré :

- Ce n'est pas non plus ma faute si j'ai une empathie naturelle avec les gens en détresse. Et puis ça fait partie aussi du devoir de chevalier. Permettez-moi de vous dire que je trouve un tel reproche déplacé, même de votre part.

Arthur :

- Je vous permets pas. Et dorénavant, je vous préviens, la priorité c'est le retour en Bretagne, point barre. Les activités annexes c'est quand il y a pas d'urgence, uniquement. Là y en a une et de taille ! Alors je veux voir personne à la ramasse, c'est compris ?

Les chevaliers secouent la tête.

Arthur :

- J'ai pas bien entendu.

Il hurle :

- C'est compris ?

Les chevaliers en choeur :

- Oui, sire !

Arthur :

- Bon, la messe est dite alors.

Père Blaise :

- Euh...Justement, Sire, à propos de messe...

Arthur l'ignorant superbement :

- Bon, voici les directives.

Il fait passer des documents écrits de sa plume :

- Je vous ai assigné à chacun une mission, une piste à suivre qui pourrait nous conduire à une solution. Ceux qui ne savent pas lire vous vous ferez aider par ceux qui savent. J'ai pris en compte vos spécialités, enfin dans la mesure où vous en avez, évidemment. Oubliez tout de suite les réclamations, je changerai rien au programme. Si chacun y met du sien, on a toutes les chances d'y arriver.

Il s'adresse à Merlin :

- Vous, vous allez à Fortdhiver. Y a une charrette qui vous attend pour vous y conduire, parce que c'est pas la porte à côté.

- Et pourquoi je dois mettre les pieds là-bas ?

- Parce que là-bas y a une Académie de magie. Ils savent certainement des choses qui pourraient nous être utiles. Ils ont peut-être eu connaissance de portails, de dimensions parallèles, un truc du genre, quoi ! Cherchez dans cette direction. Soyez curieux, mais restez discret. Autant que possible.

Merlin :

- Vous rigolez ? Je vais être dans mon élément. Et m'est avis que c'est moi qui pourrait bien leur apprendre deux trois trucs !

 

Après un long périple, Merlin arrive enfin à destination. L'Académie est visible de loin car elle surplombe la ville de Fortdhiver. Le druide parvient à l'entrée où l'acceuille chaleureusement une elfe experte en destruction.

Merlin :

- Dites, ce serait possible d'entrer pour avoir quelques infos ? Parce qu'en plus, il fait vraiment pas chaud chez vous ! Je crois bien que j'ai la glotte gelée.

Faralda :

- Vous voulez obtenir quelque chose de l'Académie, certes. Mais la vraie question est : que pouvez-vous offrir à l'Académie ?

- Bah, je connais plein de sorts figurez-vous. Et je suis spécialiste en alchimie. Les potions magiques, c'est mon dada. J'ai un bon contact avec les animaux aussi, surtout les loups.

- Très bien. Vous n'aurez donc aucun mal à passer un petit test d'aptitude.

- Je suis prêt. Demandez-moi ce que vous voulez. Enfin, dans la limite du raisonnable, quand même. Parce que j'ai rien pris avec moi.

Merlin palpe sa besace.

- Ah, si ! J'ai récupéré une Pierre de Lune. Elle est pas comme chez nous, en Bretagne, mais...

Faralada :

- Seriez-vous capable de lancer une boule de feu sur moi ?

Merlin, abasourdi :

- Une...Une boule de feu ? Mais...c'est que...c'est aussi ma spécialité, mais je voudrais pas vous blesser. J'ai parfois du mal à contrôler ma force.

- N'ayez crainte, Enchanteur. Si je vous le demande, c'est que je suis pleinement en mesure de subir ce sort sans dommage.

- Ok, comme vous voulez. Mais bon, les boules de feu, comme je vous ai dit, c'est ma spécialité, alors du coup c'est un peu trop facile, y a pas vraiment de challenge, vous voyez.

Merlin sourit en tâtant la Pierre de Lune dans sa besace.

- Par contre, si ça vous intéresse, je peux transformer une chèvre en eau. Ca c'est pas banal, vous en conviendrez.

- En effet, c'est peu commun. J'ai hâte de voir un tel prodige.

