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vendredi, 23 janvier 2009

Les Premières Influences Artistiques

Le 24 décembre 2008, je me suis mis sur mes 31 ans. L'occasion de jeter un coup d'oeil dans le rétroviseur et de voir le chemin parcouru. Et plutôt que de me pourrir l'esprit sur les déceptions enregistrées, je préfère penser à toutes mes inspirations, à ce qui m'a fait avancer en tant qu'artiste et forcément aussi en tant qu'être humain.

Enfant, j'ai savouré Les Livres Dont Vous êtes le Héros, série mythique de livres interactifs (véritables ancêtres des jeux vidéos modernes) enfantée par les anglais Ian Livingston et Steve Jackson à qui je dédie volontiers mon roman de Fantasy Rex Warrior contre le Maître de la Montagne. J'ai découvert énormément de choses au travers de ces livres : goût de la lecture, de l'écriture, de l'imaginaire, de la Fantasy, du jeu, du dessin. Bref de tout ce qui m'a passionné et défini par la suite. Ces livres ont été en quelque sorte l'argile qui m'a façonné.

La lecture a continué de me passionner, surtout la S-F et le fantastique. J'ai découvert Le Seigneur des Anneaux au collège et grâce à ma grand-mère (qui avait vraiment le nez fin) j'ai fait la rencontre de deux auteurs de poids : Jack Vance et Howard Philips Lovecraft (HP pour les intimes).

Avec le premier j'ai exploré Le Cycle de Tschaï, un univers de S-F ambitieux  et d'une richesse telle que je me demande encore pourquoi aucun cinéaste ne s'est encore vraiment penché dessus (qui veut le meilleur de Starwars, de Dune et de La Planète des Singes réunis ?) Tellement passionné par cette planète, ses races et ses coutumes (Vance n'a rien à envier à Tolkien pour ce qui est de créer un univers original et d'une cohérence bluffante) pendant un temps j'ai travaillé sur un jeu de rôle. Mais face à la tâche, j'ai fini par lâcher le projet en cours de route. Cependant, ce fut un réel plaisir pour moi et l'occasion d'exploiter mon intérêt pour cette saga sous une autre forme. C'est d'ailleurs ce qui me caractérisera par la suite : ce besoin de prolonger un univers qui m'est cher sous diverses formes, sur différents supports, quitte à les créer s'ils n'existent pas.

Avec le second, j'ai basculé dans un autre univers, sombre, menaçant, suintant d'une terreur sans nom, d'une démesure cosmique. Avec Dagon, puis l'ensemble de sa série connue sous le nom de Mythe de Cthulhu, j'ai trouvé un nouveau mentor. La manière unique de Lovecraft de dépeindre l'horreur la plus viscérale en ne faisant que l'effleurer du bout de la plume, sa capacité à suggérer, à susciter, à introduire le fantastique le plus redoutable dans le réalisme le plus absolu, tout cela à contribuer à faire de cet auteur une référence majeure, un démiurge en puissance. Sa mythologie faite de cultes secrets, d'investigations, de dimensions parallèles et bien sûr de monstres protéiformes a connu bien des adaptions (Jeux, films) mais le cinéma n'a pas encore réussi à honorer dignement cette oeuvre remarquable. John Carpenter - avec L'Antre de la Folie - a su selon moi capter le mieux l'essence du Mythe.

Dans mon recueil de contes fantastiques Amalgâme (Editions Littetgraphie) la trilogie de La Colère du Démiurge est un hommage évident à Lovecraft et à sa création et une manière encore pour moi de prolonger le plaisir.

Un autre conteur fantastique a également su m'influencer dans ma manière d'écrire : Robert E. Howard, créateur du légendaire Conan le Barbare (et de ses suites) Son talent pour illustrer des éléments extraordinaires avec des mots simples ("son poing formidable") a été une vraie révélation. Par ailleurs, l'adaptation cinématographique demeure à mes yeux l'une des meilleures références de la fantasy. Le barbare Rex Warrior, héros de mon roman Rex Warrior contre le Maître de la Montagne, est délibérément copié sur Conan, l'archétype même du guerrier. L'aspect magie/arts martiaux incarné par le personnage de Mao'Jin m'a été inspiré par le film Histoires de fantômes Chinois 2 (auquel je dédie le nom du pays d'où est originaire Mao'Jin) Ce film asiatique débridé a été une vraie claque à l'époque par sa virtuosité et son imagination ("Il est monstrueux, ce monstre" !)

