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vendredi, 01 mai 2015

Assassin's Creed II [Jeux Vidéo/Critiques]

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Jouer à Assassin's Creed II et mourir...

Très difficile pour moi de parler de Assassin's Creed II de manière objective tant il a comblé mes rêves et espoirs de gamer allant même jusqu'à les dépasser. C'est pourtant ce que je vais m'efforcer de faire aujourd'hui. Cette critique ne se contentera donc pas de miser sur l'aspect nostalgique, mais tentera d'offrir le regard le plus large possible au vu de l'expérience que ce jeu peut proposer aujourd'hui replacée au sein de toute la saga.

 

Architecture : Dire qu'AC II possède les plus belles villes de la saga, ce n'est pas mentir, exagérer ou sombrer dans la nostalgie, c'est un fait. Pas seulement pour la richesse du level-design, mais pour la reconstitution et aussi et surtout pour la réussite technique. Les textures encore aujourd'hui sont magnifiques surtout comparées aux derniers épisodes sortis sur 360. C'est propre, détaillé, c'est ancré dans son temps : toute la culture et l'art d'un pays et d'une époque flattent la rétine à chaque pas. On s'émerveille de certains intérieurs (Les Tombeaux d'Assassin), on est littéralement transporté. Florence et Venise sont bluffantes, surtout au moment du Carnaval. Dépaysement et magie garantis. 

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Armes : Plutôt nombreuses et variées avec pas mal de gadgets fort utiles pour se tirer de situations délicates comme la lame empoisonnée, les bombes fumigènes, le gant d'escalade. Dommage que la visée dirigiste du pistolet et des couteaux gâchent quelque peu le plaisir de leur utilisation. Si dans le III, l'occasion de l'améliorer sera ratée (l'arc), à partir de Black Flag on aura enfin droit à une visée totalement libre. A noter que pour changer d'arme et d'armure, il faudra impérativement retourner au repaire d'Ezio à Monteriggioni. A partir de Brotherhood, les échoppes nous permettront de modifier notre arsenal directement.

 

Cheval : Déjà présent dans le premier opus, il est de retour. Plaisant, il demeure optionnel puisqu'on peut voyager d'une ville à une autre via des relais. On ne peut pas chevaucher en ville. Brotherhood apportera cette possibilité. A noter qu'à cheval comme à pied, on bénéficie de deux vitesses de course très distinctes ce qui ne sera plus vraiment le cas à partir du III.

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Les cinématiques faites avec le moteur du jeu font parfois peine à voir.

 

Comme de coutume dans les AC, attendez quelques minutes sur le menu d'acceuil et une magnifique cinématique d'introduction se lancera.

Cinématiques : Nombreuses, elles mettent globalement bien en scène les personnages.  Mais s'il y a quelque chose qui a bien vieilli dans le jeu, c'est bien elles à cause notamment de la modélisation des visages. Voire aussi les séquences suivant l'assassinat d'un personnage (le fameux Requiesquat in pace) où les vêtements font parfois tache.

 

Combats : Si le système paraît maintenant dépassé, obsolète avec ses profils défensif et offensif à alterner au bon moment, il est aussi vrai que malgré ses contraintes on s'y refait très vite. Moins dynamique et intuitif certes, mais les animations bénéficient sans doute d'une meilleure finition que dans Black Flag et Rogue. Tout est relatif donc.

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Eau : c'est sans doute l'élément le moins réussi visuellement. C'est particulièrement flagrant quand on navigue sur une gondole. On a plutôt l'impression à cause du rendu de glisser sur de la glace. Mais quand on se souvient que dans le premier on mourrait dès qu'on touchait l'eau, on relativise.

 

Enigmes : si les glypes à découvrir et les énigmes liées sont à priori secondaires, elles s'avèrent au final un ingrédient majeur par l'aspect historique et mystique qu'elles recèlent avec en point d'orgue cette fameuse vidéo du Sujet 16 dont la reconstitution s'avère aussi passionnante qu'un scénario. Leur absence par la suite, sans équivalent digne de ce nom, se fera cruellement ressentir.

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Ezio Auditore Da Firence : apprendre le nom complet du héros avé l'accent italien bien sûr, le scandant, le répétant comme un mantra. AC II c'est ça aussi. S'imprégner de l'identité du personnage comme dans un Jeu de Rôle papier. La quête de vengeance, la tenue emblématique (la meilleure ?), la formation d'Assassin, le contexte spatio-temporel (nom de Zeus, c'est le pied !). Jamais les développeurs n'ont été aussi bien inspirés et ne l'ont aussi bien prouvé.

