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mercredi, 18 septembre 2013

Les Chroniques de Riddick [Cinéma/Critiques]

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Le personnage de Riddick a fait de Vin Diesel une star. Forcément, difficile de ne pas céder à la tentation de boire à nouveau à la source.

Alors que sort en salles le film Riddick, troisième volet de la saga à la gloire de cet anti-héros du futur - c'est l'occasion idéale de revenir sur les Chroniques de Riddick, le deuxième volet, une référence SF à plus d'un titre.

Pitch Black narrait l'alliance forcée de Riddick, criminel endurci captif à bord d'un vaisseau - avec ses geôliers suite au crash de l'astronef sur une planète pour le moins hostile. Cette série B avait connu un joli succès grâce à un Vin Diesel particulièrement charismatique en gentil salaud, une ambiance futuriste mâtinée d'horreur et quelques rebondissements percutants. Fort de cette réussite, le réalisateur David Twohy mettait sur les rails une suite autrement plus ambitieuse qui paradoxalement n'a pas répondu aux attentes.

Les Chroniques de Riddick démarre lui aussi comme une série B avec des gueules de seconds couteaux tout droit sortis d'une BD, une ambiance virile, une action musclée et des punchlines à la clé. On est en terrain connu. On se laisse gentiment entraîner sans rien attendre de plus qu'un divertissement honnête et efficace de bout en bout, et c'est déjà pas mal.

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Thandie Newton incarne à merveille Dame Vaako, intrigante à tous les niveaux. Ses tenues ont fait l'objet d'un soin particulier à l'image de tous les autres éléments visuels du film. Un véritable défilé de mode pour une actrice naturellement très élégante.

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Cette robe imitant la peau d'un serpent rend justice à son tempérament vénéneux.

Mais progressivement le film gagne en subtilités et en profondeur. L'histoire s'enrichit de plusieurs sous-intrigues (le destin et les origines de Riddick, sa relation avec Kira, les mercenaires à ses trousses, l'invasion des Nécromongers, l'intrigue politique et ses implications) lesquelles finiront par s'alimenter et ne faire qu'une pour mieux nous surprendre. Certains personnages, même secondaires, gagnent en épaisseur et ce qui auparavant ressemblait à un innocent film d'action se transforme en Space-Opera grandiose, en fresque épique aux accents shakespeariens. Complots, dilemmes, ambition, tragédie, Riddick lui-même ne sera pas épargné par le destin qui finira par le dépasser complètement. La chute est restée dans les annales comme l'une des plus surprenantes à ce jour et elle a même récemment été reprise dans le jeu Saints Row IV.

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Habitué aux seconds rôles dans de grosses productions, Karl Urban en trouve un d'envergure avec le personnage de Vaako, au point de presque rivaliser avec Riddick.

Mais Les Chroniques de Riddick c'est aussi et surtout un design de malade. Twohy a travaillé énormément l'univers des Nécromongers (les méchants du film) et ça se voit. C'est bien simple, ce peuple a lui seul aurait pu faire l'objet d'une saga indépendante tant il est mis en valeur. De l'architecture du Temple (le coeur du vaisseau-mère) aux costumes en passant par la philosophie, les vaisseaux, les armes et accessoires, l'esthétisme est remarquable par son aspect unique, à la fois organique et gothique. Puisqu'on parle d'image, impossible de ne pas rendre justice à Crematoria. Cette planète mérite particulièrement bien son nom puisque de manière cyclique une chaleur mortelle vient en balayer la surface aride. Là encore, Twohy démontre tout son savoir-faire avec des panoramas à couper le souffle où l'on observe la tempête de feu naître à l'horizon et gagner du terrain sur Riddick et Cie. Riddick retrouvera d'ailleurs une vieille connaissance dans cet enfer carcéral, rencontre qui ajoute énormément d'intensité à l'aventure et ce, jusqu'à la fin. 

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La belle et intrépide Kira joue un rôle croissant dans le film. Elle est un personnage directement issu de Pitch Black. Si vous ne voyez pas lequel, je vous laisse le soin de découvrir la vérité par vous-même.

Et comme si tout cela ne suffisait pas, Twohy est parvenu à rassembler un casting, lui aussi, très inspiré. Karl Urban (Eomer dans Le Seigneur des Anneaux), Thandie Newton (Mission Impossible 2), Alexa Davalos (Le Choc des Titans) Colm Feore (La Cité des Anges, Paycheck) dans le rôle du Haut-Commandeur Nécromonger et même la vénérable Judie Dench (M dans James Bond) dans le rôle d'Aereon, une mystérieuse élémentarienne, insaisissable (dans tous les sens du terme) et qui en sait long sur le compte de Riddick.

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Colm Feore (l'amant frustré de Meg Ryan dans La Cité des Anges) n'a pas forcément la stature et le physique pour incarner le diabolique Haut-Commandeur des Necromongers, mais ses attitudes et le visuel de son costume compensent largement.

Difficile de résister à un contenu aussi généreux, on est d'autant plus frustré de savoir que le film n'a pas connu la gloire qu'il méritait et qu'il a conditionné le background de sa suite, beaucoup trop similaire dans les grandes lignes à Pitch Black, histoire évidemment de renouer sans trop de risques avec le succès. Faire du neuf avec du vieux, la recette navrante d'Hollywood depuis quelques temps déjà, le public y étant pour beaucoup, ne l'oublions pas, puisque c'est lui qui conditionne les formules (cf Mon Bilan du Cinéma).

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Commentaires

Hello...

Tout à fait d'accord avec la critique sur "Les chroniques..." ; et pour "Riddick" tout est dit le film tient sur Vin Diesel. Mais, bon, libre à chacun de se faire un pti plaisir de se plonger dans ce "rien de neuf, mais cool quand même"!

Excellente présentation du blog, belles photos et illustrations, bravo au "créateur"...

(en aparté, très bonne idée "Des liens & des Hommes", mais pas évident à trouver autrement que par facebook que je n'aime pas pratiquer pour des raisons très perso...Sorry) Sofy

Écrit par : Sofy | mardi, 15 octobre 2013

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salut merci pour ton passage et ton com. Pour Des liens et des Hommes le référencement se fait naturellement plus facilement grâce à facebook, mais j'espère pouvoir trouver un moyen d'ajouter des tags pour orienter la recherche sur le site également, merci de ta remarque en tout cas, au plaisir !

Écrit par : Greg Armatory | vendredi, 18 octobre 2013

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