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dimanche, 08 août 2010

La Quête de la Bonne Fortune [Fanfics/Kaamelott]

 

 La Salle de la Table Ronde.

 

Arthur – Non, mais c’est pas vrai ! Pas foutus de ramener un trésor ou un objet magique ! Ca fait presque un mois que vous êtes partis, nom d’un chien ! Je vous demande quand même pas de me rapporter le Graal !

 

Leodagan – Bah, si, justement. A moins que ce ne soit plus à l’ordre du jour.

 

Arthur – Non, enfin, si ! Mais là, c’était juste pour illustrer mon propos. De toutes façons ça va vite devenir une expression populaire si vous continuez à lambiner comme ça pour le retrouver ! Bon, en tout cas, pour la quête qui nous concerne, c’était pas le Graal que je vous demandais, mais en un mois, je suis peut-être en droit d’exiger un truc un peu costaud quand même ! Au lieu de ça, rien ! Même pas un pet de lapin !

 

Perceval – Ca s’attrape, ça ? Je savais pas.

 

Karadoc – Ouais et apparemment, ça vaut de la tune !

 

Perceval – C’est pas tombé dans l’oseille d’un four.

 

Leodagan – Pourquoi vous me regardez ? J’étais pas tout seul, je vous signale !

 

Arthur – Ah oui ? Et on peut savoir qui vous a épaulé pour cette histoire qui restera certainement dans les annales ? Et quand je dis annales, c’est un jeu de mots, vous vous en doutez bien.

 

Leodagan – Bah, Lancelot, Perceval et Karadoc.

 

Arthur – Et bah bravo ! Vous étiez quatre en plus ! On peut savoir ce que vous avez foutus pendant un mois à part vider des chopines ?

 

Lancelot – Sire, je vous trouve injuste. Nous ne ramenons rien de substantiel, certes, mais nous n’en avons pas moins honoré notre devoir de chevalier dès lors que cela nous fut permis.

 

Karadoc – Qu’est-ce qu’il cause bien, Lancelot !

 

Perceval – Ouais, comme un bouquin. On comprend rien, mais c’est cossu.

 

Karadoc – C’est pas faux.

 

Perceval – Quoi ? Vous savez pas ce que ça veut dire cossu ?

 

Karadoc – Non, mais vous non plus.

 

Perceval – Ouais, c’est pas faux. Mais c’est venu tout seul.

 

Karadoc – Comme un pet de lapin !

 

Ils s’esclaffent.

 

Arthur – Dites donc, les deux trous du cul, là ! Ca vous fait marrer les réunions ?

 

Leodagan – Vous êtes mal luné, aujourd’hui !

 

Arthur – Ouais, et vous vous êtes cons et ça c’est tous les jours ! Je commence à en avoir plein le fion de voir des bouseux qui se prétendent chevaliers déshonorer ce que ce rang a de sacré pour la plupart des gens à commencer par moi. Un chevalier, c’est pas qu’un gus en armure qui hurle sur un champ de bataille !

 

Lancelot – Merci, on sait.

 

Arthur – Vous savez peut-être, mais vous oubliez vite. Et puis, la ramenez pas, vous. C’est pas le jour.

 

Leodagan – En gros, notre compte-rendu, on peut s’asseoir dessus, si je comprends bien.

 

Arthur – Quel compte-rendu ? Vous appelez ça un compte-rendu ?

 

Père Blaise – Je voudrais pas la ramener, mais je ferais remarquer que le compte-rendu, ils ne l’ont pas commencé, justement. Enfin, je dis ça…

 

Arthur – Oui, bah dites plutôt rien, je préfère.

 

Lancelot – Bon, ne tournons pas autour du pot. Nous avons échoué. Nous en sommes tous fort contrits. Comment pourrions-nous revenir au plus vite dans votre estime, Sire ?

 

Arthur – Pour y revenir, il faudrait déjà que vous y soyez rentrés !

 

Perceval – Donnez-nous une autre quête, Sire. On va la réussir, cette fois.

 

Karadoc – Ouais, on en a ras le fion, nous aussi, de passer pour des glandus !

 

Arthur – Si vous la réussissez pas, bande de romanos, je vous jure que je vais prendre goût à la torture !

 

 

 

Le Laboratoire de Merlin.

