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vendredi, 29 juillet 2016

The Cell [Cinéma/Critiques]

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La Belle et la Bête ?

Tarsem Singh fait partie de ses réalisateurs à l'instar d'Alex Proyas (The Crow, Dark City) qui ont connu un début de carrière fulgurant de par leur sens artistique profondément inspiré, personnel, nous offrant des ouvres visuellement très fortes, mais également un propos pertinent. Hélas, l'un comme l'autre a fini par succomber aux sirènes d'Hollywood pour finir progressivement par devenir un faiseur de gros films comme il y en a tant.

Raison de plus pour (re)découvrir The Cell, un petit bijou du fantastique.

Bon tout d'abord, soyons clairs, même si vous n'êtes franchement pas fan de Jennifer Lopez, sa présence dans le film ne doit surtout pas vous empêcher de vous pencher dessus étant donner que son rôle bien qu'important est loin d'éclipser le véritable intérêt du film.

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Vince Vaughn va expérimenter d'une manière inédite la confrontation entre un flic et un tueur.

En naviguant entre réalité et rêve, le réalisateur nous offre des ambiances très différentes, mais se complétant à merveille. D'un côté une enquête flirtant avec Seven et Le Silence des Agneaux (sans doute pas un hasard si on retrouve Howard Shore le compositeur des deux films précités) au cours de laquelle Vince Vaughn recherche un serial killer, puis sa dernière proie avant qu'il ne soit trop tard. De l'autre une plongée tout à tour éclatante de beauté, nimbée de mystère puis d'une noirceur terrifiante dans l'inconscient d'un être que la vie n'a pas épargné et qui a développé nombre de psychoses, d'obsessions afin de garantir sa survie.

JLO tout en retenue (et on l'en remercie) s'aventure donc dans les méandres d'un esprit déséquilibré afin de lui tirer les vers du nez, s'improvisant d'une certaine façon détective. Sauf que progressivement son intérêt sera tout autre et les dangers qu'elle affrontera seront à la hauteur de ses ambitions.

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Tarsem Singh a profité de ce scénario vraiment original pour offrir au spectateur un déluge d'esthétisme et de surréalisme inoubliable. Que ce soit les costumes, les maquillages ou les décors, on navigue de tableau en tableau en s'extasiant des formes et des couleurs qui mêlent de nombreux genres et surprend souvent par des mouvements et des illusions du plus bel effet, nous conviant au détour de quelques scènes emblématiques à un spectacle de magie aussi inquiétant que luxueux.

Parfois effrayant, repoussant (quelques effets gore), le film conserve jusqu'au bout sa fascination avec cette impression de mêler intimement beauté et perversité, l'esprit du tueur étant un véritable cadeau empoisonné pour l'héroïne.

On pourra lui reprocher d'aller un peu trop vite à l'essentiel, mais on ne doute pas un instant que c'était sans doute le compromis à faire pour voir exister une oeuvre aussi singulière. Par ailleurs si vous avez été frustré par la sobriété visuelle (justifiée) de Inception, vous devriez trouver votre bonheur dans The Cell qui sans se poser en concurrent propose une alternative intéressante. 

 

 

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