- Bah, c'est comme si c'était fait. J'ai vu une chèvre en arrivant. Laissez-moi cinq minutes et je reviens avec pour vous faire une démonstration qui restera dans les annales de votre Académie.


1 heure plus tard.

Essoufflé, Merlin revient devant Faralda avec la chèvre dans les bras :

- Désolé, mais cette conne de bique a pas arrêté de me faire courir. J'ai glissé et je suis tombé plusieurs fois. Je crois même que je me suis tordu le ménisque.

Il pose la chèvre en la tenant fermement d'une main et de l'autre sort une pierre blanche de sa besace :

- Attention les yeux, je vous préviens, c'est du jamais vu !

Il va pour poser la pierre sur la chèvre lorsque Faralda s'exclame :

- Un instant ! Je ne suis pas experte en Forge, évidemment, mais il me semble me souvenir que la Pierre de Lune sert essentiellement à fabriquer des armes et des armures elfiques. Elle n'a aucune propriété magique, en soi.

Merlin semble avoir avalé de travers.

- Quoi ? Mais qui c'est qui vous a raconté ces conneries ?

- Un forgeron, je crois.

Merlin s'esclaffe.

- Ah, non, mais laissez-moi rire, il devait être aussi forgeron que moi, ce con ! Il s'est carrément foutu de votre gueule ! Moi, par contre, je suis pas là pour rigoler. Devant le résultat, vous pigerez !


1 heure plus tard.

Merlin, décontenancé, pose la pierre sur le cul de la chèvre :

- Franchement, je comprends pas. Ecoutez, j'ai essayé partout, ça marche pas. Ca doit venir de la qualité de la pierre, je vois que ça.

Faralda, lassée :

- Ou bien elle n'a effectivement aucune propriété magique.

- Comment on fait alors ?

- Et si vous faisiez une simple boule de feu comme c'était prévu à la base ?

Merlin déglutit.

- Bon, moi je veux bien, mais c'est beaucoup moins spectaculaire.

Il ferme les yeux, brandit ses mains devant lui et prend une longue inspiration :

"Faut pas que je rentre bredouille ! Si je rentre bredouille, c'est sûr, il va me tuer" !

Un grand battement d'ailes se fait entendre suivi du crépitement assourdissant d'une flamme gigantesque.

Merlin ouvre les yeux. Lui et faralda sont couverts de suie et de fumée.

Du coin de l'oeil, le druide aperçoit un dragon fondre sur la ville en contrebas pour l'embraser.

Il ne peut contenir sa joie :

- Vous avez vu ça ? J'ai fait apparaître un dragon ! Carrément ! Je vous avais prévenu que je contrôlais pas bien ma force !

Faralda s'époussetant :

- Je ne sais pas si je dois vous croire. Et si je vous crois, je ne sais pas si je dois vous maudire ou vous admirer. Je vous laisse le bénéfice du doute. Estimez-vous heureux. Que voulez-vous à l'Académie ? Dépêchez-vous, j'ai un dragon sur le feu, si je puis dire !

 

Merlin est revenu victorieux de sa mission à Fortdhiver. Il termine son compte-rendu à Arthur :

- Du coup, elle en revenait pas et m'a demandé ce que l'Académie pouvait faire pour moi. C'est comme ça que j'ai su que l'Académie soupçonnait des voleurs de leur avoir dérobé un parchemin magique, un Parchemin des Anciens qu'elle a dit. Un parchemin qui, justement, permettrait d'ouvrir un portail vers une autre dimension. Alors merci qui ? Merci bibi !

Arthur, pour le moins sceptique :

- Pour la piste du parchemin, bravo, là je discute pas. C'est un gros coup de cul, faut reconnaitre, mais après tout, pourquoi pas !  Que ça tombe sur vous, en plus, ça équilibre un peu les choses. Mais pour l'histoire de la boule de feu, soyez honnête. C'est pas plutôt un dragon qui passait là par hasard ? Ca me parait quand même plus plausible qu'une soudaine aptitude à la magie, surtout de ce niveau ! Si vous étiez capable d'un tel miracle, on serait un peu au courant, vous croyez pas ?

Merlin, vexé :

- J'étais sûr que vous alliez pas me croire ! Mais je m'en fiche, j'ai un témoin qui a vu la même chose que moi. Toute la ville l'a vue, en fait. Il doit pas en rester grand-chose à l'heure qu'il est, d'ailleurs.

