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samedi, 31 mai 2014

Edge of Tomorrow [Cinéma/Critiques]

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Quand Un Jour sans Fin rencontre Starship Troopers

Dans un futur proche, le Major Bill Cage débarque à Londres alors que le monde, et principalement l'Europe, subit les foudres d'une méchante invasion alien. Alors que sa visite n'est censée être qu'une formalité, il se retrouve contraint de participer à un débarquement d'envergure le lendemain matin. Et à partir de là, les ennuis commencent et l'intérêt du film avec.

Au début, je ne vous le cache pas, j'ai eu comme une sorte de nausée. Entre la trogne de notre président dans un flash info pour coller à l'actualité, une symbolique de guerre exacerbée (Verdun) et une bande de troufions tout droit sortis d'un film de Michael Bay, y avait de quoi s'inquiéter. Mais heureusement, cette mauvaise impression est rapidement diluée par un propos pour le moins palpitant.

Tom Cruise enchaîne les films de SF ambitieux. Après deux collaborations gagnantes avec Maître Spielberg (Minority Report, La Guerre des Mondes) une plus mitigée avec le réal de Tron Joseph Konsinski (Oblivion), le voici dirigé par Doug Liman qui avait de surcroît le devoir de se racheter après le dynamique, mais trop superficiel Jumper. Alors quoi de bon au menu ?

Pour commencer une invasion alien. Bon déjà, c'est clair que ça respire pas l'originalité et les dernières tentatives d'Hollywood d'exploiter le concept n'ont pas été franchement enthousiasmantes (Battle Los Angeles, Battleship, oui rien que les titres ça veut tout dire !!!).

Mais deux brillantes idées mises en place simultanément font de Edge of Tomorrow un candidat idéal pour redorer le blason du genre.

Tout d'abord, là où on attendait une fois de plus un Tom Cruise d'emblée solide comme un roc, sûr de lui, invincible et indétrônable, on a la surprise de trouver un gradé allergique au conflit qui menace de s'évanouir à la simple évocation de prendre les armes. Oui, vous avez bien lu. Tom Cruise incarne cette fois une bleusaille et qui plus est un couard. Et de ce premier élément moteur va naître déjà une excellente introduction, une bonne dose d'humour qui nous rappelle que l'acteur sait aussi faire rire. On a beau être conditionné par son image héroïque dans Mission Impossible ou encore dans Jack Reacher, le fait est qu'il est tout de suite crédible dans ce contre-emploi inattendu et que la sympathie avec le personnage naît aussi rapidement. Un choix vraiment appréciable qui vient au bon moment puisqu'on commençait sérieusement à se lasser de son sempiternel numéro de mâle Alpha.

Mais la réussite du film va plus loin évidemment lorsqu'on s'aperçoit que pour des raisons que je tairais, son personnage de looser va revivre la même journée encore et encore, remettant en question une destinée jusque-là à l'abri de toute forme de responsabilité et de danger. De là les situations de pure comédie et les faits d'armes spectaculaires (le débarquement de Normandie version futuriste, ça le fait grave !) vont forger une narration passionnante, sublimée par un montage très ingénieux.

La rencontre de Bill Cage avec une guerrière renommée, la mystérieuse Rita Vrataski, l'amenant à s'imposer comme le plus improbable espoir pour accéder à une victoire pour le moins contrariée.

edge of tomorrow

Avec une telle affiche, c'est vrai qu'on entrevoyait une probable adaptation déguisée de l'univers rôliste de Warhammer 40 000 (WH40K pour les intimes). C'est loin d'être le cas, mais ce n'est pas une raison pour bouder le film.

edge of tomorrow

Emily Blunt incarne Rita Vrataski (à vos souhaits !) rebaptisée l'Ange de Verdun, (elle a aussi un autre surnom moins poétique que vous découvrirez), sorte d'amazone tout droit sortie de l'univers de Warhammer 40 000 (dont on espère plus que jamais une adaptation au cinéma). L'actrice avait déjà cotoyé le fantastique avec L'Agence et Looper, mais cette fois elle se donne corps et âme dans un monde imaginaire aux antipodes de sa filmographie classique. Bien que convaincante, on est quand même un poil déçu par ses scènes d'action, un peut trop avares en chorégraphies et en intensité. Tom Cruise lui vole facilement la vedette à ce niveau (comme souvent avec ses partenaires). Elle nous est présentée très tôt dans le film comme une légende vivante et à ce titre, la réalité reflète moyennement la réputation. Point de reproche à Emily, mais plutôt à la frilosité de la production qui a manqué d'audace. Cela dit, sa première apparition,  revêtue de son armure file quand même un petit frisson. Et puis le tandem fonctionne très bien à tous points de vue. Malgré quelques scènes prévisibles et une dernière partie plus conventionnelle, l''intrigue, elle, est riche en surprises et se suit avec un plaisir continu.

On s'aperçoit au final que cette invasion alien et le contexte de bataille futuriste qui l'encadre ne sont véritablement pas le coeur du film comme on pouvait le penser au premier abord. Edge of Tomorrow n'est peut-être pas le plus éclatant film de SF visuellement parlant (en dehors des armures et des avions, tout est de notre époque) même s'il a quelques atouts de ce côté. Non, sa véritable force, c'est d'avoir fait passer les personnages et surtout la construction de l'histoire au premier plan et ainsi d'avoir su renouveler le genre d'une manière franchement originale. Doug Liman s'est-il racheté ?

C'est un gros OUI !

 

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Commentaires

Hello!

Tres bonne apreciation de ce film. Dont je pense qu'il deviendra un peu culte avec le temps.

++

Écrit par : Plop | dimanche, 07 septembre 2014

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merci je pense en effet qu'il a de bonne raisons de le devenir !

Écrit par : Greg Armatory | dimanche, 07 septembre 2014

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