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jeudi, 18 avril 2013

Pensées Négatives et Rumination [Méditation]

Vous êtes le propriétaire, vos pensées ne sont que locataires

Une image qui me parait assez parlante pour pour pouvoir visualiser nos pensées c'est de comparer notre cerveau à un appartement. Imaginez-le comme bon vous semble. Si vous avez une assez haute opinion de vous, vous pouvez très bien en faire un palace de luxe avec piscine et tout le tremblement. En fait le confort de cet appartement devrait réfléter votre état d'esprit actuel. La déco peut donc varier du tout au tout. Mais ce n'est pas très important pour l'instant.

L'important c'est de vous rappeler que c'est VOUS le proprio. Vos pensées, quelles qu'elles soient au départ, ne sont que des locataires. C'est vous qui devez fixer les conditions, les pré-requis pour pouvoir emménager. Alors autant vous assurer que vos locataires ne viendront pas ruiner l'ambiance et détériorer le mobilier.

Heureusement, il est assez facile d'identifier une pensée négative. Elle n'a en général qu'un seul but : vous décourager et elle comprend en général une négation du genre : "Je n'y arriverai jamais !" ou bien "C'est pas possible, comment je vais faire, moi, maintenant ?". Certaines bien sûr sont plus rusées et pour passer votre porte incognito, n'hésiteront pas à se déguiser, du style : "Y a qu'à moi que ça arrive!" ou bien "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça !" C'est là qu'on se rend compte que des pensées négatives, il y en a un paquet qui défile dans notre cerveau en un temps record. Et le danger, c'est que si vous les laissez un peu trop longtemps squatter votre joli appartement, elles vont se faire un plaisir de tout saccager et même de faire des petits. Car il faut le savoir, une pensée négative, ça se reproduit très vite. C'est un peu comme un aimant. Les pensées négatives attirent les pensées négatives. A vous donc de faire le ménage dans les plus bref délais pour éviter la surpopulation.

Vous constaterez que le simple fait de prendre un peu de recul n'empêchera peut-être pas immédiatement les pensées négatives de venir, mais vous permettra assurément de comprendre que vous avez le choix, et ça, ce n'est pas rien. Et d'avoir le choix vous conduit à reconnaître que vous avez le pouvoir de les laisser s'épanouir dans votre esprit ou de les expulser manu militari.

A partir de là, vous allez passer beaucoup de temps à faire le videur. Forcément, vous avez pris de mauvaises habitudes en laissant la porte grande ouverte et les pensées négatives ont eu le temps de se refiler le code de la porte d'entrée. Mais ça, c'était avant ! Maintenant, vous êtes un proprio responsable. Vous avez installé un interphone et tout un tas de sécurités pour filtrer les allées-venues. Et vous comptez bien assurer l'ordre et le bien-être de vos pensées positives qui, elles, méritent d'être choyées dans un cadre idyllique, favorable à leur développement.

Ca peut paraître bête, mais à quoi reconnaît-on une pensée positive ? Une pensée positive c'est une pensée qui ne vous fera pas reculer, ou faire du sur place. C'est une pensée qui vous fera avancer et même parfois bondir, une pensée du genre : "Je dois organiser ce que j'ai à faire." ou bien "Qu'est-ce que je peux faire pour aider cet ami ?" Vous réaliserez du coup que contrairement aux pensées négatives, les pensées positives ont une tendance naturelle à ne pas se focaliser seulement sur vous. Elles sont assez ouvertes pour inclure d'autres personnes, que ce soit votre entourage ou des inconnus. Les pensées positives rendent moins égoïstes, c'est l'une de leurs nombreuses qualités. Car elles aussi peuvent faire des petits. Un moyen efficace d'en créer une c'est de faire d'une pierre deux coups en transformant une pensée négative en pensée positive, ça vous coûtera sans doute moins d'énergie en plus. Par exemple : "Ca peut attendre demain." devient "J'ai le temps, autant le faire maintenant." (La procrastination fera elle-même l'objet d'une méditation).

Vous vous demandez peut-être ce que deviennent ces pensées négatives qu'on a fichu à la porte ? Et bien, elles ne vont pas aller voir ailleurs immédiatement, les bougresses ! Elles vont faire le pied de grue devant votre porte et même tenter de rentrer en force. De là naîtra alors une pression, une tension que vous sentirez régulièrement. Pas d'inquiétude, il y a une méthode trè simple pour la faire disparaître : la respiration. Prenez de grandes inspirations et expirez lentement, autant de fois que nécessaire. Vous verrez, vous prendrez vite l'habitude tellement ça fait du bien.

Une fois vos nouvelles bonnes habitudes prises, il est alors tout à fait concevable que votre austère petit appartement puisse prendre les apparences d'une magnifique villa colorée où il fait bon vivre...et penser.

 

Ruminer, c'est vachement inutile !

