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samedi, 22 mars 2014

The Raid [Cinéma/Critiques]

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 Une escouade d'élite tente d'investir un immeuble infesté de criminels afin d'arrêter une bonne fois pour toutes le chef mafieux qui est à leur tête. Une tour qui va rapidement devenir infernale lorsque l'intrusion des policiers va être connue de tous ses peu recommandables locataires.

 

Précédé d'une réputation de film d'action culte, de nouvelle référence cinématographique des arts martiaux, The Raid est-il finalement la tuerie tant annoncée ?

Disons-le d'entrée de jeu, si les fans de Ong Bak ou de Banlieue 13 retrouveront avec bonheur des chorégraphies similaires, The Raid est loin d'être un simple amalgame des deux. Loin s'en faut.

Pour commencer l'art martial mis à l'honneur cette fois est le silat et non le muay thaï, même si les profanes leur trouveront facilement des points communs. Le film de Gareth Evans a également sa propre personnalité grâce à un scénario malin qui ne se dévoile que progressivement et un savoureux mélange de genres qui réserve au milieu d'une orgie d'action effrénée quelques beaux moments de tension. C'est là qu'on se rend compte que le film ne se contente pas de se limiter à un concept séduisant sur le papier. 

The Raid possède également son propre style en utilisant au mieux tous les éléments mis à sa disposition : gestion de l'espace, placement des caméras, profils des personnages, diversification de l'action.

Une action qui ne déçoit pas et qui surprend plus d'une fois. Si dans une première partie les fusillades ont le beau rôle sans toutefois révolutionner le genre, les combats avec armes de corps corps et à mains nues prennent le relais jusqu'à la fin. Et là la violence et l'inventivité vont crescendo. Le rythme et l'intensité des combats laissent le spectateur souvent à bout de souffle et certains plans donnent véritablement le frisson surtout en ce qui concerne les projections. Les corps défient la gravité, mais de manière naturelle contrairement à trop de films asiatiques dans lesquels on décèle la présence de câbles pour faciliter des mouvements par ailleurs peu crédibles. Ici, pas de ce genre d'artifices : C'est à la fois brut et fluide pour le plus grand plaisir des yeux. On repense à la meilleure séquence de L'Honneur du Dragon avec Tony Jaa, séquence au cours de laquelle il affrontait une armada de sbires en un massacre ahurissant qui mêlait de manière unique violence et beauté chorégraphique. Ajoutez-y de l'hémoglobine et vous obtenez The Raid.

Gareth Evans a trouvé son Tony Jaa à lui en la personne de Iko Uwais. C'est en tournant un documentaire sur le Silat, que le réalisateur gallois a trouvé fortuitement les composants de The Raid. Au bon endroit, au bon moment !

Avec la progression des personnages étage par étage vers le sommet de l'édifice en affrontant des ennemis de plus en plus redoutables le film s'apparente dans sa structure à un jeu vidéo. Même si ce n'est pas délibéré, le réalisateur avoue que c'est plutôt flatteur et puis cette forme de narration en soi n'a rien de nouveau. Il suffit de se rappeler la dernière partie du Le jeu de la Mort avec Bruce Lee, Bruce Lee qui est justement l'une des grandes influences de Gareth Evans. La boucle est bouclée.

On pourra tiquer sur la répétitivité de certains combats et sur certaines scènes un peu abracadabrantes, mais le fait est que le réalisateur n'en abuse pas et qu'à partir du moment où les protagonistes encaissent des dizaines de coups dont un seul tuerait un ours dans la force de l'âge on se dit que de toutes façons ça fait un peu partie du jeu.

Cerise sur le gâteau, c'est l'illustre Mike Shinoda qui a été en partie chargé de la BO du film. On retrouve donc des compositions typiques de Linkin park qui emballent efficacement l'ensemble.

Succès oblige, un deuxième opus a vu le jour dont la bande-annonce est d'ores-et-déjà dispo sur le net. Les premiers retours en avant-première le présentent déjà comme un monument. Avis aux amateurs.

 

 

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