 

Merlin – Vous leur avez dit ça ?

 

Arthur – Qu’est-ce que vous voulez ? Je sais plus quoi inventer pour les motiver. Un mois, non mais vous vous rendez compte ! A quatre ! Et même pas pour chercher le Graal en plus ! Si c’est pas pathétique.

 

Merlin – Peut-être qu’ils ont pas eu de chance !

 

Arthur – La chance n’a jamais fait partie des pré-requis  pour être chevalier et pourtant ils comptent toujours dessus. Non, c’est sans issue. A moins que…

 

Merlin – A moins que quoi ?

 

Arthur – Non, c’est une idée à la con.

 

Merlin – Dites toujours, ça m’intéresse.

 

Arthur – Ah, bon ! Pourquoi ? Ah, je vois ! C’est parce que j’ai dit que c’était une idée à la con !

 

 

Une route de campagne. Leodagan, Lancelot, Perceval et Karadoc chevauchent côte à côte.

 

Perceval – Vous avez pris votre arbalète ?

 

Leodagan – Bah oui, pourquoi ? Ca vous défrise ?

 

Perceval – Non, c’est pas ça, mais d’habitude, quand vous la prenez c’est parce qu’il y a du gros gibier.

 

Leodagan – Qu’est-ce que vous racontez encore comme connerie ? On part pas à la chasse aux dernières nouvelles ! Vous avez encore rien bité au tableau, vous !

 

Perceval – Non, c’était façon de parler.

 

Leodagan – Avec vous, c’est toujours façon de parler vu qu’on comprend rien à ce que vous dites et vous non plus, d’ailleurs.

 

Perceval – Non, c’est pas ça. Mais en général, quand vous avez votre arbalète c’est qu’il va y avoir de sacrés loustics à se farcir.

 

Leodagan – Ouais, c’est pas faux.

 

Perceval – Tiens, vous savez pas ce que ça veut dire loustics ?

 

Lancelot – Regardez, on arrive à l’entrée d’un village !

 

Karadoc – Ca a l’air plutôt désert. C’est con, je me serais bien arrêté pour casser la graine !

 

Leodagan – Ah, vous et vos auberges !

 

Perceval – Vous avez rien amené comme case-dalle ?

 

Karadoc – Si, un jambonneau. Mais je préfère le garder pour plus tard.

 

Leodagan – Mais dites-donc, Perceval !  C’est pas le genre de paysage que vous placez dans vos compte-rendus à tire-larigot ?

 

Perceval – Où ça ?

 

Leodagan – Rien. Je me parlais à moi-même.

 

Lancelot – Je vois ce que vous voulez dire. Effectivement, c’est très frappant.

 

Leodagan – Ouais, manquerait plus qu’on voit débarouler…

 

Lancelot – Un vieux ?!!

 

Un vieillard dans une robe miteuse sort d’une cahute et s’avance sur la route.

 

Perceval – Ah, vous voyez que ça arrive. J’invente pas tout !

 

Karadoc – On dirait qu’il vient vers nous.

 

Leodagan – En même temps, à part nous, y a pas grand monde dans la place.

 

Le vieux – Mon dieu, c’est la providence qui vous envoie ! Vous êtes des chevaliers !

 

Karadoc – La vache, il a l’œil !

 

Leodagan – On se demande bien comment. Il est aveugle !

 

Perceval – Les aveugles, ils ont une sorte de sixième sens comme les chauve-souris. C’est ma grand-mère qui m’a raconté ça.

 

Leodagan – Le soir, pour vous endormir.

 

Leodagan et lancelot s’esclaffent de manière complice.

 

Le vieux – Vous êtes des élus du Seigneur. Il a entendu ma prière. Vous venez délivrer ce village du mal absolu !

 

Karadoc – Le mal absolu ? Ca pue du cul, ça !

 

Lancelot – Ouais, mais ça peut rapporter gros. Et c’est justement ce qu’il nous faut pour redorer notre blason.

 

Leodagan – Dites voir en quoi ça consiste et on se fera un plaisir de vous rendre service.

 

Le vieux se détourne de Leodagan avec un sourire et se rapproche de Perceval.

 

Leodagan – Qu’est-ce qu’il lui prend ? Ma gueule lui revient pas ou quoi ?

