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vendredi, 10 janvier 2014

Flight [Cinéma/Critiques]

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Après une grosse parenthèse du côté de l'animation et de la performance capture (Le Pôle Express, Beowulf et Le Drôle de Noël de Scrooge), Robert Zemeckis revenait (enfin !) au cinéma live avec Flight.

Robert Zemeckis fait partie de ces cinéastes comme Spielberg qui savent réunir équitablement spectacle, émotion, et réflexion dans un même film. On attendait donc avec impatience son retour dans un cinéma plus traditionnel lui qui nous a livré des oeuvres majeures telles que Forrest Gump, Contact ou encore Seul au Monde.

Avec Flight et l'histoire de ce crash peu conventionnel, on pouvait s'attendre à un renouveau du film catastrophe étant donné que le réalisateur aime exploiter la technologie et la technique quel que soit le genre auquel il s'attaque, s'en délaisser pour autant l'aspect dramatique. Dans son dernier film, il n'en est rien. S'il y a bien un crash et quelques scènes spectaculaires en avion, la catastrophe en elle-même reste très mineure au vu du reste du film et de l'intérêt principal. En fait on comprend que le crash n'est là que pour donner un cadre à l'histoire qui parle ni plus ni moins d'un homme et de son alcoolisme.

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Nicole, incarnée par Kelly Reilly, est elle aussi une écorchée de la vie qui va tenter de redonner forme humaine à Whip

Denzel Washington incarne Whip Withaker, le pilote de cet avion posé en catastrophe. Un vrai miracle étant donné les circonstances. L'accident ne fait que quelques victimes et Whip passe vite pour un héros national. Cela n'empêche pas une commission rigoureuse d'enquêter sur l'accident. Si la vétusté de l'appareil est rapidement prouvée, d'autres facteurs sont également mis en cause pour expliquer la tragédie.

Il faut dire que Whip a un penchant pour l'alcool depuis de nombreuses années ce qui l'a considérablement éloigné de sa femme et de son fils. Incapable de se raisonner, de reconnaître sa dépendance et de se soigner, il se laisse plonger dans une spirale menaçant de ruiner ses efforts pour préserver son image publique et surtout son avenir.

On avait jamais vu Denzel aussi délabré, aussi ruiné mentalement. Il avait bien déjà montré ses démons dans Man on Fire, mais dans Flight, sa faiblesse est omniprésente et rythme constamment la progression de l'intrigue. Loin de montrer le combat d'un homme contre sa dépendance, comme cela a déjà été le cas dans d'autres films, Flight prend le spectateur à contre-pied et l'on assiste, impuissant et révolté, à la déchéance résignée d'un homme qui a appris à vivre dans le mensonge et qui ne voit aucune raison de remettre cela en question quelles qu'en soient les conséquences.

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Whip peut toujours compter sur son copain Harling (John Goodman/The Artist) pour le remettre sur pied, quitte à employer des moyens radicaux. Les deux comédiens avaient déjà partagé l'affiche du Témoin du Mal.

Si on finit par se douter quand même de l'issue, l'élément qui va faire naître le rebondissement final est, lui, assez inattendu pour que l'émotion nous saisisse plus qu'on ne l'aurait imaginé. L'épilogue amène alors toute la saveur du film jusque-là trop distillée pour pouvoir être véritablement appréciée à sa juste valeur.

Avec Flight, Zemeckis revient donc là où on ne l'attendait pas vraiment, ce qui ne l'empêche pas de signer un drame poignant, évitant le déjà-vu (Denzel a déjà donné !) et renouvelant intelligemment sa filmo à l'instar de Denzel qui nous livre l'une de ses meilleurs performances. 

Zemeckis a toujours placé l'élément humain au centre de ses préoccupations et il le prouve plus que jamais avec ce film. Un retour gagnant donc à plus d'un titre ! Vivement le prochain !

 

 

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