samedi, 11 juin 2011
X-Men : Le commencement (First Class)

Les Mutants sont de retour...ou plutôt ils arrivent, étant donné que ce nouvel opus des X-Men raconte la création de l'école fondée par Charles Xavier et Magneto alors qu'ils sont de jeunes surdoués idéalistes et pas encore farouchement opposés.
Evidemment, la surprise est beaucoup moins au rendez-vous. On en est au 4ème chapitre de la série et depuis les super-héros (et les super pouvoirs) ont inondé les grands écrans au point de les rendre presque ordinaires.
Seulement, il y a quelques éléments de poids qui font de ce Commencement, une pierre de taille à l'édifice.
Tout d'abord un casting sur-mesure avec James "Wanted" McAvoy dans la peau et l'esprit de Charles Xavier. Le jeune comédien s'en sort honorablement d'autant plus qu'il joue le personnage à un âge où il est encore un homme avec tout ce que cela sous-entend. La comparaison avec Patrick Stewart est donc hors de propos. C'est aussi bien.
Vient Michael Fassbender dans le rôle très convoité de Magneto. Un autre choiX de qualité car le comédien, au-delà de son charisme évident, distille une énergie tour à tour sombre et séduisante qui sied à merveille au personnage d'Erik Lensherr, pour le moins torturé et ambigü. Son parcours de vengeance n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui du jeune Hannibal Lecter. Troublante ressemblance de destin qui ne fait que renforcer l'émotion déjà très présente tout au long du film.
Le troisième gros atout de la distribution n'est autre que Kevin Bacon (Death Sentence) dans le rôle de Sebastian Shaw, le dirigeant du Club des Damnés allié à Emma Frost. Après avoir composé un autre Sebastian consumé par un prodigieuX pouvoir dans Hollow Man, l'acteur remet le couvert avec un plaisir décuplé. Le spectateur est lui aussi comblé. Qui mieuX que lui aurait pu incarner celui par qui le mal arrive ?
Mais le film vous réserve bien d'autres surprises, car les références auX autres épisodes et membres de la saga sont légion, quitte à perturber quelque peu la mythologie telle que nous la connaissons. Attendez-vous donc à voir des têtes connues !
Hank McCoy alias Le Fauve est incarné dans sa jeunesse par le talentueux Nicholas Hoult (mémorable zombie de Warm Bodies). Mais ce choix devient discutable physiquement lorsqu'on réalise qu'il ressemble beaucoup à James Marsden alias Cyclope dans la première trilogie. Choix encore plus discutable quand on lui assigne (comme de par hasard) la VF de James Marsden (oui, très con !)

Si le film est principalement construit sur la crise des missiles de Cuba, le scénario est assez malin pour s'en rapprocher et s'en éloigner aux bons moments, introduisant les futurs enjeuX de la lutte Humains/Mutants de manière réaliste.
Tout comme dans les autres films, les thèmes de la différence, de la tolérance et naturellement de l'eXclusion sont au coeur de l'intrigue. En cela ce volet est très cohérent. On peut toutefois reprocher le traitement de certains personnages allant trop dans le sens de la chronologie de la série au détriment de celui de la logique. Les effets spéciauX, quant à euX, sont toujours dantesques avec un morceau de bravoure final comme on peut en espérer dans ce genre de Blockbuster intelligent.
Après son cultissime Kick-Ass, Matthew Vaughn s'assagit, mais n'en reste pas moins très efficace dans l'eXercice. On aurait aimé peut-être un peu plus de mordant pour certaines scènes, mais le public visé n'étant assurément pas le même, on comprendra.
Un retour en fanfare qui devrait se transformer en triomphe au boX-office.
(Si vous voyez des X partout, c'est normal !!!)
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21:24 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : x-men, x-men first class, x-men le commencement, mutants, comics, super-héros, pouvoirs, tolérance, différence
The Prodigies : La Nuit des Enfants Rois

D'emblée oubliez la bande-annonce multipliant les scènes apocalyptiques. Si elles sont bel et bien présentes dans le film, elles ne sont en réalité pas la démonstration des pouvoirs de ces enfants rois, mais plutôt la représentation de leur état d'esprit, de leurs tourments. En cela, on peut juger le trailer maladroit.
Ce détail réglé, passons au film en lui-même.
Avec son ton délibérément adulte, sa violence sans concession et sa mise en scène très travaillée qui réserve des séquences graphiques très percutantes et originales, Prodigies avait de quoi atteindre des sommets dans le genre et même cotoyer une référence de l'animation comme Akira qui demeure encore aujourd'hui indétrônable.
Malheureusement, toutes ces qualités sont plomblées par un rythme beaucoup trop lent et surtout des ellipses temporelles et des scènes manquantes trop nombreuses et gênantes pour passer inaperçues. Ces enfants rois accusent par exemple l'humanité de les avoir traités comme des bêtes de foire. On les croit sur parole. On aurait simplement aimé voir l'illustration visuelle de ce cruel traitement et son absence réduit considérablement la teneur dramatique et l'épaisseur des personnages. Le scénario perd donc régulièrement en cohérence à cause de ces trous injustifiés.
Le récit souffre également de l'absence d'un réel souffle. L'action de The Prodigies n'éclate qu'à la fin et dans des proportions moindres comparées à ce qu'on pouvait en attendre, même si on a droit à quelques scènes chorégraphiées de manière inventive.
Pour couronner le tout, le film se termine au moment même où l'histoire commence véritablement, ce qui bien évidemment occasionne une grande frustration. On a alors le sentiment de n'avoir vu que la moitié du film, ou une ébauche de ce qu'il aurait pu être s'il n'avait pas été amputé ainsi.
En dépit de ce constat amer, The Prodigies demeure une oeuvre à découvrir, son parti pris narratif et visuel étant un argument suffisamment solide pour offrir un intérêt digne de ce nom et le classer comme une oeuvre singulière, hélas inachevée.
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