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lundi, 25 août 2014

Gatsby Le Magnifique [Cinéma/Critiques]

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Un auteur en devenir (Tobey Maguire) raconte sa rencontre avec le richissime Gatsby et la manière dont elle a changé sa vie à jamais.

Dans cette reconstitution fastueuse de l'Amérique d'après-guerre, on retrouve les thèmes chers au cinéma du cinéaste australien : opposition des classes, ambiance festive et musicale, amour idéalisé et forcément impossible, rivalité amoureuse autrement dit un certain sens de la dramaturgie et du spectacle mêlés qui font sa patte.

Comme s'il craignait d'ennuyer le spectateur - voire de s'ennuyer lui-même - le réalisateur de Roméo & Juliette nous livre un hors d'oeuvre presque indigeste. Ca bouge, ça cause, ça swingue dans tous les sens, le luxe et les paillettes explosent la pellicule en d'interminables feux d'artifice au point qu'on se demande bien comment on va être en mesure d'apprécier la suite. Très regrettable puisque cette folie graphique et sonore nous empêche d'admirer certains plans et mouvements de caméra particulièrement réussis car porteurs d'une magie dont Baz Lhurmann a le secret. Une forme de magie dont le cinéma est justement bien avare.

Heureusement toute cette énergie est canalisée avec l'arrivée du fameux Gatsby campé par un Di Caprio (Inception, Les Noces Rebelles, Django Unchained) très convaincant évidemment dans le rôle du gentleman riche et séducteur. Quand Daisy/Carey Mulligan (Drive) le rejoint enfin, on retrouve un certain confort et on peut enfin profiter du spectacle sans risquer l'overdose.

Joel Edgerton campe Tom Buchanan, le mari de Daisy laquelle partage un lourd secret avec Gatsby. Et comme tous les secrets...

Mais tout comme le film joue sur les apparences, Gatsby aussi, et le film de révéler progressivement sa véritable histoire. La narration distillant le mystère, l'intrigue se fait plus passionnante, les personnages plus nuancés et donc plus intéressants. La scène du thé au cours de laquelle Gatsby montre ses failles est à ce titre très réussie de même que celle où le triangle amoureux se confronte dans une tension croissante.

La BO très hétéroclite et volontairement anachronique met en valeur des artistes actuels (Lana Del Rey, Emeli Sandé, Sia). Malheureusement, si la recette a très bien fonctionné dans Moulin Rouge, elle dénote quelques fois dans ce contexte et on aurait préféré que le compositeur attitré de Baz, Craig Armstrong, puisse démontrer toute la mesure de son talent à la place afin de souligner les émotions qui ont tendance à être fugitives malgré le talent des interprètes.

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Nick Carraway/Tobey Maguire (la trilogie Spiderman) joue de son ingénuité et de sa bienveillance naturelles, devenant facilement le confident et l'ami privilégié de Gatsby. Nick est aussi le narrateur de l'histoire, un peu trop présent et bavard sur l'ensemble.

La magie n'opère pas autant qu'elle aurait pu surtout si on connait bien Moulin Rouge duquel Gatsby semble être une sorte de décalque. Gatsby étant l'oeuvre du romancier Francis Scott Fitzgerald et donc antérieure, on ne peut lui en tenir rigueur. Non, on comprend seulement mieux ce qui a séduit Luhrmann dans le projet d'une nouvelle adaptation. Mais c'est aussi ce qui l'empêche de se renouveler totalement car en reprenant les codes de sa mémorable comédie musicale, il étouffe le propos qui aurait gagné par endroits à être plus épuré pour gagner en intensité.

Un peu comme Gatsby manque de peu cette lumière verte, cette perfection, Baz Lhurmann ne parvient pas totalement à nous emporter dans cette histoire qui contient paradoxalement tous les bons ingrédients.

Reste un personnage emblématique et surtout une histoire réellement  magnifique.

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Les personnages principaux. On retrouve Isla Fisher (Insaisissables) à droite dans le rôle d'une maîtresse détonante. Scarlett Johansson avait été pressentie pour le rôle de Daisy et j'avoue que je l'aurais sans doute préférée. Carey Mulligan m'apparaît trop jeune et manque de présence surtout face à Di caprio. 

 

 

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Commentaires

Autant je n'ai pas réussi à accrocher sur Moulin Rouge, autant Gatsby m'a complètement séduite, une fois l'overdose d'agitation passée. Heureusement, j'ai eu la chance de le revoir chez moi après ma mauvaise expérience de la 3D au cinéma qui m'a laissé un goût plutôt amer. J'ai trouvé les personnages plutôt bien exploités dans l'ensemble, comme je l'ai dit dans ma propre critique du film. Je n'apprécie pas tellement les comédies romantiques pour leur côté redondant, mais celle-ci ne m'a pas laissée de marbre !

Écrit par : Elo | mercredi, 15 juillet 2015

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je pense que tout comme Moulin Rouge , Gatsby me séduira davantage au fil du temps car je me serais adapté à son style, mais je trouve quand même que les films de Barz se reposent de plus en plus sur une surenchère visuelle au détriment de l'émotion et son cinéma du coup devient un peu plus artificiel alors que dans l'absolu il a tout pour atteindre son but.
JJ Abrams abandonne ses sempiternels Lensflares donc tout est possible !

Écrit par : Greg Armatory | jeudi, 16 juillet 2015

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