Arhtur, blasé :

- Admettons. Vous seriez capable de le refaire ? Non, parce qu'un dragon comme allié, pendant une bataille, ça peut éventuellement avoir son utilité.

Merlin :

- Alors là, je pourrai pas vous dire. Je pense que ça dépend de la motivation.

Arthur brandit Excalibur sous son nez :

- Et mon épée dans votre tronche, ça vous suffit comme motivation ?

 

La nuit, alors que tous les chevaliers dorment à poings fermés, Merlin est dehors en train de poser la Pierre de Lune sur la chèvre :

- Merde ! Si ça se trouve, ça vient de la chèvre !

La chèvre pousse un bêlement. Merlin, frustré :

- Ta gueule, toi ! Tu me dois un ménisque !

 

Ca vous suffit pas ? Tous les épisodes de la saison 1 : ICI

 

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mercredi, 23 juin 2010

Rex Warrior Contre le Maître de la Montagne

 Rex Warrior contre le Maître de la Montagne

 

 

PROLOGUE

 

 

 

 

 

Le soir venant, l'homme et l'enfant quittèrent les abords de la rivière et prirent le chemin du retour. La pêche n'avait pas été bonne, pourtant, tout en cheminant, ils devisaient gaiement main dans la main, scrutant de temps à autre le ciel assombri paré d'une multitude d'étoiles scintillantes.

Quelques instants plus tard, ils sortirent de la forêt et aperçurent sur leur droite l'antique puits annonçant mieux que n'importe quel panneau la proximité de leur demeure.

En arrivant en vue de la chaumière  dont la cheminée crachait une mince volute de fumée, l'homme s’immobilisa et arrêta l'enfant prés de lui. La chaude et accueillante lumière se déversait à travers les carreaux des fenêtres et par la porte grande ouverte, les invitant à entrer mieux que ne l'aurait fait le meilleur des hôtes. Mais la maîtresse de maison ne manifesta pas sa présence comme à l'accoutumée et l'homme s'inquiéta. Habituellement, Shaïzra venait les rejoindre pour les couvrir de baisers avant même qu'ils n'aient atteint le seuil de la porte. Ce soir-là, elle ne parut même pas à l'entrée de la demeure et un horrible pressentiment s'insinua dans le coeur et l'esprit de l'homme.

Il se mit à courir, entraînant l'enfant avec lui, et une fois parvenu à l'intérieur, son visage entier refléta toute l'horreur de la scène dont ils furent les témoins.

Le corps de Shaïzra était allongé au milieu de la pièce, dans la plus parfaite inertie, ses vêtements déchirés témoignant de l'odieux supplice dont elle avait été victime. Mais ce que seule sa singulière posture ne parvint pas à révéler, le poignard à lame courbe planté entre ses omoplates se chargea de l'annoncer sans préambule.

L'homme se précipita aux côtés de la femme et lui releva délicatement la tête. Ses magnifiques cheveux noirs s'écartèrent, dévoilant un imposant hématome sur sa joue gauche. Avant et après l'avoir tuée, les meurtriers l'avaient violentée et sauvagement profanée.

L'homme pleura longuement la perte de sa bien-aimée, pressant contre son sein son corps glacé sans crainte de l'étouffer.

Alors qu'il exprimait ainsi le sentiment de perte irréparable qui l'accablait, l'enfant ramassa un médaillon sur le sol. Son regard empli d'incompréhension se posa sur son père larmoyant avant de s'attarder sur le pendentif sur lequel étaient gravés trois cercles concentriques autour de la lettre K...

 

 

 

 

 

 

 

PREMIERE PARTIE

 

 

 

 

 

 Toute civilisation comporte ses maux

Toute civilisation comporte ses guérisseurs.

 

 

 

                                                        Zako de Zaborian

                 

 

 

 

 

 

  

1. La Faim justifie les Moyens

 

 

 

 

Rex Warrior rampa jusqu'à un rocher et posa son regard sur l'é­tendue herbeuse. Ses yeux décelèrent un mince filet de fumée qui s'élevait au loin. Son odorat, d'une sensibilité extraordinai­re, identifia l'odeur qui emplissait l'air comme étant celle du lapin rôti. Le visage du barbare s'illumina. Du lapin rôti! Cela faisait plusieurs semaines qu'il n'en avait mangé et cela faisait plusieurs jours qu'il n'avait ingurgité une nourriture digne d'intérêt.