Difficile de parler littérature sans aborder le 7ème art. C'est d'autant plus vrai que le cinéma a été pour moi une énorme source d'inspiration telle que j'ai besoin de visualiser presqu'entièrement mes histoires avant de pouvoir envisager de commencer à les écrire. Tout a sans doute commencé le jour où Steven Spielberg nous a offert Jurassic park sur grand écran en 1993. S'il en profitait pour révolutionner les effets visuels, il révolutionnait aussi ma perception du cinéma et ma manière d'approfondir une histoire. L'impact a été tel (Ah, l'attaque du T-Rex sous la pluie !!!) que j'ai écrit mon premier roman (intitulé Apocalypse) en imaginant les animaux se rebeller contre les êtres humains(30 millions d'amis version Jurassic Park, quoi!) J'étais encore lycéen à l'époque et un poil misanthrope. Pas de succès auprès des éditeurs, mais un tremplin décisif pour moi. Jurassic park a été également la source d'une autre de mes passions : la musique de films. Grâce à des thèmes magnifiques, John Williams (Starwars) rappelle qu'un compositeur est un artiste à part entière et que la musique peut avoir une vie après le film. J'avais déjà pu le constater avec Willow (autre grande réussite de ciné Fantasy) et la sublime partition de James Horner ( A quand la BOF de Krull dans le commerce ?)

A partir de là, la machine s'est emballée. J'ai commencé à créer et à consommer tout azimut. Histoires, jeux, cinéma, musique, littérature, tout y passait. Rapidement, un autre roman m'est venu à l'esprit :  Bons Baisers de la Mort (rebaptisé après Omega)En résumé, j'imaginais John Mc Clane (le personnage incarné par Bruce Willis dans la série Die Hard) dans un contexte futuriste. J'avais aussi été inluencé par le film Speed (avec Keanu reeves) et le héros (Phil Costemon dans mon histoire) était vêtu dans mon esprit comme Jack Traven (le héros de Speed) Mais la base même du récit -qui se déroule sur une autre planète au milieu d'autres races et de gadgets futuristes-je la dois au jeu vidéo Flashback (sorti sur Mégadrive)...

Commentaires

James Horner... Le grand faussaire !
Oui, la BO de Willow est superbe, tout comme le film que j'ai vu et re vu, et qui m'a donné gout à la Fantasy (et de lire Tolkien, Glenn Cook etc...).
Mais après cette BO, Horner n'a fait que reprendre et réutiliser trois accords qu'il a composé dans Willow... On retrouve ces accords sur Troie, Zorro, Titanic, et même sur Avatar... C'est juste à pleurer.
Pour moi, le tremplin musiques de film a aussi été John Williams. Fan de Star Wars, je suis devenu BOvore quand je suis tombé un jour par hasard, sur une cassette audio (et oui c'est pas jeune) sur laquelle j'avais aperçu C3PO...
Depuis, c'est une vrai passion. Mes derniers coups de cœur BO : Sherlock Holmes et le dernier Pirate des Caraïbes, deux Zimmer.

Écrit par : Jartagnan | dimanche, 29 mai 2011

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Oui je déplore aussi la fâcheuse habitude de Horner de recycler sans arrêt dès qu'il a une nouvelle idée, mais quand il s'éloigne de ses propres références et qu'il est vraiment inspiré il est capable du meilleur. Sur Avatar il y a des choses sublimes mais il réutilise aussi un son propre à Willow qui tue son génie. Je l'aime quand même ! Il m'a trop fait rêvé avec Willow et Krull aussi que je te recommande !!!

Mes derniers coups de coeur : Inception, Dragons, Tron Legacy, Sucker Punch.

Écrit par : Greg Armatory | dimanche, 29 mai 2011

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J'ai oublié évidement Tron dans la liste évidement, mais cette oeuvre est tellement au delà d'une BO, c'est un univers à part entière, qui se suffit à lui même sans le film...

Écrit par : Jartagnan | dimanche, 29 mai 2011

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Entièrement d'accord je te renvois à ma réponse sur ta critique de Tron ! La musique est un film meilleur que le film !

Écrit par : greg armatory | dimanche, 29 mai 2011

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