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vendredi, 13 mars 2015

Hercule [Cinéma/Critiques]

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Le péplum a de nouveau le vent en poupe. Et forcément quand un genre cinématographique rime avec succès, on a droit à une pléthore de productions qui semblent se copier les une les autres sans qu'on ait l'impression qu'elle sortent autrement que pour exploiter le filon.

C'est ainsi que la version Hercule de Brett Ratner (oui déjà j'en vois qui grimacent) est sortie en salles l'an dernier, affichant son statut de blockbuster mythologique sans autre ambition que faire le show.

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Je ne vous apprendrais rien en vous disant que Hercule se bat comme un lion...

S'il est indéniable que Dwayne Johnson (alias The Rock) était bâti pour incarner le demi-dieu (il a tout fait pour avoir le rôle), ce seul argument ne pouvait suffire à intéresser un spectateur qui n'aurait pas été fan de le première heure de l'ex-catcheur.

Mais heureuse surprise c'est dans le traitement très original du personnage et de sa légende (qui ne plaira pas forcément à tout le monde) que tient toute la force et l'originalité du film, un peu à la manière de Maléfique dans le film éponyme ou plus proche encore, la Dernière Légion (déjà avec Peter Mullan) et Le Roi Arthur (avec Clive Owen). Autrement dit déconstruire le mythe pour mieux le reconstruire.

En effet Hercule est présenté comme un guerrier certes redoutable, mais pas tout à fait en accord avec la réputation qui le précède, ne serait-ce que parce qu'il se bat pour de l'or et qu'il n'oeuvre jamais seul, ses cinq compagnons le suivant comme son ombre.

Et plus l'histoire progresse, plus son statut de demi-dieu invincible s'écorne jusqu'au dénouement pour le moins malin et réjouissant qui vient boucler la boucle.

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L'équipe de mercenaires au complet. Chacun a sa spécialité, complétant celles des autres, on est pas loin de l'esprit des comics actuels. Certains crieront à l'opportunisme, mais il faut vraiment voir le film pour comprendre et apprécier ce parti pris.

Si dans la forme, on pourra trouver le film de Ratner pas très différent de tout ce qu'on a déjà vu, c'est donc véritablement dans son intrigue, là où finalement on attendait rien, qu'il tire nettement son épingle du jeu.

Jouant habilement avec les références connues (les 12 travaux, le bestiaire mythologique) et les thèmes incontournables (la liberté, la rédemption, l'héroïsme, la superstition, la popularité), grâce aussi à des personnages attachants, des combats pêchus et un bon équilibre entre sérieux et second degré, le film se construit mine de rien l'étoffe, sinon d'un grand film, en tout cas d'un divertissement de premier choix, soigné et rafraîchissant, à découvrir sans regret.

Avec cerise sur le gâteau, un générique de fin très graphique qui s'apprécie comme un bonus, parachevant le parti pris du scénariste et une vision finalement très philosophique et moderne du personnage et des valeurs qu'on lui associe.

On pourra quand même reprocher ce qui devient une tendance navrante dans le genre à savoir l'emploi d'un langage grossier bien de chez nous (Merde ! Putain !) comme pour mieux séduire un public plus jeune.

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De gauche à droite : Aksel Hennie incarne Tydée, un guerrier aussi sauvage que muet, torturé par un passé des plus sombres, à l'instar de Hercule lui-même. Ingrid Bolso Berdal, elle aussi originaire de Norvège, crève l'écran dans le rôle d'Atalante, une Amazone qui n'a rien à envier à Legolas dans la maîtrise de l'arc. Rufus Sewell (Dark City), bien connu des cinéphiles, est Autolycos, spécialiste du lancer de couteaux, sans doute le plus mercenaire dans l'âme de tous.

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Ian McShane (Blanche-Neige et le Chasseur) campe Ampharios, doué de divination, mais pas manchot pour autant au combat. Son personnage apporte une bonne dose d'humour.

Hercule fait donc partie de ces films qui surprennent dans le bons sens du terme, en mettant de la matière grise là où on pensait ne trouver que du muscle.

Avec aussi John Hurt (Contact), Peter Mullan (Les Fils de l'Homme), Joseph Fiennes (Shakespeare in Love, Stalingrad)

 

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