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Leonardo Da Vinci : Tour à tour mentor, ami, confident d'Ezio, il sera aussi et surtout son armurier personnel. Equivalent de Q pour James Bond, il lui fournira le dernier cri de la technologie en décryptant les fameux Codex. Sans oublier une séquence mémorable avec la mythique machine volante qu'on retrouvera dans un honteux DLC et dans Brotherhood. La présence de ce génie fait pour beaucoup dans la réussite de l'intrigue.

 

Loot : L'une des innovations de cet épisode (et elles sont nombreuses). Si on ne ramassera que des florins, des soins et des munitions, on apprécie grandement de pouvoir fouiller les PNJ surtout quand il s'agit d'un voleur aux poches bien garnies.

 

Musiques : Impossible évidemment de parler du jeu sans louer la contribution de taille de Jasper Kyd. Que ce soit le thème principal "Ezio's Family" ou encore "Dream of venice", la magnificence d'une époque et ses tragédies intimement liées nous sont contées avec maestria par un compositeur au sommet de son art. Il suffit d'écouter l'un des morceaux de la bande originale pour avoir envie de se replonger immédiatement dans le jeu et savourer son atmosphère vraiment unique.

Parkour : indissociable de la série, la course et l'escalade sur les toits des bâtiment aussi accessibles et grisantes soient-elles ont toujours souffert de problèmes de collision et de précision. AC II n'échappe pas à la règle. Ezio semble vouloir régulièrement disposer de sa propre liberté de mouvements, ce qui se traduit par des sauts et des blocages dans le décor qui ruinent nos actions, nos missions. Quand le temps est compté c'est encore plus punitif.  Sans oublier ce détestable mouvement de caméra automatique au bord d'un toit qui le fait regarder en contrebas alors que tout ce qu'on voulait c'était poursuivre notre route.

 

Rénovations : cette activité secondaire permettant d'accéder à des magasins et d'augmenter ses bénéfices de manière régulière et automatique est cantonnée à Monteriggioni. Dans Brotherhood, ce sera carrément Rome qui pourra profiter intégralement de cette reconstruction. Elle sera reprise de manière plus ou moins développée dans les épisodes suivants.

 

Requiescat in Pace : cette réplique culte indissociable d'Ezio est sa signature lorsqu'il vient d'assassiner un personnage important et que ce dernier passe l'arme à gauche. Elle subira au long des épisodes peu de variantes si bien que le "Requiescat in Pace, Bastardo !" lancé au début de Revelations restera lui aussi dans les annales. Par la suite, aucun des héros ne bénéficiera d'un rituel équivalent. On aurait pourtant bien vu Connor, le héros du III, employer quelque cérémoniel lié à sa nature indienne... avec un aigle comme animal-totem bien sûr.

 

Sauvegarde : La série a toujours fonctionné sur le même système de sauvegarde automatique. Cela peut paraître dépassé aujourd'hui surtout dans le cadre d'un monde ouvert, mais le fait est que c'est toujours un modèle du genre. Non seulement les sauvegardes sont très fréquentes, mais dès que l'on a fait un achat ou vider un coffre, notre progression est enregistrée de ce fait on ne craint jamais de perdre les changements effectués et de devoir recommencer une action.

 

Scénario : Progressif au niveau des ambiances et des émotions, il est remarquablement bien équilibré avec la découverte du gameplay, des mécaniques et de l'univers du jeu. On passe régulièrement de l'insouciance au drame et vice versa, l'Italie de la Renaissance dévoilant avec autant de conviction son faste et sa barbarie aux yeux d'Ezio et du joueur qui ne font rapidement plus qu'un et c'est là le grand mérite de ce deuxième opus.  Si l'histoire se focalise ensuite plus particulièrement autour du complot, de la recherche et de l'assassinat des différents complices de l'Espagnol, de nouveaux personnages et découvertes viennent raviver l'intérêt. On regrette par contre certaines facilités comme vaincre un boss en duel et le voir s'échapper à l'issue du combat ou l'épilogue inutilement bavard qui s'éternise. Mais ce qui manque finalement le plus c'est l'émotion liée au drame personnel que vit Ezio qu'il semble oublier beaucoup trop rapidement alors qu'il est censé nourrir sa quête de vengeance et sa vocation même d'Assassin. Cela aurait pu donner lieu à des séquences poignantes sans pour autant tomber dans le larmoyant. On aurait pu par exemple débloquer des souvenirs personnels d'Ezio suite à chaque assassinat réussi. Dommage.

