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vendredi, 25 novembre 2016

Iron Man [Cinéma/Critiques]

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Iron Man premier du nom a été un tournant cinématographique bien plus important qu'il n'y parait à première vue.

Tout d'abord c'était le premier film financé et supervisé entièrement par Marvel qui avait repris totalement ses droits sur les adaptations de son catalogue (ce qui n'était pas le cas du temps des Spiderman de Sam Raimi).

Dès lors, quelque chose d'impossible auparavant allait pouvoir être mis en place : le Marvel Cinematic Universe ou MCU, autrement dit, le développement d'une forme de feuilleton visant à réunir les héros les plus emblématiques de Marvel que ce soit par l'intermédiaire de stand-alone, de spin-off ou de cross-over, le tout avec toujours un fil conducteur et une finalité pour le moins enivrante : celle de réunir toutes ces figures mythiques une fois chacune développée dans des aventures indépendantes. Avec une fanbase conséquente aux USA où le comics est une religion depuis longtemps et partout dans le monde grâce aux X-Men et donc à Spiderman qui avait déjà conquis les connaisseurs comme les novices, le pari était modérément risqué, mais risqué quand même puisque visant sur le long terme, projet ambitieux sur lequel hélas DC se cassera les dents trois ans plus tard avec Green Lantern. Ce qui ne sera pas le cas de Marvel comme on le sait, grâce au moteur que représenta Iron Man pour cette énorme entreprise qui dure et durera visiblement encore longtemps sous une forme ou une autre, avec ses hauts et ses bas.

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Une image qui résume bien la personnalité de Tony Stark avant qu'il devienne Iron Man : un génie égocentrique, mégalomane et très ambitieux. Des défauts qui vont malgré tout lui servir même après sa métamorphose lorsque son intégrité et celle de sa société seront menacées.

Il fallait tout d'abord trouver l'acteur idéal pour se glisser dans l'armure et surtout dans la peau de l'excentrique Tony Stark. Ce fut chose faite avec Rober Downey Jr (Gothika) qui s'était fait remarqué dans quelques films (Air America, aux côtés de Mel Gisbon, Chaplin, Kiss Kiss Bang Bang) et séries (Ally Mc Beal) et dont plusieurs années de  déboires (sans mauvais jeu de mots) avaient terni la réputation, mais pas le talent ni l'envie de grands rôles. Assoiffé par l'envergure du projet, le comédien s'est totalement investi au point de déclarer très sérieusement : Iron Man c'est moi ! Ce que personne ne contestera une fois devant le fait accompli. Iron Man c'est vraiment lui. Sa nonchalance attachante, son cynisme ravageur et ses réparties aussi mortelles que ses missiles les plus destructeurs ont fait depuis sa légende. A l'instar d'un Hugh Jackman avec Wolverine, il est devenu indissociable de son personnage et on se réjouit de la moindre de ses apparitions à l'écran. Ca tombe bien, il restera le fer de lance du CMU.

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C'est bien l'homme qui fait l'armure, mais ce n'est pas l'armure qui fait le héros (enfin, pas complètement !) La conception de l'armure et son utilisation font évidemment partie de l'intérêt du film et on peut dire que les artisans des effets mécaniques et digitaux ont fait très fort, on y croit complètement ! La scène où Tony enfile son armure intégralement avec moult détails sur l'agencement de la mécanique demeure une grosse source de plaisir pour moi, j'en reste toujours béat d'admiration !

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Il fallait bien évidemment trouver aussi le réalisateur capable de porter à l'écran une histoire où l'image allait avoir autant d'importance que la narration, quelqu'un familier avec l'univers du cinéma autant que du comics. Jon Favreau (Cowboys et Envahisseurs, Le Livre de la Jungle) a été l'homme providentiel. Connu comme l'ami frustré de Ben Affleck dans Daredevil, mais aussi et surtout en tant que réalisateur rompu au fantastique (Elf, Zathura), il a tous les atouts malgré un CV plutôt réduit.  Sa détermination et sa passion pour cet univers feront toute la différence au point qu'il dirigera également Iron Man 2 et incarnera Happy Hogan, le chauffeur de Tony.

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Gwyneth Paltrow (Contagion) incarne la pétillante et dévouée Pepper Potts sans qui Tony ne serait plus tout à fait lui-même et qui lui permettra de comprendre qu'il a encore un coeur avec ou sans armure. Le duo d'acteurs réserve des scènes pleines d'humour et de tendresse.

Quand on visionne Iron Man pour la première ou la énième fois (oui quand on aime...), ce qui marque c'est le parfait équilibre entre humour, drame, action et dialogues, avec une narration particulière qui disparaitra très vite au sein du CMU : uniquement trois grosses scènes d'action réparties au début, au milieu et à la fin, le film mettant avant tout l'accent sur la métamorphose du héros, sa volonté de détruire  (positivement cette fois) ce qu'il a bâti (un empire voué à la conception et à la vente d'armes dernier cri) afin de reconstruire (et se reconstruire) sur des bases nettement plus saines.

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Iron Man a la classe, surtout quand il vole et qu'il se pose au milieu de ses ennemis

Ici pas de super pouvoirs, le changement sera en priorité psychologique avant de se concrétiser en métal rouge et or. Un choix qui rappelle évidemment le premier Spiderman de Raimi avec les phases d'entraînement cocasses et la montée en puissance assez jouissive du personnage quand il commence à contrôler son potentiel, à l'exploiter contre des méchants pour rendre justice jusqu'au duel final contre le grand vilain lors duquel il sera poussé dans ses derniers retranchements.

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Jeff Bridges (Tron Legacy) est Obadiah Stane, associé fidèle de Tony tout comme il l'était de son père de son vivant (Stark Senior vu dans Captain America). Le retour de Tony aura des conséquences manifestes sur leur relation auparavant mutuellement profitable. L'un des bémols du film provient de son petit discours final un brin caricatural.

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Tony Stark va vivre sa période de détention comme un vrai cauchemar autant que comme une libération intérieure grâce à la complicité d'un autre prisonnier. Leur relation très émouvante qui va être à l'origine du concept de Iron Man est pour beaucoup dans la réussite du film. Hélas l'autre bémol est visible au moment de l'évasion lorsque le Dr Yinsen va mettre en fuite de dangereux terroristes en tirant simplement en l'air.

 

 

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Commentaires

Je ne pensais vraiment pas aimer, mais je dois avouer que ça m'a bien plu. Les effets spéciaux ne grignotent pas trop l'intrigue et on se sent en empathie avec le personnage, un bon moment. Peut-être un démarrage un peu long, mais je n'ai pas beaucoup de critique à faire sur le reste.

Écrit par : Elo | vendredi, 25 novembre 2016

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content que tu aies aimé je saurais mieux ce qui pourrait te plaire dans le genre.

Écrit par : Greg Armatory | vendredi, 25 novembre 2016

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