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lundi, 12 novembre 2012

Adultes, Enfants et Jeux Vidéo Violents

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Quand l'éducation des parents n'est pas en cause, c'est leur naïveté qui est à mettre au banc des accusés. Un enfant, quel qu'il soit, aura toujours la tentation d'atteindre ce qui n'est pas fait pour lui et qu'on a pourtant eu la sagesse de lui refuser.

Ce n'est plus un secret pour personne. Les jeux vidéo sont devenus au fil du temps le divertissement N°1 dans le monde devant la musique et le cinéma. Si on peut louer aujourd'hui la démocratisation de cette activité ludique, on a dans le même temps mis en évidence plusieurs effets secondaires beaucoup moins réjouissants. Parmi eux, l'âge de plus en plus jeune des joueurs ayant accès aux titres les plus violents.

Il existe un organisme officiel, le PEGI, dont le rôle est de classer les jeux selon la sensibilité de leur contenu et par extension de prescrire l'âge des joueurs pour lesquels il sont recommandés. Si cette initiative a son importance, elle est, hélas, loin de suffire pour empêcher les plus jeunes d'être prématurément exposés aux images les plus choquantes.

Dès l'enfance, un être humain ressent le besoin d'expérimenter tout ce qui passe à sa portée, surtout ce qui lui est défendu. Il est tout aussi naturel que nous, adultes, soyons présents, conscients et actifs face à cet éveil qui peut mener à bien des égarements. La vie de nos enfants est un vaste champ de possibilités, mystérieux, séduisant, mais qui peut rapidement se changer en champ de mines si nous ne faisons pas preuve d'assez de vigilance. A nous donc de tracer les repères capables de les orienter convenablement, car personne, surtout pas eux, n'est en capacité de le faire à notre place.

Cette attention que nous devons porter instinctivement est d'autant plus indispensable qu'en dehors du cadre familial, il est difficile voire impossible de s'assurer que nos petits anges ne soient pas abusivement exposés à des contenus agressifs. On le sait, une simple connexion Internet et un cercle d'amis débrouillards et influents suffisent à briser bon nombre de barrières de sécurité mises en place. Il n'en faut pas moins persévérer dans la prévention. Nous ne pouvons pas tout contrôler, certes, alors raison de plus de faire ce qui est en notre pouvoir. En plus du dialogue, il existe des applications et des moyens techniques (contrôle parental, codes d'accès) alors utilisons-les.

Les arguments qui reviennent le plus pour alléger la gravité de ce constat sont la banalisation de la violence dans les médias et que peu importe l'âge du moment qu'on a la maturité. La violence est omniprésente, c'est un fait, mais dans ce cas, ne jetons pas de l'huile sur le feu. Si nous en sommes là aujourd'hui, c'est parce que d'autres avant nous se sont ainsi voilés la face. La maturité, quant à elle, est tout sauf un gadget à la mode dispo au supermarché du coin. En oubliant cela, on oublie que l'éducation a son mot à dire et qu'elle a un rôle primordial à jouer dans cette problématique. La solidité d'un esprit se construit progressivement, en l'ouvrant petit à petit au monde qui l'entoure, certainement pas en le bombardant aveuglément.

Loin de vouloir relancer le débat jeux vidéo = violence, je viens rappeler, par cet article, qu'au même titre que le cinéma, avec lequel il partage nombre d'affinités, le jeu vidéo doit faire l'objet d'une surveillance pour le bien-être de tous. Aucun parent sensé ne laisserait ses chérubins devant un film gore ou pornographique. Il en va de même des jeux à caractère violent. C'est une question de responsabilisation. En tant qu'adultes, nous avons le devoir de préserver autant que faire ce peut l'innocence de nos enfants. Car de l'issue de ce combat quotidien dépendra un enjeu de taille : leur future maturité, celle-là même que les plus jeunes se vantent de posséder faute d'être convenablement encadrés.

Il y a un âge pour chaque chose, de même que chacun doit rester à sa place. Si nous, adultes, ne respectons pas ces principes, nous nous rendons ni plus ni moins coupables d'un crime. A bon entendeur...

Afrika, un jeu de safari photo contemplatif, véritable ode à la nature. Cette oeuvre a été réalisée en étroite collaboration avec le National Geographic, un gage supplémentaire de qualité. Une exclu PS3, malheureusement introuvable chez nous sauf en import et seulement en langue japonaise. Un comble d'autant que le personnage est français. De tels jeux souffrent évidemment de l'assommant marketing des grosses productions qui monopolisent l'attention du public et orientent la demande.

 

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Commentaires

As-tu eu des avancé dans cette lutte pour la protection des jeunes joueurs ?

Écrit par : Shiva | mardi, 27 août 2013

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j'ai abandonné pour le moment mais j'ose espérer en avoir fait réfléchir plus d'un quand j'avais l'énergie de le faire et mes articles sont toujours là pour une piqure de rappel

Écrit par : Greg Armatory | mardi, 27 août 2013

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C'est bien tout l’intérêt du web. J'espère aussi que ta contribution sèmera ses graines...

Écrit par : Shiva | mardi, 27 août 2013

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Je pense que l'impact des films et jeux vidéos sur la société en général est à nuancer : ce n'est pas une oeuvre ou un jeu de rôle qui feront de quelqu'un un fou furieux, comme les médias le laissent de plus en plus supposer. Comme toujours, le problème est pris à l'envers et l'art se voit censurer pour cette raison qui n'en est pas une.
Maintenant, concernant les enfants, il est clair que c'est un devoir de ne pas les exposer trop tôt à des images violentes et non adaptées à leur âge. Malheureusement, beaucoup de parents scotchent le gamin devant la télé pour qu'il arrête de chouiner, sans être très attentifs à ce qu'il regarde. Je pense qu'il y a un gros défaut de surveillance par rapport à ça (et également à la pornographie, ce que je vois aussi pas mal en familles). Le problème, c'est que l'écran est devenu une facilité pour canaliser l'enfant et le forcer à se concentrer devant quelque chose.
Evidemment, comme tu le dis, personne n'est à l'abri de voir son enfant devant des contenus pas vraiment conçus pour son âge, via des copains de classe ou d'autres moyens détournés (comme par exemple l'accès à internet avec son téléphone portable, ce qui n'est pas toujours contrôlable par le parent). Moi-même, j'ai voulu enfreindre les règles comme tout le monde lorsque j'étais ado, et je l'ai fait. Je pense qu'il ne faut pas montrer les films, les jeux vidéos (voire même le porno) comme un interdit infranchissable ; il va de soi que, présenté comme ça, l'enfant va se ruer dessus dès que ses parents auront le dos tourné. A mon avis, il faut établir un vrai dialogue autour de tout ça, plutôt que de poser des interdits sans plus d'explications.

Écrit par : Elo | lundi, 26 octobre 2015

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Oui tout à fait il faut expliquer, une dictature pure et dure n'est jamais bonne même dans le cadre familial.

Écrit par : Greg Armatory | mardi, 27 octobre 2015

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