 

Les épisodes d'Assasin's Creed se sont suivis et se succèdent toujours, de plus en plus vite, tentant de diversifier l'expérience. Mais jamais le savoir-faire du studio n'a autant éclaté que sur AC II comme si le jeu avait cristallisé l'esprit créatif de chaque membre de l'équipe d'Ubisoft. Au vu du résultat, on ne peut que s'en persuader.

C'était aussi une époque charnière, idéale : il fallait transformer l'essai du premier et renouveler l'intérêt, repousser les ambitions, les enjeux. Une fois la popularité  et la fanbase acquises, AC est alors vite devenu un synonyme de marketing. Il n' y avait plus rien à prouver. Il n'y avait qu'à continuer pour prospérer en toute sérénité. Le revers de la réussite.

 

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dimanche, 27 juillet 2014

Jouer RP à Assassin's Creed [Jeux Vidéo]

Jouer RP à Assassin's Creed

Assassin's Creed II Assassin's Creed : Brotherhood Assassin's Creed : Revelations

La Trilogie d'Ezio Auditore Da Firence

La première règle RP qu'on peut introduire et ce dans tous les épisodes est ce que j'appellerai "la rentrée d'argent contrôlée". Au lieu de systématiquement vider tous les coffres, rénover tous les bâtiments et suite à cela vider son compte en banque bien rempli par des rentes et des dividendes de plus en plus faramineux tombant très régulièrement sans plus rien avoir à faire, je propose une alternative qui augmentera l'intérêt du joueur avide de plus d'immersion et d'exigence.

Comme d'habitude, le principe repose essentiellement sur des choses à ne pas faire, des limites à s'imposer, le refus et l'ignorance de certaines choses que le jeu nous invite à faire naturellement pour augmenter l'intérêt. Intérêt relatif à long terme. Si on se fera effectivement un plaisir de tout chercher, acheter, débloquer dans notre première partie, il arrivera peut-être un moment où l'on voudra expérimenter d'autres façons d'assimiler l'univers et le gameplay du jeu afin d'en exploiter d'autres subtilités.

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Dans Brotherhood comme dans Revelations, vous pouvez lancer votre épée bâtarde ainsi que l'épée longue et la hache barbue dans Brotherhood ce qui vous permet de libérer votre fourreau large (à acheter au préalable). Vous pourrez ainsi récupérer les armes de vos ennemis pour les faire vôtres. Une surprise constatée sur ces deux épisodes, la hallebarde et la lance des gardes peut se briser lors d'un combat et en récupérant la bonne moitié (cf photo) elle prendra la place d'une arme normale dans votre fourreau.

Pour commencer, oublier votre coffre personnel, ne le vider jamais et dans la continuité n'aller pas aux banques, ne les rénover même pas. Si rénover les commerces est toujours important pour l'achat et la revente de certains items, le rôle d'Ezio ne sera plus de contrôler la ville. Après tout, vous êtes un assassin. Vos ressources doivent refléter un train de vie plus incertain.

Dans Brotherhood par exemple, il vous faudra compter sur les items que vous looterez sur les ennemis et que vous pourrez revendre aux marchands en sachant que certains sont liés à des quêtes (donc ce sera un choix), mais d'autres non et selon où vous les revendrez ils pourront vous rapporter une somme très variable. Vous vous ferez également une joie de délester les courriers de Borgia, les voleurs et même les assassins furtifs (Revelations). Sachez aussi que plus les ennemis sont puissants et importants hiérarchiquement, plus ils vous donneront de récompenses.

L'incertitude voilà l'ingrédient primordial qui manque inévitablement aux mondes ouverts pour peu que leur système d'évènements aléatoire soit limité comme c'est justement le cas dans les AC. Cette incertitude peut être créée de plusieurs façons.