 

Lancelot – Ca m’étonnerait, vous l’avez dit vous-même. Il est aveugle.

 

Perceval – C’est pas votre faute, Leodagan. Ca vient de moi. J’ai toujours eu des accointances avec les vieux.

 

Karadoc - ???

 

Leodagan - ???

 

Lancelot - ???

 

Le vieux - ???

 

Perceval – Je me suis encore gourré de mot, c’est ça ?

 

Le vieux pose la main sur la jambière de Perceval.

 

Le vieux – Je vois en vous une grande destinée, Messire Chevalier.

 

Leodagan – On va peut-être rentrer à Kaamelott et vous laisser tailler le bout de gras puisqu’on compte pour du beurre.

 

Karadoc – Arrêtez, j’ai déjà la fringale !

 

Perceval – Le prenez pas comme ça. C’est comme je vous ai dit. Les aveugles ils voient des choses que nous on peut pas voir.

 

Leodagan échange un sourire avec Lancelot.

 

Leodagan - Pour ça, on vous croit volontiers.

 

 

 

Perceval sort de la cahute du vieux et revient vers ses compagnons qui l’attendaient à cheval.

 

Lancelot – Alors ? Ca fait plus d’une heure que vous êtes là-dedans !

 

Leodagan – Si vous me dites que vous avez rien compris à ce qu’il vous a dit, je vous préviens, je vous pète une jambe !

 

Karadoc – Il vous a refilé à bouffer ?

 

Perceval – Il m’a donné ça !

 

Il exhibe un petit rectangle de panier jauni.

 

Lancelot – Qu’est-ce que c’est ? Un plan ?

 

Perceval – Tout juste. Mais vous savez bien que les cartes et moi…

 

Lancelot – Oui, on est un peu au courant. On se charge du plan. Pour le reste ?

 

Perceval – Et bien, ça a l’air plutôt coton. Il a dit qu’il y avait une petite armée de créatures plus petites que des orcs, mais plus grandes que des lutins.

 

Leodagan – Je comprends que vous vous soyez bien entendus. Il est aussi doué que vous pour les descriptions.

 

Lancelot – Un instant ! Plus petites que des orcs, mais plus grandes que des lutins…Ce sont des gobelins, si je ne m’abuse !

 

Karadoc – Aïe ! Là, ça daube carrément !

 

Leodagan – Des gobelins ! Mais laissez-moi rire ! Des gobelins, le mal absolu ? Ah, ça pour sûr qu’il est gâteux en plus d’être miro, le vieux !

 

Il arbore son arbalète de façon menaçante.

 

Leodagan – En tout cas, je peux vous dire que si c’est des gobelins, je vais en laisser plus d’un sur le carreau !

 

Perceval – C’est pas plutôt le contraire ?

 

Leodagan – Non, mais, ho ! Vous croyez quand même pas qu’ils vont me faire la peau ! Vous allez voir !

 

Perceval – Non, c’est pas ce que je veux dire.

 

Leodagan – Je préfère.

 

Perceval – Non, vous avez dit « Je vais en laisser plus d’un sur le carreau ». Votre arme, là, ça tire bien des carreaux ?

 

Leodagan – Oui, jusqu’à preuve du contraire !

 

Perceval – Et bien vous auriez dû dire : je vais laisser plus d’un carreau sur eux au lieu de « Je vais en laisser plus d’un sur le carreau ».

 

Leodagan - ???

 

Perceval – Bah oui, vous tirez pas des gobelins sur vos carreaux, c’est plutôt le contraire. C’est pour ça que je me suis permis. Mais vous en faites pas, ça arrive à tout le monde de se tromper. Moi le premier.

 

Leodagan – Ma parole, c’est moi ou vous faites des progrès ?Enfin quand je dis progrès, façon de parler. Vous pigez mieux les mots, mais alors côté expressions, je vois que c’est toujours le bordel dans votre tête. Disons que vous faites des progrès à la Perceval.

 

Lancelot – Si on en revenait à nos gobelins. Le vieux vous a dit combien ils étaient ?

 

Leodagan – Ouais, ça peut éventuellement faire pencher la balance d’un côté.

 

Lancelot – A-t-il mentionné un quelconque trésor, une récompense ?

 

Les yeux de Leodagan se mettent à briller.