Rex bondit de rocher en rocher telle une panthère, dans le si­lence le plus complet et avec une souplesse qui laissait penser qu'il avait incarné un félin dans une vie antérieure.

Les deux gobelins, occupés à faire tourner un lapin embroché au-dessus d'un petit feu de bois, ne s'aperçurent de la présence du barbare qu'une fois que celui-ci se trouva à côté d'eux. L'un des gobelins poussa un croassement de surprise et porta vi­vement la main à la poignée de sa dague comme si elle le lui eut commandé. L'autre, plus serein, mais surtout moins suspicieux, le rassura d'un geste et examina le visiteur. Ce dernier était grand, musclé et avait le teint hâlé. Son regard exprimait la plus totale assurance et sa longue chevelure noire flottait der­rière lui au gré du vent. Il n'était vêtu en tout et pour tout que d'un pagne et de bottes de fourrure blanche. Une épée à large lame pendait à sa ceinture dans laquelle était glissée une da­gue. Son corps puissamment charpenté et couvert de cicatrices ne cachait rien de ses activités. Un collier de dents, d'origines aussi diverses que mystérieuses, était fixé autour de son cou. Une fois que le gobelin eut observé le barbare tout son content, il s'adressa à lui :

- Que viens-tu faire en ces lieux? Peu d'hommes osent venir par ici. C'est un endroit qui regorge de périls de toutes formes. Il n'est pas bon de se promener seul comme tu le fais.

Il indiqua l'épée de Rex :

- Même armé!

- Justement, répondit le barbare, je cherchais de la compagnie. Et je crois que je viens d'en trouver. J'ai un marché à vous proposer.

Les deux gobelins se dévisagèrent l'espace d'un instant et celui qui avait parlé à Rex prit à nouveau la parole.

- Vas-y, nous t'écoutons.

Le barbare exhiba une pièce d'or entre le pouce et l'index de sa main droite et dit :

- Je vais lancer cette pièce. Si l'un de vous l'attrape, elle sera à vous et je m'en irai comme je suis arrivé. Si je parviens à m'en saisir, je deviens l'heureux acquéreur de ce lapin dont le fumet est venu si agréablement chatouiller mes narines.

Les gobelins échangèrent un regard de connivence et firent un signe de la tête pour indiquer que la proposition leur conve­nait. Rex adressa un ultime regard à la pièce et d'un geste ra­pide la lança en l'air comme convenu. Les deux gobelins se bous­culèrent, bondirent simultanément et l'un d'eux poussa un cri de joie en brandissant la pièce.

- Je l'ai! Je l'ai!

Constatant la disparition du barbare, les deux peaux vertes se retournèrent et écarquillèrent les yeux, stupéfai­ts. Rex était assis sur un rocher et mordait à pleines dents dans le lapin rôti, tenant la broche à deux mains et arborant son plus large sourire.

- Une réclamation ?

Furieux de s'être fait duper de la sorte, les gobelins se pré­cipitèrent sur le barbare, leur dague à la main. Le premier sentit la broche lui caresser le nez si fort qu'il perdit connais­sance et s'écroula dans l'herbe. Le second n'eut pas plus de chance. Il leva sa dague au-dessus de sa tête, mais baissant les yeux, constata qu'une lame était plantée entre ses côtes jusqu'à la garde. Un filet de sang coula sur son menton et il rejoignit son infortuné compagnon.

Le barbare récupéra son épée, sa pièce d'or dans la main du go­belin et quitta les lieux, désormais rassasié.

 

2. Un Festin pour les Vautours

 

 

 

 Les lueurs flamboyantes du soleil levant s'étiraient à l'horizon. Rex Warrior escalada un rocher et juché sur son sommet, observa, intrigué, les colonnes de fumée sombre qui grimpaient dans le ciel.

