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dimanche, 13 mai 2018

Stargate [Cinéma/Critiques]

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Un slogan malin autant justifié par l'histoire même que par le degré d'immersion du spectateur dans cet univers passionnant au croisement de plusieurs genres.

Stargate fait incontestablement partie de mes meilleurs souvenirs de cinéma. Peut-être parce que je l'ai découvert à une époque où je commençais tout juste à me régaler de l'expérience des salles obscures, mais pas seulement.

Par son univers original (développé très largement par les séries télé) constitué d'un savant mélange de genres (mythologie, drame, comédie, SF à plusieurs échelles), Stargate représente encore aujourd'hui le bon côté du blockbuster avec une intention de distraire certes, mais aussi d'impliquer le spectateur dans une découverte majeure qui surprendra par ses tenants et aboutissants. Une ambiance retrouvée durant le prologue du 5ème Elément de Besson, hélas, qui tourne court et vire davantage dans le burlesque.

Cette atmosphère tour à tour merveilleuse et inquiétante liée donc à la Porte des Etoiles et les secrets qu'elle peut recéler, le réalisateur Roland Emmerich et son associé Dean Devlin réussissent très bien à la mettre en scène en faisant monter la pression dans la base militaire.

Bien sûr il faut faire l'impasse sur quelques enchaînements faciles : à peine ouverte, la porte est explorée et alors que rien ne rapprochait les symboles des constellations, dès que la révélation est faite, les installations militaires se retrouvent dotées du matériel adéquat comme par magie. Mais bon, quand on a vu la saison 7 de Game of Thrones, en matière d'ellipses, on sait que tout est possible.

On suit donc avec intérêt l'égyptologue Daniel Jackson (James Spader, le Ultron de Avengers 2 c'est lui !) aussi discrédité que convaincu, aussi savant que gauche (le héros du Godzilla de Emmerich lui doit beaucoup). Ne pas se fier à son apparent détachement, car dès que son esprit assoiffé de connaissances est sollicité, Jackson devient intenable.

Grâce à des personnages attachants, des ambiances soignées et variées et une intrigue rondement menée, Stargate remplit parfaitement sa mission : nous faire voyager et aiguiser notre imagination. 

A noter que le film est rapidement rentré dans la culture populaire au point que des artistes comme Alexandre Astier lui rendent hommage dans Kaamelott - Saison 2 épisode 68 :  Stargate. Moi-même j'ai eu l'occasion de rendre hommage à ces deux univers dans ma série Skymelott - Saison 1 épisode 7 : Perceval, Fils de Dragon.

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La porte découverte au Caire en 1938. Lors de cette scène, un fâcheux bug du dvd coupe les voix lorsque les personnages parlent égyptien.

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Catherine a poursuivi les recherches entamées par son père. Elle a longtemps attendu, mais sa patience a été récompensée. Elle place en Daniel une confiance presque aveugle qu' elle n'aura pas à regretter. Vis à vis de O'Neill, elle se montre beaucoup moins chaleureuse et c'est réciproque. L'éternel conflit de la science et de l'armée.

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Deux héros que tout semble opposer (à part peut-être la solitude) et que tout va réunir. Classique, mais efficace. Kurt Russel joue les baroudeurs avec brio avec juste ce qu'il faut de fragilité. Inconsolable de la mort de son jeune fils, dont il se sent à coup sûr responsable, le Colonel Jack O'Neill va avoir l'occasion de calmer sa culpabilité et de retrouver un peu de sérénité. Classique, mais efficace.

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Des plans sublimes comme celui-ci, il y en a plusieurs. J'aime beaucoup la manière dont la pyramide de Ra intègre design classique et futuriste. Lorsqu'elle se met en place, on a droit à une séquence digne de Predator, en moins sanglant.

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Visuellement, le film est sublime et il le doit beaucoup au français Patrick Tatopoulos, responsable des costumes, qui se fera rapidement un nom à Hollywood au point de cumuler les rôles sur de nombreux films. Il a par ailleurs réalisé Underworld : Le Soulèvement des Lycans.

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Le design des gardes de Ra est vraiment inspiré. Dommage que les casques en se rétractant totalement via un morphing révèlent trop l'effet numérique. Il aurait été judicieux de laisser une sorte d'encolure métallique afin de faire croire davantage à un procédé mécanique. Et puisqu'on parle de défauts visuels, j'ai eu la mauvaise surprise de voir de manière un peu trop évidente les câbles suspendant les vaisseaux lors de l'attaque de la cité. Une négligence aberrante même en 1995.

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Que serait un film hollywoodien sans une romance ? Celle de Stargate est loin d'être déplaisante, elle n'alourdit pas la narration tout en ayant un impact certain sur elle.

Et pour finir en beauté, je ne trouve rien de mieux que parler de la sublime partition de David Arnold qui confère à l'oeuvre une qualité intemporelle. Le compositeur sublime complètement les ambiances qu'elles soient mystérieuses, tendues, romanesques, contemplatives et épiques (Kasuf Returns est un monument à ce titre !). Le thème principal qui ouvre l'album est à lui seul envoûtant à souhait et préfigure du niveau de ce qui suit. Une des plus belles BO à mes yeux (ou plutôt à mes oreilles).

 

 

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