 

Leodagan – Ca aussi, ça peut faire pencher la balance.

 

Perceval – Attendez, j’essaie de me souvenir.

 

Leodagan pointe son arbalète armée vers lui.

 

Leodagan – Comme c’est mon jour de bonté, je vais vous aider un peu, mon petit.

 

 

 

Plus tard.

 

Lancelot – Bon, je résume : tout le village disparu sauf un vieux. Une trentaine de gobelins dans une grotte à une lieue. Et peut-être l’or des habitants en guise d’adieu.

 

Leodagan – Vous êtes obligé de faire des rimes ?

 

Lancelot – Euh, ce n’était pas voulu. J’imagine que c’est le lyrisme du contexte.

 

Leodagan – Le lyrisme du contexte ! Je t’en foutrais du lyrisme ! Ca sent le coup fourré à plein nez, ouais !

 

Karadoc – Ah, je vous l’avais dit ! Elle est daubée du cul, cette mission !

 

Leodagan – Oui, comme vous dites. Ce vieux m’a tout l’air d’être là pour envoyer les dindons comme nous tout droit au casse-pipe avec un conte de bonne femme !

 

Lancelot – Un complice des gobelins ? Vous croyez ?

 

Leodagan – Et comment que j’y crois ! Il livre les voyageurs et mercenaires de tout poil à une vermine sans nom et en échange elle lui laisse la vie sauve. Le coup classique.

 

Karadoc – Le salaud ! Il a de la chance d’être aveugle !

 

Leodagan – Ah, parce que vous croyez que ça va m’empêcher de l’épingler, peut-être !

 

Perceval – Vous allez quand même pas lui tirer dessus ? C’est qu’un vieux !

 

Lancelot – Perceval a raison. C’est tout à fait indigne d’un chevalier.

 

Leodagan – C’est peut-être indigne d’un chevalier, mais c’est tout à fait digne de moi et ça me suffit. Vous êtes tous prévenus : si jamais c’est un piège, j’ajoute la tête de ce débris à ma collection de trophées. Elle fera pas tache, vous en faites pas !

 

Perceval – Alors ça veut dire qu’on y va quand même ?

 

Leodagan – Vous rigolez ? Bien sûr qu’on y va ! Les gobelins et moi, on a un vieux compte à régler. Ou plutôt un déficit à combler.

 

 

 

Les quatre chevaliers marchent en file indienne dans la pénombre d’une grotte.

 

Perceval – La vache ! On y voit comme à travers une pelle !

 

Lancelot – Ne vous avais-je pas dit d’emmener des torches ? Ce n’est jamais en trop dans un équipement.

 

Karadoc - Ca va qu’il y a encore la lumière du jour. Mais bientôt, on sera trop loin de l’entrée.

 

Lancelot – Ah, il va bien se marrer le Roi quand on va lui raconter ça !

 

Léodagan – En même temps, rien ne nous y oblige.

 

Lancelot – Je suis désolé, un compte-rendu c’est un compte-rendu !

 

Léodagan – Encore faut-il qu’il nous laisse parler. Parce que ce matin…

 

Perceval – Chut ! J’entends quelque chose !

 

Leodagan – Comment vous pouvez entendre quelque chose ? Vous êtes derrière !

 

Perceval – Je vous dis que ça couine de mon côté !

 

Lancelot – Non, c’est pas vrai !

 

Les autres – Quoi ???

 

Lancelot – Ils nous prennent en tenailles !

 

Leodagan – Les fumiers ! Alors y a pas à tortiller. On se retourne et on fonce vers l’entrée !

 

Les autres – Quoi ???

 

 

 

La bataille fait rage devant l’entrée de la grotte dans un grand bruit d’épées et de clameurs sauvages.

Leodagan massacre un groupe de gobelins en usant de son arbalète comme d’une massue.

 

Leodagan – Alors, comme ça, on voulait nous enfiler, hein ?

 

Perceval et Karadoc combattent vaillamment, dos à dos.

 

En chœur – Venez, bande de tarlouzes, on a pas peur de vous !

 

De son côté, Lancelot embroche à tour de bras.

 

Lancelot – Merci, Seigneur, de guider sans faille le bras du juste dans la bataille !

