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samedi, 11 juin 2011

The Prodigies : La Nuit des Enfants Rois

D'emblée oubliez la bande-annonce multipliant les scènes apocalyptiques. Si elles sont bel et bien présentes dans le film, elles ne sont en réalité pas la démonstration des pouvoirs de ces enfants rois, mais plutôt la représentation de leur état d'esprit, de leurs tourments. En cela, on peut juger le trailer maladroit.

Ce détail réglé, passons au film en lui-même.

Avec son ton délibérément adulte, sa violence sans concession et sa mise en scène très travaillée qui réserve des séquences graphiques très percutantes et originales, Prodigies avait de quoi atteindre des sommets dans le genre et même cotoyer une référence de l'animation comme Akira qui demeure encore aujourd'hui indétrônable.

Malheureusement, toutes ces qualités sont plomblées par un rythme beaucoup trop lent et surtout des ellipses temporelles et des scènes manquantes trop nombreuses et gênantes  pour passer inaperçues. Ces enfants rois accusent par exemple l'humanité de les avoir traités comme des bêtes de foire. On les croit sur parole. On aurait simplement aimé voir l'illustration visuelle de ce cruel traitement et son absence réduit considérablement la teneur dramatique et l'épaisseur des personnages. Le scénario perd donc régulièrement en cohérence à cause de ces trous injustifiés.

Le récit souffre également de l'absence d'un réel souffle. L'action de The Prodigies n'éclate qu'à la fin et dans des proportions moindres comparées à ce qu'on pouvait en attendre, même si on a droit à quelques scènes chorégraphiées de manière inventive.

Pour couronner le tout, le film se termine au moment même où l'histoire commence véritablement, ce qui bien évidemment occasionne une grande frustration. On a alors le sentiment de n'avoir vu que la moitié du film, ou une ébauche de ce qu'il aurait pu être s'il n'avait pas été amputé ainsi.

En dépit de ce constat amer, The Prodigies demeure une oeuvre à découvrir, son parti pris narratif et visuel étant un argument suffisamment solide pour offrir un intérêt digne de ce nom et le classer comme une oeuvre singulière, hélas inachevée.

 

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