Il nous est tous arrivé d'avoir eu une parole, un geste malheureux envers un proche ou un inconnu, ou d'avoir été incapable de nous défendre face à une injustice. C'est dans ces cas là que la frustration fait son apparition et avec elle ses potes les regrets. Le souvenir, plus ou moins frais, se met alors à tourner en rond dans notre esprit comme un cheval sur une piste de cirque...ou un poisson rouge dans son bocal, comme vous préférez. Ayant une piètre mémoire (ce qui ne m'empêche hélas nullement de ruminer) j'aurais tendance à choisir la deuxième illustration.

Ruminer c'est aussi un peu comme repasser avec son crayon sur les mêmes traits d'un dessin, encore et encore, en espérant le modifier, l'améliorer. Le crayon, c'est vous, le dessin c'est le souvenir et la feuille c'est votre esprit. Je vous recommande de mettre en pratique cet exemple, il est très parlant, lui aussi. Vous verrez que le crayon finira par trouer la feuille, sans que le dessin n'en soit nullement altéré. Remplacez la feuille par votre esprit et constatez les dégâts. Pas très joli, hein ?

Lorsqu'on rumine on voyage dans le temps en se promettant de changer les choses. Sauf que ce n'est qu'une illusion, on ne peut pas voyager dans le temps (pas encore). Mais changer les choses, ça, on peut, d'une certaine manière. On peut se servir de nos erreurs pour renforcer notre mental en vue des évènements à venir. On peut se conditionner pour se rendre plus réactif. "J'ai dit un mot de travers. Je me suis mis en colère alors que cela n'en valait pas la peine. Soit. Plutôt que de m'appesantir là-dessus, je me fais la promesse de faire plus attention, de pendre plus de temps avant de parler."

Il faut dans un premier temps accepter pleinement ce qui s'est passé, l'assumer. Car la rumination c'est l'expression même de la négation. On refuse ce qui est arrivé, on ne veut pas le reconnaître. C'est une tache qu'on veut absolument effacer. Mais la tache ne partira pas, elle est trop incrustée et vos efforts ne feront que l'incruster davantage. Une seule solution : la prochaine fois, mettez une serviette et prenez une meilleure position, vous éviterez de vous salir et le repas se déroulera au mieux. (Pensez à me garder du dessert, quand même !)

Une bonne expérience a le don de guérir d'une mauvaise. Et à partir de là de vous remettre en confiance et de vous donner de meilleurs réflexes. Les bons souvenirs naissent par notre volonté à vouloir qu'ils existent.

Pour continuer avec la métaphore de l'appartement, ruminer c'est un peu comme vivre dans le noir, toutes lumières éteintes. Comme on voit rien, on passe son temps à se cogner et donc à se faire mal. Commencez par allumer quelques bougies en vous disant que vous ferez mieux la prochaine fois et au fil du temps, de vos corrections, vous écarterez rideaux et volets et la lumière du jour pourra entrer à flots dans votre esprit. Bien éclairé, votre appartement vous livrera alors tous ses secrets. Vous retrouverez des biens précieux que vous pensiez avoir perdu et d'autres que vous n'aviez même pas remarqué : votre esprit vous révélera toute sa force et sa sagesse.

 

 Ca, ça donne pas envie de ruminer !

 

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C'est plus précieux que ça en a l'air

Commentaires

Merci,
J ai beaucoup aimé la metaphore de l'appartement! Et des aujourd'hui je vais me charger de virer mes locataires...qui me pourrissent la vie!
Je vais tout renover....et laisser entrer la lumière !
Je vous souhaite une tres belle journée....vous avez aidé la mienne à être meilleure!

Écrit par : Claudia | mercredi, 17 juillet 2013

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Lorsque l'on partage ce genre d'astuces personnelles on espère toujours que cela profitera à quelqu'un d'autre, c'est même le but. Je suis donc extrêmement heureux que cela ait pu vous être utile et que de plus vous ayez pris le temps d'en témoigner. Ma journée sera donc à moi aussi belle et meilleure et ceci grâce à vous, alors un grand merci !

Écrit par : Greg Armatory | mercredi, 17 juillet 2013

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Un gros merci!
Pour ma part, je crois que mes pensés négatives ont eu un effet d'enchainement sur moi et je me suis réveillée au beau milieu d'un mini cauchemar ou tout va de travers. Je crois sincèrement que l'on attire à nous ce que l'on émet comme signal par nos pensées. J'ai trouvé cette page par pure hasard et elle m'a beaucoup aider. Au lieu de ruminer sur une erreur que j'ai fait par le passé, je me concentre sur ce que je fait de bien. Le simple fait de visualiser le négatif qui m'habite et de l'expédier avec les techniques de respiration m'aide à ne pas m'accrocher et à aller de l'avant. Je visualise aussi mon petit havre de paix dans les montagnes ou j'ai la chance d'y passer mes weekend loin du bruit assourdissant de mon téléphone de bureau :-)

Écrit par : jessica | jeudi, 08 mai 2014

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Merci beaucoup pour ton témoignage. Oui l'enchaînement peut se faire très vite et nous submerger, mais heureusement c'est vrai aussi dans le bon sens grâce à des techniques simples comme tu le soulignes. Très heureux d'avoir pu t'aider.