Cela faisait trois jours qu'il avait ingurgité le lapin rôti volé aux gobelins et depuis il n'avait pas mangé de nourriture plus substantielle. Mais la chance semblait lui sourire à nouveau. En ce moment, des villageois devaient être occupés à festoyer et à converser joyeusement autour de grands feux. Le barbare espé­ra qu'il pourrait se mêler sans trop de peine aux convives afin de récolter quelques morceaux de choix. Rien que d'y songer, il en avait déjà l'eau à la bouche. Il descendit du rocher.

Il était vrai que son aspect n'allait peut-être pas lui attirer les bonnes grâces des habitants, mais il savait se montrer par­ticulièrement courtois, surtout quand son estomac criait famine. Le banquet auquel Rex avait pensé être convié s'avéra bien différent de ce qu'il s'était laissé imaginer. Des feux brûlaient ef­fectivement dans le village, mais le bois qui les alimentait pro­venait essentiellement des maisons livrées aux flammes.

Les corps des habitants étaient étendus sur le sol dans des pos­tures qui, hélas, laissaient deviner une fin des plus tragiques. Après un bref examen des cadavres qu'il contourna, Rex déduisit que des orcs devaient faire partie du nombre des assassins.

Un vieil homme cloué à la porte d'une cabane par une lance mani­festa sa présence par un faible gémissement. Sans son ouïe d'une incroyable finesse, le barbare eut été dans l'impossibilité de le repérer.

Rex s'agenouilla auprès du mourrant. Il appuya fermement sa main gauche sur son visage et d'un coup sec, retira l'épieu enfoncé dans son torse meurtri. En guise de remerciement, le vieil homme serra la main salvatrice du barbare. Voyant qu'il voulait par­ler, Rex se pencha davantage.

- Tu es un homme brave, mais ma fin est proche et inéluctable, à  moins que tu ne sois un prodigieux guérisseur en plus d'être un vaillant guerrier.

D'une secousse de la tête, Rex répondit par la négative.

- Ils n'étaient pas très nombreux, reprit le mourrant, mais pour de paisibles gens comme nous, ils représentaient une armée, qui plus est, une armée invincible.

- Pourquoi ont-ils détruit votre village?

- Parce que Zorbal le Maudit le leur a ordonné. Ce cruel sor­cier sème la terreur depuis tant d'années. Bientôt, il ne reste­ra plus aucun vivant pour pleurer les morts.

- Aucun homme sur cette terre n'a donc osé l'affronter?

Le vieillard toussota.

- Ceux qui s'y sont risqués ont rejoint le Royaume des Morts.

- Où vit-il ce Zorbal?

- Sur la Montagne du Tonnerre; il en est le maître. Mais pour­quoi me demandes-tu cela? Aurais-tu en tête de te rendre à son repaire?

- C'est bien possible.

- Alors je te souhaite de trouver en chemin de valeureux compa­gnons. Et puissent les dieux...

Une flèche vint docilement se planter dans le front du vieil­lard, mettant un terme brutal à la conversation. Un rapide re­gard à l'empennage du projectile apprit à Rex qu'il ne s'était pas trompé. Le massacre avait été en partie perpétré par des orcs.

Le barbare se releva et se retourna, faisant face aux responsa­bles de la tuerie. Le vieil homme n'avait pas menti. Ils n'étaient guère en nombre, mais leur diversité compensait large­ment le handicap qu'aurait pu constituer leur relative infériori­té numérique. La troupe hétéroclite était composée de quatre orcs revêtus de cuirasses, de deux elfes noirs malingres et d'un troll chauve dominant. L'orc qui avait décoché le trait s'adressa au barbare :

- Tu arrives un peu tard si tu espérais secourir un de ces misé­reux.

Rex dégaina l'acier rutilant de son épée.

- Je pourrais moi aussi te provoquer de mille façons, en te trai­tant par exemple de sale peau verte ou de charogne putride. Mais en faisant cela, je me priverais de la joie de vous occire tous sur-le-champ!

Rex bondit à une hauteur vertigineuse et en retombant sa lame décrivit un arc de cercle. Les quatre orcs se trouvèrent subite­ment allégés du poids de leur tête dans une grande effusion de sang. Le Troll poussa un grognement et abattit sa massue héris­sée de pointes. Rex se baissa vivement. Subséquemment, la massue se ficha dans le crâne d'un des elfes- ôtant au barbare le plai­sir de le pourfendre- et Rex plongea son épée dans la panse du troll comme pour le punir d'être aussi adipeux.

