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lundi, 23 octobre 2017

GTA V : The Post-Apocalyptrip [Fanfics/Jeux Vidéo]

GTA V : The Post-Apocalyptrip

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- Je déteste les tricheurs !
- Tu veux rire, mec, c’est toi qui as triché !
Le mauvais joueur ulcéré arracha les fléchettes de la cible et les planta sans cérémonie dans le visage de l’autre, indigné. Le corps s’écroula sans vie sur le sol du bar et le fou furieux laissa exploser sa colère :
- Je déteste les menteurs !
Les clients s’enfuirent en hurlant de l’établissement.
En passant devant le comptoir, Trevor décocha un long crachat aussi rapide et bruyant qu’une balle :
- Pour la femme de ménage.
Il s’esclaffa et sortit à son tour.  Il vida sa bouteille de bière avant de réaliser que trois voitures de police attendaient fébrilement qu’ils mettent les mains derrière la tête. Il était tellement saoul qu’il n’entendit pas les injonctions de l’agent.
Trevor les jaugea comme un puma étudierait un groupe de lapins convaincus d’être des pumas. Avec encore moins de clémence.
- Un billard, ça vous dit ? Je vous laisse casser !
La seconde d’après, il arrosait les flics avec son pistolet-mitrailleur tout en éclatant de rire :
- Trop lents !
Un agent le visa, mais il se planqua derrière son véhicule au moment où une familiale fonça sur lui.
Trevor s’illumina :
- Mike, comment tu as su ?
- Monte, espèce de cinglé !
- Ca faisait longtemps !
- Pourquoi j’ai pas pas cette impression ? fit Michael tandis que son comparse s’engouffrait dans la voiture.
Pied au plancher, Michael se baissa pour éviter une rafale et la voiture s’élança dans le désert dans un gros nuage de poussière.
- Tu me ramènes pas chez moi ?
- Non, je suis sur un gros coup et je veux que toi et Franck vous en soyez.
- Tu te fous de ma gueule ? Je croyais que tu avais raccroché pour de bon ?
- Ce connard de psy me prend tout ce que j’ai. J’ai besoin de me refaire une santé financière. Avec ma femme, on recolle enfin les morceaux. On envisage un petit voyage autour du monde.
- Bah voyons, et tu t’es dit que l’ami Trevor allait participer joyeusement au financement de ta vie de retraité. J’ai récemment misé sur le bon cheval. Qu’une question de temps avant que j’empoche le pactole, alors tu m’excuseras si je ne bande pas à l’idée de braquer une banque.
- Merde, et c’est moi que tu traites de retraité ! Et les sensations, l’adrénaline ? Me dis pas qu’elles te manquent pas, que t’en as plus rien à foutre ?

Heureusement pour Michael, Franklin fut paradoxalement plus facile à convaincre. Contrairement à Trevor, il n’avait aucune fortune qui l’attendait, bien au contraire. Un mauvais placement en bourse lui avait fait perdre ses économies, mais cela eut le don de transporter de joie Michael lorsqu’il l’apprit. Par respect pour Franklin, il ne sourit pas à cette annonce. Enfin pas longtemps.

https://img.utdstc.com/screen/mac/desc/grand-theft-auto-v-wallpaper-008.jpg

La voiture filait vers la banque avec à son bord le trio le plus dangereux de l’Etat, sinon du pays.
- Qu’est- ce que tu foutais, Trev, pendant tout ce temps ?
Michael jubilait de voir leur équipe à nouveau réunie pour de nouvelles aventures.
- Je testais mon nouveau pare-buffle sur le crâne de ces enfoirés de Lost, fit Trevor qui faisait un effort surhumain pour ne pas céder à la tentation de lui ôter son sourire à coups d’allume-cigare.
- Je pensais que tu te serais débarrassé de ces motards depuis longtemps ?
- On se débarrasse pas comme ça du chiendent !
- A qui le dis-tu !
- J’aime pas ton regard, Mike !
- T’as de la chance, moi j’aime rien chez toi, mais ça m’empêche pas de faire du business avec toi !
- Je parie que tu serais incapable de répéter ça avec un débouche-chiotte vissé au fond de la gorge.
Mais rien ne semblait pouvoir entamer la bonne humeur de Michael, ce jour-là :
- Peut-être que je buterai sur une ou deux syllabes, mais c’est toujours mieux que d’avaler ses dents.
Pour Franklin, assis à l’arrière, ce fut la goutte d’eau :
- Putain, vous allez pas remettre ça ! Vos conneries, ça me manquait vraiment pas ! Je vous signale qu’on a des choses plus importantes à régler, comme d’être certains qu’on a rien oublié !
Michael caressa le volant du bout des doigts :
- Les gars, j’ai tout préparé dans les moindres détails. Je vous promet que ce braquage, ça va être du velours.

Le gaz soporifique diffusé dans les aérations neutralisa le personnel en un temps record.
La suite de l’opération fut un jeu d’enfant, les gestes exécutés tant de fois dans le passé revenant machinalement.
Ils finissaient de remplir les sacs poubelles lorsqu’un claquement sonore suivit d’un chuintement se fit entendre. Trevor se figea :
- C’était quoi ce bruit ?
Franklin se racla la gorge :
- On aurait dit une porte de coffre-fort qui se referme avec trois abrutis à l’intérieur.
- Comment ça ? s’alarma Michael. Me dites pas qu’on est coincé ici ?
- Je pense pas que d’être dans le déni nous rendra service, observa Franklin qui essayait de prévenir la tempête qui s’annonçait.
- Putain, mais c’est quoi ce plan merdique !
- Calme-toi, T.
Il y eut un grondement terrifiant suivi d’une explosion assourdissante et interminable. Les murs tremblèrent. Ils crurent un instant être dans une fusée en partance pour l’espace.
Puis sans plus d’explication, la porte du coffre s’ouvrit.
Les trois hommes perplexes affublés de leur masque à gaz sortirent de ce qui restait de la banque avec leur magot pour découvrir un spectacle auquel aucun d’eux n’était préparé :

la ville entière de Los Santos était dévastée, une météorite n’aurait pas fait moins de dégâts. 

Ils comprirent qu’ils ne devaient leur survie qu’à la solidité du coffre, par extension au braquage, par extension à…
Michael n’arrivait pas fermer la bouche. Il fixa le sac poubelle rempli de billets qu’il tenait à la main comme comprenant soudainement que plus rien ne serait comme avant.
Franklin l’observait sans doute moins pour faire ce même constat que pour éviter l’image de fin du monde qu’on imposait à leurs yeux de manière si brutale et radicale alors même qu’ils pensaient jouir tous les trois, lui le premier, d’un confort de vie exemplaire, d'un bonheur bien mérité.
Tout en détaillant les immeubles calcinés, les décombres et les cadavres jonchant les rues à perte de vue, Trevor cherchait désespérément une blague capable de le raccrocher à une lueur d’espoir. La réalité le rattrapa avant :
- Désolé pour l’odeur. Je crois que je viens de me chier dessus.

à suivre...

 

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