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lundi, 12 septembre 2016

The Shallows [Cinéma/Critiques]

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127 Heures rencontre Les Dents de la Mer

Même s'il apparaissait évident qu'il ne s'agissait pas d'une énième énorme nanardise à la Sharknado, je n'attendais franchement pas grand-chose de ce film, ma dernière  et récente expérience avec le genre (In the deep) ne m'ayant pas laissé un très bon souvenir. Mais je dois dire que la surprise n'en a été que plus grande.

Dans un cadre pour le moins limité (espace, temps, personnages) on se demande bien comment le réalisateur Jaume Collet-Serra (Sans Identité, Non-Stop) va bien pouvoir conserver l'intérêt jusqu'au bout sans employer des longueurs ou du remplissage inutile. C'est un fait que le film est court (moins d'une heure et demi), néanmoins cela est rarement une bonne nouvelle. Mais comme nous allons le voir, tout est dans la variété et la maîtrise des ingrédients, et de ce point de vue The Shallows se hisse vers des sommets.

Tout d'abord il faut souligner la remarquable interprétation de Blake Lively (Green Lantern, The Town), investie totalement dans ce rôle de femme forte et fragile à la fois qui trouve un bel équilibre dans ses réactions sans tomber dans la caricature. Il faut en effet reconnaître un souci de réalisme qui aide grandement à s'immerger dans un genre particulièrement éprouvé.

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La Belle...

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et la Bête !

Autre atout : la mise en scène particulièrement inventive : l'affichage de l'écran de téléphone, alternance surface/profondeur dans un seul plan, la caméra subjective justement dosée, l'attaque vue par les yeux de l'héroïne, un suspens redoutable avec quelques séquences chocs particulièrement réussies. Le réalisateur parvient même l'exploit de nous offrir un moment de poésie inattendu au beau milieu d'une course-poursuite. Difficile de faire mieux !

Résultat : on est happé comme de la friture par ce thriller viscéral qui nous cheville telle une planche de surf à son héroïne du début à la fin et avec laquelle on frémit, on soupire et on hurle de douleur.

On pourra trouver le final un poil excessif en ce qui concerne l'agressivité du requin, mais quand on a compris qu'il symbolise moins un animal affamé qu'une épreuve à surmonter, on relativise.

Malgré donc une durée courte, le film exploite à merveille son concept et parvient à jongler intelligemment avec pas mal de genres, distillant une émotion croissante qui va bien au-delà d'un survival bête et méchant comme on en voit pulluler. Un film qui sort donc vraiment du lot (et de l'eau aussi !)

 

 

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