En quelques mou­vements, il s'était défait de six adversaires.

Le deuxième elfe noir, son épée en main, était prêt à en découdre sévèrement, mal­gré la perte de ses compagnons qui aurait pu le pousser à fuir. Il lança une botte furieuse que Rex esquiva facilement. L'elfe exécuta alors une série de passes impressionnantes, démontrant ainsi son extrême maîtrise de l'escrime; mais la manière avec la­quelle Rex l'affronta fut tout aussi impressionnante, si ce n'est plus. L'elfe rompit, essoufflé et scruta son adversaire imper­turbable. Il se fendit à nouveau. Rex dévia la lame et estimant qu'il avait suffisamment ferraillé, plongea sa dague dans la gorge de son opposant.

Après avoir délesté les infortunés serviteurs de Zorbal de leur bourse et s'être constitué une petite fortune, Rex s'éloigna des ruines fumantes, vestiges d'un village autrefois lieu de plaisan­tes festivités.

 

3. Le Départ de Zako

 

 

 

 Le vieux mage remua sur sa couche, victime des affres infligées par la maladie. La fièvre maligne qui le rongeait depuis des se­maines semblait avoir atteint son apogée, pour le plus grand ma­lheur de l'homme aux yeux bridés qui siégeait à ses côtés.

- Maître, dit-il en épongeant son front ruisselant de sueur, je ne puis me faire à l'idée que nous soyons séparés.

Le mage fit l'effort notable d'esquisser un sourire.

- Les voies de la Mort sont impénétrables. Qui sait si un jour je ne reviendrai pas te voir, sous une autre forme.

- Mais j'ai vécu tant de choses auprès de vous, vous m’avez tant appris!

- Il est temps pour toi de vivre et d'apprendre au contact d'au­tres personnes. Tu as un grand potentiel, tout comme ton père quand je l'ai connu. Toutefois, tu devras te méfier. Le monde re­gorge d'individus mal intentionnés. Tu devras exercer ton intui­tion afin de savoir en qui investir ta confiance.

L'élève serra les poings de rage, blanchissant les jointures de ses doigts.

- Il existe en tous les cas quelqu'un à qui je ne me fierai plus jamais, et je n'aurai de cesse avant d'avoir débarrassé le monde de cet être abjecte!

La voix du mage se fit à nouveau entendre, mais plus faible que jamais.

- Ton père est mort, il te faut...

- Ne parlez plus, Maître, reposez-vous. Sitôt que j'aurai ache­vé mon paquetage, je reviendrai prendre de vos nouvelles. Maître?

Le vieux mage fixait le plafond d'un regard dépourvu d'expres­sion.

- Maître!

L'élève, qui avait pour nom Mao'Jin, réitéra plusieurs fois son appel, en vain. Il était maintenant seul dans la pièce.

 

                4. Une Arrivée commentée

 

