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lundi, 05 septembre 2011

99 Francs : l'homme est un produit comme les autres !

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Tout est provisoire. L'amour. L'art. La planète Terre. Vous. Moi. Surtout Moi.

Tels sont les premiers mots d'Octave, le héros de 99 F, créatif shooté en permanence pour mieux survivre à son emploi "privilégié" au sein d'une grosse agence de pub.

Réquisitoire contre la Publicité et la société de consommation, trip visuel, parcours initiatique, drame, comédie satirique, 99 F c'est tout cela à la fois. La mise en scène graphique et inspirée de Jan Kounen (Dobermann) est pour beaucoup dans la réussite de cet OVNI épaulée par la performance de Jean Dujardin qui endosse avec beaucoup de crédibilité le personnage crée (et vécu) par Beigbeder (qui fait quelques caméos amusants dans le film tout comme le réal). L'acteur est également bien entouré, puiqu'on retrouve à ses côtés la magnifique Vahina Giocante (Le Premier Cercle, Secret Défense) qui avait déjà oeuvré devant la caméra de Kounen dans son adaptation de Blueberry ainsi que Elisa Tovati (La vérité si je mens 2).

Un film percutant à plus d'un titre dont les images sont soutenues par une BO savoureuse réunissant des thèmes incontournables du répertoire classique (Haendel, Strauss) et du 7ème Art (chant mélanésien de La ligne Rouge, thème de In the Mood for Love) !

On est pas forcément des créatifs qui se défoncent (dans tous les sens du terme) pour une impitoyable agence de pub et pourtant, impossible de ne pas se reconnaître dans le personnage d'Octave. Car on connaît tous des errements, des questionnements dans nos vies conditionnées dont le rythme nous échappe. On a tous envie de changer le monde, de le purifier de cet abject appât du gain tout en nous raccrochant désespérément à tous ces biens matériels qu'on a accumulé au prix de nombreux efforts et sacrifices (ou pas) et dont la perte serait une tragédie sans nom (ou pas) !

Nous sommes tous consommateurs et souvent trop conscients de la futilité de l'être. Mais se résigner à être victime du système, n'est-il pas le meilleur moyen d'en devenir aussi complice ?

 

 

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Numéro Quatre : I've Got The Power !

numéro quatre, I am number four,

 

Adapté du livre éponyme, cette histoire d'un ado venu d'ailleurs se découvrant de grands pouvoirs prend son temps pour se mettre en place, mais c'est pour mieux nous livrer un final absolument ébouriffant : de brillantes scènes d'action ponctuées d'effets spéciaux monstrueux (dans tous les sens du terme).

On a bien droit à des clichés de personnages et une love-story parfois sirupeuse, mais sous ses airs de teen-movie saupoudré de fantastique, Numéro Quatre recèle en vérité un potentiel fort intéressant qu'une suite se chargera sans doute d'exploiter davantage.

Après son mémorable Oeil du Mal, D.J. Caruso (adoubé par Spielberg himself) confirme qu'il est un réalisateur à suivre de très près.

 

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