Dans Assassin's Creed Brotherhood et Revelations, vous avez l'opportunité de recruter et former des Assassins qui dans l'absolu finissent par tout faire à votre place. Il vous suffit de les solliciter en permanence et de les envoyer aux quatre coins du monde et le tour est joué. Pour éviter de vous retrouver dans la position d'un souverain blasé par sa richesse et la mécanique bien huilée de ces activités lucratives, il faut revoir la gestion desdits Assassins. Et ça commence par le début.

Le Recrutement des Assassins : Pour entrer dans la Confrérie, il va désormais falloir faire mieux que se trouver sur votre chemin. Un(e) citoyen(ne) désireux de rallier votre cause devra prouver sa valeur, l'arme à la main. Au lieu de le défendre comme à l'accoutumée une fois le conflit engagé, contentez-vous de réduire le nombre de ses assaillants et de l'observer ensuite se débrouiller. Il doit pouvoir se défaire d'au moins deux adversaires, de simples gardes. En général, il ne fera pas le poids face à un Capitaine dont il ne pourra que parer les assauts sans pouvoir le blesser. Le cas échéant, réduisez la vie du capitaine en lui lançant un couteau. Bref, l'assassin potentiel doit vous épater, vous, le joueur, d'une manière ou d'une autre et réellement afin de gagner le droit de servir vos desseins. Et il en sera ainsi de tous. Vous verrez qu'en agissant ainsi de manière contrôlée dans ces situations auparavant expédiées en quelques secondes vous garantirez beaucoup d'intérêt aux phases de recrutement, l'intérêt qu'elles méritent en fait, tout simplement. N'est pas assassin, qui veut, non ? Et puis, rappelez-vous toujours que le filon ne sera jamais épuisé. Si un assassin meurt, il y en aura toujours un pour le remplacer. A vous de trouver son digne héritier.

Les Assassins en Action : Puis vient le moment pour vos fraîches recrues de concrétiser tous les espoirs placés en eux. Mais plutôt que de les envoyer sur des missions où elles auront un maximum de chances de réussir, ce qui n'a aucun intérêt, introduisez une incertitude, un risque calculé en faisant en sorte que leurs chances de succès avoisinent les 50% ou plus si vous vous êtes pris d'affection pour eux. Lorsqu'ils réussiront seul une mission qui ne leur donnait qu'une chance sur deux de survivre et que vous l'apprendrez subitement, je vous garantis un sourire aux lèvres et une certaines euphorie. Et de surcroît la sensation de découvrir une nouvelle forme de plaisir dans un jeu qu'on croyait connaître par coeur, qui semblait ne plus rien avoir à nous révéler.

Dans Assassin's Creed III on peut faire de même avec les chariots et les navires envoyés pour faire du commerce. En introduisant cette notion de risques, on est alors amené de temps en temps à défendre les chariots attaqués dans la Frontière. Ce qui crée de l'aléatoire et une mission improvisée.  Et dans Black Flag, on peut pareillement au cours du mini-jeu La Flotte de Kenway expédier des bateaux modérément puissants ou affaiblis par des combats précédents (la réparation restant un choix). Leur survie et l'accomplissement de leur mission prend alors une toute autre importance comme c'est le cas ici avec les Assassins. Le principe étant de rendre mémorable et unique quelque chose de très machinal et routinier sur lequel au bout d'un moment on ne prête guère d'attention.

Il est un fait qu'un jeu a toujours des surprises en réserve, quelque soit les heures qu'on a passé dessus. C'est ce que je m'efforce d'exprimer depuis déjà quelques temps. Mais ces surprises vous pouvez en être le générateur. Vous n'avez pas accès aux mods, vous n'êtes pas/plus fan du multijoueur, vous n'avez pas les moyens de vous acheter de DLC et/ou vous refusez d'encourager cette pratique ? Alors n'hésitez plus un seul instant : sortez l'artillerie lourde, celle à laquelle encore beaucoup de monde ne songe même pas : l'imagination ! (et c'est gratuit en plus !!!)

Vous pensez connaître le jeu par coeur ? Très bien alors, vous avez tout ce dont vous avez besoin. Fixez votre attention sur les détails : comportement de l'IA, mécaniques de jeu. Inventez vos propres règles, repoussez les limites ! Et ce faisant vous réaliserez que le jeu a encore des choses à vous apprendre sur lui et sur votre capacité à exploiter votre créativité.