Il poussa la porte de l'auberge de l'Ogre de Barbarie et dès qu'il entra dans la salle commune enfumée, les regards des cli­ents attablés convergèrent. Il n'était point aisé de passer ina­perçu quand on portait l'accoutrement qu'affectionnait Rex War­rior.
Le barbare prit place devant l'imposant comptoir et aussitôt des murmures s'élevèrent. Sa présence ne semblait pas faire l'unanimité.
- Je suis persuadé qu'il vient des Montagnes de Sybornie, dit un vieillard borgne, une pipe en terre rivée au coin de la bouche.
- Il est connu que là-bas les hommes se battent pour un oui ou pour un non, glissa un gaillard à la chevelure hirsute à l'o­reille de tous les autres consommateurs rassemblés subitement
au­tour de la même table.
- Et celui qui vient d'arriver n'a  pas l'air bien commode, s'em­pressa d'ajouter un troisième en agitant sa chope de bière en di­rection du barbare.
Rex saisit sa bourse et la déposa brutalement sur le zinc, fai­sant sursauter plus de la moitié des hommes installés derrière lui.
- Regardez, reprit le vieillard privé d'un oeil, je parierais mon unique oeil que sa bourse est pleine de pécunes volées à d'hon­nêtes gens.
- Et bien tu peux d'ores et déjà te considérer comme aveugle! tonna la voix du barbare.
Rex se retourna et scruta les visages défaits des jugeurs.
- Tu as raison en un point, j'ai effectivement acquis ces pécu­nes par le vol. Mais je n'en ai point dépossédé d'honnêtes gens comme tu le prétends. J'ai seulement vidé les poches de viles créatures au service de Zorbal le Maudit. Je ne pense pas que vous puissiez me garder rancune de cet acte.
Les dernières paroles du barbare firent de l'effet sur les vil­lageois. Leurs yeux s'agrandirent démesurément.
- L'un de vous connaît-il la route à suivre la plus sûre pour se rendre à la Montagne du Tonnerre? Questionna Rex, ignorant la réaction de ses auditeurs.
Ces derniers demeurèrent bouche bée pendant plusieurs secondes, puis le gaillard à la chevelure hirsute se leva brusquement.
- Messieurs, nous avons là un justicier. Je vous prie s'il vous plaît de le traiter comme il se doit.
A ces mots, il tira un glaive de son fourreau aussitôt imité par six autres.
- Si tu voulais prouver ta folie, poursuivit-il, c'est réussi. Mais ne t'inquiète pas, j'ai un remède particulièrement effica­ce contre la démence.
- Et moi, j'ai un remède particulièrement efficace contre les provocateurs de rixes de ton genre, Janus!
L'aubergiste, un homme trapu à la barbe broussailleuse, venait de paraître derrière le comptoir, avec en mains une arme d'étrange facture dont l'extrémité était pointée vers Janus et ceux qui l'accompagnaient. Rex contempla l'objet dont il ignorait le nom.
- Depuis quand accueilles-tu tes clients avec un tromblon, Syl­van? Grogna l'individu répondant au nom de Janus.
- Depuis que tu menaces un client jusque-là sans histoires, ain­si que la bienséance qui caractérise mon établissement. Je te prie de quitter mon auberge, toi et la bande de
coupe-jarrets qui te servent d'amis, sous peine d'estropier l'un d'entre vous.
- Tu ne commettrais pas un tel acte, Sylvan, tu es la douceur personnifiée, fit la voix aigrie du vieillard borgne.
Une détonation succéda à ses paroles. Plusieurs hommes s’écroulèrent, mais la balle n’avait fait que perforer une table, projetant alentour quantité de débris de bois.
- La prochaine fois, Tilius, ta naïveté te fera peut-être perdre l’œil qui te reste!
Les hommes qui étaient tombés se relevèrent et ne purent détacher leur regard de la table renversée.
- Il est parti! s'écria soudain Janus en constatant la dispari­tion du barbare.
Rex avait semblait-il profité de la confusion pour prendre con­gé d'hôtes bien peu recommandables.
- Vous feriez peut-être bien d'en faire autant, conseilla Sylvan en menaçant le groupe de son tromblon.
Les hommes s'exécutèrent en traînant les pieds et en grommelant. Au moment de quitter à son tour la salle commune, Janus se tour­na vers l'aubergiste, les sourcils froncés à l'extrême.
- Je te jure que la prochaine fois il te faudra plus qu'un trom­blon pour nous arrêter!
Sylvan demeura impassible et le regarda sortir. Il alla fermer la porte et lorsqu'il revint près du comptoir, il découvrit que le barbare avait laissé deux pièces d'or à son intention.

 
                  5. Préparatifs de Départ

 
Mao'Jin rangea ses deux sabres à manche d'ivoire dans les gai­nes fixées sur son dos. Il noua une étoffe sombre autour de sa taille et tressa sa longue chevelure d'un noir de jais. Il chaus­sa ensuite des kïataï, des chaussons souples qui garantissaient un déplacement silencieux en toutes circonstances et qui avaient la particularité de ne laisser aucune empreinte, quelle que fut la nature du terrain. D'aucuns disaient que les kïataï étaient des objets magiques. C'était peut-être vrai.
Mao'Jin replia le pouce et l'auriculaire de sa main droite et traça un arc de cercle devant lui. Aussitôt son reflet apparut. Il contempla un instant son image, visiblement satisfait, avant de la faire disparaître d'un clignement des yeux.

 

(à suivre)

 

 

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