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vendredi, 28 avril 2017

The Witcher 3 : Blood and Wine [Jeux Vidéo/Critiques]

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The Witcher 3 : Blood and Wine

Deuxième avis sur le jeu de base

 

Ma critique sur The Witcher 3 était pour le moins partagée.

D'un côté je reconnaissais la formidable réussite technique, visuelle, le travail colossal sur le background et la narration, de l'autre j'étais affligé par des soucis de jouabilité récurrents (glissades incontrôlables, dégâts de chute, boussole imprécise), une exploration bridée dans son potentiel et un scénario bien trop généreux en termes de dialogues comme en gain d'expérience (une cinématique = 1000 points !!!) comparé aux quêtes secondaires avec comme contrainte sous-jacente de devoir effectuer les quêtes de son niveau au risque de ne récolter que quelques misérables points d'expérience et d'évoluer à la vitesse d'un escargot.

Pour le joueur épris de liberté que je suis, forcément, avoir le sentiment de devoir suivre une sorte de plan de travail bien établi, c'est difficile à supporter, même si je suis obligé de reconnaître que le système est logique, cohérent.

Les deux DLC étant à 50% sur le PS Store il y a peu ce fut l'occasion de redonner un nouvel intérêt au jeu. Et c'est peu dire que j'y ai finalement trouvé mon compte.

Pour commencer la région de Toussaint offerte par l'extension Blood and Wine est tout simplement sublime, à tous points de vue.

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Deux personnages majeurs de l'extension, un allié d'une nature inquiétante et la Duchesse de Toussaint qui vous a fait mander pour neutraliser un tueur en série. Le joueur connaîtra donc des ambiances tour à tour lumineuses et gothiques aussi délectables. Le scénario rappelle par certains aspects celui du film Le Pacte des Loups.

Inspirés de manière ostentatoire par le sud de la France et l'Italie, les développeurs de CD Projekt Red se sont lâchés. Résultat, des paysages d'une beauté à couper le souffle : entre une architecture à la fois immaculée et très colorée (typique des maisons méditerranéennes), mais toujours impressionnante de détails, des étendues boisées, de vastes prairies, le tout magnifié par une profondeur de champ vertigineuse, on en prend plein les mirettes à peine débarqué. Mais évidemment, la forme ne va pas sans le fond, et de ce côté aussi, aucune déception. Des quêtes toujours aussi bien écrites avec des intrigues surprenantes servies par des personnages mémorables toujours loin d'être manichéens et qui proposent comme de coutume plusieurs choix et conséquences.

Les quêtes servent de manière exemplaire le cadre et inversement. Et puis on a droit à de nouveaux thèmes musicaux toujours enchanteurs.

On sourira souvent aux nombreuses références (clichés) de notre pays mis en avant (la nourriture, les notes d'accordéon, des clins d'oeil humoristiques à notre culture comme des titres de chanson des années 80 volontairement mal déguisés) ce qui achève un tableau en tous points admirable, une vraie démonstration de la qualité possible des jeux  sur cette génération.

Mais la cerise sur le gâteau, c'est qu'en revenant dans les régions du jeu de base, j'ai découvert une nouvelle dynamique. J'avais beaucoup regretté le manque d'évènements aléatoires, en grand habitué de Skyrim, que les escarmouches régulières avec des bandits ou des bêtes plus ou moins coriaces n'arrivent pas à contenter. Lors de mes nouvelles cessions de jeu, j'ai réalisé que beaucoup de quêtes (dont certaines paraissaient pour le coup très aléatoires) se déclenchaient au gré de notre exploration et que la découverte de simples trésors pouvait en débloquer d'autres.

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Au programme : un tournoi de chevaliers avec en parallèle une enquête sur la dame de compagnie de la Duchesse qui cache un lourd secret. Ou l'art de mêler intelligemment des objectifs et activités variés et complémentaires.

Des quêtes il y en a énormément, lesquelles, contrairement à ma première impression, ne sont pas forcément dissociées de nos errances, mais en constituent le liant, le ciment, approfondissant des mécaniques de jeu déjà bien exploitées. Le soin apporté à leur écriture, à leur(s) déroulement(s) a fini par me persuader que ce qui est scripté, programmé n'est pas nécessairement un mal pour le joueur qui cherche à être surpris à tout prix. Bien au contraire. Bon je zappe toujours bon nombre de dialogues car sinon je crains de passer plus de temps à écouter qu'à jouer, mais je me soigne en profitant des parties jouées par ma moitié pour savourer davantage les discussions qui, il faut l'avouer, manque de dynamisme.

Et puis pour parler davantage gampelay, il y a la profondeur abyssale du système d'alchimie et d'artisanat que je n'ai pour ainsi dire fait que survoler et qui dès lors qu'on s'y intéresse un tant soi peu ouvre des perspectives réjouissantes.

The Witcher 3 ne laisse rien au hasard. La quantité de travail abattue par le studio est phénoménale. Une telle générosité force le respect et l'admiration et ça tombe bien, niveau respect et admiration, CD Projekt Red en a ramassé à foison depuis la sortie de leur chef d'oeuvre. En attendant le prochain...

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Mais cette extension apporte hélas aussi son petit lot de contrariétés comme quand on réalise que les épées obtenues à Toussain sont invisibles à Skellige (et à priori aussi à Kaer Morhen et Wyzima) et que certaines zones des cartes deviennent floues, ne se chargent pas correctement quand on zoome dessus. Des bugs qui n'étaient pas présents dans le jeu de base, plutôt fâcheux, donc. Paradoxalement, le banquier de Novigrad, lui, a de nouveau ses bras visibles. Une correction qui n'est donc possible qu'avec l'acquisition de l'extension, hum...pas très correct, CD Projekt, pour le coup !

J'ai lu que des mises à jour avaient été ajoutées pour faciliter entre autres la navigation dans les menus. Et bien, c'est encore à prouver, car les listes à rallonge de l'alchimie, de l'artisanat et l'accès à notre réserve, toujours aussi lent de surcroît, dépourvue de catégorie d'objets sont toujours d'actualité.

Heureusement pour remonter le moral, il y a de réelles nouveautés. Le niveau d'expérience maximal est largement repoussé (100+), on peut acheter des items manquants pour le craft directement aux marchands (pas tous), on peut désormais modifier la teinte de ses équipements de Sorceleur (non pas les autres, dommage !) et j'ai commencé à expérimenter le nouveau système de mutations (un arbre de compétences) accessible par une quête de Blood and Wine (Le Laboratoire de l'Etrange). Moi qui commence enfin à maîtriser le potentiel de notre cher Sorceleur (Avec mon niveau 36 je peux défaire des adversaires de niveau 43), j'ai hâte de m'engouffrer davantage dans cet univers enchanteur, ténébreux, parfois très frustrant (les mers sont aussi vides d'intérêt que les terres en sont foisonnantes), mais au fond toujours passionnant.

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Les retrouvailles tant attendues entre Geralt et Ciri sont l'apothéose du scénario du jeu de base qui tire beaucoup trop en longueur pour être pleinement apprécié selon moi, mais après cela on enchaîne avec de beaux moments, épiques et émouvants grâce à la bataille de Kaer Morhen qui n'est pas sans rappeler le concept de Mass Effect 2 avec la réunion possible de nombreux partenaires aussi spécialisés que charismatiques autour de soi pour une opération suicide.

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Commentaires

Oui, le système d'Xp de The Witcher 3 n'est pas très au point. C'est l'un des rares défauts du jeu.

Écrit par : Flikvictor | mardi, 08 août 2017

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