L'Evolution des Assassins :

Un autre intérêt de rendre vos Assassins plus vulnérables et de brider leur évolution (niveau, arme, armure) est de vous permettre de limiter leur durée de vie, de les rendre mortels et ainsi de les renouveler régulièrement. Si vous êtes un joueur comme moi particulièrement curieux et passionné des mécaniques internes des jeux, vous aurez peut-être envie de savoir jusqu'où s'étend la richesse de l'éventail des Assassins intégrés dans les AC ne serait-ce qu'au niveau des noms dont ils sont affublés. Prenez le temps de les lister, de noter leurs derniers faits d'armes et leur ultime niveau d'expérience afin d'en faire plus que de simples marionnettes. Car ce n'est certainement pas pour rien qu'Ubisoft à eu la bonne idée de donner l'occasion à Ezio de leur rendre un dernier hommage lorsqu'ils tombent près de vous au cours d'un combat. (Pour ce faire vous devez fouiller le cadavre de l'Assassin). Et pourquoi pas, leur trouver une sépulture décente...

Créer de l'aléatoire,  créer du challenge : Je parlais plus haut des évènements aléatoires limités dans la série. C'est un fait, mais là encore ce n'est pas définitif. Si au naturel le jeu peut agréablement surprendre sur la question grâce à l'intervention régulière et inopinée de différents PNJ (gardes, courriers, voleurs, alliés, citoyens, assassins rivaux), vous pouvez rajouter un peu de piment en organisant des rencontres. Il m'est ainsi arrivé de participer à un conflit passionnant entre différents clans : gardes à pied et montés, voleurs (venus me voler) et mes propres Assassins. Le choix de vos armes est également un élément déterminant dans l'intérêt des affrontements. L'épée bâtarde peut être lancée, profitez de cette chance pour récupérer l'arme de votre choix sur vos ennemis. N'hésitez pas à varier les combinaisons autant que possible. Inventez vos propres missions d'assassinat, de filature. Vous trouvez que vos Assassins sont devenus trop sûrs d'eux, trop redoutables ? Envoyez les affronter des Brutes et des gardes papaux, on verra s'ils font toujours autant les fiers ! Et s'ils se font laminer, c'est qu'il était sûrement temps pour eux de céder la place à de nouvelles recrues qui à leur tour devront prouver leur valeur.

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J'apprécie beaucoup dans Brotherhood qu'on puisse teindre la tenue et la cape indépendamment l'une de l'autre. Personnellement j'ai un faible pour l'olive qui se marie bien avec la couverture verte du cheval ! Le roleplay c'est ça aussi !

Trois jeux en un : On peut tenter de relier des jeux issus d'une licence différente comme avec Far Cry 3-GTA V ou bien d'une manière plus simple et évidente on peut concevoir une expérience vidéo-ludique inédite en se basant sur plusieurs épisodes issus du même univers et mettant en scène le même héros. Dans le cas des Assassin's Creed la trilogie d'Ezio constitue une excellente opportunité. Dans Brotherhood comme dans Revelations, vos Assassins peuvent être envoyés dans différentes villes. Il s'avère que certaines de ces villes sont présentes dans d'autres épisodes de la série. Ainsi dans Brotherhood vous pouvez envoyez des Assassins besogner à Venise (Assassin's Creed II), à Constantinople (Assassin's Creed Revelations) et à Rome, autrement dit où se situe l'action même de Brotherhood.

Tout cela ne vous donne-t-il pas une petite idée des possibilités ? Et si on s'amusait à matérialiser certaines de ces missions d'Assassin auparavant si abstraites en créant un pont entre trois jeux jusque-là dissociés ? Passer d'un épisode à un autre aurait désormais un sens nouveau puisqu'il s'agirait ni plus ni moins de les intégrer dans une seule et même expérience placée sous le signe du voyage.

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Assassin's Creed Brotherhood est quasiment le seul monde ouvert sur 360 autorisant le joueur à chevaucher dans une ville digne de ce nom aux côtés d'autres personnages également à cheval (citoyens, gardes), ce qui rend la ville particulièrement vivante et crédible. (les villes de Red Dead Redemption étant de moindre importance comparativement). Ce qui fait de Brotherhood un jeu assez unique lui conférant de surcroît grâce à cela un caractère Roleplay supplémentaire à mes yeux. Il faut rappeler qu'aucun RPG médiéval ne permet une telle chose à l'heure actuelle. The Witcher 3 devrait changer la donne l'année prochaine.

LA PHOTO BONUS

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