 

Un gobelin se jette sur Perceval et le met à terre. Karadoc pousse un cri et se jette sur le gobelin qu’il étouffe aussi sec. Il aide ensuite son compagnon à se relever.

 

Perceval – Sympa, je m’en souviendrai.

 

Karadoc – C’est rien, vous auriez fait la même chose.

 

Perceval – Non, mais c’est gentil de le penser.

 

Ils se retournent et font face à une dizaine de gobelins enragés.

Perceval ramasse son épée et la pointe vers leurs ennemis.

 

Karadoc – C’est l’heure du jambonneau !

 

Il s’élance et fait des ravages dans les rangs des gobelins avec son arme improvisée.

 

Un gobelin attrape la cape de Lancelot et l’envoie à terre en tirant dessus.

 

Lancelot – Espèce de sale…

 

Plusieurs autres gobelins lui tombent dessus avant qu’un carreau d’arbalète long comme le bras ne les transperce tous et ne les colle contre un arbre tel un rang d’oignons.

 

Leodagan apparaît au-dessus de Lancelot. Son visage hilare est couvert de sang de gobelin.

 

Leodagan – Et une brochette de gob’, une !

 

Karadoc reçoit un violent coup au bras droit. Il lâche son jambonneau qui atterrit plus loin sur le crâne d’un gobelin. Leodagan se retourne et achève la créature. Intrigué, il ramasse le jambonneau, le renifle, avant de mordre dedans à pleines dents.

 

Leodagan – Pas dégueu, cette barbaque !

 

Perceval – Eh, faites tourner !

 

Karadoc – Un jambonneau, c’est comme une torche.

 

Il mâchonne un bout de viande.

 

Perceval mâche aussi.

 

Perceval – Ah bon ?

 

Karadoc – Ouais. C’est jamais en trop dans un équipement !

 

Perceval se fait entailler une joue. Le voyant blesser, les gobelins rappliquent tous sur lui.

Un cri de guerre terrible les interrompt. Leodagan charge droit sur eux, l’arbalète levée, suivi de près par Lancelot, la rage au cœur.

 

Lancelot – Sus aux suppôts du Démon !

 

Leodagan – RAAAAHHHHHHHH !

 

Leodagan fait un carton. Il est comme possédé.

 

Leodagan – Moi, vivant, vous toucherez jamais à un chevalier ! Même quand il sait pas aligner deux mots correctement. Encore que ça c’est en train de changer.

 

 

 

Les chevaliers victorieux sont revenus au village. Leodagan ressort de la cahute du vieux, l’air contrarié.

 

Leodagan – Je vous l’avais dit. Il s’est cassé. C’était bien un traquenard.

 

Lancelot – En même temps, il n’y a pas eu la moindre surprise. Tout ce qu’il nous a annoncé s’est avéré vrai. Le plan était exact, les gobelins étaient là et même le trésor en prime. Alors comme piège, excusez-moi, mais j’ai vu pire.

 

Leodagan – Ouais, mais vous m’ôterez quand même pas l’idée qu’il s’est payé nos têtes !

 

Lancelot – Mais qu’est-ce qui vous fait dire ça, à la fin ?

 

Leodagan – Vous étiez aveugle, vous aussi ? Il a pas arrêté de se fendre la poire. Si ça c’est pas un indice.

 

Perceval – La vache ! C’est ça un indice ? Je croyais qu’un indice c’était un panneau !

 

Karadoc – Ca veut rien dire. Les vieux, ils sourient tout le temps. C’est…Comment on appelle ça, déjà ?

 

Lancelot – Un rictus ?

 

Karadoc – C’est ça !

 

Leodagan – Ouais, bah, rictus ou pas, vaudrait mieux pour lui que je le revois pas dans le voisinage. Sinon il pourrait envier le sort de quelques gobelins une fois sa trogne entre mes mains.

 

 

A la Table Ronde.

 

Arthur – Ah, non ! Vous allez pas vous y mettre vous aussi avec les vieux !!!

 

Leodagan – Je vous jure que c’est vrai ! Même qu’il pouvait pas m’encadrer. Remarquez, c’était réciproque.

 

Perceval – Il a découvert qu’il avait pas la cote avec les vieux. Faut se mettre à sa place. C’est vrai que c’est dur à encaisser. Moi, ça me ferait mal au cul, en tout cas.