Je ferai d'ailleurs sûrement un article prochainement sur le bruit et les nuisances sonores que l'on subit au quotidien.

Écrit par : Greg Armatory | jeudi, 08 mai 2014

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Merci pour cet article très juste au sujet de la méditation, avec des conseils que je vais m'appliquer à suivre.

Écrit par : Véronique | lundi, 04 août 2014

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Bonjour, merci pour votre commentaire. Tant mieux si cela vous est utile.

Écrit par : Greg Armatory | lundi, 04 août 2014

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Je pense surtout que ruminer nous vient du fait qu'on ressasse sans cesse le passé, parce qu'au fond il a quelque chose d'assez rassurant : on se raccroche à lui, pour ne pas se confronter à l'avenir. Il est parfois plus facile de se mettre en position d'échec que d'évoluer vers des choses positives mais inconnues. Bien souvent, j'ai passé des journées entières à me flageller sur ce que j'avais dit ou non, fait ou non, osé ou non, sur ce que j'aurais mieux fait de faire et que je n'avais pas fait. Ce genre de pensées s'invitent à la longue comme des pique-assiettes, elles s'incrustent sans rien demander à personne et n'ont pas vraiment l'intention de repartir. Et même si je me suis souvent imaginée dans ma tête cette image de vache ruminante, il n'empêche que je ne me sentais attirée par le cercle des pensées négatives : on les connait, elles sont rassurantes et elles n'exigent pas d'efforts pour changer les choses.

Puis finalement, on en vient à se victimiser, à penser que la vie ne sert à rien et que notre existence non plus, qu'on est incapable de faire quelque chose de bien, et il n'y a plus de lumière ni de bout de tunnel visible. J'ai pratiqué la dépréciation pendant trois ans, suite à un événement qui m'a bouleversée, et dont je me sentais l'unique coupable. J'ai sombré dans la spirale infernale de la boulimie et des idées noires, pour seul objectif de me punir et de me faire déguster la culpabilité à petit feu. Aujourd'hui, je n'en suis plus là, j'ai pu remonter la pente progressivement, surtout depuis cette dernière année durant laquelle j'ai pu parler de mon mal-être à quelques personnes. Parce que bien souvent, on s'enferme dans son carcan de ruminage sans en parler à qui que ce soit, par honte, par accusation des autres (''De toute façon, ils l'ont pas vécu, ils peuvent pas comprendre''), par crainte de verbaliser ce qu'on ressent. Je sais que j'ai effectué de grands pas, mais que certaines choses tournent parfois encore en boucle dans ma tête (même si ça se produit bien plus rarement), et
qu'il faudra encore construire d'autres fondations pour les faire disparaître totalement. Récemment, j'ai été sur le point de renoncer à une relation sentimentale parce que je me pensais néfaste et inutile, mais finalement en allant de l'avant, je me rends compte qu'on peut vivre de belles choses et qu'il serait bien dommage de s'en priver. En un mois, j'ai le sentiment d'avoir beaucoup appris, notamment que je pouvais être moi-même tout en vivant quelque chose d'intense, que je n'avais pas besoin de surjouer pour être aimée, ou de me cacher derrière une carapace pour ne pas être approchée. J'ai l'impression d'avoir mûri de façon impressionnante depuis, surtout dans ma façon de me voir et de me considérer. Et ça, ça donne la porte ouverte aux idées positives et aux bonnes ondes !

Si on devait continuer dans la métaphore, je dirais que mon appartement intérieur a longtemps été représenté comme une espèce de grande baraque en ruine, sans meuble ni décoration, avec simplement quelques planches de bois et de la poussière un peu partout. Aujourd'hui, l'habitat se retape de couleurs plus vives et apaisantes, dans un décor où j'ai le sentiment d'enfin pouvoir m'autoriser à être sereine. Je pense que j'y serais forcément arrivée seule un jour, mais la présence d'un être cher nous redonne sacrément confiance en soi.

Écrit par : Elo | vendredi, 17 juillet 2015

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oui le plus dur est de comprendre que nous avons le choix, que nous pouvons aller mieux et être heureux en le décidant. Il faut faire de son passé un tremplin et non un boulet. Mais seul c'est très difficile. Et nous rejetons parfois l'aide extérieure car elle nous conseille d'espérer, de croire en l'avenir, chose que nous sommes incapables de faire. Comme tu le dis si bien, le passé même s'il est douloureux est familier, donc plus rassurant que des perspectives plus agréables qui nous sont étrangères. Mais si nous laissons nos peurs décider, elles le feront très longtemps voire toute la vie.

Écrit par : Greg Armatory | vendredi, 17 juillet 2015

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