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lundi, 24 décembre 2012

L'Odyssée de Pi de Ang Lee [Cinéma/Critiques]

Ang Lee est de ces cinéastes dont chaque film est l'occasion d'un nouveau défi à relever et pour le spectateur la faveur d'une nouvelle expérience riche en spectacle et/ou en émotion. L'Odyssée de Pi - adapté du best seller de Yann Martel - ne déroge pas à la règle, bien au contraire.

L'Odyssée de Pi c'est l'histoire de Pi Patel (originellement Piscine, mais ça c'est une autre histoire). Le Héros raconte sa propre histoire à un romancier dans une première partie tragi-comique visuellement très inspirée, qui n'est pas sans rappeler la griffe de Jean-Pierre Jeunet, le Roi de l'anecdote. Que le réalisateur français ait été attaché au projet durant un temps se conçoit alors tout à fait. On perçoit alors facilement l'aspect quête initiatique amorcée par cette introduction réussie.

Au moment du naufrage, le film bascule (sans mauvais jeu de mot) dans une autre direction où la survie et l'isolement sont au coeur du récit avec en exergue la cohabitaion houleuse car forcée entre Pi et un Tigre du Bengale dénommé Richard Parker (encore une autre histoire).

Si dans un premier temps, on est littéralement happé par l'imagerie éblouissante du film et les enjeux dramatiques, la fable perd son souffle en chemin, et la monotonie s'installe. En gros, après un raz-de-marée de sensations, c'est le calme plat. L'épilogue qui justifie ce voyage incroyable nous fait bien comprendre que ce que nous avons vu est une métaphore et qu'il y a plus de matière qu'il n'y paraît, mais elle le fait un peu trop maladroitement pour que cela nous affecte et on se retrouve un peu trop le bec dans l'eau quand le générique vient clore l'aventure. Un peu comme si Ang Lee avait voulu mixer le meilleur de Seul au Monde et de Big Fish, sauf que sa narration n'est pas idéalement adaptée pour obtenir l'effet escompté.

Une oeuvre qui mérite, cependant, d'être vue et certainement revue car elle demeure trop rare pour être boudée en dépit de ses imperfections.

 

 

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