 

Leodagan – Vous, la ramenez pas ! Ca va comme ça ! Du coup, c’est à Perceval qu’il a fait le topo.

 

Arthur – Bon, vous allez me faire la version courte. Résultat des courses ?

 

Leodagan – Résultat ? On s’est farci une plâtrée de gobelins et on a récupéré un coffre de pièces d’or et de joyaux. Et sans une égratignure.

 

Leodagan remarque la longue cicatrice sur la joue de Perceval.

 

Leodagan – Oui, enfin presque. En même temps, vous allez pas vous plaindre. Pour une fois que c’est pas en vous coupant un bout de fromage !

 

Père Blaise – Mais c’est merveilleux tout ça ! Une vraie quête en somme ! Ca fait plaisir ! Perso, j’en veux bien des comme ça tous les jours. Je vous jure que je m’en lasserai pas !

 

Arthur – Tu m’étonnes ! Vous voyez quand vous voulez ! C’est quand même pas sorcier !

 

Leodagan – Pourquoi vous me regardez ? J’étais pas tout seul, je vous signale !

 

 

 

Le Laboratoire de Merlin.

 

Merlin – Alors, ça a marché ?

 

Arthur – Ouais, même que j’en reviens pas. Carrément au-delà de mes espérances. Primo, ils ont flanqué une dérouillée aux gobelins. Secondo, ils ont trouvé le trésor et l’ont ramené au château. Aussi unis que les doigts de la main. Sauf qu’ils étaient que quatre.

 

Merlin – Génial ! Et la potion ?

 

Arthur – Ah, oui, La potion ! Venez voir là, vous !

 

Merlin se ratatine comme s’il avait peur de prendre des coups.

 

Arthur – Approchez, je vous dis ! Faut que je vous embrasse.

 

Merlin – Quoi ?

 

Arthur – Non, rien. Disons, que ça compense toutes les fois où vous avez foiré vos recettes et vos formules à deux balles.

 

Merlin – Quoi ? Vous voulez dire que ça a marché ?

 

Arthur – Ouais et pas qu’un peu. C’est bien simple, ils ont pas été foutus de me reconnaître. Et pourtant ils voient ma tronche tous les jours. Là, je vous tire mon chapeau.

 

Merlin – Merci, mais faut dire que se transformer en vieux pour les aiguiller sur une quête au trésor, c’est vraiment une idée…

 

Arthur – A la con, je sais. Ah, au fait. Tenez !

 

Arthur lance une fiole vide à Merlin.

 

Arthur – Vous voyez ! La polymorphie,  c’est comme le vélo : ça s’oublie pas !

 

Merlin – Le vélo ?

 

Arthur – Ouais, aucune idée. C’est venu tout seul !

 

 

 

A la Taverne.

 

Le tavernier – Alors, cette mission ?

 

Karadoc s’empiffre.

 

Karadoc – Du petit lait ! On leur a fait mangé leur froc aux gobelins !

 

Perceval – Ouais, une vraie sinécure ! Toutes façons, le combat pour un chevalier c’est comme le vélo : ça s’oublie pas !

 

L’aubergiste - ???

 

Karadoc - ???

 

Perceval – Ouais, aucune idée. C’est venu tout seul.

 

 

 

 

 

 

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Peu importe, post un com et like la page pour dire que tu existes car ton avis est important pour moi, mais aussi pour le futur de ce blog, un gros merci d’avance !

Commentaires

C'est loin d'être daubé du cul comme scénario. Merci pour nous les fans de Kaamelott !!!
We love this "came a lot".

Écrit par : Hervé Smagghe | mardi, 10 août 2010

Répondre à ce commentaire

Sympa l'épisode inédit de Kaamelott !
Tu devrais le proposer à Alexandre Astier, histoire d'être enfin considéré en tant que tel !

Écrit par : Jartagnan | mercredi, 01 juin 2011

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C'est pas faux ! Y avait le site "On en a Gros" qui permettait à tous les fans de poster leurs fics sur un forum. J'avais eu de bons retours et j'avais découvert d'autres histoires inédites vraiment excellentes, mais il a changé d'adresse et depuis je n'y suis pas retourné !!!

Écrit par : Greg Armatory | mercredi, 01 juin 2011

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