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mardi, 09 décembre 2014

Imaginaerum - Le Film [Cinéma/Critiques]

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Si au départ le film semble être un banal conte pour enfants, sorte de Pôle Express version gothique, la noirceur psychologique et la violence visuelle de certaines scènes (liées notamment au père du héros) le destine à un public plus adulte.

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Nightwish au temps de Imaginaerum. On avait réussi à adopter Anette Olson - remplaçante de l'inoubliable Tarja - le temps de deux albums marquants, ce qui constituait déjà un petit miracle en soi et voilà qu'elle-même cède la place à Floor Jansen pour l'avenir du groupe. Pour combien de temps ?

Pensé depuis 2008 par Tuomas Holopainen (à la gauche d'Anette), le compositeur attitré du groupe Nightwish, le film Imaginearum (sorti en 2012, inédit chez nous) est le prolongement direct de l'album éponyme (dernier en date du groupe), reprenant quelques morceaux connus ainsi que des thèmes revisités pour l'occasion. Les membres du groupe sont tous présents dans l'histoire, Tuomas incarnant lui-même le personnage principal dans sa version trentenaire. De là à dire qu'il y a une part autobiographique, la question reste ouverte.

Le film mêle scènes oniriques et réalité à travers le personnage de Tom, un compositeur septuagénaire dans le coma après une crise plus violente que les autres. L'occasion pour celui-ci de faire la paix avec lui-même, avec son passé et aussi et surtout avec sa fille dont il est resté distant tout au long de sa vie et qui a, elle aussi, sa propre introspection a faire. Car l'être humain est parfois plus victime de l'interprétation qu'il se fait des gens et des évènements que de leur nature véritable, ceux-ci étant toujours plus complexes qu'il n'y paraît.

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L'histoire reprend à son compte le personnage connu sous le nom de Jack Frost issu du folklore américain, ici sous la forme d'un bonhomme de neige semi-vaporeux au visage plutôt sinistre.

Dans un premier temps Jack Frost semble incarner la volonté de Tom de laisser le rêve et la magie guider ses actes quitte à sombrer dans l'isolement, mais la fin réserve un rebondissement (pour les moins perspicaces) sur sa véritable identité qui donne une nuance et une profondeur supplémentaires à l'histoire. S'il se montre très affable et enjoué au début, Jack devient effrayant et colérique lorsqu'il voit Tom enfant le repousser et s'intéresser à d'autres attractions que lui (le cirque, le concert). Son design renvoie aussi à l'imagerie familière d'un Tim Burton, une inspiration que reconnaît officiellement Tuomas. D'ailleurs ceux qui ont vu Big Fish de Burton trouveront sans doute des points communs entre les deux oeuvres puisqu'elles parlent toutes deux d'un père de famille et de sa capacité à inventer des histoires jusqu'à faire douter ses proches de ce qui est vrai et de ce qui est du domaine de la fabulation.

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Tom rêve bleu toutes les nuits !

Ceux qui aiment le thème de la dualité en particulier traitée par le rêve et le rapport à l'enfance seront évidemment très sensibles au film, mais également ceux qui aiment les belles histoires de réconciliation car l'émotion est bel et bien au rendez-vous à ce niveau. Pour un premier essai c'est donc une réussite à tous points de vue surtout avec l'anonymat dans lequel il est sorti (à part en Finlande, pays d'origine du groupe). Visuellement c'est soigné et inspiré et l'on suit l'intrigue avec intérêt. C'est touchant, sincère, reste que la durée assez courte (probablement liée au budget) limite l'ampleur du sujet et le souffle de l'aventure. Il faut savoir qu'au départ le groupe avait envisagé d'illustrer chaque chanson par un clip spécifique avant de finalement adapter le projet sous forme d'un long-métrage.

La musique du groupe issue directement de l'album, elle, demeure assez anecdotique hormis le thème principal décliné à l'infini et l'on peut être déçu de ce point de vue si l'on est fan. On la sent intégrée plus dans le but de conserver une cohérence avec l'univers du groupe que pour véritablement servir le film. Ce qui est regrettable étant donné la qualité artistique de l'album. Du coup l'aspect épique et grandiose est absent du film tout comme de la BO.

Si Imaginaerum constitue donc une excellente surprise, on attend donc toujours qu'un film d'envergure puisse être accouplé au génie musical de ce groupe dont la nature symphonique est fait plus que tout autre pour transcender le septième art.

 

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